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Tribunal fédéral (ATF via Uni Berne) Partie I 01.01.1893 BGE 19 I 455

1 gennaio 1893·Français·CH·fédéral (ATF via Uni Berne) Partie I·PDF·3,348 parole·~17 min·7

Testo integrale

454 ß. Civilrechtspflege. fonbere in. bel' fmn3?fifdjen ~ottrin (lmgfeidje über bie \.1 erfdjie= ~enen ?U~ftdjten ~ elss, Tratte theoTique et pratique de dl'oit 'lnte:na:zona~ prtve I, ~. 55 u. ff.) bie SJJCeinungen feljr geteilt. ?Uffetn uoerrotegenbe @runbe fvredjen bafür ben 8ett\\unft Ift: r. • • ' ,,'t' lier \Veliutt r~r ma~gebenb au erWiren. ~ie ffi:edjt~füljigfeit be~ SJJCeno fdje~ n lie~tnnt unt bel' @eliurt. ~em @mlir~o im SJJCutterteibe fann felliltanblge ffi:edjt~fuoiefti\.1ität nodj nidjt 3ugefdjrieben merben ~rft ,blltdj fei~e lebeubi~e, @eburt entfdj.eibet fidj, bau au~ i9~ etne iperfon" etn tedjt~faljtge~ ?liefen, uberljau:pt iidj eritmietett. ?Uffer~mg~ mtr~ audj bem Ungeborenen bereit~ redjWdje 'iJürforge au :tell unb mtrb berfelbe oet feiner ?Unmartfdjaft auf ~ri\.1atredjte gefdjü~t, fO, bau gefagt merben mag, er werbe, TI foweit e~ feine unb m~t bte ffi:edj.te ein:~ ~ritten betrifft, aI~ geboren 6etrad)tetll (\.le~gIetdje aarg; burgerCt~e~ @efe~6udj: § 20). ?Uffe!n 3um ffi:edjt~~ f~61efte, meldjem ffi:edjte mdjt nur \)Orrau~g geftdjert, fonbern mirf~ ltdj erroorben merben, wirb er bodj erft burdj feine Ie6enbige @eburt. ~anadj ,fQm~ benn bem no cf) nidjt geborenen, erft emvfangenen Sttnbe el~ elge~e~ .?Biirg:rtedjt. nidjt 3ugefdjrieben merben; ein foldje~ Mrb eqt burdj ble @eburt begrüubet. @in @tUub, bem ?~ge60renen für, ben 'iJ,aff feiner lebenbigen @eburt ba~ien!ge .?Burge:redjt redjtfldj 3~ ftdjctn, werdje~ feine @ftern rej:pefti\.lc, bei uueljelt~er @.eourt, fem: .?Rutter aur Beit ber @llt:pfängni~ be= faaen, hegt mdjt \)or. S)tetur fpridjt meber bQ~ ,3ntereffe be~ Un~ ge~l)rene.n nodj ba~ öffentftdje ,3ntereife; oeiben entfprid)t e~ l.liefmel)r ~ett ~efle:, wenn bQ~, .\tinb ba~ .?Bürgerredjt feiner @(tern, refpef~ tt\.1e Im \Jaffe unel)eftC\ler @eourt ba§jenige feiner SJJCutter teift menn ~l~o bei einem 3wifdjen @mpfüngni~ unb @eburt ftattgefun: be~en ~urgmedjt~medjfel bel.' ,)JComent bel' @eourt ar~ für b(t~ ~urgmedjt be~ ,Jthtbe~ oeftimmenb etflärt wirb. :l)ie~ mUß um fo. meljr, gef:en, ar~ ba~ fcf)meiöerifdje ffi:edjt in ~ürgerred)t~f(tdjen 6ecanntftdj uoerl)aupt ba~ Sf5rinaip bel' (tinl)eit bel' 'iJamme )l.laljrt. ~)a3U tommt .~odj, "baa bel' ,Seitpunft bel' @eourt beftimmt unD nat'. ge~eben rlt," wal)renb berjenige ber @m:Pfängniß in ~unM gel)ufft 1ft unb l)aufig nidjt genau feftgejtefft werben tann, fo baa, m:nn bel' s.mo~~ent bel' .\tonöeption maagebenb märe, bei einem . \l.lal)renb bel' f:tttfdjen ,Seit fta:tgefunbeneu .?Biirgerredjt~wedjfel bel' @Hern ~Q~ ~ll:ger,redjt be;:) .\ttnbe~ oft 3\l,leifefljart wäre. SDa~ \)on bel' @l)errQu ~annmger geoorcne stinb ift alfo Qudj bann, menn X. Bürgerrechtsstreitigk. zwischen Gemeinden verschied. Kantone. N" 76. 455 t~ ag unel)eCicf) öU betradjteu lit, ~ftrger bel' @emeinbe @m6radj unb nidjt bel.' @emeinbe ~iberftein. :l)emnadj ljat ba~ ~unbe§geddjt erfannt: :Die .\t{Qge tft aogewiefen. 76. Am~t d1t 8 Avril 1893 dans la cause Romont contl'e Hägglingen. Le Conseil de la commune de Romont, demanderesse, presente la requisition preliminaire ci-apres : « Le representant de la commune de Romont demande a pouvoir deposer, dans le sens de l'art. 173, N° 1 de la procedure civile federale, un extrait des deliberations du tribunal de Romont, en date du 8 Octobre 1846, portant autorisation donnee aMme Richner de passer une vente. Il affirme que l'existence de cette piece ne lui est connue en principe que depuis l'audition du temoin M. Joseph Pernet; et qu'elle n'a .ete trouvee que dans le courant de cette semaine. » Le Conseil de la partie adverse ne s'oppose pas a la production requise, et ne reclame pas l'assermentation prevue aux art. 165 et 173 chiffre 1 de la procedure civile federale precitee. Les conseils des parties sont entendus dans leurs plaid oieries et repliques. Vu le dossier de la cause, d'ou resultent les faits suivants: 10 Jean Savary, bourgeois de Romont, avait une filIe, du nom d'Alexie, agee actuelIement d'environ 89 ans, et domi- .ciliee a Romont, Oll elle est consideree comme la veuve de Franc;ois Richner, de Hägglingen (Argovie), ne a Romont en 1797 et mort dans cette localite le 16 Octobre 1872. Sans ressources et incapable de travailler, la prenommee .est forcee d'avoir recours, pour son entretien, a l'assistance publique. Le 27 Janvier 1890, elle a rec;u de la commune, soit (le l'administration des pauvres d'Hägglingen un secours de

4.55 B. Civilrechtspflege. 30 francs, a la demande de I'autorite communale de Romont. Des demandes uIterieures de secours ne furent pas accueillies par 1a commune d'HäggIingen, laquelle objectait qua la requerante n'etait pas sa ressortissante. Par demande du 26 Janvier 1892, la commune de Romont a ouvert devant le Tribunal federal, une action a la commune de HäggIingen, tendant a ce qu'iI p1aise a ce Tribunal prononcer : 1° Qu'Alexie soit Alexis Savary, fille de feu Jeal1 Savary originaire de Romont, y domiciliee, veuve de Fran<;ois Riehne; de Hägglingen, n'est pas bourgeoise de Romont, mais bien bourgeoise de HäggIingen. 20 Que 1a eommune de Hägglingen est tenue de rembourRer a 1a commune de Romont les montants alloUl~s a titre de seeours a 1a veuve de Richner, et s'tHevant au 31 Decembre 1891 a 1a somme de 335 francs, ainsi qu'a restituer les .montants qui seront eneore verses au meme titre, jusqu'a drOIt eonnu. 30 Subsidiairement a 1a eonelusion N° 2, qu'il soit donne acte a 1a commune de Romont de Son droit de reeours eontre 1a commune de Hägglingen pour repetition des sommes avancees. A l'appui de ces conclusions, la demanderesse fait va10ir, en substallce, ce qui suit : TI resu1te du eertifieat d'origine deIivre par la municipalite de Hägglingen 1e 22 Septembre 1834 ä. Fran<;ois Riehner et a « sa future epouse » Alexie Savary, que le predit Biehner est bourgeois de eette commune. Le mariage de ces epoux ne saurait etre revoque en donte. Une autorisation dans ce but fut delivree par le syndic de 1a commune de Romont, 1e 2 Octobre 1B34, et la Chancellerie du eanton d' Argovie a per<;u la finance de mariage par 4 francs 2 batz, eomme l'atteste la quittallee du 7 Septembre 1834. Au mois d'Avril 1835, Richner et la fille Savary eontracterent mariage dans 111. ehapelle du nouee a Naples; les temoins etaient le Jieutenant Fivaz et le chirurgien Alexis Fournier, tous deux au 2me regiment suisse. Ces temoius sont morts depuis 10ngtemps, et l'acte de mariage est aujourd'hui perdu, mais 1e eure aetuel de Romont, F. CasteIIa, qui a. x. Bürgerrechtsstt'eitigk. zwischen Gemeinden verschied. Kantone. N° 76. 457 rempli precedemment les fonctions de vicaire de eette paroisse, affirme positivement que Faete de mariage des epoux Riehner a ete entre ses mains, et qu'il 11. pu eonstater que eet aete etait muni du seeau et de la sigllature de la nonciature de Naples, et avait bien trait au mariage d'un nomme Richner de Hägg1ingen avec Alexie Savary. Partout ou les epoux Richner s'etablirent depuis, a Neucnatel, a la Chaux-de-Fonds, a Vevey, a Paris et notamment a Romont ils ont ete reeonnus eomme vivant en legitime mariage ei dans une situation reguliere. Ce fait est temoigne non seulement par 1a femme Riehner-Savary, mais encore par son neveu Nieolas Dousse, aetuellement a Ro~ont, el~~e depuis l'age d'nn an par les epoux Richner, et qmles a S~IVIS dans leurs voyages. 11 y a lieu de prendre eneore en eonslderation les pie ces suivantes : a) un aete notarie, du 12 Oetobre 1846, dans lequel est incliquee eomme eontractante « Madame Alex~s nee S~vary, epouse de Monsieur Fran<;ois Riehner de Hägglmgen, agIssant sous l'assistance de son mari. » b) Un inventaire de biens signe Franc;ois Bichner, le 6 Septembre 1872, dans lequel ee1ui-ci « reeonnait que les objets sousmentionnes sont l'avoir de sa femme. » c) UDe note (lu docteur-medecin Bochud, a Romont, pour soins donnes aMme et a IV!. Richner des 1863 a 1872. d) L'aete de deees de F. Riehner, eontenu dans les registres de la paroisse de Romont a page 110, et de la teneur suivante: « Anno millesimo octingentesimo septuagesimo secundo, die decima sexta Oetobris, hore sexta vespertina mortu~s est saeramentis munitus et die decima no na ejusdem menSIS sepultus est Francisc'lts Richnet' ex Hägglingen, Argoviensis, conju.x 1lfarire Claudire Alexire natre Sav~~'y e~ R?mo~t~ natus in Romont die vigesima quarta Januarn anm mllleSlllll septingentesimi nonagesimi septimi, ibidemque degens. C.-J. Raboud paroehus. » Il ressort de ce qui preeMe, d'une part, que Fran<;ois Riehner etait bourgeois de la eommune de Hägglingen: et, d'autre part, que 1a veuve Riehner a acquis par son manage

:'1 ;,' 1:11 ß. Civi/rechtspflege. le droit de cite et de bourgeoisie de son mari. En effet la preuve du mariage Richner est faite dans le sens des art. 40 du Code argovien et 23 du Code fribourgeois ; Ia possession d'etat de Ia dame Richner nee Savary est surabondamment ~tablie, et ceIle-ci doit etre decIaree bourgeoise de Häggbngen, conformement aux art. 33 du Code argovien de 1826 ou 52 du Code civil du meme canton, en vigueur depuis 1847: Une presomption decisive de l'existence du mariage resulte d'ailleurs de Ia quittance deIivree par Ia Chancellerie d'Argovie, du permis de mariage accorde par Ia commune de Romont et do l'envoi de 30 francs opere en 1890 pa.r Ia commune de Hägglingen a sa « ressortissante » veuve Alexis Richner, nee Savary, a Romont. Enfin soit Ia pos session d'etat de Ia veuve Richner, soit l'existence de son acte de mariarre o avec Fran'tois Richner seront etablies surabondamment par temoins. Le Tribunal federal est competent pour connaitre egalemeut de Ia demande d'indemnite formulee par Ia demanderesse pour se recuperer des sommes qu'elle a avancees ponr dame Richner; cette conclusion connexe est accessoire de l'action principale et doit suivre le sort de celle-ci ; rien, dans l'art. 27 de Ia loi sur l'organisation judiciaire federale, n'exclnt cette manü~re de proceder, et le Tribunal federal parait l'avoir admise dans son arret en Ia cause Neuchiitel contre Fribourg, relative a l'adjudication des frais de l'entretien de l'enfant Bongni. Il est, en effet, de principe, dans l'intel'et de l'ordre public, qu'une contestation reposant sur Ies memes elements de fait et de droit ne puisse reeevoir a Ia fois deuK proceclures et deux jugements; cette maxime se lie a Ia fois a fordre des juridictions et a l'interet des partieuliers. La commune de HäggIingen, defenderesse, a eonteste en premiere ligne Ia eompetence du Tribunal federal pour statuer sur Ia conclusion relative a Ia restitution des sommes allouees par Ia commune de Romont a titre de seeours a Alexie nee Savary. La commune de Hägglingen reconnait bien que feu Fran'tois Richner etait son ressortissant, mais elle eonteste que les faits avances par Ia demanderesse soient de nature a faire admettre l'existence d'un mariage regulier entre X. Bürgerrechtsstreitigk. zwischen Gemeinden verschied. Kantone. N° 76. 459 les soi-disant ePOTIX Richner; elle estime que ces faits sont, OU inexacts, ou sans importance en Ia cause; elle conteste egalement l'admissibilite des pr.emes. offerte~ par Ia commune de Romont, le tout par des eonslderatlOns qUl seront.touehee~, autant que de besohl, dans les considerants de drOIt du present arret. , " . La eommune de Hägglingen conclut a ce qu 11 plalse au Tribunal federal : 10 Rejeter les eonclusions de la commune de Romont tendant a ce que ce Tribunal reeonnaisse que. Ale~ie Savary , .~lle de feu Jean, de Romont, veuve de Fran'tOls ~lchner .. de ~agg­ lingen n'est pas bourgeoise de Romont, malS de Hagglmgen. 20 Rejeter egalement la conclusion de la .. del~andel:esse, tendant a faire condamner la commune de Haggllllgen a restituer a Ia commune de Romont les sommes que cette derniere a allouees a la veuve Richner a titre de secours, :es~ quelles s'eH:went a 335 francs au 31 Decem?re 1891, alUSl que les sommes qu'elle sera dans le cas de 1m allouer encore jusqu'au jugement du present pl'oees. .., 30 Rejeter egalement la conclusion Subsldlalre de Ia demanderesse, plus haut reproduite. '1' Le juge delegue a admis la reeevabmte de Ia preuve pa:temoins offerte par la demanderesse, et il a ete ~roc~de a l'audition des dits temoins a Romont, Ie 6 Mars eeoule. Le contenu ainsi que Ia valeur de ees te.moignages, sero~t appreci~s, pour autant qu'il sera necessaire, dans les conSlderants de droit ci-apres. Considerant en droit: .. 20 En ce qui coneerne Ia question du droit d~ bourgeOISie litigieux Ia competence du Tribunal f€deral est mcontestable aux ter~es des art. 110 de Ia const~tuti?n .f~d.eral~ et 21~ dernier alinea, de Ia loi sur l'organisatIOll Judlclalre federale , cette competence n'a d'ailleurs fait l'objet d'aucune contestation de Ia part des parties. A'. Cette competence doit, en revanche, etre dellle~ pour c~ qui a trait a Ia concIusion de la demande, tendant a Ia restItution, par la comillune de Hägglingen ,a cell~ de Romont~ des montants alloues par eette derniere a AleXIe Hee Savary,

460 B. Civilrechtspflege. aux termes de l'art.27 precite1 en effet, la competence du Tribunal de ceans n'est fondee qu'en matiere de contestations qui surgissent entre communes de differents cantons, touchrtnt le droit de eile, et cette competence ne saurait, a l'occasion de l'action actuelle, etre etendue a la predite reclamation. Tout ce qui a trait a l'obl'gation eventuelle de la commune de HäggIingen de foumir des secours a sa ressortissante est eminemment de droit pubJic, et il ne saurait etre entre en matiere sur ce point a l' occasion du present recours. 30 La seule question qui se pose dans l'espece est ceUe de savoir si la preuve du mariage que la demanderesse pretend avoir existe entre FranQois Richner et Alexis, soit Alexie Savary doit etre consideree comme rapportee a satisfaction de droit, anquel cas il est indubitable aux termes de l'art. 33 du Code civil d'Argovie de 1826, ainsi que de I'art. 52 de celui de 1847, que la femme Richner nee Savary a suivi la condition de son mari, et est devenue par le mariage bourgeoise de la commune de Hägglingen; cette derniere, en effet, ne conteste point que FranQois Richner, ainsi qu'il conste d'ailleurs de l'acte d'origine que cette commune lui a expedie le 20 Septembre 1834, est son ressortissant. . 40 La preuve de l'existence du mariage apparait comme une question de procedure, et c'est, des lors, 1a procedure civile federale qui doit etre appIiquee, puisque la cause renü'e dans la competence du Tribunal federal. Les art. 151 et 152 de la dite procedure admettent Ja preuve complexe, faite par des indices, laquelle est appreciee par le juge dans les lim:ites des presomptions etablies par la loi. 5° 01' les documents, temoignages et indices intervenus en la cause, et librement apprecies par le juge, constituent, pris dans leur ensemble, la preuve de l'existence du mariage conelu entre feu FranQois Richner et Alexie Savary. En effet: a) L'aete de bourgeoisie deHvre le 20 Septembre 1834 par la commune de Hägglingen a F. Richner a ete dresse egalement en faveur de sa future femme Alexie Savary; d'ou il ressort que l'union de ces epoux apparaissait alors comme imminente a l'autOlite de cette commune. X. Bürgerrcchtsstl'Citigk. zwischen Gemeinden verschied. Kantone. N° 76. 461 b) Le pennis de mariage, delivre par le syndic de ~om?nt 1e 2 Octobre 1834, temoigne egalement de la determmatIOn prise par F. Richner, de s'unir a Alexie Savary. c) Un permis analogue a ete donne a Richner par la Chancellerie cl'Etat d' Argovie, en date du 23 Septembre 1834, et la taxe usuelle de 4 francs 2 batz a ete perQue par elle de ce chef. Aces documents viennent se joindre, en corroboration des declaratiollS d'Alexie nee Savary, le fait qu'elle a, a partir du mariage qu'elle dit avoir contracte en 1835 a la nonciature de Naples avec F. Richner, constamment vecu avec ce dernier, et que la notoriete publique l'a toujours, ainsi que Richner lui-meme, consideree comme legitimement mariee. En effet, dans la reconnaissance de biens du 6 Septembre 1872, Fr. Richner designe lui-meme Alexie Savary comme sa femme; l'acte notarie du 12 Octobre 1846 mentionne F. Richner et Alexie Savary comme maries, et il resulte, soit de la note du docteur Bochud ponr soins donnes aux dits epoux, soit des nombreux temoignages entendus dans la cause, que l'existence des liens du mariage les unissant n'a jamais, ni a Romont ni ailleurs, fait l'objet d'un doute d'aucune part. La realite de ce mariage emprunte, en outre, un degre de vraisemblance voisin de la certitude a la circonstance que l'acte (le dsces plus haut reproduit, de F. Richner, dresse par le defunt c~re Raboud, a ROll1ont, charge, selon la Iegis- 1ation alors en viguellr, des affaires matrimoniales et de 1a tenue des registres de 1'etat dvil, porte expressement que F. Riehner, de Hägglingen, Argovie, est le mari (conjux) de Marie-Claude-Alexie nee Savary de Romont. Tous ces elements de eonviction se trouvent rel1forces encore par le temoignage du eure actuel (le Romo~t, M. Ca~tel.la, qui cleclare positivement avoir eu entre les mal~s, en Fevner 1884 l'acte de mariage original des epoux RlChner-Savary, ema;e de la nonciature de Naples, et muni du seeau et de la siO"nature de cet office. Le eure Castella decrit, en outre, minutieusement le format et le contenu de cette piece, et declare que le nom masculin tl'Alexis, donne a l'epouse dans ce document, l'avait particulierement frappe. En presence de ce temoignage capital et concluant, lequel

462 B. Cil"i1rechtspflege. eoncorde avec toutes Ies circonstances de la cause, et dont Ia veracite n'a ete suspectee par personne, la preuve du ma .. riage dont i1 s'agit doit apparaitre comme administree, et ce fait, des lors acquis, doit deployer toutes ses consequences legales en ce qui a trait au droit dp, bourgeoisie de Ia dame Riehner nee Savary. TI ya done lieu d'admettre Ia premiere ~ eonclusion de Ia demande, et de reconnaitre que Ia predite veuve Richner est bourgeoise de la commune de Hägglingen. Par ces motifs, Le Tribunal federal prononce: 10 La premiere eonclusion de Ia demande de Ia commune de Romont est admise, et Alexie soit Alexis Savary, originaire de Romont, y domiciliee, veuve de Fralll;ois Riehner de Hägglingen, canton d'Argovie, est declaree bourgeoise de cette commune, et doit etre reconnue par elle en cette qualite. 20 TI n'est pas entre en matiere, quant a present, Sur les autres conclusions de la demande. XI. Civilstreitigkeiten zwischen Kantonen einerseits und Privaten oder Korporationen anderseits. Di1ierends de droit civil entre des cantons d'une part et des particuliers ou des corporations d'autre part. 77. Urteif l)om 20. ,Januar 1893 in '5ad)en ~rargau gegen filleltt unb @enoffen.*) 'ner ~i$fu~ be$ .!fanton:8 ~argau l)at bie ~mti3oürgen be.5l.lerftoroenen Q)eöirf$l.lerwattm3 ~l)eobor '5d)mib \)on ,8uraad) auf ~l:fatl eineß \)on 2e~term l)interfaffenen ..\tuffenbefioiteß \)on. 19,819 ~r. 64 (§:tß. oe{ung!. *) Dieses Urteil wird, weil nur teilweise vOn allgemeinerem Interesse. lll~r auszugs- und bruchstücks weise mitgeteilt. Xl. Civilslreitigkeiteu zwischen Kantonen und Privaten, de. N° 77. 463 Unter anbern @iml.1cnbul1gcn l)ieHen bie ~mt~oürBen ber mage bie @inttlenbung entgegen, ber ®taat l)uoe ben ®d)aben burd) munge(l)afte ~u$üoung ber .!fontroffe üocr ben ~eairf~\)erttluner felOft \jerfd)ulbet. 'niete @inroenbung \l.1l1rbe \)om ~unbei3gerid)te \).TworTen unb bie .!frage grunbfä~nd) gutgeT)eif3en (tU§ fo{genben @rünbcn: 3. filla$ bie @inrebc unoeümgt, e~ l)aoe ber IStuut ben '5d)uben burd) mangeU)afte ~eaufiid)ttgung bei3 ~e3irf$\)erttlaHer~ feloft \jerfd)ulbet, fo fit grunbtätlHd) bal.lon aU$3ugel)en, bua oft ber ~mtßMrgfd)uft ber @efd)aft~l)m für ~rgUft unb grooe ~uT)r; füHigfeit in ~eaufj"id)tigung be$ ~eamten ein3uftel)en l)a1. @r funn @rfaf.? eine~ '5d)ubenß nid)t l.1erlangen, beffen J)eroeifül)rung er feIbft burd) boloIe ober groo fal)rläffige Untedaifultg bel' burd) bie Umftänbe bringenb geootenen .!fontroUe erft ennög1id)t l)at Cfiel)e @ntfcf)eibung bei3 ~unbe~gerid)te$ in '5ad)en Itlarguu gegen @l)rfam unb @enoffen, IttmHid)e '5umm{ung XV, '5. 531 lt. ff.) 'nagcgen gel)t bie lttufiid)ti3~flid)t be~ @efd)äft$l)errn bod) nid)t )0 wett, bu\3 er für moUfommenl)eit feiner jtontro(eimid)tungen unb Ujrer 5;>anbl)aoung einauftel)cn l)ätte. 'nie bona fides be~ ~ürgfd)af$\jertrage:8 \)erlangt nur, buU er bic ~eauffid)tigung bei3 ~eumten nid)t in argUjtiger ober grOb f'tl)rUi\3igcr smeife \)er; nacf)r&f3ige. . . 4. ~ragt lief) nun, 00 im \)orliegcnben 'iS;\lUe eme grob Ta!)r; (äHige mernurnläffigung ber .!fontroffe 11Itcf)ge\uiefen fei, 10 iit biei3 3U \.lerneinen. ''nie :tutfad)e, ba\3 bem Q)C3ir[~\)erroulter bie ~etei; Hgung un einem inbuftrieffen Unterne!)men llicf)t unterlagt \l)ur~e, ht\)o(\)iert feinertei merfcf)u('oen. 'niefe ~eteiligung lUi"tr gele~hd) erimlot unb fonnte bul)cr \)on 'oer ~lufiicf)t~6el)örbe r.lum uerooten roerben. Üortgen~ rom: ia biefe 5SeteiHgung ben ~tmt$oürgen uli3 nal)en merroanbten beJ Q)e3hf~\)etwufter~· offrnoar oerunnt un.'o muj3ten fie, luenn j"ie barin eine @ef,tf,r er6licrten, 'oie ~ü_rgfd)aTt eben nid)t eingel)en eber fünbigcn. @benfo r,1ltl1 ein meqd)ulben in .\)aubl)uoung ber .R:ontrolle nic{lt b\lrin gefunben lv erben, bai) bellt ~e3irf~\)enl.1after @runbeilllöfung~gelber birett unb ol)ne Q)e~ nacf)rid)tigung ber jfontro(Oel)i.\rbe \.lon 'ocr i)corboftb\ll)n 3ltgefanht murbeu . .,8ttlccrmäUigcr für bie .\)mtbl)uoung einer :id)tigen st~l1~ troffe wäre ei3 ufferbillg~, luenH ben @ifenbal)ngefelIlc{laften uutge~