TRIBUNAL CANTONAL COUR DE DROIT ADMINISTRATIF ET PUBLIC
Arrêt du 21 octobre 2011
Composition
M. Robert Zimmermann, président; MM. Claude Bonnard et Guy Dutoit, assesseurs; M. Patrick Gigante, greffier.
Recourants
1.
X.________, à 1********,
2.
Y.________, à 2********/Cameroun, représentés par Me Jean-Pierre Moser, avocat à Lausanne.
Autorité intimée
Service de la population, à Lausanne.
Objet
Refus de délivrer
Recours X.________ et Y.________ c/décision du Service de la population du 16 février 2010 refusant de délivrer à ce dernier une autorisation d'entrée en Suisse, respectivement de séjour – Reprise à la suite de l'arrêt du Tribunal fédéral du 4 avril 2011
Vu les faits suivants
A. Par décision du 16 février 2010, le Service cantonal de la population (ci-après: SPOP) a refusé de délivrer l’autorisation de séjour requise par Y.________, ressortissant camerounais né le ********, au bénéfice du regroupement familial partiel différé avec sa mère, X.________ qui, entre-temps, a acquis la nationalité suisse. Par arrêt PE.2010.0170 du 2 juillet 2010, auquel il est fait référence en tant que de besoin, le Tribunal cantonal a rejeté le recours interjeté par les intéressés et confirmé la décision du SPOP. Par arrêt 2C_687/2010 du 4 avril 2011, auquel on se réfère tant en fait qu’en droit, le Tribunal fédéral a admis le recours de X.________ et de Y.________ contre cet arrêt; il a renvoyé la cause au Tribunal cantonal pour complément d’instruction sur les conditions d’existence du second nommé au Cameroun et nouvelle décision.
B. Du complément d’instruction diligenté par le Tribunal, il est ressorti que Y.________ a vécu au Cameroun chez son oncle maternel, Z.________, de 2004 à 2010. Depuis le départ de son oncle maternel pour la France en juillet 2010, Y.________ vit seul dans un appartement de deux pièces à ********, dans la banlieue de 2********, dont le loyer est payé par X.________. Cette dernière subvient entièrement aux besoins de son fils et lui envoie régulièrement de l’argent, afin qu’il se nourrisse et se vêtisse. Comme famille demeurée au pays, Y.________, qui n’a jamais connu son père, n’a plus que deux cousines et une tante; aucune d’elles ne peut l’accueillir dans son foyer. Y.________ poursuit sa scolarité dans une école privée; il doit encore effectuer la dernière année. Le 27 juin 2011, accompagné par sa mère, Y.________ a été entendu par l’ambassadeur de Suisse à Yaoundé/Cameroun; dans le compte-rendu de cet entretien, il est décrit comme «bien propre, soigné, d’apparence tranquille et respectueux».
La situation de X.________ a également évolué depuis la demande. Elle travaille à plein temps au A.________, comme infirmière en médecine interne, et gagne 5'531 fr. brut, treize fois l’an. X.________ s’est mise en ménage à 3******** avec son compagnon B.________, lequel réalise un revenu mensuel de 6'274 fr. brut, en qualité d’employé au C.________ (C.________), à 4********.