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Tribunal fédéral (ATF via Uni Berne) Partie I 05.03.1886 BGE 12 I 140

5 marzo 1886·Français·CH·fédéral (ATF via Uni Berne) Partie I·PDF·1,039 parole·~5 min·1

Testo integrale

140 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. V. Abschnitt. Staatsverträge. fd)ien. @g liegt alio Der ~f)atbeftanb beg § 111 beg 3urd)eti~ fd)en i0trafgefellbud)eß OBerfud) ein unreifeg IDläbd)en 3um meb fd)iafe AU mifibraud)en) \)or; biefer ~f)atbeftanb fällt aber nad) Dem Aurd)etifd)en @eie~e, ",ie fid) un3\1,eibeutig aug § 113 beß· f eIben ergiM, unter ben ~rafred)tnd)en megriff Der 1Jlotfnud)t. l)emnad) 1ft aber ~d. 1 ,Siffer 8 beß ~ußlieferungß\)edrageß alg 3utreffenb 3u crad)ten. ~fierbingß ftellt bag Urtf)eif beß Eanbgetid)teg Eeil'Aig nid)t aUßbrucffid) feft, bau i0trafjburger fid) nad) beutfd)em i0trafred)te ber 1Jlot9öud)t fdJulbig gemad)t f)abe. ~fiein eß ift 3" bemerfen, bau baß beutfd)e i0trafgeie§< uud) ben ~ugbrucf IImotf)öud)tll uberf)aul't nid)t braud)t. 3m @5inne beg ~ußHefetunggi.lertrageg aber ",itb ber megriff ber 1Jlotl)3ud)t nid)t auf bie 1Jlot93ud)t im engem i0inne, baß stuprum violenturn ~u befd)rällfen, fonbem in berjenigen ",ei· tem mebeutung auf3ufaffen fein, in ",e{d)er er aud) ben (i.lofien. beten ober \)erfud)ten) IDliubraud) unreifer IDläbd)en Aum mei· fd)lafe umfaut unb in ",eld)em er in ber ~f>at mand)en @efe§, gebungen, ingbe;onbm ber f)ier mangebenben 3ürd)etifd)en, AU @runbe liegt. mei ~nnaf)me ber entgegengefe~ten 3nterl'retation ",urben, mangelg einer entfl'red)enben ~ugneferungßl>erl'f1id)tung, fef>r fd)",ere l)difte tf)atfäd)Iid) ber ftrafred)tlid)en ~9nbung entgef>en, ",aß im ,S",eifel nid)t aig im ~i[en beg ~ugHefe. rungg\)ertrageß tefl'. feinet stcnttaf)enten gefegen angenommen ",etben fann. ;!lemnad) ~at bag munbeggetid)t ertannt! ;!lie ~u~nefetUnß beg 3uHug ~Uf>elm i0ttiluburget \)on ~ulgar, bur ,Seit in ,Sitrtd), an bag fönigHd)e Eanilgerid)t Eeil'öig ",irb be"'lfiigt. 3. Vertrag mit Frankreich. - Traite avec la France. 17. Arret dtt 5 Mars 1886, dans la cause Vaugon. Par jugement en contumace du 23 Novembre 1872, la Cour d'assises du Departement de la Seine a condamne, en admettant en sa faveur des circonstances attenuantes, le sieur H. Auslieferung. No 17. 141 Michel-Pierre Vaugon, ne a Lalacelle, arrondissement d'Aleneon (Orne) , a cinq ans de prison et a cent francs d'amende, pour avoir: a) Corrompu par promesses, offres, dons ou presents, des commis de l'octroi de Paris, agents d'une administration pubIique, a reffet d'obten!r d'eux de faire de~ actes d~ leu~s fonctions, la dite corruptlOn ayant pour obJet des falts Cf!minels, ce qui constitue les crimes prevus et punis par les art. 177 et 178 du code peDal. b) D'avoir fait sciemment usage d'une piece fausse, soit passe-debout, constatant faussement l'entree dans Paris de liquides sur consignation des droits ou caution, deIivree par 1'octroi de Paris, ce qui constitue les crimes de faux en ecriture authentique et publique, prevus et punis par les articIes 147, 148 et 164 du code penal. Par note du 24 Janvier 1886, l'Ambassade de France en Suisse transmet au Conseil federall'expedition de l'arret susvise et demande l'extradition de I'inculpe Vaugon, qui residerait dans le canton de Geneve. Sous date du 30 dit, le sieur Vaugon a ete en effet arrete a Geneve. Dans ses interrogatoires des 30 Janvier, 9 et 18 Fevrier, Vaugon declare s'opposer a son extradition et invoquer a cet effet, pour autant que les lois on traites d'extradition le mettent ace benefice, 1a prescription de la condamnation qui l'a frappe. Il ajoute avoir habite la Suisse des avant sa condamnation, avoir reeu en 1876 ou 1817, aprils son mariage celebre aMorat, un acte d'immatriculation de r Ambassade franeaise a Berne, et, enfin, avoir toujours porte son vrai nom. Par office du t \} Fevrier au Conseil fMeral, le Conseil d'Etat de Geneve explique qu'aux termes des art. 133 et suivants du code penal genevois, l'usage d'actes faux, sachant qu'ils etaient faux, acte pour lequel Vaugon a eIe condamne, est puni d'une peine criminelle, mais que la peine de cinq ans d'emprisonnement, a laquelle la Cour de la Seine l'a en realite condamne, est une peine correctionnelle, et que, dans ces circonstances, il n'appartient pas au Conseil d'Etat de

142 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. V. Abschnitt. Staatsverträge. decider par quel delai la condamnation de Vaugondoit etre consideree comme prescrite. Par office du 23 dit, ]e Conseil fMeral transmet au Tribunal federal, en vertu de l' art. 58 de la loi sur l' organisatiou judiciaire federale, les actes relatifs a la demande d' extradition du sieur Vaugon, aux fins de statuer sur l'opposition de cet inculpe. Statuant sw' ces faits et considerant en droit : 10 L'art. 9 du traite entre Ia Suisse et la France, du 9 luiIlet 1869, dispose que l'extradition pourra etre refusee si la prescription de Ja peine ou de I'action est acquise d'apres les lois du, pays ou le prevenu s'est refugie, depuis les faits imputes, ou depuis la poursuite ou la condamnation. Il en resulte que dans l'espece, ce sont les dispositions des ]ois genevoises sur la matiere qui sont decisives au regard de la question de prescription soulevee. 2° A teneur de rart. 66 du code penal du canton de Geneve, les peines criminelles se prescrivent par vingt annees revolues, a compter des la date des arrets ou jugements qui les ont prononcees, et aux termes de rart. 67 ibidem, les peines correctionnelles se prescrivent par cinq annees revolues a partir de la meme date. n ressort de ces dispositions que c' est la nature de la peine appliquee, et non celle du crime ou delit visa, qui est determinante dans ce canton en matiere de supputation du dalai d'accomplissement de la prescription. Or, bien que les actes pour lesquels Vaugon a ete condamna se caracterisent comme des crimes, meme a teneur du code penal genevois, la peine appliquee aces actes par la Cour d'assises de la Seine n'a ete, par suite des circonstances attenuantes admises en faveur du dit condamne, que celle de l' emprisonnement, et cette peine correctionnelle aurait eta aussi, dans les memes circonstances, celle que les tribunaux genevois auraient du appliquer en conformite de l'art. 360 du code d'instruction penale. 3° Il suit de ce qui precede que la peine prononcee contre Vaugon le 25 Novembre 1872 etait prescrite par cinq H. Auslieferung. N° 17. 143 annees, a partir de ceUe date, d'apres les lois de Geneve, pays de refuge. et qu'il n'y ades lors pas lieu d'acceder a la demande tendant a son extradition. Par ces motifs, Le Tribunal federal prononce: 11 n'est pas defere a la demande d'extradition du sieur Michel-Pierre Vaugon, voiturier, ne a Lalacelle (Orne), actuellement detenu a Geneve, formuIee sous date du 24 Janvier 1886 par I'Ambassade de France en Suisse.

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