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Bundesverwaltungsgericht 26.09.2011 D-909/2009

26 settembre 2011·Français·CH·CH_BVGE·PDF·1,079 parole·~5 min·2

Riassunto

Asile et renvoi | Asile et renvoi ; décision de l'ODM du 13 janvier 2009

Testo integrale

Bundesve rwa l t ungsge r i ch t T r i buna l   adm in istratif   f édé ra l T r i buna l e   ammin istrati vo   f ede ra l e T r i buna l   adm in istrativ   f ede ra l Cour IV D­909/2009 Arrêt   d u   2 6   sept emb r e   2011 Composition Gérald Bovier, juge unique, avec l'approbation de Gérard Scherrer, juge ; Jean­Bernard Moret­Grosjean, greffier. Parties A._______, B._______, C._______, D._______, E._______, F._______, G._______, Afghanistan, représentés par H._______, recourants, contre Office fédéral des migrations (ODM), Quellenweg 6, 3003 Berne­Wabern, autorité inférieure.  Objet Asile et renvoi ; décision de l'ODM du 13 janvier 2009 / (…).

D­909/2009 Page 2 Vu les demandes d'asile que les intéressés ont déposées le 1er juillet 2008, les procès­verbaux de leurs auditions (…), la carte d'identité sans photographie produite au cours d'une de celles­ci, la décision de l'ODM du 13 janvier 2009, le  recours qu'ils ont adressé  le 12  février 2009 au Tribunal administratif  fédéral (le Tribunal), la décision  incidente du 13 mars 2009 par  laquelle  le  juge  instructeur a  rejeté  leurs demandes d'assistance  judiciaire  totale  et  partielle  et  leur  a  imparti  un délai pour  s'acquitter du paiement d'un montant de Fr. 600.­­  en garantie des frais de procédure présumés, l'avance de frais qu'ils ont versée le (…), le courrier du 25 mars 2009 par lequel ils ont déposé une lettre de soutien  concernant  leur  intégration  en  Suisse,  huit  photographies  censées  démontrer  que  l'intéressé  a  fait  partie  d'un  groupe  armé  et  une  lettre  rédigée en langue étrangère tendant selon eux à prouver que leur maison  a été incendiée, le  rapport médical du  (…), expédié  le 4 janvier 2010, dont  il  ressort que  l'intéressé  souffre  d'une  lombosciatalgie  récidivante,  d'un  syndrome  du  tunnel  carpien  bilatéral  et  d'un  important  état  dépressif,  pour  lesquels  il  bénéficie de traitements physiothérapeutique et médicamenteux, le courrier du 28 janvier 2010 et ses annexes, soit un certificat médical du  (…),  selon  lequel  l'intéressé  présente  une  affection  rhumatismale  chronique, et une attestation scolaire, l'ordonnance du 16 mai 2011, le  certificat  médical  du  (…)  et  le  rapport  médical  du  (…)  produits  par  courrier du 31 mai 2011, dont  il  ressort que l'intéressé est toujours sous  traitement  pour  ses  problèmes  physiques  et  psychiques,  et  que 

D­909/2009 Page 3 l'intéressée présente pour sa part des affections d'ordre essentiellement  psychique  (état  dépressif,  angoisses  et  insomnies),  pour  lesquelles  elle  ne  bénéficie  en  l'état  d'aucun  traitement,  dans  la  mesure  où  elle  est  enceinte, le  courrier  du  15  juin  2011  et  ses  annexes  (photocopies  de  quatre  attestations  scolaires,  d'une  attestation  de  formation  et  d'un  certificat  médical selon lequel l'intéressée est enceinte de (…)), la naissance en date du (…) d'un enfant prénommé G._______, l'échange d'écritures engagé le 19 août 2011, le prononcé du 25 août 2011 par lequel l'ODM, en se fondant sur l'art. 58  al. 1  de  la  loi  fédérale  du  20  décembre  1968  sur  la  procédure  administrative (PA, RS 172.021), a reconsidéré partiellement sa décision  querellée et en a modifié  le dispositif en ce qui concerne  l'exécution du  renvoi, en ordonnant l'admission provisoire en Suisse des intéressés pour  cause d'inexigibilité de dite exécution, le courrier du 6 septembre 2011 et son annexe, soit une déclaration de  maintien du recours en matière d'asile du 5 septembre 2011, et considérant que  sous  réserve  des  exceptions  prévues  à  l'art.  32  de  la  loi  du  17 juin 2005  sur  le  Tribunal  administratif  fédéral  (LTAF,  RS 173.32),  le  Tribunal  connaît des  recours contre  les décisions au sens de  l'art. 5 PA  prises par les autorités mentionnées à l'art. 33 LTAF (art. 31 LTAF), qu'il  statue  en  particulier  de  manière  définitive  sur  les  recours  formés  contre les décisions rendues par l'ODM en matière d'asile et de renvoi de  Suisse, en l'absence d'une demande d'extradition déposée par l'Etat dont  le recourant cherche à se protéger (art. 105 en relation avec l'art. 6a al. 1  de la loi sur l'asile du 26 juin 1998 [LAsi, RS 142.31], art. 33 let. d LTAF et  art. 83 let. d ch. 1  de  la  loi  du  17 juin 2005  sur  le  Tribunal  fédéral  [LTF, RS 173.110] ; ATAF 2007/7 consid. 1.1 p. 57), qu'il examine librement en la matière  l'application du droit public fédéral,  la constatation des  faits et  l'opportunité, sans être  lié par  les arguments 

D­909/2009 Page 4 invoqués à l'appui du recours (art. 106 al. 1 LAsi et 62 al. 4 PA par renvoi  des  art. 6 LAsi  et  37 LTAF)  ni  par  la  motivation  retenue  par  l'ODM  (ATAF 2009/57 consid. 1.2 p. 798 ; cf. dans le même sens Jurisprudence  et  informations  de  la  Commission  suisse  de  recours  en matière  d'asile  [JICRA] 2002 n° 1 consid. 1a p. 5, JICRA 1994 n° 29 consid. 3 p. 206s.) ;  qu'il  peut  ainsi  admettre  un  recours  pour  un  autre  motif  que  ceux  invoqués devant lui ou rejeter un recours en adoptant une argumentation  différente de celle de l'autorité intimée (ATAF 2007/41 consid. 2 p. 529s.), que  les  intéressés ont qualité pour  recourir  (art. 48 al. 1 PA) et que  leur  recours est recevable (art. 108 al. 1 LAsi et 52 al. 1 PA), qu'entendu sur ses motifs, l'intéressé a déclaré pour l'essentiel qu'il avait  été, à une certaine époque,  le compagnon,  l'adjudant,  le brigadier ou  le  garde du corps du commandant du groupe ou parti (…) ; qu'une fois  les  Talibans au pouvoir, il aurait été arrêté, détenu et contraint, par la force et  sous  la menace,  de  donner  des  renseignements  sur  son  chef ;  que  ce  dernier,  peu  après  ses  aveux,  aurait  été  tué  avec  plusieurs  de  ses  hommes,  lors  d'un  accrochage  avec  des  islamistes  armés ;  que  l'intéressé aurait retrouvé la liberté grâce à l'intervention des forces de la  coalition  internationale ;  qu'il  aurait  vaqué  à  nouveau  à  ses  activités  quotidiennes, reprenant notamment son travail de (…) et menant une vie  normale pendant plusieurs années ; que suite à la nomination du dernier  gouverneur  de  la  province,  de  nombreux  anciens  membres  du  parti  précité  auraient  réapparu  et  obtenu  des  postes  à  responsabilité,  (…) ;  qu'étant  donné  qu'ils  considéraient  l'intéressé  comme  un  traître,  vu  les  renseignements  qu'il  aurait  fournis  aux  Talibans,  ils  l'auraient  arrêté  et  emmené dans un  lieu où  ils devaient  le  tuer  (…) ; que  l'intéressé aurait  toutefois réussi à s'enfuir grâce à un soldat pris de pitié ; qu'il serait allé  se cacher chez un ami habitant dans une localité autre que I._______, où  il  aurait  fait  venir  sa  femme  et  ses  enfants,  et  d'où  il  aurait  organisé  rapidement son départ ­ et celui de sa famille ­ du pays, que  l'intéressée  a  déclaré  pour  sa  part  qu'elle  n'avait  exercé  aucune  activité  politique  ou  religieuse  particulière  et  qu'elle  avait  quitté  l'Afghanistan pour des motifs découlant essentiellement de ceux de son  mari ;  que  suite  à  l'évasion  de  ce  dernier,  (…)  personnes  se  seraient  présentées  à  son  domicile  et  l'auraient  questionnée  sur  celui­ci ;  qu'à  défaut  d'obtenir  des  réponses  satisfaisantes,  elles  l'auraient maltraitée ;  qu'elles auraient même menacer de la tuer lors de leur prochaine visite, si  elle  ne  les  renseignait  pas  correctement ;  qu'au  vu  des  circonstances, 

D­909/2009 Page 5 l'intéressée  serait  allée  vivre  chez  (…),  avec  ses  enfants,  jusqu'à  ce  qu'elle puisse rejoindre son mari, que dans sa décision, l'ODM a retenu que les allégations des intéressés  ne  satisfaisaient  pas  aux  exigences  posées  par  l'art. 7 LAsi,  vu  les  divergences,  invraisemblances  et  autres  incohérences  qu'elles  comportaient ;  qu'il  a  ainsi  rejeté  leurs  demandes d'asile,  prononcé  leur  renvoi et ordonné l'exécution de cette mesure en relevant notamment, sur  ce  dernier  point,  qu'ils  pouvaient  retourner  à  I._______  où  la  situation  pouvait  être  encore  qualifiée  de  sûre  et  où  ils  avaient  pratiquement  toujours vécu, que  dans  leur  recours,  les  intéressés  ont  soutenu  que  leurs  propos  étaient  fondés  et  qu'ils  correspondaient  à  la  réalité,  qu'eux­mêmes  encouraient  toujours  de  sérieux  préjudices  en  cas  de  renvoi  et  que  la  manière  dont  l'ODM  avait  écarté  le  risque  qu'ils  soient  exécutés  à  leur  retour  au pays était  particulièrement  choquante,  compte  tenu des  récits  d'autres  familles  ayant  fui  dans des  circonstances analogues et  n'ayant  plus  non  plus  la  possibilité  de  rentrer  chez  elles,  sous  peine  de mort ;  qu'ils  ont  également  invoqué  l'instabilité  de  la  situation  générale  en  Afghanistan  et  leur  bonne  intégration  en  Suisse ;  qu'ils  ont  conclu  principalement  à  l'annulation  de  la  décision  de  l'ODM,  à  la  reconnaissance  de  leur  qualité  de  réfugiés  et  à  l'octroi  de  l'asile,  et  subsidiairement à l'octroi d'une admission provisoire, que  leurs  déclarations  se  limitent  toutefois  à  de  simples  affirmations,  largement inconsistantes, qu'aucun élément concret ni moyen de preuve  déterminant et fiable ne vient étayer ; qu'elles ne satisfont pas, en outre,  aux  exigences  de  l'art. 7 LAsi,  vu  les  divergences,  invraisemblances  et  autres incohérences qu'elles contiennent ; que l'ODM s'étant prononcé de  manière circonstanciée à ce sujet,  il se justifie de renvoyer à la décision  attaquée, afin d'éviter toute répétition inutile, d'autant que l'argumentation  développée  sous  cet  angle  dans  le  recours  est  extrêmement  succincte  (cf. recours, p. 7) et qu'elle n'est manifestement pas de nature à remettre  en cause le bien­fondé de dite décision, qu'en effet, dans leur mémoire de recours, les intéressés ne prennent pas  position  sur  les  arguments  de  l'ODM, mais  se  contentent  de  reprendre  leur récit tel que présenté lors des auditions,

D­909/2009 Page 6 qu'en outre, les moyens de preuve produits par courrier du 25 mars 2009  ne  sont  pas  déterminants ;  que  si  les  photographies  illustrent  que  l'intéressé  a  fait  partie,  à  une  ou  certaines  époques,  d'un  groupe  d'hommes  armés,  elles  n'attestent  nullement  les  préjudices  qu'il  aurait  prétendument subis dans ce contexte ; qu'il en va de même de  la  lettre  tendant à prouver que la maison des intéressés aurait été incendiée, les  circonstances  et  les  causes  de  cet  acte  ­  accidentel  ou  criminel  ­  étant  ignorées, que  les  intéressés  ne  sont  manifestement  pas  partis  pour  les  raisons  qu'ils  ont  évoquées, mais  pour  d'autres  qui,  selon  toute  vraisemblance,  s'écartent du domaine de l'asile, qu'en  tout  état  de  cause,  le  fait  de  quitter  son  pays  d'origine  ou  de  provenance pour des raisons économiques, liées selon les circonstances  à  l'absence de  toute perspective d'avenir, n'est pas cependant pertinent  en  la  matière ;  que  la  définition  du  réfugié  telle  qu'exprimée  à  l'art. 3  al. 1 LAsi  est  exhaustive ;  qu'elle  exclut  en  effet  tous  les  autres  motifs  susceptibles de conduire un étranger à abandonner son pays d'origine ou  de dernière résidence, comme par exemple les difficultés consécutives à  une crise  socio­économique  (pauvreté,  conditions d'existence précaires,  difficultés à trouver un emploi et un logement, revenus insuffisants) ou à  la  désorganisation,  à  la  destruction  des  infrastructures  ou  à  des  problèmes analogues auxquels, dans le pays concerné, chacun peut être  confronté  (cf.  notamment  arrêts  du  Tribunal  administratif  fédéral  D­1962/2011  du  6 septembre 2011,  D­7140/2009  consid. 5.2.3  du  27 juin 2011, D­7528/2010 du 17 juin 2011), qu'au vu de ce qui précède, en particulier du caractère invraisemblable de  leurs motifs d'asile, il n'y a pas lieu d'octroyer aux intéressés un délai pour  produire  tout  document  attestant  la  fuite  éventuelle  en  J._______  des  derniers  membres  de  leur  parenté  qui  vivaient  encore  en  Afghanistan,  selon leur requête du 6 septembre 2011, qu'en définitive, le recours, en tant qu'il porte sur la reconnaissance de la  qualité de réfugié et sur l'octroi de l'asile, doit être rejeté et le dispositif de  la décision de l'ODM confirmé sur ces points, que lorsqu'il  rejette une demande d'asile,  l'ODM prononce en principe  le  renvoi de Suisse et en ordonne l'exécution (art. 44 al. 1 LAsi) ; qu'aucune  exception  à  la  règle  générale  du  renvoi  n'étant  en  la  cause  réalisée 

D­909/2009 Page 7 (art. 32  de  l'ordonnance  1  sur  l'asile  du  11 août 1999  [OA 1,  RS 142.311]),  le  Tribunal  est  tenu,  de  par  la  loi,  de  confirmer  cette  mesure (cf. dans ce sens JICRA 2001 n° 21 p. 168ss), qu'en  matière  d'exécution  du  renvoi,  les  conditions  posées  par  l'art. 83  al. 2 à 4 de  la  loi  fédérale du 16 décembre 2005 sur  les étrangers (LEtr,  RS 142.20)  empêchant  l'exécution  du  renvoi  (illicéité,  inexigibilité,  impossibilité) sont de nature alternative ; qu'il  suffit que  l'une d'elles soit  réalisée pour que  le  renvoi  soit  inexécutable  (ATAF 2009/51  consid. 5.4  p. 748 ;  cf.  également  dans  ce  sens  arrêts  du  Tribunal  administratif  fédéral  D­4834/2011  du  8 septembre 2011,  D­7140/2009  consid. 7.1  du  27 juin 2011 et D­6892/2009 consid. 9.1 du 29 mars 2011), que  dans  son  prononcé  du  25  août  2011,  l'ODM  a  reconsidéré  partiellement sa décision du 13  janvier 2009 et en a modifié  le dispositif  en ce qui concerne l'exécution du renvoi ; qu'il a estimé que celle­ci n'était  pas  raisonnablement  exigible  et  a  ordonné  l'admission  provisoire  en  Suisse des intéressés, que le Tribunal prend acte de cette mesure de substitution ainsi ordonnée  et constate que le recours, en tant qu'il porte sur l'exécution du renvoi, est  sans objet, que  le  recours  étant  manifestement  infondé  sous  l'angle  de  la  reconnaissance de la qualité de réfugié et de l'octroi de l'asile, le présent  arrêt  peut  être  rendu  par  voie  de  procédure  à  juge  unique  avec  l'approbation  d'un  second  juge  (art.  111  let.  e  LAsi),  et  être  sommairement motivé (art. 111a al. 2 LAsi), que par ailleurs, la nouvelle demande d'assistance judiciaire introduite par  courrier  du  6 septembre 2011  est  à  rejeter,  à  l'instar  de  la  précédente ;  qu'en  effet,  contrairement  à  ce  que  soutiennent  les  intéressés,  toutes  leurs  conclusions étaient d'emblée vouées à  l'échec, au moment même  du dépôt de  leur  recours  (cf. décision  incidente du 13 mars 2009) ; que  celle relative à  l'octroi d'une admission provisoire ne s'est réalisée qu'en  raison  de  la  détérioration  de  la  situation  dans  leur  pays  d'origine,  survenue  depuis  le  dépôt  de  leur  recours  ;  que  pour  leur  part,  celles  tendant à la reconnaissance de la qualité de réfugié et à l'octroi de l'asile  sont  demeurées  vouées  à  l'échec,  y  compris  après  la  reconsidération  partielle  à  laquelle  l'ODM a procédé,  aucun élément nouveau ni moyen  de preuve déterminant n'étant venu les étayer, comme relevé ci­dessus,

D­909/2009 Page 8 que  cela  étant,  il  y  a  lieu  de mettre  des  frais  de  procédure,  réduits  en  proportion,  à  la  charge  des  intéressés  qui  en  répondent  solidairement  (art. 63 al. 1, 4bis et 5 PA, art. 1, art. 2, art. 3 let. b et art. 6a du règlement  du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités fixés par le  Tribunal administratif fédéral [FITAF, RS 173.320.2]), que  ceux­ci  peuvent  par  ailleurs  prétendre  à  l'allocation  de  dépens,  réduits en proportion, aux conditions de l'art. 64 al. 1 PA, de l'art. 7 al. 2,  de l'art. 8, de l'art. 9 al. 1 et de l'art. 10 al. 1 et 2 FITAF ; que les dépens  étant  fixés d'office et  sur  la base du dossier en  l'absence de  toute note  détaillée de  la partie à cet effet  (art.  14 al. 2 FITAF),  il  s'avère adéquat  d'allouer  en  la  cause,  eu  égard  au  travail  effectif  accompli  par  le  mandataire des intéressés, sous l'angle de l'inexigibilité de l'exécution du  renvoi, un montant de Fr. 400.­ à titre d'indemnité de partie,

D­909/2009 Page 9 (dispositif page suivante) le Tribunal administratif fédéral prononce : 1.  Le  recours,  en  tant  qu'il  porte  sur  la  reconnaissance  de  la  qualité  de  réfugié, l'octroi de l'asile et le principe même du renvoi, est rejeté. 2.  Le recours, en tant qu'il porte sur l'exécution du renvoi, est sans objet. 3.  La demande d'assistance judiciaire du 6 septembre 2011 est rejetée. 4.  Les frais de procédure, d’un montant de Fr. 400.­­, sont mis à  la charge  des  recourants  qui  en  répondent  solidairement.  Ils  sont  compensés par  leur  avance  du  (…)  dont  le  solde  de  Fr. 200.­­  leur  sera  restitué  par  le  Service des finances du Tribunal. 5.  L'ODM versera aux intéressés un montant de Fr. 400.­­ à titre de dépens. 6.  Le  présent  arrêt  est  adressé  aux  recourants,  à  l’ODM  et  à  l’autorité  cantonale compétente. Le juge unique : Le greffier : Gérald Bovier Jean­Bernard Moret­Grosjean Expédition :

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