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Bundesverwaltungsgericht 23.02.2012 C-3995/2011

23 febbraio 2012·Français·CH·CH_BVGE·PDF·2,127 parole·~11 min·4

Riassunto

Interdiction d'entrée | Interdiction d'entrée (réexamen)

Testo integrale

Bundesve rwa l t ungsge r i ch t T r i buna l   adm in istratif   f édé ra l T r i buna l e   ammin istrati vo   f ede ra l e T r i buna l   adm in istrativ   f ede ra l     Cour III C­3995/2011 Arrêt   d u   2 3   février   2012 Composition Blaise Vuille (président du collège),  Marianne Teuscher, Ruth Beutler, juges, Sophie Vigliante Romeo, greffière. Parties A._______,    représenté par le Service d'Aide Juridique aux Exilé­e­s  (SAJE), rue Enning 4, case postale 7359, 1002 Lausanne, recourant,  contre Office fédéral des migrations (ODM), Quellenweg 6,  3003 Berne,    autorité inférieure.  Objet Interdiction d'entrée (réexamen).

C­3995/2011 Page 2 Faits : A.  A.a Le  7  décembre  1989, A._______,  ressortissant  serbe,  né  en  1970,  est entré en Suisse et y a déposé une demande d'asile. Par décision du 24  juillet  1990,  l'Office  fédéral  compétent  a  rejeté  cette  requête et prononcé le renvoi de l'intéressé. Celui­ci a ensuite disparu. A.b Le 29 octobre 1991,  le  requérant  a  déposé une nouvelle  demande  d'asile en Suisse. Le  28  janvier  1992,  l'Office  fédéral  des  réfugiés  (ODR,  actuellement  Office fédéral des migrations: ODM) a rendu une décision de non entrée  en matière sur  ladite demande, dès  lors que  l'intéressé avait à nouveau  disparu. A.c Par décision du 26 mai 1993, l'ODR a rejeté une troisième demande  d'asile de A._______ et ordonné son renvoi de Suisse. Par  jugement  du  15  septembre  1994,  le  Tribunal  de  police  du  district  d'Aigle  a  condamné  par  défaut  le  prénommé  à  trente  jours  d'emprisonnement pour faux dans les certificats et conduite d'un véhicule  automobile sans permis de conduire. L'intéressé a quitté le territoire helvétique le 7 octobre 1999 à destination  de son pays d'origine. Le 22 octobre 1999, la Commission suisse de recours en matière d'asile  (CRA) a radié du rôle le recours que le requérant avait interjeté contre la  décision  du  26  mai  1993,  dans  la  mesure  où  celui­ci  avait  retiré  son  pourvoi. B.  Par  décision  du  8  avril  2002,  l'Office  fédéral  des  étrangers  (OFE,  actuellement Office  fédéral des migrations: ODM) a  refusé de délivrer à  A._______ une autorisation d'entrée en Suisse pour affaires. C.  Par  décision  du  21  novembre  2006,  l'ODM  a  rejeté  la  demande  d'autorisation d'entrée en Suisse pour visite du prénommé.

C­3995/2011 Page 3 Le 31 juillet 2007, le Tribunal administratif fédéral (ci­après: le TAF ou le  Tribunal) a procédé à la radiation du rôle du recours que l'intéressé avait  interjeté  contre  cette décision,  dès  lors que celui­ci  avait,  sans attendre  de connaître l'issue de ladite procédure, pris l'initiative de venir en Suisse  aux fins d'accomplir les actes en vue desquels il avait précisément requis  des autorités helvétiques l'octroi d'une autorisation d'entrée, rendant de la  sorte sans objet la poursuite de la procédure. D.  Le 24 novembre 2008, l'ODM a habilité la représentation suisse à Pristina  à délivrer à A._______ un visa de quatre jours afin de lui permettre de se  présenter  à  une  audience  devant  le  Tribunal  d'arrondissement  de  Lausanne dans le cadre d'une constatation d'état civil. Entré  en  Suisse  le  même  jour,  le  prénommé  a  quitté  ce  pays  le  27  novembre 2008. E.  Par  décision  du  17  mars  2009,  l'ODM  a  rejeté  la  demande  de  regroupement  familial  et  d'inclusion  de  A._______  dans  l'admission  provisoire  de  sa  compagne,  B._______,  une  compatriote  née  en  1967,  mère de quatre de ses enfants, dès  lors que celle­ci dépendait de  l'aide  sociale et qu'ils n'étaient pas encore mariés. F.  Le 22 juillet 2009, l'intéressé a été contrôlé en Italie en possession d'une  autorisation de séjour suisse falsifiée. G.  Le  26  octobre  2009,  l'ODM  a  prononcé  à  l'endroit  de  A._______  une  décision d'interdiction d'entrée valable jusqu'au 25 octobre 2012. Cette  décision  est  principalement  fondée  sur  le  fait  que  l'intéressé,  en  violation de l'ancien art. 67 al. 1 let. a et de la loi fédérale du 16 décembre  2005  sur  les  étrangers  (LEtr,  RO  2007  5437),  disposition  ayant  été  remplacée à partir du 1er  janvier 2011 par  l'actuel art. 67 al. 2  let. a LEtr  (qui a la même teneur), avait attenté à la sécurité et à l'ordre publics, dès  lors qu'il avait  tenté d'entrer  illégalement avec de faux papiers d'identité. L'office  a  par  ailleurs  relevé  que  cette  décision  entraînerait  une  publication  dans  le  Système  d'information  Schengen  (SIS)  ayant  pour  http://links.weblaw.ch/AS-2007/5437 http://links.weblaw.ch/AS-2007/5437 http://links.weblaw.ch/AS-2007/5437 http://links.weblaw.ch/AS-2007/5437 http://links.weblaw.ch/AS-2007/5437

C­3995/2011 Page 4 conséquence  d'étendre  ses  effets  à  l'ensemble  du  territoire  des  Etats  Schengen. H.  Le  21  mai  2010,  A._______  a  fait  l'objet  d'un  contrôle  à  l'aéroport  de  Zurich. La décision précitée lui a alors été notifiée. Le 22 mai 2010, il a été refoulé vers Pristina. I.  Par  lettre  non  datée,  accompagnée  d'une  procuration  signée  par  le  prénommé,  et  parvenue  à  l'ODM  le  14  juin  2010,  B._______  a  sollicité  des  informations concernant  la décision d'interdiction d'entrée en Suisse  prononcée  à  l'endroit  de  son  compagnon,  expliquant  que  celui­ci  avait  souhaité  se  rendre  dans  ce  pays  afin  de  reconnaître  leur  fille  et  qu'il  s'était vu refuser l'entrée sur territoire helvétique.  Le  15  juin  2010,  l'ODM  a  transmis  copie  de  ladite  décision  à  la  prénommée, tout en précisant que ce prononcé avait été dûment notifié à  l'intéressé le 21 mai 2010 et qu'il lui était loisible de le contester en faisant  usage  des  voies  de  droit  à  disposition,  possibilité  dont  elle  n'a  pas  fait  usage.  J.  Par  écrit  du  9  novembre  2010,  A._______  a  sollicité  de  l'ODM,  par  l'entremise de son conseil, la levée de l'interdiction d'entrée prononcée le  26  octobre  2009  à  son  endroit,  expliquant  que,  depuis  le  prononcé  de  cette mesure, il était devenu père d'une fille, C._______, née le 18 février  2010,  au  bénéfice  de  l'admission  provisoire  en  Suisse,  qu'il  n'avait  pas  encore  pu  la  reconnaître  et  qu'il  était  également  privé  de  manière  continue de  relations  familiales avec ses quatre autres enfants mineurs,  également admis provisoirement en Suisse. Il a en outre allégué que sa  fille  aînée,  D._______,  née  en  1993  d'une  précédente  union,  était  lourdement  handicapée,  qu'il  n'avait  pratiquement  pas  eu  de  relations  familiales avec elle  dans  la mesure où  la mère de  celle­ci  s'y  opposait,  qu'il  n'avait  jamais  eu  l'occasion  ni  d'exercer  son  droit  de  visite,  ni  de  défendre  son  droit  de  visite,  et  que  D._______  n'avait  jamais  été  autorisée par  l'ODM à se  rendre au Kosovo, de sorte qu'ils ne s'étaient  vus que  très sporadiquement,  la dernière  fois deux ans auparavant.  Il a  par  ailleurs  exposé  qu'il  avait  rencontré  sa  compagne,  B._______,  en  1996, que, comme il était domicilié à l'étranger, la procédure de mariage  n'avait  pu aboutir,  que quatre enfants étaient  issus de  leur  relation,  soit 

C­3995/2011 Page 5 E._______,  né  en  1999,  F._______,  née  en  2000,  G._______,  né  en  2004, et C._______, née en 2010, et qu'il n'avait jamais renoncé à mener  une  vie  familiale  avec  sa  compagne  et  leurs  quatre  enfants.  Il  a  ajouté  que  seul  un  visa  de  quatre  jours  lui  avait  été  délivré  en  2008  pour  se  rendre à une audience devant le Tribunal d'arrondissement de Lausanne,  que  toutes  les  autres  demandes  d'autorisation  d'entrée  et  de  regroupement  familial  lui  avaient  été  refusées  par  l'ODM  et  qu'il  avait  ainsi  été  contraint  de  poursuivre  sa  vie  familiale  dans  la  clandestinité.  L'intéressé a par ailleurs argué qu'en prononçant une interdiction d'entrée  à  son  endroit,  l'ODM  avait  ignoré  ses  relations  familiales  et  avait  ainsi  contrevenu  à  l'art.  8  de  la  Convention  du  4 novembre  1950  de  sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales (CEDH,  RS  0.101).  Il  a  encore  fait  valoir  que  les  conditions  de  l'art.  67  LEtr  n'étaient pas réalisées, dès  lors qu'en  tentant de  franchir  illégalement  la  frontière  italienne  avec  un  permis  C  (recte:  permis  B)  falsifié,  il  avait  certes  violé  les  prescriptions  en matière  de  police  des  étrangers,  mais  toutefois pas de manière grave, ni de manière réitérée, qu'il avait agi de  la sorte pour entretenir ses relations familiales, que l'interdiction d'entrée  n'était  pas  justifiée  par  un  motif  d'ordre  public  prépondérant  et  qu'il  n'existait pas de raison majeure de l'interdire d'entrée en Suisse, d'autant  moins  qu'il  possédait  un  passeport  serbe  qui  lui  permettait  d'entrer  sur  territoire helvétique sans visa. K.  Par acte séparé daté du même  jour, A._______ a également adressé à  l'ODM une demande de reconsidération de la décision du 26 mai 1993 en  tant qu'elle portait sur son renvoi. Par décision du 26 novembre 2010, l'autorité précitée n'est pas entrée en  matière sur cette requête. L.  Par courrier du 27 janvier 2011, le requérant a réitéré pour l'essentiel ses  précédentes allégations relatives à sa demande de levée de l'interdiction  d'entrée prononcée à son endroit. M.  Par  décision  du  27  mai  2011,  l'ODM  a  rejeté  la  nouvelle  demande  de  regroupement  familial  et  d'inclusion  de  A._______  dans  l'admission  provisoire de B._______, dès  lors que cette dernière dépendait  toujours  entièrement  de  l'aide  sociale  et  qu'ils  n'étaient  pas mariés.  Un  recours 

C­3995/2011 Page 6 contre  cette  décision  est  actuellement  pendant  auprès de  la Cour V du  Tribunal administratif fédéral (ci­après: le TAF ou le Tribunal). N.  Le 8 juin 2011, l'ODM a accepté la requête de D._______ et de sa mère  visant à la reconnaissance d'un cas de rigueur en application de l'art. 84  al.  5  LEtr  et  a  approuvé  l'octroi  d'une  autorisation  de  séjour  en  leur  faveur. O.  Par décision du 7  juillet 2011,  l'autorité précitée a  rejeté  la demande de  A._______ tendant au réexamen de la décision d'interdiction d'entrée du  26 octobre 2009, considérant que les décisions des 27 mai et 8 juin 2011  constituaient  certes  un  fait  nouveau  par  rapport  au  prononcé  de  ladite  mesure d'éloignement, mais qu'elles ne constituaient toutefois pas un fait  nouveau  important  au  point  de  justifier  une  reconsidération  de  cette  mesure. P.  Par acte du 14 juillet 2011, A._______ a recouru, par l'entremise de son  mandataire,  contre  la  décision  du  7  juillet  2011,  concluant  à  son  annulation,  tout  en  sollicitant  d'être  mis  au  bénéfice  de  l'assistance  judiciaire  partielle.  Il  a  repris  en  substance  l'argumentation  qu'il  avait  précédemment développée dans son écriture du 9 novembre 2010.  Il  a  insisté  sur  le  fait  qu'il  souhaitait  effectuer  les  démarches  utiles  à  la  reconnaissance en paternité de sa fille cadette, C._______, et à l'exercice  de  son  droit  de  visite  sur  sa  fille  aînée,  D._______,  entretenir  des  relations avec ses enfants mineurs et participer à leur éducation, tout en  se  prévalant  de  l'art.  8  CEDH.  Il  a  en  outre  soutenu  que  la  décision  d'interdiction  d'entrée  n'était  pas  justifiée  par  un  motif  d'ordre  public  prépondérant,  qu'elle  portait  atteinte  de  manière  grave  à  ses  relations  avec ses enfants et sa compagne, qu'elle était disproportionnée et qu'elle  était ainsi contraire à l'art. 67 LEtr et à l'art. 8 CEDH. Q.  Par  décision  incidente  du  3  octobre  2011,  l'autorité  d'instruction  a  dispensé le recourant du paiement des frais de procédure.  R.  Appelée à se prononcer sur le recours, l'autorité intimée en a proposé le  rejet en date du 24 octobre 2011.

C­3995/2011 Page 7 Invité à se déterminer sur ce préavis,  le recourant n'a pas  fait usage de  son droit de réplique. Droit : 1.  1.1. Sous réserve des exceptions prévues à  l'art. 32 de  la  loi du 17  juin  2005 sur  le Tribunal administratif  fédéral  (LTAF, RS 173.32),  le TAF, en  vertu de l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les décisions au sens  de  l'art.  5  de  la  loi  fédérale  du  20 décembre  1968  sur  la  procédure  administrative  (PA, RS 172.021)  prises  par  les  autorités mentionnées  à  l'art. 33 LTAF. En  particulier,  les  décisions  sur  réexamen  rendues  par  l'ODM  (qui  constitue une unité de  l'administration  fédérale au sens de  l'art. 33  let. d  LTAF) en matière d'interdiction d'entrée sont susceptibles de recours au  TAF,  qui  statue  de  manière  définitive  (cf.  art. 1  al.  2  LTAF  en  relation  avec  l'art. 83  let. c ch. 1 de  la  loi du 17 juin 2005 sur  le Tribunal  fédéral  [LTF, RS 173.110]; cf. consid. 3.2 infra). 1.2. A moins que la LTAF n'en dispose autrement, la procédure devant le  TAF est régie par la PA (cf. art. 37 LTAF). 1.3. L'intéressé a qualité pour recourir (cf. art. 48 al. 1 PA). Présenté dans  la forme et dans les délais prescrits par la loi, le recours est recevable (cf.  art. 50 et art. 52 PA). 2.  Le recourant peut invoquer devant le Tribunal la violation du droit fédéral,  y  compris  l'excès  ou  l'abus  du  pouvoir  d'appréciation,  la  constatation  inexacte ou incomplète des faits pertinents ainsi que l'inopportunité de la  décision  entreprise,  sauf  lorsqu'une  autorité  cantonale  a  statué  comme  autorité de recours (cf. art. 49 PA). A teneur de l'art. 62 al. 4 PA, l'autorité  de recours n'est pas  liée par  les motifs  invoqués à  l'appui du recours ni  par  les  considérants  juridiques  de  la  décision  querellée  (cf.  ANDRÉ  MOSER, MICHAEL BEUSCH et LORENZ KNEUBÜHLER, Prozessieren vor dem  Bundesverwaltungsgericht,  Handbücher  für  die  Anwaltspraxis,  tome  X,  Bâle  2008,  p.  181,  ad  ch.  3.197;  BLAISE  KNAPP,  Précis  de  droit  administratif,  Bâle  et  Francfort­sur­le­Main  1991,  p. 422,  nos 2034ss ;  PIERRE MOOR, Droit administratif, Berne 2002, vol. II, p. 264s., ch. 2.2.6.5, 

C­3995/2011 Page 8 et  références  citées).  Il  en  résulte  qu'elle  peut,  d'une  part,  admettre  ou  rejeter le pourvoi pour d'autres motifs que ceux invoqués, et, d'autre part,  maintenir une décision en  la  fondant au besoin sur d'autres dispositions  légales que celles retenues par l'autorité inférieure, pour autant qu'il reste  dans le cadre de l'objet du litige (cf. ATF 130 III 707 consid. 3.1, ATF 108  Ib 28 consid. 1, et  la  jurisprudence citée  ; MOOR, op. cit.,  ibidem). Dans  son arrêt, elle prend en considération l'état de fait et de droit régnant au  moment où elle statue  (cf. ATAF 2011/1 consid. 2 p. 4 et  jurisprudence  citée). 3.   3.1. La procédure administrative distingue les moyens de droit ordinaires  et extraordinaires. Contrairement aux premiers,  les seconds sont dirigés  contre des décisions entrées en  force de chose  jugée  formelle, à savoir  contre des décisions qui ne peuvent plus être contestées par un moyen  de  droit  ordinaire,  par  exemple  du  fait  que  toutes  les  voies  de  droit  ordinaires ont été épuisées, que le délai de recours est venu à échéance  sans avoir été utilisé, que le recours a été déclaré irrecevable ou en cas  de  renonciation  à  recourir  ou  de  retrait  du  recours.  La  demande  de  révision (dont l'examen incombe à l'autorité de recours et suppose que la  cause ait fait l'objet d'une décision matérielle sur recours) et la demande  de  réexamen ou de  reconsidération  (dont  l'examen  incombe à  l'autorité  inférieure)  relèvent  de  la  procédure  extraordinaire  (cf.  URSINA  BEERLI­BONORAND,  Die  ausserordentlichen  Rechtsmittel  in  der  Verwaltungsrechtspflege  des  Bundes  und  der  Kantone,  Zurich  1985,  p. 45s., 80s. et 171ss; sur  la distinction entre  la  révision et  le  réexamen  lorsque  la  cause  a  fait  l'objet  d'une  décision  matérielle  sur  recours,  cf.  arrêt  du  Tribunal  administratif  fédéral  C­5867/2009  du  15  avril  2011  consid. 2.2).  3.2. En  l'espèce,  la décision d'interdiction d'entrée  rendue  le 26 octobre  2009 n'a pas été contestée par le recourant et est ainsi entrée en force de  chose jugée formelle (cf. let. I supra). Seule  la voie du réexamen devant  l'autorité  inférieure  était  dès  lors  ouverte  dans  le  cadre  de  la  présente  cause.  C'est  donc  à  juste  titre  que  l'ODM  a  qualifié  la  requête  du  prénommé du 9 novembre 2010 de demande de réexamen.  4.   4.1.  La  demande  de  réexamen ­ définie  comme  étant  une  requête  non  soumise à des exigences de délai ou de forme, adressée à une autorité  http://links.weblaw.ch/ATF-130-III-707 http://links.weblaw.ch/ATF-130-III-707 http://links.weblaw.ch/ATF-130-III-707 http://links.weblaw.ch/ATF-130-III-707 http://links.weblaw.ch/ATF-130-III-707 http://links.weblaw.ch/ATF-108-IB-28 http://links.weblaw.ch/ATF-108-IB-28 http://links.weblaw.ch/ATF-108-IB-28 http://links.weblaw.ch/ATF-108-IB-28 http://links.weblaw.ch/ATF-108-IB-28

C­3995/2011 Page 9 administrative  en  vue  de  la  reconsidération  d'une  décision  qu'elle  a  rendue et qui est entrée en force ­ n'est pas expressément prévue par la  PA. La jurisprudence et la doctrine l'ont cependant déduite de l'art. 66 PA,  qui prévoit le droit de demander la révision des décisions, et des art. 8 et  29 al. 2 de la Constitution fédérale de la Confédération suisse du 18 avril  1999 (Cst., RS 101). Dans la mesure où la demande de réexamen est un  moyen de droit extraordinaire, l'autorité administrative n'est tenue de s'en  saisir  qu'à  certaines  conditions,  ce  qui  est  notamment  le  cas,  selon  la  jurisprudence et  la doctrine,  lorsque le requérant  invoque l'un des motifs  de  révision  prévus  par  l'art. 66  PA  (à  savoir  notamment  des  faits,  respectivement  des  moyens  de  preuve  importants,  qu'il  ne  connaissait  pas  lors  de  la  première  décision  ou  dont  il  ne  pouvait  se  prévaloir  ou  n'avait  pas  de  raison  de  se  prévaloir  à  l'époque)  ou  lorsque  les  circonstances se sont modifiées dans une mesure notable depuis que la  première  décision  a  été  rendue  (cf.  ATF  136  II  177  consid. 2.1  p.  181,  ATF 127 I 133 consid. 6 p. 137s., et la jurisprudence citée; ATAF 2010/5  consid. 2.1.1 p. 59, et la jurisprudence et doctrine citées). Selon  la  pratique  en  vigueur  en  matière  de  révision,  applicable  par  analogie  à  l'institution  du  réexamen,  les  faits  nouveaux  ne  peuvent  entraîner  la  révision ou  le  réexamen d'une décision entrée en  force que  s'ils  sont  pertinents  et  suffisamment  importants  pour  conduire  à  une  nouvelle appréciation de  la situation (cf. ATF 136 II précité consid. 2.2.1  p. 181s., ATF 131 II 329 consid. 3.2 p. 336s.). La  procédure  extraordinaire  ne  saurait  toutefois  servir  de  prétexte  pour  remettre continuellement en question des décisions entrées en  force, ni  surtout viser à éluder les dispositions légales sur les délais de recours (cf.  ATF  136  II  précité  consid.  2.1  p. 181,  ATF  127  I  précité,  loc.  cit.,  et  la  jurisprudence citée). 4.2.  L'instance  inférieure  est  entrée  en  matière  sur  la  demande  de  réexamen  du  recourant,  a  procédé  à  un  examen matériel  et,  sur  cette  base,  rendu une nouvelle décision. Le Tribunal dispose par conséquent  d'un  plein  pouvoir  d'examen  pour  déterminer  si  l'interdiction  qui  frappe  A._______ est encore conforme au droit fédéral. En revanche, il sied de  noter  que  la question de savoir  si  la première décision était  justifiée ne  fait pas l'objet de la présente procédure (cf. ATAF 2008/24 consid. 2.2, et  les références citées). Ainsi, les arguments du recourant portant sur cette  question sont irrecevables. 5. 

C­3995/2011 Page 10 5.1.  Dans  sa  demande  du  9  novembre  2010  visant  à  la  levée  de  l'interdiction d'entrée prononcée à son égard,  le prénommé a  invoqué  la  présence de ses enfants et de sa compagne en Suisse, se prévalant de  l'art.  8  CEDH.  Il  a  en  particulier  allégué  qu'il  souhaitait  effectuer  les  démarches  utiles  à  la  reconnaissance  en  paternité  de  sa  fille  cadette,  C._______, née en 2010, et à la défense de son droit de visite sur sa fille  aînée,  D._______,  au  bénéfice  d'une  autorisation  de  séjour  suite  à  la  décision  de  l'ODM  du  8  juin  2011,  entretenir  des  relations  avec  ses  enfants et participer à leur éducation.  5.2. Le Tribunal constate tout d'abord que les liens unissant le recourant  à sa compagne, B._______, qu'il a  rencontrée en 1996, à  leurs enfants  E._______,  né  en  1999,  F._______,  née  en  2000,  G._______,  né  en  2004,  et  à  sa  fille  aînée,  D._______,  née  en  1993  d'une  précédente  union,  ne  constituent  nullement  des  faits  nouveaux  puisqu'ils  sont  largement  antérieurs  à  la  décision  d'interdiction  d'entrée  du  26  octobre  2009. Quant à la naissance de sa fille cadette, C._______, en date du 18  février 2010, il sied de constater que si elle est survenue postérieurement  à  la  décision  d'interdiction  d'entrée  du  26  octobre  2009,  les  allégations  relatives  à  cet  événement  auraient  néanmoins  déjà  pu  être  invoquées  dans le cadre d'une procédure de recours ordinaire, si  l'intéressé n'avait  pas renoncé de son propre chef à utiliser ce moyen, puisque la décision  précitée  ne  lui  a  été  dûment  notifiée  que  le  21  mai  2010  (cf.  let.  I  ci­ dessus).  Compte  tenu  de  son  large  pouvoir  d'appréciation,  l'autorité  de  recours  aurait  pu  prendre  en  considération  ces  éléments  dans  sa  décision,  en  tenant  dûment  compte  de  la  situation  particulière  du  recourant.  Le cas échéant,  elle aurait  pu  réduire  la durée de  la mesure  d'interdiction  d'entrée  dont  il  faisait  l'objet.  Aussi  le  recourant  doit­il  assumer  les  conséquences  du  choix  librement  opéré  de  renoncer  à  recourir  formellement contre  la mesure d'éloignement précitée et d'avoir  opté en faveur de la voie du réexamen, moyen de droit extraordinaire qui  est  soumis  à  des  conditions  plus  restrictives  que  celles  régissant  le  recours ordinaire (cf. consid. 4.1 ci­dessus). 5.3. Concernant la décision du 8 juin 2011, par laquelle l'ODM a accepté  la  requête  de  D._______,  désormais  majeure  et  qui  est  lourdement  handicapée, et de sa mère visant à la reconnaissance d'un cas individuel  d'une extrême gravité en application de l'art. 84 al. 5 LEtr et a approuvé  l'octroi  d'une  autorisation  de  séjour  en  leur  faveur,  il  sied  de  constater  qu'elle est postérieure à  la décision d'interdiction d'entrée du 26 octobre  2009. Aussi, c'est à juste titre que l'autorité intimée est entrée en matière  sur la demande de réexamen du 9 novembre 2010.

C­3995/2011 Page 11 5.3.1. Dans ce cadre, il convient donc d'examiner, en tenant compte de la  situation actuelle,  si  la mesure d'interdiction d'entrée  satisfait  encore au  principe de proportionnalité et,  dans ce contexte,  si  elle est  conforme à  l'art. 8 CEDH. En particulier, doivent ainsi être analysés  la nécessité de  ladite mesure  afin  de  préserver  la  sécurité  et  l'ordre  publics  en Suisse,  l'intérêt public à son maintien et l'intérêt privé du recourant à sa levée. 5.3.2. S'agissant de l'intérêt public, il est à noter que l'interdiction d'entrée  prononcée  à  l'endroit  du  recourant  est  une  mesure  administrative  de  contrôle  qui  tend  à  le  tenir  éloigné  de  Suisse. Or,  il  ressort  du  dossier  que, par jugement du 15 septembre 1994, le Tribunal de police du district  d'Aigle  a  condamné  par  défaut  le  recourant  à  trente  jours  d'emprisonnement pour faux dans les certificats et conduite d'un véhicule  automobile sans permis de conduire. Le 31 juillet 2007, le TAF a procédé  à  la  radiation du  rôle du  recours que  l'intéressé avait  interjeté  contre  la  décision  de  l'ODM  du  21  novembre  2006  rejetant  sa  demande  d'autorisation  d'entrée  en  Suisse  pour  visite,  dès  lors  que  le  recourant  avait,  sans  attendre  de  connaître  l'issue  de  ladite  procédure,  pris  l'initiative  de  venir  en  Suisse  aux  fins  d'accomplir  les  actes  en  vue  desquels  il  avait  précisément  requis  des  autorités  helvétiques  l'octroi  d'une autorisation d'entrée, rendant de la sorte sans objet la poursuite de  la  procédure.  Le  22  juillet  2009,  l'intéressé  a  été  contrôlé  en  Italie  en  possession d'une autorisation de séjour suisse falsifiée, cherchant ainsi à  tromper l'autorité et violant de manière parfaitement consciente et répétée  les prescriptions du droit en matière d'étrangers. A cet égard, le recourant  a  du  reste  lui­même  expliqué  que,  faute  d'autorisation,  il  avait  été  contraint de poursuivre sa vie  familiale dans  la clandestinité  (cf.  recours  précité  point  9),  ce  qui  laisse  planer  de  sérieux  doutes  quant  à  sa  véritable  capacité  à  se  conformer  aux  lois  en  vigueur  et  à  adopter  un  comportement  exempt  de  tout  reproche,  de  sorte  que  l'on  ne  saurait  exclure  un  cas  de  récidive.  Or,  il  sied  de  rappeler,  d'une  part,  que  l'ordonnance  du  24  octobre  2007  relative  à  l'admission,  au  séjour  et  à  l'exercice  d'une  activité  lucrative  (OASA,  RS  142.201)  précise,  en  son  art. 80 al. 1, qu'il y a notamment atteinte à la sécurité et à l'ordre publics  en  cas  de  violation  de  prescriptions  légales  et  que,  d'autre  part,  une  interdiction d'entrée peut notamment être prononcée lorsque l'étranger a  violé  les  prescriptions  du  droit  en  matière  d'étrangers  (cf.  Message  du  Conseil  fédéral  concernant  la  loi  sur  les  étrangers  du  8  mars  2002,  FF 2002 3568).  5.3.3. L'intérêt privé du recourant consiste à pouvoir rendre visite à sa fille  aînée,  D._______,  au  bénéfice  d'une  autorisation  de  séjour  en  Suisse  http://links.weblaw.ch/BBl-2002-3568 http://links.weblaw.ch/BBl-2002-3568 http://links.weblaw.ch/BBl-2002-3568 http://links.weblaw.ch/BBl-2002-3568 http://links.weblaw.ch/BBl-2002-3568

C­3995/2011 Page 12 suite à la décision de l'ODM du 8 juin 2011. Un étranger peut, selon les circonstances, se prévaloir du droit au respect  de  la  vie  privée  et  familiale  garanti  par  l'art.  8  par.  1  CEDH  ­  dont  la  portée  est  identique  à  celle  de  l'art.  13  al.  1  Cst.  ­  pour  s'opposer  à  l'éventuelle séparation de la famille. Encore faut­il, pour pouvoir invoquer  cette  disposition,  que  la  relation entre  l'étranger  et  une personne de  sa  famille ayant le droit de résider durablement en Suisse (nationalité suisse,  autorisation  d'établissement  ou  droit  certain  à  l'obtention  ou  à  la  prolongation  d'une  autorisation  de  séjour  [cf.  sur  ce  dernier  point,  ATF  135  I  143  consid.  1.3.1])  soit  étroite,  effective  et  stable  (cf. notamment  ATF 135  I  143 consid.  1.3.2, ATF 129  II  11 consid.  2 et ATF 127  II  60  consid. 1d/aa). Les relations visées à l'art. 8 CEDH sont avant tout celles  qui existent entre époux, ainsi que  les relations entre parents et enfants  mineurs  vivant  en  ménage  commun  (cf.  notamment  ATF 135  I  143  consid. 1.3.2).  Le  droit  au  respect  de  la  vie  familiale  n'est  toutefois  pas  absolu  et  peut  être  restreint  au  terme  d'une  pesée  des  intérêts  en  présence,  pour  autant  que  dite  ingérence  respecte  le  principe  de  proportionnalité.  Il  faut  tenir  compte,  en  cas  de  condamnation  de  l'étranger pour crime ou délit, de la gravité des actes commis ainsi que de  la  situation  personnelle  et  familiale  de  l'intéressé  (cf.  ATF  134  II  10  consid.  4.1 et  4.2  et  la  jurisprudence  citée,  concernant  une autorisation  de séjour en Suisse). Or,  le  recourant a  lui­même affirmé qu'il n'avait pratiquement pas eu de  relations  familiales  avec  D._______  et  qu'ils  ne  s'étaient  vus  que  très  sporadiquement  (cf.  demande  de  réexamen  du  9  novembre  2010).  Si  cette situation est certes la conséquence de l'absence de statut en Suisse  de  l'intéressé,  il  n'en  demeure  toutefois  pas  moins  que,  dans  ces  circonstances,  A._______  ne  saurait  entretenir  des  liens  étroits  et  effectifs  avec  sa  fille  aînée.  Il  s'ensuit  que  le  recourant  ne  peut  se  prévaloir  du  droit  au  respect  de  la  vie  privée  et  familiale.  Dans  ce  contexte,  il  s'impose  tout  au  plus  d'observer  que,  comme  relevé  par  l'ODM dans sa décision du 27 mai 2011, le statut des quatre enfants du  prénommé  issus  de  sa  relation  avec  B._______,  lesquels  sont  au  bénéfice de  l'admission provisoire en Suisse, ne  fonde pas non plus de  droit au sens de l'art. 8 CEDH. Il convient au surplus de souligner qu'en  l'absence de  titre de séjour,  le  recourant, même en cas de levée de la décision d'interdiction d'entrée, ne  pourrait pas résider sur le territoire helvétique auprès de sa famille, étant  à  cet  égard  rappelé  que,  par  décision  du  27  mai  2011,  l'ODM  a  http://links.weblaw.ch/ATF-135-I-143 http://links.weblaw.ch/ATF-135-I-143 http://links.weblaw.ch/ATF-135-I-143 http://links.weblaw.ch/ATF-135-I-143 http://links.weblaw.ch/ATF-135-I-143 http://links.weblaw.ch/ATF-135-I-143 http://links.weblaw.ch/ATF-135-I-143 http://links.weblaw.ch/ATF-135-I-143 http://links.weblaw.ch/ATF-135-I-143 http://links.weblaw.ch/ATF-135-I-143 http://links.weblaw.ch/ATF-129-II-11 http://links.weblaw.ch/ATF-129-II-11 http://links.weblaw.ch/ATF-129-II-11 http://links.weblaw.ch/ATF-129-II-11 http://links.weblaw.ch/ATF-129-II-11 http://links.weblaw.ch/ATF-127-II-60 http://links.weblaw.ch/ATF-127-II-60 http://links.weblaw.ch/ATF-127-II-60 http://links.weblaw.ch/ATF-127-II-60 http://links.weblaw.ch/ATF-127-II-60 http://links.weblaw.ch/ATF-135-I-143 http://links.weblaw.ch/ATF-135-I-143 http://links.weblaw.ch/ATF-135-I-143 http://links.weblaw.ch/ATF-135-I-143 http://links.weblaw.ch/ATF-135-I-143 http://links.weblaw.ch/ATF-134-II-10 http://links.weblaw.ch/ATF-134-II-10 http://links.weblaw.ch/ATF-134-II-10 http://links.weblaw.ch/ATF-134-II-10 http://links.weblaw.ch/ATF-134-II-10

C­3995/2011 Page 13 également  rejeté  la  deuxième  demande  de  regroupement  familial  et  d'inclusion de A._______ dans l'admission provisoire de B._______, dès  lors que cette dernière dépendait toujours entièrement de l'aide sociale et  qu'ils  n'étaient  pas  mariés,  et  qu'un  recours  contre  cette  décision  est  actuellement pendant auprès de la Cour V du TAF (cf.  let. M ci­dessus). Par ailleurs,  le maintien de  la mesure querellée, contrairement à ce que  prétend  l'intéressé,  ne  l'empêche  en  l'état  pas  d'entretenir,  malgré  son  éloignement  géographique,  des  liens avec  sa  compagne et  ses enfants  (par  courrier,  par  téléphone,  via  internet)  et  ne  consacre  donc  pas  de  violation du droit garanti par l'art. 8 CEDH. S'agissant des démarches utiles à effectuer en vue de la reconnaissance  en  paternité  de  C._______  et  de  l'exercice  de  son  droit  de  visite  sur  D._______,  le  recourant  conserve  la  possibilité,  en  présence  de motifs  humanitaires ou importants, de solliciter auprès de l'ODM, sur la base de  l'art. 67 al. 5 LEtr, la suspension ­ pour une courte durée déterminée ­ de  la mesure d'éloignement en cause.  Il s'impose d'ailleurs d'observer à ce  propos  que,  le  24  novembre  2008,  l'ODM  a  habilité  la  représentation  suisse à Pristina à délivrer à A._______ un visa de quatre jours afin de lui  permettre  de  se  présenter  à  une  audience  devant  le  Tribunal  d'arrondissement  de  Lausanne  dans  le  cadre  d'une  constatation  d'état  civil. 5.3.4.  Cela  étant,  l'intérêt  privé  du  recourant  ne  saurait  dans  ces  circonstances être de nature à prévaloir sur l'intérêt public. 5.4. Au demeurant, on ne voit pas quelle incidence le fait que l'intéressé  possède  un  passeport  serbe  pourrait  avoir  sur  la  présente  cause.  Cet  élément n'est donc pas pertinent. 6.  Au  vu  de  ce  qui  précède,  force  est  de  constater  que  le  recourant  n'invoque  aucun  élément  ou  changement  de  circonstances  important,  survenu  postérieurement  à  la  décision  d'interdiction  d'entrée  du  26  octobre  2009,  qui  permettrait  de  justifier  une  reconsidération  de  cette  mesure. Le maintien de cette décision apparaît en outre nécessaire à  la  préservation  de  l'ordre  et  la  sécurité  publics  en  Suisse  et  respecte  le  principe de proportionnalité, la mesure d'éloignement déployant ses effets  jusqu'au 25 octobre 2012.

C­3995/2011 Page 14 Par  conséquent,  c'est  à  bon  droit  que,  par  décision  du  7  juillet  2011,  l'autorité intimée a rejeté la demande de réexamen de l'intéressé. 7.  En  conséquence,  le  Tribunal  est  amené  à  conclure  que  la  décision  querellée est conforme au droit (cf. art. 49 PA).  Partant,  le  recours  doit  être  rejeté,  dans  la mesure  où  il  est  recevable. Le recourant ayant été mis, en raison de son  indigence, au bénéfice de  l'assistance  judiciaire  partielle,  par  décision  incidente  du  TAF  du  3  octobre 2011, il n'y pas lieu de percevoir de frais de procédure (cf. art. 65  al. 1 PA). (dispositif page suivante)

C­3995/2011 Page 15 Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 1.  Le recours est rejeté, dans la mesure où il est recevable. 2.  Il n'est pas perçu de frais de procédure. 3.  Le présent arrêt est adressé : – au recourant (Recommandé) – à  l'autorité  inférieure,  avec  dossiers  n° de réf.  Symic  3736762.8  et  N 182091 en retour  – en copie au Service de la population du canton de Vaud, avec dossier  VD 407'033 en retour Le président du collège : La greffière : Blaise Vuille Sophie Vigliante Romeo Expédition :