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Bundesverwaltungsgericht 12.12.2011 C-7824/2009

12 dicembre 2011·Français·CH·CH_BVGE·PDF·3,199 parole·~16 min·3

Riassunto

Personnes relevant du domaine de l'asile | refus d'approbation à l'octroi d'une autorisation de séjour (art. 14 al. 2 LAsi)

Testo integrale

Bundesve rwa l t ungsge r i ch t T r i buna l   adm in istratif   f édé ra l T r i buna l e   ammin istrati vo   f ede ra l e T r i buna l   adm in istrativ   f ede ra l     Cour III C­7824/2009 Arrêt   d u   1 2   d é c emb r e   2011 Composition Blaise Vuille (président du collège),  Andreas Trommer, Jean­Daniel Dubey, juges, Alain Surdez, greffier. Parties X._______, représenté par le Centre Social Protestant (CSP),  rue des Parcs 11, 2000 Neuchâtel, recourant, contre Office fédéral des migrations (ODM), Quellenweg 6,  3003 Berne, autorité inférieure.  Objet Refus d'approbation à l'octroi d'une autorisation de séjour  (art. 14 al. 2 LAsi).

C­7824/2009 Page 2 Faits : A.  A.a  Déclarant  être  arrivé  en  Suisse  le  7  mars  2004,  X._______  (ressortissant  du  Niger  né  le  13  septembre  1986)  y  a  déposé,  le  lendemain, une demande d'asile. Par  décision  du  3  décembre  2004,  l'Office  fédéral  des  réfugiés  (ODR;  office intégré ensuite au sein de l'Office fédéral des migrations [ODM]) a  rejeté la demande d'asile de l'intéressé et prononcé son renvoi de Suisse.  Cette  décision  a  été  confirmée  sur  recours  par  le  Tribunal  administratif  fédéral  (ci­après:  le Tribunal)  le 23 avril 2008. Un délai de départ au 30  mai 2008 a alors été imparti à X._______ pour quitter la Suisse. A.b Par courriers des 27 mai et 3 juin 2008, l'intéressé a invité le Service  neuchâtelois des migrations à le renseigner sur la possibilité de déposer  une demande de régularisation de ses conditions de séjour en Suisse, eu  égard notamment à  la durée de sa présence en ce pays avoisinant  les  cinq ans. Rappelant  à  X._______  qu'il  demeurait  tenu  de  quitter  la  Suisse  et  de  coopérer à  l'exécution des  formalités nécessaires en vue de son départ  de ce pays, l'autorité cantonale précitée a fait savoir à l'intéressé, le 5 juin  2008,  que  les démarches  liées à une éventuelle  réglementation  de  son  séjour sur territoire helvétique devaient être poursuivies depuis son pays  d'origine. Après  avoir  signé,  le  10  juin  2008,  un  formulaire  par  lequel  il  sollicitait  l'aide d'urgence et déclarait vouloir coopérer à l'organisation de son retour  au pays, l'intéressé a indiqué, au cours d'un entretien intervenu le 11 juin  2008  avec  le  Service  neuchâtelois  des  migrations,  qu'il  refusait  de  retourner de manière volontaire au Niger, par crainte des graves ennuis  auxquels il serait exposé dans cet Etat. A.c Dans  le cadre des démarches  relatives à  l'exécution de son  renvoi,  l'intéressé,  qui  était  démuni  de  pièces  d'identité,  a  été  entendu,  le  3  novembre  2008,  par  un  spécialiste  en  vue  de  la  confirmation  de  son  origine nationale. A  l'issue de cette audition, X._______ a été considéré  comme étant effectivement un ressortissant du Niger.

C­7824/2009 Page 3 B.  B.a  Agissant  par  l'entremise  d'une  œuvre  d'entraide,  X._______  a  sollicité  du  Service  neuchâtelois  des  migrations,  le  22  janvier  2009,  l'octroi d'une autorisation de séjour en application de l'art. 14 al. 2 de la loi  du  26  juin  1998  sur  l'asile  (LAsi,  RS  142.31).  L'intéressé  a  invoqué  à  l'appui de sa requête le fait qu'il résidait en Suisse depuis cinq ans, qu'il  avait  consenti  d'importants efforts pour s'intégrer professionnellement et  socialement  en  ce  pays,  qu'il  y  avait  fait  preuve  jusqu'alors  d'un  comportement irréprochable et qu'un retour au Niger, où il n'avait plus de  lien familial et ne bénéficierait d'aucune perspective économique, lui ferait  encourir  un  danger  pour  sa  sécurité.  X._______  a  en  outre  joint  à  sa  requête  une  lettre  de  motivation  personnelle  et  plusieurs  lettres  de  soutien émanant de tierces personnes. B.b  Le  21  avril  2009,  l'autorité  cantonale  précitée  a  soumis  le  dossier  d'X._______ à l'ODM en lui proposant d'approuver l'octroi en faveur de ce  dernier  d'une  autorisation  de  séjour  fondée  sur  l'art.  14 al. 2 LAsi. B.c Par  lettre  du  20  août  2009,  l'ODM  a  fait  part  à  l'intéressé  de  son  intention  de  refuser  d'approuver  l'octroi  de  semblable  autorisation,  au  motif qu'il ne remplissait pas la condition prescrite par l'art. 31 al. 1 let. d  de l'ordonnance du 24 octobre 2007 relative à l'admission, au séjour et à  l'exercice  d'une  activité  lucrative  (OASA,  RS  142.201)  concernant  son  intégration professionnelle. Dans  le  délai  imparti  pour  formuler  ses  déterminations,  X._______  a  soutenu que,  contrairement à  l'appréciation portée par  l'ODM,  il  pouvait  se  prévaloir  d'une  bonne  intégration  professionnelle  en Suisse,  dans  la  mesure où  il  y  avait  travaillé  pendant  plus de deux ans pour  le  compte  successivement de  trois employeurs, dans un contexte marqué de crise  économique.  Indiquant  avoir  été  financièrement  indépendant  pendant  près des trois quarts de la durée de sa présence en Suisse, l'intéressé a  par ailleurs relevé que seul le retrait de son autorisation de travail au mois  d'avril  2008 avait mis  fin au processus d'intégration professionnelle qu'il  avait initié de manière exemplaire dans ce pays. En  complément  à  ces déterminations, X._______ a  signalé  à  l'attention  de  l'ODM,  par  courrier  du  16  novembre  2009,  qu'il  avait  encore  exercé  une activité d'aide de cuisine pendant  la période comprise entre  le mois  de  mai  et  le  mois  de  septembre  2009.  Son  employeur  était  prêt  à  le 

C­7824/2009 Page 4 réengager  lors  de  la  prochaine  saison  débutant  au  printemps  2010.  Produisant diverses pièces relatives aux recherches qu'il avait effectuées  en vue de retrouver un poste de travail, l'intéressé a ajouté que son statut  précaire  actuel  prétéritait  lourdement  ses  chances  sur  le  marché  de  l'emploi. C.  Par  décision  du  17  novembre  2009,  l'ODM  a  refusé  de  donner  son  approbation à l'octroi en faveur d'X._______ d'une autorisation de séjour  fondée sur l'art. 14 al. 2 LAsi. L'autorité fédérale précitée a considéré que  la durée du séjour du prénommé sur territoire helvétique (cinq ans) n'était  pas importante. Cette autorité a également souligné que l'intéressé avait  passé  les  années  prépondérantes  de  son  existence  au Niger  et  que  le  parcours  professionnel  de  ce  dernier  en  Suisse  ne  comportait  que  des  missions temporaires de travail et des emplois non qualifiés, son activité  étant de plus entrecoupée de périodes de chômage. Par ailleurs, l'ODM a  estimé que  l'intéressé n'avait pas démontré qu'il possédait des attaches  étroites avec la Suisse, notamment d'ordre familial, qui fussent propres à  former obstacle à son  retour au pays. Aussi X._______ ne  remplissait­il  pas,  de  l'avis  de  cette  autorité,  les  conditions  auxquelles  était  subordonnée  la reconnaissance d'un cas de rigueur au sens de  l'art. 14  al. 2 LAsi. D.  Par acte du 16 décembre 2009, X._______ a recouru auprès du Tribunal  contre la décision précitée, en concluant principalement à l'approbation à  l'octroi  d'une  autorisation  de  séjour  au  sens  de  l'art.  14 al.  2  LAsi.  Confirmant  les  arguments  exposés  dans  ses  précédentes  écritures,  le  recourant  a  argué du  fait  qu'il  était  arrivé  en  ce  pays  alors  qu'il était encore mineur, soit à  la  fin de  la période de son adolescence.  C'était  ainsi  sur  territoire  helvétique  qu'il  avait  approfondi  ses  connaissances  en  français  et  acquis  une  expérience  professionnelle.  X._______ a par ailleurs souligné que  la plupart des contrats qu'il  avait  signés avec des employeurs en Suisse étaient  à durée  indéterminée et  ne recouvraient, donc, pas des missions temporaires de travail, que ses  efforts  en  vue  de  trouver  un  emploi  étaient  permanents,  que  les  liens  affectifs qu'il avait noués en ce pays, où  il était arrivé en  tant que  jeune  adulte,  avaient  un  caractère  prépondérant  et  que  les  perspectives  de  réintégration dans son pays d'origine paraissaient faibles en l'absence de  toute présence parentale, ainsi qu'en raison de l'insécurité alimentaire et  de l'instabilité politique qui y régnaient.

C­7824/2009 Page 5 E.  Appelé à se prononcer sur  le recours,  l'ODM en a proposé le rejet dans  son préavis du 4 février 2010. F.  Dans sa réplique du 15 mars 2010, le recourant s'est entièrement référé à  l'argumentation  développée  dans  son  pourvoi.  Insistant  plus  particulièrement  sur  sa  capacité  et  sa  volonté  d'intégration  professionnelle,  il  a  encore  précisé  qu'il  venait  de  signer  un  nouveau  contrat de travail de durée indéterminée en vue de l'exercice d'un emploi  d'aide de cuisine à plein temps. Par écrits complémentaires des 25 mai et 22 novembre 2010, X._______  a  notamment  indiqué  qu'il  avait  terminé  son  temps  d'essai  dans  la  nouvelle activité exercée et effectuait son travail à l'entière satisfaction de  son  employeur.  Produisant  une  attestation  médicale  datée  du  18  novembre 2010, l'intéressé a de plus invoqué le fait qu'il souffrait d'un état  dépressif découlant de  la situation  incertaine à  laquelle  il était confronté  quant à ses conditions de séjour en Suisse. Le  recourant a par ailleurs  allégué  que  les  éléments  sur  la  base  desquels  il  se  prévalait  de  la  disposition de  l'art.  14 al.  2 LAsi  correspondaient aux particularités d'un  autre dossier dans le cadre duquel le Tribunal avait admis l'existence d'un  cas de rigueur au sens de cette disposition. G.  Invité  le  19  juillet  2011  à  faire  état  des  éventuels  éléments  nouveaux  survenus à propos de sa situation personnelle, le recourant a fait valoir, le  15 août 2011, qu'il œuvrait toujours pour le compte du même employeur  avec lequel il avait signé, au mois de juillet 2011, un nouveau contrat de  travail portant sur l'activité de commis de cuisine (préparation des plats).  X._______  a  encore  invoqué,  au  titre  de  l'égalité  de  traitement,  le  cas  d'un  second  requérant  d'asile  en  faveur  duquel  le  Tribunal  avait  admis  l'existence d'un cas de rigueur au sens de l'art. 14 al. 2 LAsi. H.  Dans  la  nouvelle  prise  de  position  qu'il  a  émise  le  19  septembre  2011,  l'ODM  a  confirmé  sa  motivation  antérieure.  A  son  avis,  les  efforts  accomplis par  le  recourant au niveau de son  intégration professionnelle  n'étaient pas constitutifs de  liens si  intenses avec  la Suisse qu'un retour  de l'intéressé dans son pays d'origine ne pût plus être envisagé dans ces  circonstances.

C­7824/2009 Page 6 I.  Par  écritures  du  20  octobre  2011,  le  recourant  a  fait  valoir  ses  observations sur la prise de position de l'ODM du 19 septembre 2011, en  insistant pour  l'essentiel sur  la constante volonté dont  il avait  fait preuve  pour  demeurer  sur  le marché  du  travail,  en  dépit  des  aléas  de  la  crise  économique.  L'intéressé  a  également  joint  à  son  envoi  un  rapport  d'intégration  établi  le  19  octobre  2011  à  son  sujet  par  le  Service  neuchâtelois de la cohésion multiculturelle, qui concluait à une intégration  sociale et professionnelle consolidée. J.  Dans  les  déterminations  complémentaires  qu'il  a  été  convié  à  formuler,  l'ODM a maintenu, le 3 novembre 2011, son point de vue antérieur. K.  Un double des déterminations de l'autorité intimée ont été communiquées  au recourant par le Tribunal, le 8 novembre 2011, pour information. L.  Par  lettre du 14 novembre 2011,  l'intéressé a souligné une nouvelle fois  les  problèmes  auxquels  il  se  trouverait  confronté  en  cas  de  retour  au  Niger, pays dans lequel il n'avait vécu que jusqu'à l'âge de treize ans. Droit : 1.  1.1. Sous réserve des exceptions prévues à  l'art. 32 de  la  loi du 17  juin  2005 sur le Tribunal administratif fédéral (LTAF, RS 173.32), le Tribunal,  en  vertu  de  l'art.  31  LTAF,  connaît  des  recours  contre  les  décisions  au  sens de l'art. 5 de la loi fédérale du 20 décembre 1968 sur la procédure  administrative  (PA, RS 172.021)  prises  par  les  autorités mentionnées  à  l'art.  33  LTAF.  En  particulier,  les  décisions  relatives  à  l'octroi  d'une  autorisation de séjour dans des cas de rigueur grave au sens de l'art. 14 al.  2  LAsi  rendues  par  l'ODM  ­  lequel  constitue  une  unité  de  l'administration  fédérale  telle  que  définie  à  l'art.  33  let.  d  LTAF  ­  sont  susceptibles de recours au Tribunal, qui statue définitivement (cf. art. 1 al.  2 LTAF en relation avec l'art. 83 let. c ch. 2 de la loi du 17 juin 2005 sur le  Tribunal  fédéral  [LTF, RS 173.110]; voir également sur cette question et  par rapport à l'art. 14 al. 2 LAsi applicable à la présente cause l'arrêt du  Tribunal fédéral 2C_692/2010 du 13 septembre 2010 consid. 3).

C­7824/2009 Page 7 1.2. La procédure est régie par la PA, la LTAF et la LTF, à moins que la  LAsi n'en dispose autrement (art. 6 LAsi). 1.3. X._______ a qualité pour recourir (cf. art. 48 al. 1 PA). Présenté dans  la forme et les délais prescrits par la loi, le recours est recevable (cf. art.  50 et art. 52 PA). 2.  Le recourant peut invoquer devant le Tribunal la violation du droit fédéral,  y  compris  l'excès  ou  l'abus  du  pouvoir  d'appréciation,  la  constatation  inexacte ou incomplète des faits pertinents ainsi que l'inopportunité de la  décision  entreprise,  sauf  lorsqu'une  autorité  cantonale  a  statué  comme  autorité de recours (cf. art. 49 PA). L'autorité de recours n'est pas liée par  les motifs  invoqués à  l'appui du  recours  (cf. art. 62 al. 4 PA), ni par  les  considérants de  la décision attaquée (cf. ANDRÉ MOSER, MICHEL BEUSCH  et  LORENZ  KNEUBÜHLER,  Prozessieren  vor  dem  Bundesverwaltungsgericht, in Handbücher für die Anwaltspraxis, Tome X,  Bâle  2008,  p.  181,  adch.  3.197).  Aussi  peut­elle  admettre  ou  rejeter  le  pourvoi  pour  d'autres  motifs  que  ceux  invoqués.  Dans  son  arrêt,  elle  prend en considération l'état de fait régnant au moment où elle statue (cf.  ATAF 2011/1 consid. 2). 3.  3.1.  A  teneur  de  l'art.  14  al.  2  LAsi,  le  canton  peut,  sous  réserve  de  l'approbation  de  l'ODM,  octroyer  une  autorisation  de  séjour  à  toute  personne  qui  lui  a  été  attribuée  conformément  aux  dispositions  en  vigueur en matière d'asile, aux conditions suivantes : a. la personne concernée séjourne en Suisse depuis au moins cinq ans à  compter du dépôt de la demande d'asile; b. le  lieu de séjour de  la personne concernée a  toujours été connu des  autorités; c. il s'agit d'un cas de rigueur grave en raison de l'intégration poussée de  la personne concernée. Lorsqu'il  entend  faire  usage  de  l'art.  14  al.  2  LAsi,  le  canton  le  signale  immédiatement à l'ODM (cf. art. 14 al. 3 LAsi). 3.2. La disposition de  l'art. 14 al. 2 LAsi, entrée en vigueur  le 1er  janvier  2007,  a abrogé  les alinéas 3 à 5 de  l'art.  44 LAsi  (RO 2006 4767),  qui 

C­7824/2009 Page 8 prévoyaient,  à  certaines  conditions,  la  possibilité  d'octroyer  l'admission  provisoire  aux  requérants  d'asile  se  trouvant  dans  un  cas  de  détresse  personnelle  grave,  lorsqu'aucune décision  exécutoire  n'avait  été  rendue  dans les quatre ans suivant le dépôt de leur demande d'asile. Par rapport  à  l'ancienne  réglementation,  l'art.  14  al.  2  LAsi  a  élargi  le  cercle  des  bénéficiaires  aux  requérants  d'asile  déboutés  et  a  amélioré  leur  statut  juridique, dès  lors qu'ils  reçoivent une autorisation de séjour et non plus  une admission provisoire (cf., pour plus de détails, ATAF 2009/40 consid.  3.1). 4.  En  l'espèce,  l'examen  des  pièces  du  dossier  révèle  que  le  recourant  réside en Suisse depuis  le 7 mars 2004,  jour précédant  le dépôt de sa  demande d'asile, de sorte qu'il remplit  les conditions temporelles posées  par  l'art.  14  al.  2  let.  a  LAsi.  Par  ailleurs,  le  canton  de  Neuchâtel  est  habilité  à  octroyer  à  l'intéressé  une  autorisation  de  séjour  sur  son  territoire, compte tenu de son attribution à ce canton en application de la  loi sur  l'asile  (cf. art. 14 al. 2 phr. 1 LAsi). Depuis  lors,  le  lieu de séjour  d'X._______  a  toujours  été  connu  des  autorités,  si  bien  que  celui­ci  remplit également la condition mise à l'art. 14 al. 2 let. b LAsi. En outre, le  dossier  de  l'intéressé  a  été  transmis  à  l'ODM  pour  approbation  sur  proposition  du  Service  neuchâtelois  des  migrations  du  21  avril  2009,  conformément  à  l'art.  14  al.  3  LAsi.  Il  convient  de  préciser  à  cet  égard  que,  dans  la mesure  où  l'octroi  d'une  autorisation  de  séjour  fondée  sur  l'art.  14 al. 2 LAsi est expressément soumis à l'approbation fédérale, ni le TAF, ni  l'ODM  ne  sont  liés  par  la  prise  de  position  favorable  du  Service  neuchâtelois  des  migrations  concernant  la  délivrance  d'une  telle  autorisation  au  recourant  et  peuvent  donc  parfaitement  s'écarter  de  l'appréciation  faite  par  l'autorité  cantonale  précitée  sur  ce  point  (cf.  notamment arrêts du Tribunal C­6584/2008 du 26 juillet 2011 consid. 3.3,  C­2868/2010  du  29  novembre  2010  consid.  3.3  et  C­5251/2009  du  16  avril  2010  consid.  5.2).  Il  reste  donc  à  examiner  si  la  situation  d'X._______  relève  d'un  cas  de  rigueur  grave  en  raison  de  son  intégration poussée, au sens de l'art. 14 al. 2 let. c LAsi en relation avec  l'art. 31 OASA. 5.  5.1. Les critères à prendre en considération pour  l'appréciation d'un cas  de rigueur au sens de l'art. 14 al. 2 LAsi étaient énumérés, au 1er janvier  2007, à l'art. 33 de l'ordonnance 1 du 11 août 1999 sur l'asile relative à la 

C­7824/2009 Page 9 procédure, dans sa teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 2007 (OA 1,  RO 2006 4739s.). A compter de  l'entrée en vigueur,  le 1er  janvier 2008,  de  la  LEtr  et  de  ses  ordonnances  d'exécution  (dont  l'OASA),  cette  disposition  a  été  abrogée  et  remplacée  par  l'art.  31  OASA,  lequel  comprend dorénavant une liste exemplative des critères à examiner pour  la  reconnaissance  d'un  cas  individuel  d'extrême  gravité  (cf.  notamment  arrêts  du  Tribunal  C­6584/2008  précité,  consid.  5.1,  C­4884/2009  du  3  mai 2011 consid. 3.2 et C­2868/2010 précité, consid. 3.4). 5.2.  Il  découle  de  l'interprétation  grammaticale,  systématique,  historique  et  téléologique  de  l'art.  14  al.  2  LAsi  que  la  notion  de  cas  de  rigueur  énoncée  dans  cette  disposition  est  identique  à  celle  du  droit  des  étrangers  que  l'on  retrouvait,  sous  l'ancienne  réglementation,  à  l'art.  13  let. f de l'ordonnance du 6 octobre 1986 limitant le nombre des étrangers  (OLE, RO 1986 1791), et qui  figure actuellement, entre autres, à  l'art. 30 al. 1  let. b LEtr (cf. à ce sujet ATAF 2009/40 précité, consid. 5). Il est d'ailleurs  à  noter  que  le  renvoi  aux  dispositions  légales  figurant  à  l'art.  31 OASA  mentionne tant l'art. 30 al. 1 let. b LEtr que l'art. 14 al. 2 LAsi. 5.3. Sous l'empire de l'ancien droit des étrangers, la pratique avait déduit  de la formulation de l'art. 13 let. f OLE que celui­ci présentait un caractère  exceptionnel  et  que  les  conditions  auxquelles  était  soumise  la  reconnaissance  d'un  cas  individuel  d'extrême  gravité  devaient  être  appréciées de manière restrictive. Il ressort du texte et de l'emplacement  de  l'art.  14  al.  2  LAsi  (qui  suit  l'art.  14  al.  1  LAsi,  lequel  consacre  le  principe de  l'exclusivité des procédures d'asile) que cette disposition est  également appelée à revêtir un caractère exceptionnel (cf. ATAF 2009/40  précité, consid. 6.1, et 2007/45 consid. 4.2; voir également l'ATF 130 II 39  consid. 3). 5.4.  Selon  la  pratique  ­  développée  principalement  en  rapport  avec l'art.  13  let.  f  OLE  ­  relative  à  la  notion  de  cas  personnel  d'extrême  gravité,  il  est  nécessaire  que  l'étranger  concerné  se  trouve  dans  une  situation de détresse personnelle. Cela signifie que ses conditions de vie  et  d'existence,  comparées  à  celles  applicables  à  la  moyenne  des  étrangers, doivent être mises en cause de manière accrue. Autrement dit,  le  refus  de  soustraire  l'intéressé  aux  conditions  d'admission  doit  engendrer pour  lui de graves conséquences. Lors de  l'appréciation d'un  cas de rigueur, il y a lieu de tenir compte de l'ensemble des circonstances  du  cas  particulier.  Il  s'ensuit  que  les  critères  développés  par  la  jurisprudence  fédérale,  et  aujourd'hui  repris  à  l'art.  31  al.  1  OASA,  ne 

C­7824/2009 Page 10 constituent  pas  un  catalogue  exhaustif,  pas  plus  qu'ils  ne  doivent  être  réalisés  cumulativement  (cf.  ATAF  2009/40  précité,  consid.  6.2  et  réf.  citées). Aux  termes de  l'art.  31  al.  1 OASA,  il  convient  de  tenir  compte  notamment  de  l'intégration  du  requérant  (let.  a),  du  respect  de  l'ordre  juridique  suisse  par  le  requérant (let. b), de la situation familiale (let. c), de la situation financière ainsi que  de  la  volonté  de  prendre  part  à  la  vie  économique  et  d'acquérir  une  formation (let. d), de la durée de la présence en Suisse (let. e), de l'état  de  santé  (let.  f)  et  des  possibilités  de  réintégration  dans  l'Etat  de  provenance (let. g). Enfin,  il  convient  de  signaler  qu'à  teneur  de  l'art.  31  al.  2  OASA,  le  requérant doit justifier de son identité. 6.  Dans  la  motivation  de  la  décision  querellée,  l'ODM  n'a  point  contesté  qu'X._______  remplissait  la  condition  prescrite  par  cette  dernière  disposition. 7.  A  l'appui de sa demande d'autorisation de séjour,  le  recourant a mis en  exergue  la  durée  de  sa  présence  en  Suisse,  son  intégration  socioprofessionnelle,  son  indépendance  financière,  son  comportement  irréprochable  ainsi  que  les  importantes  difficultés  auxquelles  il  devrait  faire face pour sa réinsertion au Niger. 7.1. A titre préliminaire, il importe de souligner qu'il ressort clairement des  débats parlementaires que la reconnaissance d'un cas de rigueur au sens  de  l'art.  14  al.  2  LAsi  ne  doit  entrer  en  considération  que  pour  les  personnes  qui  sont  restées  en  Suisse  après  le  rejet  de  leur  demande  d'asile  pour  des  raisons  qui  ne  leur  sont  pas  imputables  à  faute  (cf.  notamment  arrêts  du  Tribunal  C­6584/2008  précité,  consid.  7.1,  C­ 2868/2010  précité,  consid.  5.1  et C­5384/2009  du  8  juillet  2010  consid.  5.1). Or,  il y a  lieu à cet égard d'observer que  le recourant, qui a été dûment  averti après le rejet définitif de sa demande d'asile, de son obligation de  quitter  la Suisse et d'entamer  sans  tarder  les démarches nécessaires à  cet effet  (cf.  lettre du Service neuchâtelois des migrations envoyée,  le 5  juin  2008,  à  l'intéressé),  a  déclaré,  lors  d'un  entretien  intervenu  avec  l'autorité  cantonale  précitée  le  11  juin  2008,  qu'il  refusait  de  retourner  volontairement dans son pays d'origine, en sorte que cette autorité a été 

C­7824/2009 Page 11 amenée à présenter à  l'ODM une demande de soutien à  l'exécution du  renvoi  au  sens  de  l'art.  71  LEtr.  Dans  le  cadre  de  cette  procédure,  X._______ est demeuré en Suisse, sans qu'il apparaisse que ce dernier  ait effectué des formalités en vue de se procurer les papiers nécessaires  à  son  retour au pays.  Il  en  résulte ainsi  que, par  son comportement,  le  recourant  n'a  pas  facilité  les  démarches  relatives  à  son  renvoi,  si  bien  qu'il ne saurait se prévaloir de  la durée de sa présence en Suisse pour  prétendre à  l'octroi d'une autorisation de séjour  fondée sur  l'art. 14 al. 2  LAsi  (cf.  notamment  arrêt  du  Tribunal  C­734/2009  du  9  juillet  2010  consid. 6.1). Au surplus, la procédure d'asile et de renvoi a pris fin avant  que  l'intéressé  ne  remplisse  les  conditions  d'application  de  l'art.  14 al. 2 LAsi et ce dernier n'a en fait retardé volontairement son renvoi que  pour pouvoir déposer une demande une fois cette condition réalisée. Un  tel comportement ne saurait rencontrer l'aval des autorités. 7.2.  Cela  étant,  l'intéressé  réside  effectivement  en  Suisse  depuis  le  7  mars 2004 (date à laquelle il a indiqué être arrivé sur territoire helvétique)  et totalise ainsi sept années et demi de présence dans ce pays. Toutefois, le simple fait pour un étranger de séjourner en Suisse pendant  de longues années, y compris à titre légal, ne permet pas d'admettre un  cas  personnel  d'extrême  gravité,  sans  que  n'existent  d'autres  circonstances  tout  à  fait  exceptionnelles  à même  de  justifier  l'existence  d'un cas de rigueur (cf. ATAF 2007/16 consid. 7, ainsi que  les arrêts du  Tribunal C­2836/2010  du  22  septembre  2011  consid.  6.1  et  C­3332/2010  du  21  mars 2011 consid. 6.1; cf. en outre l'arrêt du Tribunal C­3811/2007 du 6  janvier 2010 s'agissant d'un séjour en Suisse de près de 13 ans et demi;  voir également sous l'ancien droit, l'ATF 124 II 110 consid. 3 et l'arrêt du  Tribunal fédéral 2A.540/2005 du 11 novembre 2005 consid. 3.2.1). Dans  ces conditions, le recourant ne saurait tirer parti de la seule durée de sa  présence  en  Suisse  pour  y  bénéficier  d'une  autorisation  de  séjour  en  application de l'art. 14 al. 2 LAsi. Ceci vaut à plus forte raison dans le cas  particulier, dès lors que, depuis le mois d'avril 2008, l'intéressé se trouve  sous  le  coup  d'une  décision  de  refus  d'asile  et  de  renvoi  exécutoire  et  séjourne  en  Suisse  à  la  faveur  d'une  simple  tolérance  cantonale  (cf. ATAF 2007/45 précité, consid. 6.3, et 2007/44 consid. 5.2; voir également  l'arrêt du Tribunal C­5302/2010 du 10 décembre 2010 consid. 6). Encore  faut­il  que  le  refus  d'admettre  l'existence  d'un  cas  de  rigueur  comporte pour le recourant de graves conséquences. Autrement dit, il est  nécessaire,  comme  relevé  plus  haut,  que  ses  conditions  de  vie  et 

C­7824/2009 Page 12 d'existence, comparées à celles applicables à la moyenne des étrangers,  soient  mises  en  cause  de  manière  accrue  (cf.  ATAF  2009/40  précité,  consid. 6.2; voir également les arrêts du Tribunal C­2996/2010 du 29 avril  2011 consid. 6.2 et C­5271/2009 du 5 octobre 2010 consid. 6). Il convient  dès  lors  d'examiner  si  l'existence  d'un  cas  de  rigueur  grave  peut  être  admise  à  la  lumière  des  autres  critères  d'évaluation  pertinents  en  la  matière,  en  particulier  au  regard  de  l'intégration  de  l'intéressé  (au  plan  professionnel  et  social),  du  respect  par  ce  dernier  de  l'ordre  juridique  suisse, de sa situation familiale, de sa situation financière, de sa volonté  de prendre part à la vie économique et d'acquérir une formation, de son  état  de  santé  et  de  ses  possibilités  de  réintégration  dans  son  pays  d'origine  (cf.  art.  31  al.  1  OASA),  l'autorité  devant  procéder  à  une  pondération  de  tous  ces  éléments  (cf.  notamment  arrêt  du  Tribunal  C­ 5302/2010 précité, consid. 7). 7.3.  7.3.1. S'agissant de  l'intégration socioprofessionnelle d'X._______,  force  est  de  constater  que,  comparée  à  celle  de  la  moyenne  des  étrangers  présents en Suisse depuis de nombreuses années, elle ne revêt pas un  caractère exceptionnel au point de justifier l'admission d'un cas de rigueur  au sens de l'art. 14 al. 2 LAsi. En effet, sans vouloir remettre en cause les  efforts  d'intégration  accomplis  par  le  recourant,  qui  témoignent  effectivement  d'une  volonté  de  prendre  part  à  la  vie  économique  et  sociale en Suisse,  le Tribunal ne saurait pour autant considérer que ces  efforts soient constitutifs d'attaches à ce point profondes et durables que  l'intéressé ne puisse plus raisonnablement envisager un retour dans son  pays d'origine. 7.3.1.1 Il ressort des pièces du dossier que, durant son séjour en Suisse  qui a débuté au mois de mars 2004, X._______ a occupé divers postes  de  travail  à  la  satisfaction  de  ses  employeurs  (soit,  successivement,  comme  aide  de  cuisine  [durant  le  mois  de  septembre  2004],  comme  employé d'une entreprise de nettoyage à  temps partiel  [du mois de mai  au  mois  de  juillet  2005],  comme  plongeur­casserolier  [du  mois  de  juin  2005 au mois de septembre 2006], comme employé polyvalent auprès de  B._______ dans  le cadre d'un programme d'emploi  temporaire  lié à une  période  de  chômage  [du  mois  d'avril  au  mois  d'octobre  2007]  et,  parallèlement,  comme aide­boucher  [du mois  de  juin  au mois  d'octobre  2007],  comme  aide  de  cuisine  [du mois  de mai  au mois  de  septembre  2009,  puis  du  mois  de  mars  2010  au  mois  de  juin  2011]  et  comme  commis  de  cuisine  à  partir  du  1er  juillet  2011  [poste  obtenu  dans 

C­7824/2009 Page 13 l'établissement public au sein duquel  il a  travaillé en dernier  lieu comme  aide  de  cuisine]).  La  volonté  du  recourant  de  prendre  part  à  la  vie  économique  locale  s'avère  certes  méritoire  au  vu  de  son  parcours  professionnel  et  des  constantes  recherches  d'emploi  auxquelles  il  a  procédé lors de la cessation de chacun de ses rapports de travail.  Il y a  lieu  néanmoins  de  constater  qu'X._______,  quand  bien  même  l'on  observe  une  certaine  progression  au  niveau  des  tâches  qui  lui  ont  été  confiées par son dernier employeur  (l'intéressé ayant été élevé au  rang  de commis de cuisine après avoir œuvré comme aide de cuisine), n'a pas  acquis de qualifications ou de connaissances spécifiques qu'il ne pourrait  pas mettre à profit  dans sa patrie. Par  rapport  à  la  situation des autres  étrangers  se  trouvant  en  Suisse  depuis  de  nombreuses  années,  le  recourant ne saurait non plus se prévaloir d'une insertion professionnelle  en ce pays si  remarquable qu'elle soit de nature à  justifier, à elle seule,  l'admission d'un cas de  rigueur grave au sens de  l'art. 14 al. 2 LAsi, en  relation avec l'art. 31 al. 1 OASA (cf. ATAF 2007/16 précité, consid. 8.3;  voir  aussi  notamment  les  arrêts  du  Tribunal  C­6584/2008  précité, consid. 7.2.1, et C­2996/2010 précité, consid. 6.2.1). 7.3.1.2 Au niveau de l'intégration sociale, l'examen du dossier révèle que,  pendant son séjour en Suisse, X._______ a noué de nombreux contacts  avec  la  population  et  s'est  constitué  un  grand  cercle  d'amis  (cf.  en  particulier  les  lettres  et  la  pétition  de  soutien  produites  en  ce  sens  au  dossier).  Il  est  toutefois  parfaitement  normal  qu'une  personne  ayant  passé  un  certain  temps  dans  un  pays  étranger  parvienne  à  tisser  un  réseau d'amis et de connaissances. Le Tribunal a ainsi  retenu, dans sa  jurisprudence  constante,  que  les  relations  de  travail,  d'amitié,  de  voisinage  que  l'étranger  avait  nouées  durant  son  séjour  en  Suisse  ne  constituaient pas, à elles seules, des circonstances de nature à  justifier  un cas de  rigueur  (cf. notamment ATAF 2007/16 précité, consid. 5.2, et  l'arrêt du Tribunal C­4884/2009 du 3 mai 2011 consid. 6.1.1). D'autre part, l'intéressé a mis à profit le temps disponible durant lequel il  était  sans emploi  pour  suivre,  à deux  reprises et durant plusieurs mois,  notamment des cours de perfectionnement de la langue française. Selon  l'appréciation  portée  par  le  Service  neuchâtelois  des  migrations,  X._______ présente un bon niveau de connaissance de cette langue (cf.  p.  6  du  rapport  de  police  établi  par  le  Service  précité  le  21  avril  2009  [synthèse dudit rapport]). Le Tribunal constate aussi que l'intéressé, qui a  assuré son indépendance financière totale pendant la période courant du  mois  de  juillet  2005  au mois  de mai  2008  et  n'a  été  que  partiellement  assisté au cours du mois d'octobre 2004 (cf. attestation de l'Office social 

C­7824/2009 Page 14 neuchâtelois  de  l'asile  du  6  janvier  2009  figurant  dans  le  dossier  cantonal),  a  assumé  à  nouveau  entièrement  son  entretien  à  partir  du  mois  de  juillet  2009  (cf.  attestation  de  l'Office  social  précité  du  3  septembre 2009 faisant état d'une absence d'assistance durant  les mois  de juillet et d'août 2009), en tous les cas depuis le début de son dernier  emploi  au  mois  de  mars  2010  en  qualité  d'aide  de  cuisine  (cf.  lettre  envoyée par X._______ au Tribunal le 15 août 2011, p. 3). A chaque fois  qu'il  s'est  retrouvé  au  chômage,  le  recourant  a  en  outre  entrepris  les  démarches  nécessaires  pour  retrouver  le  plus  rapidement  possible  une  place  de  travail,  ce  qui  est  d'autant  plus  louable  au  vu  du  contexte  économique et de son absence de formation. Ces faits, bien que positifs,  ne  sont  toutefois  pas,  en  soi,  révélateurs  d'attaches  particulièrement  fortes  et  étroites  avec  la  Suisse  (cf.  arrêts  du  Tribunal  C­4884/2009  précité, consid. 6.1.3, et C­5302/2010 précité, consid. 7.3). 7.3.2.  Le  fait  que  le  recourant  ait  toujours  adopté  un  comportement  correct  durant  sa  présence  sur  sol  suisse  et  n'ait  actuellement  pas  de  dettes  (le montant de 503.45  francs dont  il  était  débiteur envers  l'Office  social neuchâtelois de l'asile [cf. rapport social de ce même Office établi  le 6 avril 2009] ayant apparemment été remboursé au vu des indications  contenues dans  le  formulaire de demande cantonale de reconnaissance  de l'existence d'un cas de rigueur grave selon l'art. 14 al. 2 LAsi rempli le  21 avril 2009 [cf. p. 3, let. b de la rubrique "situation financière"]) n'est pas  de nature à modifier l'analyse qui précède, dans la mesure où en agissant  ainsi,  l'intéressé  n'a  somme  toute  fait  qu'adopter  le  comportement  que  l'on est en droit d'attendre de toute personne dans sa situation (cf. arrêts  du Tribunal C­4884/2009 précité, ibid., et C­5302/2010 précité, ibid.). 7.3.3.  Sous  l'angle  des  relations  familiales,  il  sied  de  constater  que  l'intéressé  ne  peut  se  prévaloir  d'aucun  lien  familial  particulier  avec  la  Suisse. 7.4.  7.4.1. Sur un autre plan, il convient de rappeler que le recourant, venu en  Suisse alors qu'il était âgé de 17 ans et demi, est né et a passé toute son  enfance, ainsi qu'une partie de son adolescence au Niger  (soit du mois  de septembre 1986 au mois d'avril 1999, puis du mois de décembre 2003  jusqu'au  mois  de  février  2004  [cf.  rubriques  nos  1.5,  1.10,  3  et  16  du  procès­verbal  de  l'audition  intervenue  le  12  mars  2004  au  Centre  d'enregistrement  de  Vallorbe]).  Quoiqu'en  pense  l'intéressé,  le  Tribunal  ne saurait considérer que ces années sont moins déterminantes pour  la 

C­7824/2009 Page 15 formation de  la personnalité  et,  partant,  pour  l'intégration  socioculturelle  (cf. ATF 123 II 125 consid. 5b/aa; voir également l'ATAF 2007/45 précité,  consid. 7.6, et la jurisprudence mentionnée) que le séjour d'une durée de  sept ans et demi sur  le  territoire suisse. Ce dernier séjour ne saurait au  demeurant avoir rendu le recourant totalement étranger à sa patrie, où il  a vécu pendant environ treize ans. Il n'est en effet pas concevable que ce  pays, où  l'intéressé a passé une grande partie de son existence,  lui soit  devenu  à  ce  point  étranger  qu'il  ne  serait  plus  en  mesure,  après  une  période de  réadaptation, d'y  retrouver ses  repères. Même s'il a déclaré,  lors  de  ses  auditions  en matière  d'asile,  que  ses  plus  proches  parents  étaient  décédés,  l'intéressé  devrait  néanmoins  pouvoir  compter  sur  la  présence,  dans  sa patrie,  de membres de  sa parenté  (ce dernier  ayant  notamment indiqué, lors de l'audition cantonale opérée dans le cadre de  la  procédure  d'asile,  que  deux  sœurs  de  son  père  et  de  nombreux  membres  de  la  famille  de  sa mère  résidaient  dans  le  village  où  il  avait  vécu au Niger [cf. p. 3 let. b du procès­verbal d'audition susmentionné du  27  avril  2004])  ou  de  connaissances.  Il  est  possible  que  l'intéressé  ait,  dans  une  certaine  mesure,  perdu  une  partie  de  ses  racines  dans  son  pays d'origine depuis son arrivée en Suisse en 2004; un retour au Niger  ne  le  placerait  cependant  pas  dans  une  situation  à  ce  point  exceptionnelle  que  l'application  des  règles  ordinaires  de  police  des  étrangers  l'exposerait à un  traitement particulièrement sévère (cf., en ce  sens,  les  arrêts  du  Tribunal  C­6584/2008  précité,  consid.  7.2.3  et C­2996/2010 précité, consid. 6.2.2). La réinstallation du recourant dans son pays d'origine ne sera certes pas  exempte de difficultés, notamment en raison de l'absence de membres de  la  famille proche sur place. Afin de  les surmonter,  il pourra compter sur  l'appui  de  sa  parenté  (oncles,  tantes  et  cousin[e]s  demeurés  au  pays).  L'allégation de  l'intéressé affirmant ne disposer dans son pays d'origine  d'aucun réseau social et familial paraît à cet égard peu crédible. Il est en  effet  difficile  de penser  que,  dans  les  années qui  ont  suivi  le  départ  de  l'intéressé  du  Niger,  les  nombreux  membres  de  sa  parenté  dont  il  a  évoqué l'existence dans le cadre de la procédure d'asile aient tous quitté  ce  pays  ou  soient  tous  décédés.  En  outre,  en  cas  de  retour  dans  sa  patrie, X._______ se trouvera probablement dans une situation matérielle  sensiblement moins  favorable  que  celle  dont  il  bénéficie  en  Suisse,  en  particulier du fait de la différence du niveau de vie existant entre ce pays  et  le  Niger.  A  cet  égard,  il  convient  de  préciser  qu'une  autorisation  de  séjour fondée sur un cas d'extrême gravité n'a pas pour but de soustraire  des étrangers aux conditions de vie de leur pays d'origine, mais implique  que ceux­ci se trouvent personnellement dans une situation si rigoureuse 

C­7824/2009 Page 16 qu'on  ne  saurait  exiger  d'eux  qu'ils  tentent  de  se  réadapter  à  leur  existence  passée.  Comme  l'a  relevé  le  Tribunal  (cf. ATAF  2007/45  précité,  consid.  7.6,  2007/44  précité,  consid.  5.3,  et  2007/16  précité,  consid.  10,  ainsi  que  la  jurisprudence  citée),  on  ne  saurait tenir compte des circonstances générales (économiques, sociales  et  sanitaires)  affectant  l'ensemble  de  la  population  restée  sur  place,  auxquelles la personne concernée sera également exposée à son retour,  sauf  si  celle­ci  allègue d'importantes  difficultés  concrètes propres à  son  cas  particulier,  telle  une  maladie  grave  ne  pouvant  être  soignée  qu'en  Suisse, ce qui n'est pas le cas en l'espèce. Au contraire, le jeune âge du  recourant,  l'expérience  professionnelle  acquise  en  Suisse  ainsi  que  sa  maîtrise de la langue française constitueront autant d'atouts susceptibles  de  faciliter  sa  réintégration  (cf.  arrêt  du  Tribunal  C­2996/2010  précité,  ibid.). C'est  le  lieu  encore  ici  de  rappeler  que,  dans  le  cadre  de  la  procédure  d'asile,  l'ODM  a  rejeté,  par  décision  du  3  décembre  2004  (décision  confirmée sur recours par le Tribunal le 23 avril 2008), la demande d'asile  d'X._______ et prononcé son renvoi de Suisse. Sur ce dernier point,  les  autorités  en  matière  d'asile  ont  estimé  que  l'exécution  du  renvoi  de  l'intéressé  devait  être  considérée  comme  raisonnablement  exigible  (cf.  consid. 6.3 de l'arrêt rendu par le Tribunal le 23 avril 2008 [E­3808/2006]).  Ainsi  les  affirmations  du  recourant  relatives  aux  dangers  auxquels  il  soutient être toujours exposé en cas de retour au Niger ont­elles déjà été  discutées  dans  le  cadre  de  la  procédure  d'asile  pour  déterminer  le  caractère exécutable du renvoi et n'ont en conséquence pas à être prises  en considération dans  la présente procédure qui vise à déterminer si  la  situation  de  l'intéressé  présente  un  cas  de  rigueur  grave.  Comme  l'a  précisé  le  Tribunal  dans  le  cadre  de  sa  jurisprudence,  il  convient  au  demeurant  de  retenir  qu'en  dépit  du  coup  d'Etat  organisé  le  18  février  2010, le Niger ne connaît pas une situation de guerre, de guerre civile ou  de violence généralisée sur l'ensemble de son territoire qui permettrait de  présumer à propos de tous les requérants qui en proviennent l'existence  d'une  mise  en  danger  concrète  au  sens  des  art.  44  al.  2  LAsi  et  83 al. 4 LEtr  (cf. arrêts E­657/2011 du 3  février 2011 et D­7427/2010 du 9  décembre 2010). 7.4.2. Dans le cadre de la présente procédure, l'intéressé a certes allégué  que son état de santé s'était péjoré depuis la fin de l'année 2008 par une  grande fatigue physique et psychique (cf. observations écrites formulées  le 22 novembre 2010 à l'adresse du Tribunal). En ce sens, X._______ a  produit  une  attestation  d'un médecin  généraliste  du  18  novembre  2010 

C­7824/2009 Page 17 mentionnant qu'il présentait un "état dépressif, accompagné d'insomnies,  de  ruminations  et  d'un  stress  intérieur  lié  à  sa  situation  incertaine  par  rapport à son séjour en Suisse".  Indépendamment du  fait que  l'affection  dont  souffre  le  recourant  ne  lui  occasionne  aucune  diminution  de  sa  capacité de  travail et ne  requiert pas, au vu de  l'attestation produite, un  traitement  lourd  et  complexe  qui  serait  indisponible  dans  son  pays  (le  traitement  consistant  en  la  prise  d'un  médicament  [en  l'occurrence  le  "Remeron"]),  il ressort de ladite attestation que les troubles physiques et  psychiques  décrits  sont  liés  à  la  précarité  du  statut  de  l'intéressé  en  Suisse.  Or,  cette  situation  peut  être  couramment  observée  chez  les  personnes confrontées à  l'imminence d'un  renvoi ou devant  faire  face à  l'incertitude dans laquelle elles se trouvent par rapport à leur statut et ne  saurait constituer, en tant que telle, un motif d'admettre un cas de rigueur  (cf. à cet égard notamment les arrêts du Tribunal C­7214/2009 du 18 avril  2011  consid.  8.4,  C­4960/2008  du  18  novembre  2010  consid.  5.3.3  et C­5384/2009 du 8 juillet 2010 consid. 5.6; voir aussi les arrêts du Tribunal  fédéral  2A.512/2006  du  18  octobre  2006  et  2A.474/2001  du  15  février  2002). Le Tribunal considère donc que la situation médicale du recourant  ne justifie pas en soi l'octroi en faveur de ce dernier d'une autorisation de  séjour fondée sur l'art. 14 al. 2 LAsi. A la suite d'une pondération de tous les éléments examinés ci­dessus, le  Tribunal  parvient  donc  à  la  conclusion  qu'il  peut  être  attendu  de  l'intéressé,  malgré  les  efforts  d'intégration  entrepris  et  la  volonté  manifestée de prendre part à  la vie économique et sociale de la Suisse,  qu'il  se  réintègre  dans  son  pays  d'origine,  ce  d'autant  qu'il  ne  séjourne  pas sur territoire helvétique depuis de très nombreuses années. 8.  Dans les déterminations qu'il a formulées à l'intention du Tribunal  les 22  novembre 2010 et 15 août 2011, X._______ a au surplus  fait valoir que  son cas s'apparentait avec deux autres cas traités par le Tribunal  les 30  juin et 5 octobre 2010. 8.1. Le principe  de  l'égalité  de  traitement  consacré  à  l'art.  8  al.  1  de  la  Constitution  fédérale de  la Confédération  suisse du 18 avril  1999  (Cst.,  RS 101) exige que la loi elle­même et les décisions d'application de la loi  traitent  de  façon  égale  des  choses  égales  et  de  façon  différentes  des  choses  différentes.  Ainsi,  une  décision  viole  le  principe  de  l'égalité  de  traitement lorsqu'elle établit des distinctions juridiques qui ne se justifient  par  aucun  motif  raisonnable  au  regard  de  la  situation  de  fait  à  réglementer  ou  lorsqu'elle  omet  de  faire  des  distinctions  qui  s'imposent 

C­7824/2009 Page 18 au vu des circonstances, c'est­à­dire  lorsque ce qui est semblable n'est  pas traité de manière identique et lorsque ce qui est dissemblable ne l'est  pas de manière différente. Il faut que le traitement différent ou semblable  injustifié  se  rapporte  à  une  situation  de  fait  importante  (cf.  sur  cette  question  notamment  ATF  136  II  120  consid.  3.3.2  et  131  I  394  consid.  4.2;  voir également  les ATAF 2010/53 consid. 12.1, 2010/6 consid. 4.1,  2009/32 consid. 5.1 et réf. citées). 8.2.  L'argumentation  du  recourant  tirée  d'une  prétendue  violation  du  principe  de  l'égalité  de  traitement  est  dénuée  de  toute  pertinence,  dès  lors  que  sa  situation  n'est  pas  comparable  à  celle  des  personnes  auxquelles il se réfère dans le cadre de la procédure de recours. D'une  part,  l'examen  de  la  cause  C­5271/2009  (arrêt  du  Tribunal  du  5  octobre 2010) mentionnée par le recourant dans ses observations écrites  du  22  novembre  2010  laisse  apparaître  que  la  requérante  d'asile  visée  par l'arrêt précité a certes, à l'instar d'X._______, quitté son pays (Serbie)  avant la fin de son adolescence, séjourné en Suisse pendant une période  d'environ  sept  ans  et  déployé  d'importants  efforts  pour  améliorer  sa  situation sociale et professionnelle. Toutefois, les efforts consentis par la  personne  précitée  pour  s'insérer  dans  le monde  du  travail  doivent,  par  rapport  à  ceux  consentis  par  l'intéressé,  être  appréciés  de  manière  particulière,  en  ce  sens  qu'elle  a,  durant  les  premières  années  de  sa  présence en Suisse, été péjorée dans son  intégration professionnelle et  sociale  en  raison  du  fait  qu'elle  a  dû  se  sacrifier  pour  s'occuper  quotidiennement,  en  compagnie  de  sa  mère,  de  son  frère  cadet,  lourdement handicapé. En outre, la requérante d'asile dont il est question  dans cette cause pouvait se prévaloir d'attaches  familiales étroites avec  la Suisse, vu la présence en ce pays de ses parents et de son frère, au  bénéfice  d'une  admission  provisoire,  avec  lesquels  elle  faisait  ménage  commun. De plus, son appartenance ethnique (d'origine rom) constituait  un handicap supplémentaire pour sa réinsertion en Serbie où elle aurait  dû, en tant que jeune femme célibataire, faire ainsi face à des difficultés  supérieures  à  celles  que  connaissait  la  majorité  de  ses  compatriotes  contraints de regagner leur patrie ou restés sur place. Le Tribunal estime  ainsi que la situation du recourant diverge sensiblement du cas traité en  la cause C­5271/2009. D'autre  part,  le  cas  visé  par  le  dossier C­1149/2008  auquel  X._______  s'est  référé dans ses écritures du 15 août 2011 se distingue également  du sien, dès lors que le ressortissant étranger concerné, mis au bénéfice 

C­7824/2009 Page 19 d'une  admission  provisoire  en  Suisse,  totalisait  déjà  onze  années  de  séjour  en  Suisse  (soit  plus  que  les  sept  ans  et  demi  de  présence  auxquels  peut  prétendre  le  recourant).  Si,  comme  l'intéressé,  cette  personnne  est  arrivée  sur  territoire  helvétique  avant  la  fin  de  son  adolescence et a déployé de  louables efforts pour assurer son  insertion  professionnelle,  il  convient  toutefois  de  souligner  que  l'analphabétisme  dont elle était  frappée à son entrée en Suisse a  représenté un obstacle  non  négligeable  pour  son  intégration  dans  le  monde  du  travail.  De  surcroît,  la  personne  concernée,  qui  a  été  freinée  dans  son  évolution  personnelle par un contexte psychoaffectif  familial extrêmement  lourd et  anxiogène  découlant  des  graves  troubles  psychiques  dont  souffrait  sa  mère, pouvait, à l'instar du cas exposé auparavant, revendiquer des liens  familiaux  étroits  en Suisse,  compte  tenu  notamment  de  la  présence  de  cette  dernière  en  ce  pays.  La  situation  du  recourant  diffère  donc  également  de  manière  substantielle  du  second  cas  dont  il  se  prévaut  sous l'angle de l'égalité de traitement. On  relèvera,  au  demeurant,  qu'il  est  difficile  d'établir  des  comparaisons  dans  ce  genre  d'affaires,  les  spécificités  du  cas  d'espèce  étant  déterminantes  lors  de  l'appréciation  d'un  éventuel  cas  de  rigueur  (cf.  notamment arrêts du Tribunal C­7115/2009 du 31 mars 2011 consid. 5.4  et C­7450/2006 du 5 mars 2010 consid. 4.2.2; voir aussi  l'arrêt du Tribunal  fédéral 2A.305/2006 du 2 août 2006 consid. 5.3). C'est donc en vain que l'intéressé invoque une inégalité de traitement. 9.  L'examen  de  l'ensemble  des  éléments  de  la  présente  cause  amène  en  définitive le Tribunal à la conclusion que le recourant ne peut se prévaloir  d'un niveau d'intégration particulièrement poussé et qu'il ne se trouve dès  lors pas dans un cas individuel d'une extrême gravité au sens des art. 14  al. 2  let. c LAsi et 31 al. 1 OASA. Aussi est­ce à bon droit que  l'autorité  inférieure a  refusé de donner son approbation à  l'octroi de  l'autorisation  de séjour sollicitée. 10.  Il  résulte de ce qui précède que, par sa décision du 17 novembre 2009,  l'autorité de première instance n'a ni violé le droit fédéral, ni constaté des  faits  pertinents  de  manière  inexacte  ou  incomplète;  en  outre,  cette  décision n'est pas inopportune (art. 49 PA).

C­7824/2009 Page 20 En conséquence, le recours doit être rejeté. Par  ordonnance  du  22  janvier  2010,  le  Tribunal  a  informé  le  recourant  que, compte tenu de la précarité de ses moyens financiers, il renonçait à  percevoir  de  sa  part  une  avance  des  frais  de  procédure  et  avisé  l'intéressé  qu'il  serait  statué  dans  la  décision  finale,  sur  la  dispense  éventuelle  de  ces  frais,  selon  la  situation  pécuniaire  de  ce  dernier  au  moment de  ladite décision. Dans  la mesure où  le  recourant,  qui  exerce  désormais  une  activité  lucrative  régulière,  bénéficie  d'une  totale  indépendance  financière,  il se  justifie de mettre  les  frais de procédure à  sa charge, conformément à l'art. 63 al. 1 PA en relation avec les art. 1 à 3  du  règlement  du  21  février  2008  concernant  les  frais,  dépens  et  indemnités  fixés  par  le  Tribunal  administratif  fédéral  (FITAF,  RS  173.320.2).

C­7824/2009 Page 21 (dispositif page suivante) Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 1.  Le recours est rejeté. 2.  Les frais de procédure, d'un montant de 700 francs, sont mis à la charge  du recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans  les 30 jours dès l'entrée en force de la décision. 3.  Le présent arrêt est adressé : – au recourant, par l'entremise de son mandataire (Recommandé) – à  l'autorité  inférieure,  dossiers  SYMIC  12835072  et  N  464  233  en  retour) – en  copie,  au  Service  des  migrations  du  canton  de  Neuchâtel,  pour  information, avec dossier NE 169'714 en retour. Le président du collège : Le greffier : Blaise Vuille Alain Surdez

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