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Tribunal fédéral (ATF via Uni Berne) Partie I 01.01.1896 BGE 22 I 302

1 gennaio 1896·Français·CH·fédéral (ATF via Uni Berne) Partie I·PDF·1,338 parole·~7 min·3

Testo integrale

302 C. Entscheidungen der Schuldbetreibungs- 51. A rret du 11 {evrier 1896 dans la cause Kolly. L. Levy, a Avenches, cn~ancier de F. Mauerhofer, fermier. a Chaudon, a fait saisir, 1e 11 mai 1895, " les rücoltes d~ l'annee courante du domaine tenu a ferme par le debiteur ftlcoltes en fourrages, graines et pommes de terre, » sou~ reserve des droits du proprietaire, L. Rolly, a Sainte-Appoline. Ce dernier fit opposition, declarant etre proprietaire des recoltes pendantes et avoir, subsidiairement, un droit de retention sur ces recoltes. Levy contesta cette revendication. L'office des poursuites de la Broye, se fondant sur l'art.107, al. 1, de Ia loi sur Ia poursuite pour dettes et Ia faillite, invita Kolly a faire valoir son droit en justice dans les dix jours. Le 11 juin, Kolly dMera ce pro non ce a l'autorite cantonale de surveilIance. Dans son memoire, II expose ce qui suit : 1 0 Les recoltes pendantes sont immeubles par accession, a teneur de l'art. 419 du Code civil fribourgeois, et appartiennent au proprietaire de l'immeuble. Par consequent, ce n'etait pas Mauerhofer qui, au moment de Ia saisie, se trouvait en possession des recoltes, mais KolIy, en sa qualite de proprietaire. 20 Mauerhofer n'est d'ailleurs plus Ie fermier de Rolly. Ainsi, a ce point de vue encore, ce n'est pas Mauerhofer, mais Rolly qui se trouve en possession. Dans sa reponse, Levy soutient que : 10 Le bailleur d'un immeuble a un droit de retention sur les meubles qui garnissent les Heux loues et qui servent soit a l'arrangement, soit ä l'usage de ces Heux. (CO. art. 297 et 294). S'll a peut-etre uu droit de retention sur les recoltes entrees daus le bätimeut de la ferme, il n'en a assurement pas sur les recoltes non separees du sol. 20 L'art. 274 du Code federal des obligations, dispose que le bailleur s'oblige a faire jouir le preneur d'une chose, et l'art. 276 ajoute que le bailleur est tenu de delivrer la chose dans un etat approprie a l'usage pour lequel elle a ete louee. ür, des qu'il adelivre la chose, il n'est plus en possession. 30 Il n'existe aucune preuve que Mauerhofer soit simplement domestique de Rolly. Levy concIut a confirmation du prononce de I'office. und Konkurskammer. N° 51. 303 L'autorite cantonale de surveillance ecarta le recours. Elle se fonde sur les considerations suivantes: «En vertu meme de la notion du contrat de bail, le fermier est en possession des ßeuries du domaine loue. Des 10rs, c'est au tiers bailleur a intenter action. ~e peut et1'e prise en consideration l'allegation du recourant consistant a dire que Mauerhofer n'est plus fermier, mais simple domestique. ~ Kolly a recouru contre cette decision, par l'organe de son avocat: Ce dernier explique que, le 2 juin 1895, lorsqu'il adressa sa revendication a l'office, il ignorait que le ball entre Rolly et Mauerhofer eilt ete resilie des le 22 fevrier 1895. Cette date est attestee par Mauerhofer. De plus, une declaration de l'inspecteur du betail de Chaudon prouve que le betail qui se trouve sur le domaine de Kolly est bien la propriete de celui-ci. D'ailleurs, les recoltes non detachees appartiennent au proprietaire du fonds. Enfin. l'art. 312 du Code civil fribourgeois dispose que le fermier n'a pas droit aux fruits pendants 101's de la resiliation du ball. Statuant s'ur ces {airs et considerant en droit : 1. - TI n'y a pas lieu de rechercher si le bailleur a un droit de propriete ou de retention ou tel autre d1'oit sur les recoltes saisies. La loi fait de Ia possession le clitere d'apres lequell'office doit repartir les röles dans le proces. Cette repartition, qui d'ailleurs n'a pas dans l'espece une importance decisive, doit se faire a bref delai. Le Iegislateur n'a pas entendu que le prepose se livrat, a ce propos, ades recherehes prolongees et ä. un examen des questions de droit. Les necessites pratiques veulent une simple appreciation des faits exterieurs, materiels, a Ia portee du prepose. Possession, aux termes des art. 106 a 109 de la loi sur la poursuite pour dettes et la faillite, signifie detention, jouissance directe, apprehension immediate, domination de fait. Le critere ainsi defini, il est indiscutable que, du debiteur ou du tiers, du fermier ou du bailleur, c'est le premier qui est en possession des recoltes. O'est lui qui laboure, ensemence, plante, irrigue, surveille, jonit. C'est lui qui touche du plus pres a la chose.

304 C. Entscheidungen der Sehuldbetreibungs- 2. - Il ne parait pas que Fon doive attacher d'importance a l'affirmation du recourant selon laquelle Mauerhofer n'est plus son fermier, mais son domestique. Mauerhofer etait le fermier de Mouney, qui a vendu le domaine a Kolly. Par l'acte devente, Kolly a ete expressement « subroge aux droits et obligations du vendeur en ce qui concerne le contrat de bai! passe avec le fermier. » Depuis la vente, i! ne s'est produit aucun fait apparent d'ou Fon puisse conclure a une transformation des rapports de Kolly et de Mauerhofer. Par ces motifs, La Chambre des poursuites et des faillites prononce: Le recours est ecarte. 52. ~ntfq,etb \.lom 11. ~ebruar 1896 tn CSaq,en 5.8o\.let uno .reaufmann. I. ~ür eine ~orbeiung beß S)unß 5.8O\.let unb beß .sof . .reauf:: mann Mn 321 ~r. 60 <It~. finb bem 2ubwig Eitrii9r~~rtebttn tlOm 5.8etretbung~amt 5.8afer am 11. SDcaem6er 1895 ge:pfiinbet worben: i,)erfq,ieoene llRobifien im Eiq,a~ungß\l)erte \.lon 45 ~r., eine 2ie:: genfq,llft Eiett. VII q$ara. 1448 mit S)au~ um ~inbingerweg unb oie llRietainfe auf ,309. @übef im 5.8etrage \.lon 2 ~r. :per 5illoq,e, auf ,3of .. ~afe im 5.8etmge \.lon 82 ~r. uno auf @eorg 5.8Iane im 5.8etruge \.lon 70 ~r. :per ,QuartaL II. IUm 17. SDeaember 1895 9at fiq, namenß oeß Eiq,uThner~ Dr. ~. ~etgen\l)tnter wegen oiefer q$fänoung bei oer lUuffiq,t~:: lie~örbe mer oaß 5.8etret6ungßamt 5.8aier befq,wert: SDaß ge:pfänoete 1lR0liUiar fOw09r, a!ß oie ge:pfänbete megenfq,aff 9abe Eitrii~l mittelft etneß :.teifß oer ~ntfq,iiotgung \.lon 6000 ~r. erworben, oie i~m unter IUb3u9 einiger lEorfq,üffe gemiiu UrteU \.lom 15. llRat 1.894 für eine in bel' llRafd)tnenfalirif 5.8urf9arot er:: nttene fq,were ~erftümmelung im .Juni 1895 au~gertel}tet woroen fei. ~ß ieien beß9ar6 fOW09f oie erwir~nten @egenftänoe, aIß bie und Konkurskammer. NQ 52. 305 (grträgniffe bel' 2iegenfq,aft ltn:pfiinbbar uno bem Eiq,uThner au belaHen. :Die @fiiubiger 9alien fiq, oem 5.8efq,».>eroeantrag wioerfett, weif niq,t naq,gewiefen fei, oa~ oie ge:pfiinoeten @egenftiinbe au~ bel' UnfaUeutfq,libigung beaal)It worben feten uno weH lUd. 92, ßiffer 10 beß 5.8etrei&ungßgefe~eß nur oie .reu:pitaI6etrüge, bie für StÖr~er\.ler!etungen gef~uThet werben ooer aUßbc3a9U woroen ~nb, niq,t alier auq, lEermögenßgegenftiinbe, oie aUß bel' ~nt~ fq,libigung angefq,afft worben feien, a!~ttn~fiinobar erfflire. Bu~ bem fci oie ~oroerung bel' @(iiubiger erft nael) bern 5.8e3u9 bel' UnfaUentf q,iiotgung enfftanoen. :Durq, ~tfq,eio \.lom 31. SDeaernber 1895 1)at oie angerufene ~ufft~tßbel)öroe bie 5.8efq,werbe infofem gutgel)ei~en, a!ß fte oie l,ßflinbung ber 2iegrnfdjaft unb bel' IlRtetainfe aufl)ob. IU.rttfe! 92, ßiffer 10 oeß 5.8etrei6ungßgefeteß, fül)rt fie aUß, fel !ebtgHq, eine !fte:probuftion non m:rt. 7, m:bfat 2 bc~ ~a6rifl)aft:pfftq,t~ gefe~eß \.lom 25. 5.8ruq,monat 1881. SDie erftere 5.8eftimmung entl)aHe 6roß eine e,l:tenfh.le m:ußbel)nung oe~ @ertung~gebieteß oer re~tern, nid)t aber eine intenfibe @rroeiterung im @ebiet, wo baß l,ßrinai:p f~on \.lorl)er gegoHen l)abe. ~un ergebe fiq, au~ oer (futftel)ung$gefq,iq,fe oeß m:rt. 7, IUbfat 2 oeß ~abrif9aft:pffiC9~ gefe~eß, oan oer Bwecf bel' 5.8efthnmung ocr geroefen fef, oen @Iltfq,iibigten im @enuffe ocr erlangten ~ntfd)lioigung bauemo alt fq,ü~en. lU.uq, aUß bem @efeteßte,l:t laffe fiq, ein anberer .Jn9aU niq,t entneljmen, nIß oaß ote erljaftenen illierte in leber @eftaft, in bel' fie fiq, noq, im lEermögen Oe5 Eiq,u!bnerß nor:: flinben, foroie auq, oie ~rtrligniffe blefer 5illerte unl'fänbliar fein foUten. Bum gfeiq,en !ftefuItate füljre oie wirtfq,aftIiq,e ~rwägung, baa bie 5.8eftimmung, wenn fie anberß außgelegt würoe, un6rauq,;:: bar uno oaa eß oem (5q,ufbner unlllÖgrtq, wäre, oie ~ntfq,~ bigung au fruftifi3ieren uno in arlieitenbeß .rea~ttar umaufe~en. SDie m:uffiq,tßlie1)örbe ftent oann feft, oaa ein ~aq,welß be~ IUnfaufß oer ge:pfänoeten llRöbeI nUß oer ~ntfdjlioiguntfßfumme fe9Ic, baa oagegen für oie IUnaal)lung \)on 2500 ~r., bie bel' ~q,ulbner an ben Jtauf~reiß bel' gCl'fänoeten megenfq,aft gefeiftet l)a6e, eine (tUoere ,QueUe, ng oie UnfnUentfq,äOigung naq, ben merl)ärtniffen be~ Eiq,ulonerß unoenf6nr fei, fo baa bie 2tegenfq,aft XXII - 1896 20

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