Skip to content

Bundesverwaltungsgericht 01.11.2011 C-3864/2009

1 novembre 2011·Français·CH·CH_BVGE·PDF·3,660 mots·~18 min·4

Résumé

suite à la dissolution de la famille | refus d'approbation à la prolongation d'une autorisation de séjour et renvoi de Suisse

Texte intégral

Bundesve rwa l t ungsge r i ch t T r i buna l   adm in istratif   f édé ra l T r i buna l e   ammin istrati vo   f ede ra l e T r i buna l   adm in istrativ   f ede ra l     Cour III C­3864/2009 Arrêt   d u   1 e r   n o v emb r e   2011 Composition Blaise Vuille (président du collège),  Ruth Beutler, Antonio Imoberdorf, juges, Alain Surdez, greffier. Parties X._______, représenté par Maître Astyanax Peca, avocat,  rue de la Paix 8, case postale 1159, 1820 Montreux, recourant, contre Office fédéral des migrations (ODM), Quellenweg 6, 3003 Berne, autorité inférieure. Objet Refus d'approbation à la prolongation d'une autorisation de  séjour et renvoi de Suisse.

C­3864/2009 Page 2 Faits : A.  A.a  Déclarant  être  entré  en  Suisse  le  6  décembre  2002,  X._______  (ressortissant de  la République démocratique du Congo né  le 19  janvier  1978) y a déposé, le même jour, une demande d'asile. Par décision du 4  septembre 2003, l'Office fédéral des réfugiés (ODR; office intégré depuis  le  1er  janvier  2005  au  sein  de  l'Office  fédéral  des migrations  [ODM])  a  rejeté cette requête et prononcé le renvoi de l'intéressé de Suisse. Saisie  d'un  recours,  la  Commission  suisse  de  recours  en  matière  d'asile  a  confirmé, le 30 mars 2004, la décision de l'ODR. Un délai au 25 mai 2004  a été imparti à X._______ pour quitter la Suisse. Convoqué par le Service vaudois de la population (ci­après: le SPOP) en  vue d'un entretien  avec  cette  autorité, X._______ a notamment  affirmé,  lors dudit entretien  intervenu  le 14 avril 2004, qu'il n'était pas disposé à  quitter  la Suisse, dans  la mesure où  il avait entamé  les démarches afin  d'épouser  une  ressortissante  étrangère,  titulaire  en  ce  pays  d'une  autorisation de séjour annuelle et enceinte de ses œuvres. A.b Par  déclaration  faite  le  11  janvier  2005  devant  l'autorité  d'état  civil  lausannoise, l'intéressé a officiellement reconnu l'enfant A._______, dont  Y._______ (ressortissante de la République démocratique du Congo née  le 4 mai 1984) a accouché le 6 novembre 2004. Le  25  novembre  2005,  X._______  a  contracté  mariage  avec  la  prénommée et a ensuite été mis au bénéfice d'une autorisation de séjour  annuelle  en  application  des  règles  sur  le  regroupement  familial.  Dite  autorisation,  qui  était  valable  jusqu'au  24  novembre  2007,  a  été  renouvelée pour une année. Y._______ a  donné naissance,  le  9  juillet  2006,  à  un deuxième enfant,  B._______. A.c Par mesures protectrices de  l'union conjugale du 11 février 2008,  la  Présidente  du  Tribunal  civil  d'arrondissement  de  Lausanne  a,  après  conciliation  des  parties,  autorisé  X._______  et  son  épouse  à  vivre  séparés pour une durée de six mois,  attribué  la garde des enfants à  la  prénommée, octroyé à  l'intéressé un  libre et  large droit de visite sur ces  derniers, à fixer d'entente entre les conjoints, et déterminé le montant de  la  pension  alimentaire  due  en  faveur  desdits  enfants.  Sur  requêtes  de  X._______,  l'autorité  judiciaire  précitée  a,  dans  le  cadre  de  la  même 

C­3864/2009 Page 3 procédure, apporté, les 16 juin 2008, 30 janvier 2009, 19 juin 2009 et 13  novembre  2009,  des  aménagements  notamment  aux  modalités  d'exercice  du  droit  de  visite  dont  ce  dernier  bénéficiait  sur  ses  enfants.  Une  curatelle  d'assistance  éducative  (art.  308  al.  1  et  2  du  Code  civil  suisse du 10 décembre 1907 [CC, RS 210]) a en particulier été instituée à  cet effet lors de l'audience du 16 juin 2008. Le  2  avril  2008,  Y._______  a  donné  naissance  à  un  troisième  enfant,  C._______. Entendue  le  14  août  2008  par  la  police  municipale  lausannoise  sur  mandat  du  SPOP  en  vue  d'un  examen  de  sa  situation  personnelle,  la  prénommée  a  déclaré  avoir  rencontré  pour  la  première  fois  X._______  environ quatre ans auparavant. Ce dernier  lui avait proposé  le mariage,  car il se trouvait, à la suite du rejet de sa demande d'asile, sous le coup  d'une décision de renvoi. Les démarches en vue de la célébration de leur  union avaient dès lors été accélérées, de manière à ce que l'intéressé pût  poursuivre son séjour en Suisse et assister notamment à la naissance de  leur premier enfant.  Indiquant que  leur séparation remontait au 7  janvier  2008, Y._______ a d'autre part mentionné que son époux lui faisait subir,  depuis l'année 2004, des violences, qui l'avaient conduite à déposer, par  trois  fois,  une  plainte  pénale  à  son  encontre.  Par  la  suite,  elle  avait  procédé  au  retrait  des  deux  premières  plaintes.  Y._______  a  encore  relevé que son époux ne s'acquittait pas régulièrement de son obligation  d'entretien envers leurs enfants, ni n'exerçait avec constance son droit de  visite sur ces derniers. De  son  côté,  X._______,  qui  a  également  été  entendu  par  l'autorité  policière municipale de F._______  le 24 août 2008, a  indiqué,  selon ce  qu'il ressort du rapport établi en la circonstance, avoir fait la connaissance  de  son  épouse  au mois  de  février  2003,  alors  que  cette  dernière  avait  également  le  statut  de  requérante  d'asile.  Affirmant  que  l'initiative  du  mariage  revenait  à  la  prénommée,  X._______  a  en  outre  déclaré  qu'il  avait lui­même pris la décision de solliciter, au début de l'année 2008, des  mesures protectrices de l'union conjugale par suite des violences que son  épouse  exerçait  sur  lui.  Leur  séparation  remontait  au  7  janvier  2008.  X._______ a également indiqué qu'avec l'accord du juge, il ne versait, en  raison  de  l'insuffisance  de  ses  revenus,  qu'une  partie  du montant  total  des pensions alimentaires dues à ses enfants. Par ailleurs,  l'intéressé a  exposé que, par suite de difficultés rencontrées avec son épouse lors de  l'exercice  de  son  droit  de  visite  sur  les  enfants  au  domicile  de  cette  dernière, il avait demandé au juge que les visites puissent avoir lieu dans 

C­3864/2009 Page 4 un Point Rencontre, sous  l'égide du Service vaudois de protection de  la  jeunesse. Toutefois, son épouse ne s'était jamais rendue avec les enfants  à l'endroit prévu. Enfin, X._______ a admis ne pas mener une vie sociale  très étoffée, précisant qu'il participait  tout au plus à la vie associative de  la communauté africaine. Le 31 octobre 2008, X._______ a déposé auprès de l'autorité communale  compétente une demande de prolongation de son autorisation de séjour. A.d  Par  lettre  du  8  janvier  2009,  le  SPOP  a  informé  l'intéressé  que,  même si  la séparation d'avec son épouse intervenue au mois de  janvier  2008  permettait  de  considérer  le  but  de  son  séjour  en  Suisse  comme  atteint  et  était  ainsi  de  nature  à  justifier  le  non­renouvellement  de  ses  conditions  de  résidence,  il  était  néanmoins  disposé,  compte  tenu  de  la  durée de son séjour en Suisse et de la présence de ses trois enfants en  ce pays, à prolonger son autorisation de séjour annuelle, sous réserve de  l'approbation  de  l'ODM.  Le  dossier  de X._______  a  été  transmis  en  ce  sens à l'Office fédéral précité. Le 20 mars 2009,  l'ODM a fait savoir à  l'intéressé qu'il entendait  refuser  de  donner  son  approbation  au  renouvellement  de  ses  conditions  de  séjour en Suisse, tout en lui donnant l'occasion de prendre position à ce  sujet avant le prononcé d'une décision. A.e Dans sa prise de position parvenue à l'autorité fédérale précitée le 31  mars  2009,  X._______  a  allégué  qu'il  avait  toujours  pris  soin  de  ses  enfants  tant  sur  le  plan  de  l'amour  filial  qu'au  niveau  de  leur  entretien.  Soulignant sa bonne  intégration en Suisse,  l'intéressé a en outre  relevé  que, bien que son épouse eût choisi d'assumer le rôle de mère au foyer  et  refusât  ultérieurement  de  travailler  en  dépit  du  placement  de  leurs  enfants  dans  une  crèche,  il  réussissait  à  subvenir  seul  aux  charges  du  ménage.  L'augmentation  de  ces  dernières  et  les  versements  financiers  opérés  par  son  épouse  au  profit  de  la  secte  dont  elle  était  devenue  adepte  occasionnèrent  toutefois  au  sein  du  couple  des  conflits  qui  conduisirent  la  prénommée  à  faire  preuve  de  violence  verbale  et  physique  à  son  encontre.  Compte  tenu  de  l'insuccès  des  démarches  entreprises pour retrouver une vie de couple normale, il avait alors requis  du  juge  civil  le  prononcé  de mesures  protectrices  de  l'union  conjugale.  Joignant  à  son  écrit  plusieurs  quittances,  X._______  a  par  ailleurs  soutenu  qu'il  payait  régulièrement  et  sans  retard  les  pensions  alimentaires prévues en  faveur de ses enfants, auxquels  il  rendait visite  dans un Point Rencontre et vouait toute l'attention nécessaire.

C­3864/2009 Page 5 Agissant  par  l'entremise  d'un  mandataire  professionnel,  X._______  a,  dans  un  écrit  complémentaire  du  11 mai  2009,  affirmé  notamment  que  l'obstruction  de  son  épouse  l'empêchait  de  voir  régulièrement  ses  enfants,  de  sorte  qu'il  avait  dû  solliciter  du  juge  civil  le  prononcé  de  nouvelles mesures protectrices de l'union conjugale. B.  Le 14 mai 2009, l'ODM a rendu à l'endroit de X._______ une décision de  refus d'approbation  à  la  prolongation de  son autorisation  de  séjour.  Il  a  également  prononcé  le  renvoi  de  Suisse  de  ce  dernier.  Dans  la  motivation  de  sa  décision,  l'office  fédéral  a  retenu  que  l'intéressé  ne  pouvait se fonder sur l'art. 50 al. 1 let. a de la loi fédérale du 16 décembre  2005  sur  les  étrangers  (LEtr,  RS  142.20)  pour  bénéficier  d'une  prolongation de  ses  conditions de  résidence en Suisse,  dès  lors que  la  vie  commune  avec  son  épouse  avait  duré  moins  de  trois  ans.  D'autre  part,  l'ODM a considéré que l'intéressé n'était pas en mesure d'invoquer  des  raisons majeures au sens de  l'art. 50 al. 1  let. b LEtr. Aux yeux de  cette  autorité,  son  intégration  professionnelle  en  Suisse  n'était  pas  exceptionnelle  au  point  de  justifier  l'application  de  cette  dernière  disposition. En outre, ses liens avec la Suisse n'étaient pas si étroits qu'il  ne pût envisager un  retour dans son pays d'origine, où  il avait  vécu  les  vingt­quatre  premières  années  de  sa  vie.  De  plus,  quand  bien  même  l'attachement qu'il manifestait envers ses enfants n'était pas contestable,  l'intéressé ne pouvait se prévaloir à leur égard du droit à la protection de  la vie familiale découlant de l'art. 8 de la Convention du 4 novembre 1950  de  sauvegarde  des  droits  de  l’homme  et  des  libertés  fondamentales  (CEDH, RS  0.101)  pour  prétendre  à  la  régularisation  de  ses  conditions  de  résidence en Suisse. En  tant  que  titulaires d'une  simple autorisation de  séjour  annuelle,  ses  enfants  ne  disposaient  pas  d'un  droit  de  séjour  assuré en ce pays. C.  Dans  le  recours  qu'il  a  interjeté,  par  acte  du  15  juin  2009,  contre  la  décision  précitée  de  l'ODM,  X._______  a  contesté  l'appréciation  portée  par  cette  autorité  sur  son  intégration  professionnelle.  Si  ses  revenus  étaient  complétés  par  les  indemnités  de  l'assurance­chômage,  il  ne  dépendait  pas  toutefois  de  l'assistance  sociale.  Malgré  la  crise  économique qui touchait tous les secteurs d'activité, il avait conservé son  poste de travail et était de ce fait particulièrement apprécié de la part de  son employeur. Dans  ces  circonstances,  il  avait  accompli  en Suisse un  processus  d'intégration  socioprofessionnelle  suffisamment  intense  pour 

C­3864/2009 Page 6 que l'octroi d'un titre de séjour en sa faveur paraisse justifié. En outre, le  recourant a fait valoir que, dans la mesure où il avait passé sept ans de  son existence en Suisse, son enracinement dans la vie quotidienne de ce  pays était  tel qu'il n'avait plus de repères tangibles par rapport au mode  de  vie  de  sa  patrie.  Compte  tenu  des  relations  familiales  qu'il  avait  développées en Suisse et des rapports amicaux qu'il y avait noués, ses  attaches avec ce pays s'avéraient particulièrement étroites. D.  Sur  demande  du  Tribunal  administratif  fédéral  (ci­après:  le  Tribunal),  le  recourant  a  transmis,  par  envoi  du  15  janvier  2010,  les  copies  des  diverses requêtes et décisions intervenues entre­temps dans le cadre de  la  procédure  de mesures  protectrices  de  l'union  conjugale  engagée  au  début de l'année 2008 à l'égard de son épouse. Soulignant une nouvelle  fois  les  difficultés  auxquelles  il  se  heurtait  de  la  part  de  cette  dernière  dans l'exercice de son droit de visite sur les enfants, X._______ a évoqué  à  cette  occasion  le  fait  qu'il  songeait  à  solliciter  du  juge  civil  que  lui  fût  attribuée la garde sur ces derniers. Par lettre du 21 avril 2010, le recourant a précisé à l'attention du Tribunal  que l'exercice de son droit de visite s'effectuait désormais à satisfaction et  d'une  manière  plus  large  qu'au  début  de  la  procédure  des  mesures  protectrices.  L'intéressé  a  en  outre  relevé  qu'après  avoir  formellement  requis du  juge civil  la garde des enfants,  il avait, suite à une discussion  avec son épouse, renoncé à une telle demande. E.  Appelé à se prononcer sur le recours, l'ODM a, dans sa réponse du 5 mai  2010, indiqué que, faute d'éléments nouveaux invoqués dans le recours,  il maintenait  intégralement  l'appréciation  formulée dans  la motivation de  sa décision du 14 mai 2009. F.  Dans  le délai  imparti pour déposer une éventuelle  réplique,  le  recourant  n'a formulé aucune observation. G.  Invité  le  22  juillet  2011  par  le  Tribunal  à  lui  communiquer  les  éléments  nouveaux survenus à propos de sa situation personnelle et des relations  qu'il  entretenait  avec  ses  enfants,  l'intéressé  a  fait  parvenir  à  cette  autorité, par envoi du 2 septembre 2011, une copie d'un jugement du 11  mai  2011  aux  termes  duquel  le  Président  du  Tribunal  civil 

C­3864/2009 Page 7 d'arrondissement de Lausanne a prononcé  la dissolution, par  le divorce,  de son mariage d'avec Y._______. Le recourant a également précisé qu'il  avait éprouvé quelques difficultés, en fin d'année 2010, à s'acquitter de la  totalité  de  la  pension  alimentaire  due  à  ses  enfants  en  raison  de  frais  médicaux  et  administratifs  auxquels  il  avait  dû  faire  face  de  manière  imprévue.  Depuis  le  début  de  l'année  2011,  il  honorait  cependant  pleinement son obligation d'entretien. Par ailleurs,  l'exercice de son droit  de visite sur les enfants se déroulait conformément aux règles convenues  avec son ex­épouse. Sur le plan professionnel, il avait, sur proposition de  l'Office régional de placement, été engagé pour une mission d'une durée  de deux  jours au sein d'une entreprise de constructions métalliques, qui  lui  avait  fait  part  de  son  souhait  de  l'engager  pour  une  durée  indéterminée. Auparavant, il avait été assigné à suivre des cours de base  en  logistique  pendant  la  période  courant  du  10  octobre  au  9  décembre  2011.  X._______  a  encore  indiqué  que,  suite  au  décès  de  sa  mère  survenu au mois de juin 2011, il avait perdu la trace de sa sœur et de son  frère  qui  avaient mis  en  location  la maison  familiale  afin  de  subvenir  à  leurs besoins. Il n'avait pas davantage de nouvelles de son père, qui avait  abandonné les siens près de vingt ans auparavant. H.  Dans  le  délai  fixé  pour  faire  valoir  ses  éventuelles  déterminations  complémentaires, l'ODM a indiqué au Tribunal, par écritures du 6 octobre  2011, qu'en l'absence d'élément nouveau, il confirmait sa décision du 14  mai 2009. Un  double  des  observations  émises  ainsi  par  l'autorité  intimée  ont  été  communiquées  au  recourant  par  le  Tribunal,  le  11  octobre  2011,  pour  information. Droit : 1.  1.1. Sous réserve des exceptions prévues à  l'art. 32 de  la  loi du 17  juin  2005 sur le Tribunal administratif fédéral (LTAF, RS 173.32), le Tribunal,  en  vertu  de  l'art.  31  LTAF,  connaît  des  recours  contre  les  décisions  au  sens de l'art. 5 de la loi fédérale du 20 décembre 1968 sur la procédure  administrative  (PA, RS 172.021)  prises  par  les  autorités mentionnées  à l'art.  33  LTAF.  En  particulier,  les  décisions  en  matière  de  refus  d'approbation  à  l'octroi  (respectivement  à  la  prolongation)  d'une  autorisation  de  séjour  et  de  renvoi  de  Suisse  prononcées  par  l'ODM  ­  lequel constitue une unité de  l'administration  fédérale  telle que définie à 

C­3864/2009 Page 8 l'art. 33 let. d LTAF ­ sont susceptibles de recours au Tribunal, qui statue  définitivement  (cf. art. 1 al. 2 LTAF en relation avec l'art. 83 let. c ch. 2 et 4 de la loi du 17  juin 2005 sur le Tribunal fédéral [LTF, RS 173.110]). 1.2.  L'entrée  en  vigueur,  le  1er  janvier  2008,  de  la  LEtr  a  entraîné  l'abrogation  de  la  loi  fédérale  du  26  mars  1931  sur  le  séjour  et  l'établissement  des  étrangers  (LSEE,  RS  1  113),  conformément  à  l'art.  125 LEtr, en relation avec le chiffre I de son annexe 2, ainsi que celle de  certaines  ordonnances  d'exécution  (cf.  art.  91  de  l'ordonnance  du  24  octobre 2007 relative à l’admission, au séjour et à l’exercice d’une activité  lucrative  [OASA,  RS  142.201]),  telle  notamment  l'ordonnance  du  6  octobre 1986 limitant le nombre des étrangers (OLE, RO 1986 1791). Dès  lors que  la demande du recourant portant sur  le renouvellement de  ses  conditions  de  séjour  a  été  formée  après  l'entrée  en  vigueur,  le  1er  janvier  2008,  de  la  LEtr,  le  nouveau  droit  (matériel)  est  applicable  à  la  présente  cause  (cf.  art.  126  al.  1  LEt  a  contrario  [voir  notamment  les  arrêts  du  Tribunal  fédéral  2C_986/2010  du  18  mai  2011  consid.  1  et  2C_845/2010  du  21  mars  2011  consid.  1,  ainsi  que  l'ATAF  2008/1 consid. 2). 1.3. X._______ a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA). Présenté dans la  forme et les délais prescrits par la loi, le recours est recevable (art. 50 et  52 PA). 1.4. A moins que la LTAF n'en dispose autrement, la procédure devant le  Tribunal est régie par la PA (art. 37 LTAF). 2.  Le recourant peut  invoquer devant  le TAF  la violation du droit  fédéral, y  compris  l'excès  ou  l'abus  du  pouvoir  d'appréciation,  la  constatation  inexacte ou incomplète des faits pertinents ainsi que l'inopportunité de la  décision  entreprise,  sauf  lorsqu'une  autorité  cantonale  a  statué  comme  autorité de recours (cf. art. 49 PA). L'autorité de recours n'est pas liée par  les  motifs  invoqués  par  les  parties  (cf.  art.  62  al.  4  PA),  ni  par  les  considérants de  la décision attaquée (cf. ANDRÉ MOSER, MICHEL BEUSCH  et  LORENZ  KNEUBÜHLER,  Prozessieren  vor  dem  Bundesverwaltungsgericht,  Handbücher  für  die  Anwaltspraxis,  Tome  X,  Bâle  2008,  p.  181,  ad ch.  3.197).  Aussi  peut­elle  admettre  ou  rejeter  le  pourvoi  pour  d'autres  motifs  que  ceux  invoqués.  Dans  son  arrêt,  elle  prend  en  considération 

C­3864/2009 Page 9 l'état de  fait  régnant au moment où elle statue (cf. ATAF 2011/1 consid.  2). 3.  Selon l'art. 99 LEtr en relation avec l'art. 40 al. 1 LEtr,  le Conseil fédéral  détermine  les  cas  dans  lesquels  les  autorisations  de  courte  durée,  de  séjour  ou  d'établissement,  ainsi  que  les  décisions  préalables  des  autorités cantonales du marché du  travail sont soumises à  l'approbation  de l'ODM. Celui­ci peut refuser son approbation ou limiter la portée de la  décision cantonale. L'ODM  a  la  compétence  d'approuver  l'octroi  et  le  renouvellement  des  autorisations  de  séjour  et  de  courte  durée,  ainsi  que  l'octroi  de  l'établissement,  lorsqu'il  estime  qu'une  procédure  d'approbation  est  nécessaire  pour  certaines  catégories  de  personnes  afin  d'assurer  une  pratique  uniforme  de  la  loi  ou  lorsqu'une  procédure  d'approbation  se  révèle  indispensable  dans  un  cas  d'espèce.  Il  peut  refuser  son  approbation ou l'assortir de conditions (art. 85 al. 1 let. a et b et art. 86 al.  1 OASA). Au  plan  formel,  le  nouveau  droit  entré  en  vigueur  le  1er janvier  2008  prévoit, à  l'art. 86 al. 2  let. a et c OASA, que  l'ODM refuse d'approuver  l'octroi  de  l'autorisation  initiale  et  le  renouvellement  notamment  lorsque  les conditions d'admission ne sont plus remplies. En  l'occurrence,  la  compétence  décisionnelle  appartient  à  la  Confédération en vertu des règles de procédure précitées (cf. également  ch. 1.3.1.1 et 1.3.1.4. let. e des Directives et commentaires de l'ODM, en  ligne sur son site internet : www.bfm.admin.ch > Documentation > Bases  légales > Directives et circulaires > Domaine des étrangers > Procédure  et répartition des compétences, version du 30 septembre 2011; consulté  le 15 octobre 2011). Il s'ensuit que ni le Tribunal, ni l'ODM ne sont liés par  la  décision  du  SPOP  du  8  janvier  2009  de  renouveler  l'autorisation  de  séjour dont l'intéressé bénéficiait antérieurement et peuvent parfaitement  s'écarter de l'appréciation faite par l'autorité cantonale précitée. 4.  4.1. En  vertu  de  l'art.  44  LEtr,  l'autorité  compétente  peut  octroyer  une  autorisation de séjour au conjoint étranger du  titulaire d'une autorisation  de séjour et à ses enfants célibataires étrangers de moins de 18 ans aux  conditions suivantes : http://www.bfm.admin.ch

C­3864/2009 Page 10 a. ils vivent en ménage commun avec lui; b. ils disposent d'un logement approprié; c. ils ne dépendent pas de l'aide sociale. 4.2.  Selon  l'art.  77  al.  1  OASA,  l'autorisation  de  séjour  octroyée  au  conjoint  et  aux  enfants  au  titre  du  regroupement  familial  selon l'art. 44 LEtr peut être prolongée après la dissolution du mariage ou de la  famille si : a.  la  communauté  conjugale  existe  depuis  au  moins  trois  ans  et  que  l'intégration est réussie, ou si b.  la  poursuite  du  séjour  en  Suisse  s'impose  pour  des  raisons  personnelles majeures. 5.  Dans  le  cas  d'espèce,  X._______  a  obtenu,  en  application  de  l'art.  38  OLE, une autorisation de séjour au titre du regroupement familial suite à  son mariage au mois de novembre 2005 avec une compatriote,  titulaire  d'une  autorisation  de  séjour  annuelle  dans  le  canton  de  Vaud.  L'autorisation du recourant a été renouvelée sur la base de la disposition  légale  précitée,  qui  a  été  abrogée  le  1er  janvier  2008  (cf.  consid.  1.2  supra)  et  remplacée  par  l'art.  44  LEtr  (cf.  Message  du  Conseil  fédéral  concernant  la  loi  sur  les  étrangers  du  8  mars  2002,  in  FF  2002  3510, ch.  1.3.7.3,  ad  art.  43  du  projet  de  loi).  Suite  à  son  divorce  d'avec  Y._______ prononcé au mois de mai 2011, le recourant ne peut plus se  prévaloir  de  l'art.  44  LEtr  pour  obtenir  le  renouvellement  de  son  autorisation  de  séjour.  Encore  faut­il  se  demander  si  le  recourant  peut  invoquer le bénéfice de l'art. 77 al. 1 OASA. A cet égard,  il appert que  l'ODM a fondé son appréciation du cas sur  la  disposition  de  l'art.  50  al.  1  LEtr.  Cette  informalité  ne  saurait  toutefois  prêter  à  conséquence,  dans  la  mesure  où  la  teneur  de  l'art.  77  al.  1  OASA  est  identique  à  celle  de  la  disposition  retenue  par  l'ODM,  sous  réserve  du  fait  que,  contrairement  à  cette  dernière  disposition,  dont  l'application  relève  de  la  libre  appréciation  de  l'autorité  ("Kann­ Vorschrift"),  l'art.  50  LEtr  consacre  l'existence  d'un  droit  à  l'octroi  d'une  autorisation  de  séjour  (ou  à  la  prolongation  de  sa  durée  de  validité)  lorsque  ses  conditions  d'application  sont  remplies  (cf.  arrêt  du  Tribunal  fédéral 2C_711/2009 du 30 avril 2010 consid. 2.2).

C­3864/2009 Page 11 Compte  tenu  de  la  similitude  de  ces  dispositions,  le  Tribunal  peut  s'inspirer  in casu de la  jurisprudence applicable à l'art. 50 al. 1 et 2 LEtr  (cf. ch.  6.14.1  et  6.14.3  des  Directives  et  commentaires  précités  de  l'ODM  figurant sur le site internet : www.bfm.admin.ch > Documentation > Bases  légales  >  Directives  et  circulaires  >  Domaine  des  étrangers  >  Regroupement familial, consulté le 15 octobre 2011; voir également l'arrêt  du  Tribunal  administratif  fédéral  C­4176/2009  du  14  avril  2011  consid.  5.4). 6.  6.1.  Selon  la  jurisprudence  relative  au  cas  de  dissolution  de  l'union  conjugale, est seule décisive la durée de la vie commune en Suisse pour  déterminer si  l'union conjugale a duré au moins trois ans au moment de  sa dissolution  (cf. notamment arrêt du Tribunal  fédéral 2C_721/2011 du  21  septembre  2011  consid.  4.1).  La  période  des  trois  ans  prescrite  commence  à  courir  à  partir  du  début  de  la  cohabitation  des  époux  en  Suisse et se termine au moment où les époux cessent d'habiter ensemble  sous le même toit (cf. ATF 136 II 113 consid. 3.2 in fine et 3.3). La notion  d'union  conjugale  (ou  de  communauté  conjugale,  terme  mentionné  à l'art.  77  al.  1 OASA)  ne  se  confond  pas  avec  le mariage. Alors  que  ce  dernier  peut  être  purement  formel,  l'union  conjugale  («  eheliche  Gemeinschaft ») implique en principe la vie en commun des époux, sous  réserve des exceptions mentionnées à l'art. 49 LEtr (cf. ATF 136 précité, consid. 3.1 et 3.2; voir également l'arrêt du Tribunal fédéral 2C_195/2010  du 23 juin 2010 consid. 3). L'existence d'un mariage formel ne suffit donc  pas pour  le calcul des  trois ans  requis  (cf. notamment ATF 136 précité,  consid. 3.2 in fine; voir également l'arrêt du Tribunal fédéral 2C_207/2011  du 5 septembre 2011 consid. 5.2). 6.2. Il ressort de l'examen des pièces du dossier que le recourant et son  épouse  se  sont  mariés  le  25  novembre  2005  et  ont  vécu  ensemble  jusqu'au  7  janvier  2008,  date  de  leur  séparation  effective  (cf.,  sur  ce  second point,  les déclarations concordantes  formulées par  l'intéressé et  Y._______  lors  de  leurs  auditions  respectives  auxquelles  les  autorités  policières  locales  ont  procédé  les  14  et  24  août  2008).  Ainsi,  la  communauté conjugale de X._______ a duré à peine plus de deux ans ­  et, non pas, comme  le soutient  l'intéressé dans son recours, quatre ans  (cf.  p.  12  in  fine  du mémoire  de  recours)  ­  ,  de  sorte  que  la  première  condition de l'art. 77 al. 1 let. a OASA n'est pas remplie, ce qui dispense  http://www.bfm.admin.ch

C­3864/2009 Page 12 le Tribunal d'examiner si l'intégration de l'intéressé est réussie (cf., sur ce  dernier point, l'ATF 136 précité, consid. 3.4). 7.  7.1. Comme pour ce qui est de l'art. 50 al. 2 LEtr, l'art. 77 OASA précise à  son  al.  2  que  les  raisons  personnelles majeures  visées  à  l'art.  77  al.  1 let. b OASA sont notamment données  lorsque  le conjoint est victime de  violence  conjugale  et  que  la  réintégration  dans  le  pays  de  provenance  semble fortement compromise. Ainsi que l'a exposé le Tribunal fédéral dans le cadre de sa jurisprudence,  c'est sur la base des circonstances de l'espèce que l'on détermine si l'on  est  en  présence  d'un  cas  de  rigueur,  soit  de  "raisons  personnelles  majeures"  qui  "imposent"  la  prolongation  du  séjour  en  Suisse  (cf.  ATF  137  II  1  consid.  4.1;  voir  également  l'arrêt  du  Tribunal  fédéral  2C_721/2011  précité,  consid.  4.2).  Ces  dispositions  ont  pour  vocation  d'éviter  les  cas  de  rigueur  ou  d'extrême  gravité  qui  peuvent  être  provoqués notamment par la violence conjugale, le décès du conjoint ou  des difficultés  de  réintégration  dans  le  pays  d'origine.  L'énumération  de  ces  cas  n'est  pas  exhaustive  (cf.  le  terme  "notamment")  et  laisse  aux  autorités  une  certaine  liberté  d'appréciation  fondée  sur  des  motifs  humanitaires.  Selon  les  circonstances  et  au  regard  de  leur  gravité,  violence  conjugale  et  réintégration  fortement  compromise  peuvent  chacune  constituer  une  raison  personnelle  majeure  (ATF  137  précité,  ibidem, 136 précité, consid. 5.3; voir aussi  les arrêts du Tribunal  fédéral  2C_221/2011 du 30 juillet 2011 consid. 2 et 2C_982/2010 du 3 mai 2011  consid. 3.3). S'agissant de la violence conjugale, il faut toutefois qu'il soit  établi que l'on ne peut exiger plus longtemps de la personne admise dans  le  cadre  du  regroupement  familial  qu'elle  poursuive  l'union  conjugale,  parce  que  cette  situation  risque  de  la  perturber  gravement.  La  violence  conjugale  doit  par  conséquent  revêtir  une  certaine  intensité  (cf.  notamment  ATF  136  précité,  ibid.,  et  arrêt  du  Tribunal  fédéral  2C_221/2011 précité, ibid.). Quant à la réintégration sociale dans le pays  d'origine,  il  ne  suffit  pas  que  cette  dernière  soit  difficile,  encore  faut­il  qu'elle  paraisse  fortement  compromise  ("stark  gefährdet"  selon  le  texte  allemand). La question n'est donc pas de savoir s'il est plus facile pour la  personne concernée de vivre en Suisse, mais uniquement d'examiner si,  en cas de retour dans le pays d'origine, les conditions de sa réintégration  sociale,  au  regard  de  sa  situation  personnelle,  professionnelle  et  familiale,  seraient  gravement  compromises  (cf.  notamment  ATF  136  précité,  ibid; cf. aussi  les arrêts du Tribunal  fédéral 2C_505/2011 du 30 

C­3864/2009 Page 13 août  2011  consid.  2.4  et  2C_789/2010  du  31  janvier  2011  consid.  4.2,  ainsi que les réf. citées). Une  raison  personnelle  majeure  peut  également  résulter  d'autres  circonstances  (cf. notamment ATF 137 précité,  ibid., ainsi que  l'arrêt du  Tribunal  fédéral  2C_149/2011  du  26  septembre  2011  consid.  2.3).  Est  décisive  la  situation  personnelle  de  l'intéressé,  notamment  le  degré  d'intégration, le respect de l'ordre juridique suisse, la situation familiale, la  situation  financière,  la  durée  du  séjour  en  Suisse  et  l'état  de  santé  de  l'étranger, ainsi que des considérations liées à la piété (art. 31 al. 1 OASA  [cf.  ATF  137  précité,  ibid.;  cf.  également  les  arrêts  du  Tribunal  fédéral  2C_721/2011 précité,  ibid., et 2C_72/2011 du 17  juin 2011 consid. 5.1).  Ainsi, même si le renvoi aux dispositions légales figurant à l'art. 31 OASA  ne mentionne ni l'art. 44 LEtr, ni l'art. 77 OASA, il s'impose de prendre en  considération  les  critères  énumérés,  sous  forme de  liste  exemplative,  à  l'art.  31 al. 1 OASA, cette manière de procéder se  justifiant pour des raisons de  parallélisme avec l'application de l'art. 50 LEtr (étant toutefois précisé que  l'autorité dispose, dans  le cadre de  l'application de  l'art. 77 al. 1 OASA,  d'une  liberté  d'appréciation  et  que  l'intéressé  ne  peut  donc  pas  se  prévaloir, dans ce dernier cas, d'un droit à la prolongation de l'autorisation  de séjour) et correspondant au demeurant à la pratique développée sous  l'ancien droit  (cf., à ce sujet,  ch. 654 des « Directives et commentaires:  Entrée, séjour et marché du travail » [Directives LSEE] de l'ODM, figurant  sur le site internet : www.bfm.admin.ch > Documentation > Bases légales  > Directives et circulaires > Archive Directives et commentaires; version  de  mai  2006).  Ces  critères  sont  de  nature  à  jouer  un  rôle  important,  même si,  pris  isolément,  ils  ne  sauraient  fonder un  cas  individuel  d'une  extrême gravité  (cf. ATF 137 précité,  ibid.;  voir  également  les arrêts  du  Tribunal fédéral 2C_149/2011 précité, ibid., 2C_236/2011 du 2 septembre  2011 consid.  2.2 et  l'arrêt  du Tribunal  administratif  fédéral C­4176/2009  précité,  consid.  5.4).  Il  convient  en  outre  de  tenir  compte  des  circonstances qui ont conduit à la dissolution du mariage (cf. notamment ATF 136 précité, consid. 5.1, et  l'arrêt du Tribunal  fédéral 2C_787/2010  du 16 juin 2011 consid. 3.2). 7.2. In casu, le Tribunal ne décèle aucune raison personnelle majeure au  sens de l'art. 77 al. 1 let. b OASA. Comme  rappelé  ci­dessus,  l'art.  77  al.  1  let.  b  et  al.  2  OASA  a  pour  vocation d'éviter les cas de rigueur ou d'extrême gravité qui peuvent être  http://www.bfm.admin.ch

C­3864/2009 Page 14 provoqués notamment par la violence conjugale, le décès du conjoint ou  des difficultés de réintégration dans le pays d'origine. 7.2.1.  Il est constant que la communauté conjugale n'a pas été dissoute  par le décès du conjoint et que le recourant n'a pas, à l'exception de ses  trois  enfants  placés  sous  la  garde  de  son  ex­épouse,  d'autres  attaches  familiales étroites en Suisse (cf. pp. 12 et 13 du mémoire de recours du  15 juin 2009). X._______ ne se trouve pas non plus dans une situation de  violence conjugale. S'agissant de cette dernière circonstance, il faut qu'il  soit établi que l'on ne peut exiger plus longtemps de la personne admise  dans  le  cadre  du  regroupement  familial  qu'elle  poursuive  l'union  conjugale, sous peine de mettre en péril sa santé physique ou psychique.  La violence conjugale doit par conséquent  revêtir une certaine  intensité,  condition qui est en principe réalisée lorsque la personne admise dans le  cadre du regroupement familial est sérieusement mise en danger dans sa  personnalité du fait de la vie commune (cf. ATF 136 précité, consid. 5.3;  voir  également  l'arrêt  du  Tribunal  fédéral  2C_982/2010  du  3  mai  2011  consid.  3.3  et  la  jurisprudence  citée).  Cela  a  été  nié  par  le  Tribunal  fédéral  dans  un  cas  où  il  était  établi  que  l'épouse  du  recourant  avait  proféré à son encontre des cris et  l'avait giflé une fois (ATF 136 précité,  consid. 5.4) et dans un autre où la recourante avait allégué avoir reçu une  gifle  au  cours d'une dispute  conjugale et  avoir  été  chassée du domicile  conjugal  (arrêt  du  Tribunal  fédéral  2C_358/2009  du  10  décembre  2009  consid. 5.2). Il en a été de même dans le cas d'un recourant qui affirmait  avoir été une fois enfermé dehors par son épouse qui avait fait changer le  cylindre de la porte d'entrée (arrêt du Tribunal fédéral 2C_377/2010 du 28  juillet 2010 consid. 4.3). En  l'espèce,  le  recourant a prétendu avoir  subi  de  la  part  de  son épouse des  violences  verbales  et  physiques pendant  leur  vie  commune,  mais  ne  s'en  est  pas  formellement  prévalu  comme  d'une raison personnelle majeure au sens de l'art. 77 al. 2 OASA. En tout  état de cause, X._______ n'a  jamais fait état de séquelles physiques ou  psychologiques permettant d'admettre l'existence de raisons personnelles  majeures  propres  à  justifier  la  poursuite  de  son  séjour  en  Suisse  en  application de l'art. 77 al. 1 let. b OASA. L'intéressé a tout au plus évoqué  l'existence de griffures et le caractère humiliant des violences exercées à  son encontre (cf. p. 1 du rapport de renseignement du 24 août 2008).  Il  n'a  cependant  pas  indiqué  avoir  été  amené  à  devoir  consulter  un  médecin,  avertir  la  police  ou  déposer  une  plainte  pénale.  Sans  vouloir  minimiser de tels actes, qui n'ont du reste pas été établis, il faut admettre  qu'ils  n'atteignent  pas  le  degré  de  gravité  exigé  par  la  loi  pour  que  la  poursuite  du  séjour  du  recourant  en  Suisse  s'impose  (cf.,  en  ce  sens,  notamment  les  arrêts  du  Tribunal  fédéral  2C_982/2010  précité,  ibid.,  et 

C­3864/2009 Page 15 2C_358/2009 précité, ibid.). Au demeurant, X._______ et son épouse ont  donné,  lors  de  leurs auditions  respectives des 14 et  24 août  2008,  des  versions  différentes  en  ce  qui  concerne  l'auteur  et  la  victime  des  violences survenues au sein du couple, la prénommée affirmant être elle­ même la victime des violences conjugales et avoir déposé, pour ce motif,  trois  plaintes  pénales  successives  contre  l'intéressé  (cf.  p.  2,  rubriques  D4  et  D7,  du  procès­verbal  d'audition  du  14  août  2008).  A  noter  que,  selon  ce  qu'il  ressort  des  pièces  du  dossier  cantonal,  le  Président  du  Tribunal d'arrondissement de Lausanne, auprès duquel le recourant avait  été renvoyé de la part du Juge d'instruction sous l'accusation de lésions  corporelles  simples  qualifiées  (art.  123  ch.  1  et  2  al.  3  du  Code  pénal  suisse  du  21  décembre  1937  [CP,  RS  311.0]),  injure  (art.  177  CP)  et  menaces qualifiées (art. 180 al. 1 et 2 let. a CP) commises à l'endroit de  son  épouse,  a  ordonné,  le  22  juin  2009,  la  cessation  des  poursuites  pénales ouvertes contre l'intéressé en raison d'un retrait de plainte de la  part  de  cette  dernière.  De  surcroît,  le  recourant  a,  en  date  du  2  juillet  2009,  été  reconnu  coupable  d'injure  envers  son  épouse,  tout  en  étant  exempté  de  peine  au  motif  qu'il  avait  riposté  à  une  provocation  de  la  prénommée. 7.2.2. Par ailleurs, il ne résulte pas du dossier qu'une réintégration sociale  de  X._______  en  République  démocratique  du  Congo  serait  fortement  compromise  ou  que  d'autres  motifs  graves  et  exceptionnels  (motifs  de  santé par exemple  [cf. ATF 136  II 1 consid. 5.3; voir aussi  les arrêts du  Tribunal  fédéral  2C_839/2010  du  25  février  2011  consid.  8  et  2C_635/2009 du 26 mars 2010 consid. 5.3]) commanderaient la poursuite  de son séjour en Suisse au­delà de la dissolution de son union conjugale. Le  recourant  a  en  effet  vécu  en  République  démocratique  du  Congo  jusqu'à  l'âge  de  vingt­quatre  ans.  Il  y  a  donc  passé  son  enfance,  son  adolescence  et  les  premières  années  de  sa  vie  d'adulte,  années  qui  apparaissent comme essentielles pour la formation de la personnalité et,  partant,  pour  l'intégration  sociale  et  culturelle  (voir  à  ce  sujet  l'ATAF  2007/45  consid.  7.6  et  la  jurisprudence  citée).  Les  indications  données  par  le  recourant  révèlent  de  plus  que  celui­ci  se  rend en moyenne une  fois  par  année  dans  son  pays  d'origine  (cf.  p.  3  du  rapport  de  renseignement  du  24  août  2008).  Même  si,  selon  les  propos  de  X._______,  sa  mère  est  décédée  et  qu'il  se  trouve  actuellement  sans  nouvelles  de  son  père  et  de  ses  frère  et  sœur  (cf.  p.  2  de  ses  observations écrites du 2 septembre 2011),  il  est  indéniable,  au vu des  voyages que l'intéressé a accomplis régulièrement dans sa patrie, qu'il y  dispose encore d'un réseau social et d'attaches culturelles. A cet égard, 

C­3864/2009 Page 16 l'absence de tout lien familial dans son pays d'origine suscite des doutes,  dans  la  mesure  où  le  recourant,  qui  a  notamment  indiqué,  lors  de  l'audition  cantonale en matière d'asile effectuée  le 30  janvier  2003, que  ses  parents  s'occupaient  vraisemblablement  de  son  élevage  d'animaux  situé près de  leur maison depuis  son départ  du pays  (cf.  pp.  5 et  6 du  procès­verbal  d'audition  y  relatif),  a  prétendu,  dans  le  cadre  de  la  présente procédure  (cf.  p.  2  des déterminations du 2  septembre 2011),  que  son  père,  dont  il  était  sans  nouvelles,  avait,  vingt  ans  auparavant,  abandonné les siens. X._______, qui est encore jeune et n'a pas invoqué  de  problème  de  santé  particulier,  peut  tout­à­fait  se  réinsérer  en  République démocratique du Congo où il a vécu la plus grande partie de  sa vie. A supposer qu'il  n'ait  plus,  comme  il  le prétend, d'attaches avec  son pays d'origine, il serait de toute manière en mesure de se refaire une  existence  en  toute  indépendance  (cf.,  en  ce  sens,  l'arrêt  du  Tribunal  fédéral 2C_544/2009 du 25 mars 2010 consid. 4.2). Il est certes probable  que  l'intéressé  s'y  retrouvera  dans  une  situation  économique  sensiblement  moins  favorable  que  celle  qu'il  a  connue  sur  territoire  helvétique;  cet  élément ne  suffit  toutefois  pas à admettre  l'existence de  raisons personnelles majeures (cf. notamment arrêts du Tribunal  fédéral  2C_725/2011 du 20 septembre 2011 consid. 6.3 et 2C_544/2009 précité,  ibid.). De plus, on ne voit pas que  le retour du recourant en République  démocratique du Congo l'exposerait à des dangers plus graves que ceux  auxquels sont exposés ses compatriotes, qui sont restés au pays. En tout  cas,  l'intéressé  n'en  apporte  pas  la  preuve.  La  situation  politique  prévalant dans l'Etat d'origine du recourant ne justifie du reste pas l'octroi  d'une autorisation fondée sur l'art. 77 al. 1 let. b et al. 2 OASA (cf., en ce  sens, l'arrêt du Tribunal fédéral 2C_475/2010 du 29 octobre 2010 consid.  4.4). 7.2.3. Il y a encore lieu d'examiner si la poursuite du séjour en Suisse de  X._______ s'impose en regard des autres motifs mentionnés à l'art. 31 al.  1 OASA (cf. consid. 7.1 supra). Dans ses diverses écritures,  le  recourant  se prévaut  certes de  la durée  de  son  séjour  en  Suisse,  des  liens  personnels  qu'il  y  a  tissés  et  de  la  présence en ce pays de ses trois enfants avec lesquels il s'est efforcé de  construire des  relations stables et étroites. Bien que  l'intéressé ait  vécu  en  Suisse  depuis  près  de  neuf  ans,  l'on  ne  saurait  en  déduire  que  ce  dernier se soit créé avec ce pays des attaches particulièrement intenses  au  point  de  le  rendre  étranger  à  sa  patrie.  Il  appert  en  effet  au  vu  des  pièces du dossier  et  des propos  tenus par  le  recourant  que  celui­ci  est  arrivé  clandestinement  en  Suisse  le  6  décembre  2002.  Jusqu'à  son 

C­3864/2009 Page 17 mariage  le  25  novembre  2005  avec Y._______,  l'intéressé,  qui  avait  le  statut de requérant d'asile, a résidé en ce pays à tiitre provisoire. Depuis  l'échéance de  l'autorisation de séjour (24 novembre 2008) dont  il a reçu  délivrance  à  la  suite  de  son  mariage,  le  recourant  ne  demeure  sur  territoire helvétique qu'au bénéfice d'une simple tolérance cantonale, par  définition  provisoire  et  aléatoire.  Or,  selon  la  jurisprudence,  le  séjour  accompli dans ces conditions ne peut être pris en considération que de  manière  limitée  (cf. arrêt du Tribunal  fédéral 2C_647/2010 du 10  février  2011  consid.  3.7  et  ATF  130  II  281  consid.  3.3).  Si  elle  n'est  pas  négligeable,  la  durée  du  séjour  du  recourant  en  Suisse  doit  ainsi  être  relativisée au  regard des  réserves exposées ci­avant et n'apparaît donc  pas  suffisamment  longue  au  point  qu'elle  puisse  justifier  en  soi  la  prolongation  de  son  autorisation  de  séjour  (cf.,  en  ce  sens,  notamment  les arrêts du Tribunal fédéral 2C_896/2010 du 9 août 2011 consid. 3.2 et  2C_475/2010  précité,  ibid.).  De  même,  le  parcours  professionnel  de  l'intéressé en Suisse ne signifie pas encore qu'il ait établi avec ce pays  des liens si étroits qu'ils fassent obstacle à son retour dans sa patrie (cf.  arrêt  du  Tribunal  fédéral  2C_663/2009  du  23  février  2010  consid.  4.3).  Les  emplois  qu'il  a  exercés  en  Suisse  (essentiellement  des  emplois  saisonniers dans  l'hôtellerie  [à savoir notamment comme réceptionniste,  portier d'étage et portier de nuit] et, subsidiairement, des emplois d'agent  de  sécurité,  de  déménageur,  ainsi  que  de manœuvre  dans  le  bâtiment  [cf.  en  particulier  le  rapport  de  renseignement  du  24  août  2008]),  ne  dénotent  en  effet  pas  une  intégration  professionnelle  spécialement  poussée, ni une ascension professionnelle particulièrement remarquable.  Le recourant n'a pas démontré non plus avoir acquis des connaissances  et des qualifications à ce point spécifiques qu'il lui serait impossible de les  mettre  à  profit  ailleurs  qu'en  Suisse,  et  dans  son  pays  d'origine  en  particulier. Au demeurant,  le recourant, dont  les dernières écritures du 2  septembre  2011  laissaient  apparaître  qu'il  bénéficie  des  prestations  de  l'assurance­chômage, a connu plusieurs autres périodes d'inactivité pour  lesquelles dite assurance est intervenue en sa faveur. Il a également été  mis, en sus des indemnités de chômage, au bénéfice du revenu cantonal  d'insertion (cf. copie de  la décision RI du 18 mars 2009 figurant dans  le  dossier cantonal vaudois) et émargé, pendant la durée de validité de son  autorisation  de  séjour,  à  l'assistance  sociale  (cf.  attestation  du  Service  social  régional  de  Lausanne  du  3  mars  2006  figurant  au  dossier  cantonal). Il  ne  ressort  en  outre  pas  du  dossier  que  X._______  se  soit  particulièrement  intégré  au  tissu  social  helvétique,  notamment  par  son  adhésion à des sociétés locales et sa participation à leurs activités. Il sied 

C­3864/2009 Page 18 de préciser à cet égard qu'il est parfaitement normal qu'un ressortissant  étranger,  après  un  séjour  prolongé  sur  le  territoire  helvétique,  se  soit  adapté à son nouveau milieu de vie et y ait noué des liens, dans le cadre  de son travail ou de sa vie privée (tels des relations de travail, d'amitié et  de voisinage), ainsi que l'a relevé la jurisprudence en matière d'exception  aux mesures de limitation du nombre des étrangers (cf. notamment ATAF  2007/16 consid. 5.2, 2007/44 consid. 4.2, 2007/45 précité, consid. 4.2, et  jurisprudence  citée).  L'essentiel  des  relations  sociales  invoquées  par  le  recourant se résume en fait, d'après les indications dont l'intéressé a fait  part à la police municipale de F._______ lors de son audition du 24 août  2008, à sa participation à  la vie associative de  la communauté africaine  (réunions culturelles et activités de prière à l'église [cf. p. 3 du rapport de  renseignement  établi  en  la  circonstance]),  ce  qui  fournit  un  indice  supplémentaire  en  défaveur  d'une  intégration  réussie  (cf.,  en  ce  sens,  l'arrêt  du  Tribunal  fédéral  2C_546/2010  du  30  novembre  2010  consid.  5.2.4).  Le  fait  que  l'intéressé  maîtrise  parfaitement  la  langue  française  (cf., en ce sens, p. 12 du mémoire de recours) n'est pas non plus le signe  d'une intégration exceptionnelle, dès  lors que ce dernier a précisé, dans  le cadre de la procédure d'asile, qu'il s'exprimait en cette langue avec ses  parents  et  avait  accompli  deux  années  universitaires  à  Kinshasa  avant  son départ du pays. Par ailleurs, le fait que le recourant soit le père de trois enfants issus de  sa  relation  avec  son  ex­épouse  (A._______,  B._______  et  C._______,  nés respectivement au mois de novembre 2004, juillet 2006 et avril 2008)  ne saurait modifier cette appréciation, dans la mesure où ces derniers ne  disposent  pas  d'un  droit  de  présence  assuré  en  Suisse  susceptible  de  fonder éventuellement la protection de la vie familiale consacrée par l'art.  8 CEDH (à savoir  la nationalité suisse, une autorisation d'établissement  en Suisse ou un droit certain à une autorisation de séjour en Suisse [cf.  notamment  ATF  135  I  143  consid.  1.3.1  et  l'arrêt  du  Tribunal  fédéral  2C_819/2010  du  12  novembre  2010  consid.  2.1;  voir  aussi  l'ATAF  2007/45  précité,  consid.  5.3,  et  réf.  citées]).  Indépendamment  de  cette  question,  le Tribunal  fédéral a admis que  les  relations entretenues avec  les  enfants  peuvent  constituer  une  raison  personnelle  majeure  (cf.  notamment  arrêts  du  Tribunal  fédéral  2C_505/2011  du  30  août  2011  consid. 2.4 et 2C_830/2010 du 10 juin 2011 consid. 3.1.3). Toutefois, en  l'espèce, les liens affectifs et économiques que le recourant a noués avec  ses  enfants  ne  peuvent  être  qualifiés  de  particulièrement  intenses  au  point de constituer une raison personnelle majeure  justifiant  la poursuite  du séjour de l'intéressé en Suisse. S'agissant en effet de l'intérêt privé à  obtenir  une  autorisation  de  séjour,  il  faut  constater  que  l'étranger 

C­3864/2009 Page 19 disposant d'un droit de visite sur son enfant habilité à résider en Suisse  peut en principe exercer ce droit même s'il vit à  l'étranger, au besoin en  aménageant ses modalités quant à la fréquence et à la durée. Pour qu'un  droit  plus  étendu puisse exister,  il  faut  notamment  être  en présence de  liens  familiaux  particulièrement  forts  dans  les  domaines  affectif  et  économique  (cf.  notamment  ATF  120  Ib  1  consid.  3,  120  Ib  22 consid.  4a  et  arrêt  du  Tribunal  fédéral  2C_363/2011  du  21  septembre  2011  consid.  4.1).  Il  faut  considérer  qu'il  existe  un  lien  affectif  particulièrement  fort  lorsque  le  droit  de  visite  est  organisé  de  manière  large  et  qu'il  est  exercé  de  manière  régulière,  spontanée  et  sans  encombre  (cf.  notamment  arrêts  du  Tribunal  fédéral  2C_718/2010  du  2  mars  2011 consid. 3.2.1 et 2C_723/2010 du 14  février 2011 consid. 5.2). Même si,  depuis  la  séparation  des  époux  intervenue  au mois  de  février  2008,  le  recourant bénéficie  formellement d'un droit de visite sur ses enfants, on  ne saurait  considérer,  comme cela a été évoqué succinctement dans  le  jugement de divorce du 11 mai 2011 dont l'intéressé a versé une copie au  dossier de la cause lors de ses déterminations du 2 septembre 2011, qu'il  a été exercé de manière régulière, spontanée et sans encombre jusqu'ici,  compte  tenu  des  difficultés  survenues  à  ce  sujet  et  des  nombreuses  décisions qui  ont  été  rendues nécessaires de  ce  fait  dans  le  cadre des  mesures  protectrices  de  l'union  conjugale  (cf.  consid.  3  et  ch.  II  du  dispositif dudit  jugement). De plus, force est de constater que le droit de  visite  que  X._______  exerce  désormais  sur  ses  enfants  à  la  suite  du  jugement de divorce du 11 mai 2011 demeure usuel, l'intéressé indiquant  que sa mise en œuvre intervient, conformément audit jugement, à raison  d'un week­end sur deux à son domicile et pendant la moitié des vacances  scolaires (cf. p. 2 des déterminations écrites du 2 septembre 2011 [voir,  en ce sens, l'arrêt du Tribunal fédéral 2A.522/2006 du 21 novembre 2006  consid.  4.2]).  A  cela  s'ajoute  que  la  curatelle  d'assistance  éducative  confiée au Service vaudois de protection de la jeunesse a été maintenue  pour  préserver  le  bon  déroulement  du  droit  de  visite.  Par  ailleurs,  le  recourant n'a pas  toujours procédé au versement  régulier de  la pension  alimentaire due à ses enfants (cf. relevé de compte du Bureau vaudois de  recouvrement et d'avances de pensions alimentaires du 3 août 2011 joint  par  l'intéressé  à  ses  déterminations  écrites  du  2  septembre  2011).  Ce  dernier  justifie  ces manquements  par  sa  situation  financière  difficile,  en  particulier  par  les  frais  médicaux  auxquels  il  a  été  confronté  en  fin  d'année 2010. Or,  la  raison pour  laquelle  le  recourant ne s'acquitte pas  de  ses  obligations  alimentaires  n'est  pas  pertinente.  Afin  de  déterminer  l'intensité  du  lien  économique  entre  l'intéressé  et  ses  enfants,  seul  compte en définitive  le  fait qu'il ne verse pas  la pension. Cette question 

C­3864/2009 Page 20 est  en  effet  appréciée  de  manière  objective  (cf.  notamment  arrêt  du  Tribunal  fédéral  2C_173/2009  du  10  septembre  2009  consid.  4.2).  La  relation entre  l'intéressé et ses enfants n'excède donc pas  le cadre des  liens existant en général entre un père et ses enfants, lorsqu'ils ne vivent  pas sous le même toit. D'autre part,  le comportement du recourant n'est  pas  totalement  irréprochable.  Celui­ci  a  en  effet  été  reconnu  coupable  d'injure,  le  2  juillet  2009,  à  l'endroit  de  son  ex­épouse,  mais  a  été  exempté de toute peine en raison de la provocation de cette dernière. Il a  en outre été condamné,  le 24  juillet 2009, à une amende de 300  francs  pour  avoir  effectué  une  course  d'apprentissage  sans  être  réglementairement accompagné. Il a également donné lieu à une plainte ­  retirée certes ­ notamment pour violence à l'encontre de son ex­épouse,  les  frais  de  la  procédure  ayant  néanmoins  été  mis  à  sa  charge  en  considération  du  comportement  critiquable  adopté  en  la  circonstance.  Ces  éléments  ne  sont  certes  à  eux  seuls  pas  déterminants,  mais  ils  doivent  être  pris  en  considération  dans  l'évaluation  de  l'ensemble  de  la  situation  du  recourant  (cf.,  en  ce  sens,  l'arrêt  du  Tribunal  fédéral  2C_340/2008 du 28 juillet 2008 consid. 6.2). Dans ces circonstances, les  relations  que  le  recourant  entretient  avec  ses  trois  enfants  confiés  à  la  garde de leur mère en Suisse ne sont pas si étroites que l'on puisse y voir  une raison personnelle majeure qui impose la prolongation de son séjour  en  ce  pays  au  sens  de  l'art.  77  al.  1  let.  b OASA.  Il  devra  dès  lors  se  contenter  d'exercer  son  droit  de  visite  depuis  l'étranger,  les  modalités  quant à la fréquence et à la durée devant être aménagées en fonction de  cette situation. Compte tenu de la distance qui sépare son pays d'origine  de la Suisse, il est indéniable que son départ rendra l'exercice du droit de  visite plus difficile, sans toutefois y apporter d'obstacles qui le rendraient  pratiquement  impossible  dans  le  cadre  de  séjours  à  but  touristique  (cf.  notamment  arrêts  du  Tribunal  fédéral  2C_718/2010  du  2  mars  2011  consid.  3.2.4,  2C_325/2010  du  11  octobre  2010  consid.  5.2.2  et  2C_710/2009  du  7 mai  2010  consid.  3.2).  Au  vu  de  ce  qui  précède,  la  décision  attaquée  ne  transgresse  pas  non  plus  la  Convention  du  20  novembre 1989 relative aux droits de  l'enfant  (RS 0.107), qui ne saurait  d'ailleurs fonder une prétention directe à l'obtention d'une autorisation de  séjour (ATF 136 I 285 consid. 5.2 et la jurisprudence citée). Enfin,  il  n'apparaît  pas  que  d'autres motifs  graves  et  exceptionnels  (cf.  ATF 136 II 113 consid. 5.3; voir également les arrêts du Tribunal fédéral  2C_546/2010  précité,  consid.  5.3,  et  2C_635/2009  du  26  mars  2010  consid.  5.3)  commanderaient  la  poursuite  du  séjour  de  l'intéressé  en  Suisse au­delà de la dissolution de son union conjugale.

C­3864/2009 Page 21 Aucun élément ne permet en définitive de retenir  l'existence d'un cas de  rigueur en application de l'art. 77 al. 1 let. b et al. 2 OASA. 8.  Le  recourant  n'obtenant  pas  d'autorisation  de  séjour  en  Suisse,  c'est  également à bon droit  que  l'autorité  inférieure a prononcé son  renvoi.  Il  est à relever que la décision de renvoi de Suisse a été prononcée sur la  base de l'ancien art. 66 al. 1 LEtr (RO 2007 5437; FF 2009 80) qui a été  remplacé par l'art. 64 al. 1 let. c LEtr (entré en vigueur le 1er janvier 2011, RO  2010  5925;  cf.  Message  sur  l’approbation  et  la mise  en œuvre  de  l’échange de notes entre  la Suisse et  la CE concernant  la  reprise de  la  directive  CE  sur  le  retour  [directive  2008/115/CE]  [développement  de  l’acquis  de Schengen]  et  sur  une modification  de  la  loi  fédérale  sur  les  étrangers  [contrôle  automatisé  aux  frontières,  conseillers  en matière  de  documents,  système  d’information  MIDES]  du  18  novembre  2009,  in FF 2009 8043). La nouvelle disposition de l'art. 64 al. 1 let. c LEtr reprend  toutefois  les  motifs  de  renvoi  définis  à  l’ancien  art.  66  al.  1  LEtr.  L'intéressé  ne  démontrant  pas  l'existence  d'obstacles  à  son  retour  en  République démocratique du Congo et le dossier ne faisant pas non plus  apparaître  que  l'exécution  de  son  renvoi  serait  illicite,  inexigible  ou  impossible au sens de l'art. 83 al. 2 à 4 LEtr, c'est également à juste titre  que l'ODM a ordonné l'exécution de cette mesure. 9.  Il  s'ensuit  que  la  décision  querellée  de  l'ODM  du  14  mai  2009  est  conforme au droit. En conséquence, le recours est rejeté. Vu  l'issue  de  la  cause,  il  y  a  lieu  de mettre  les  frais  de  procédure  à  la  charge du recourant (cf. art. 63 al. 1 PA en relation avec les art. 1 à 3 du  règlement du 21 février 2008 concernant  les frais, dépens et  indemnités  fixés par le Tribunal administratif fédéral [FITAF, RS 173.320.2]).

C­3864/2009 Page 22 (dispositif page suivante) Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 1.  Le recours est rejeté. 2.  Les frais de procédure, d'un montant de 700 francs, sont mis à la charge  du recourant. Ce montant est compensé par l'avance de frais versée le 9  octobre 2009. 3.  Le présent arrêt est adressé : – au recourant, par l'entremise de son mandataire (Recommandé [annexe : 1 photo en retour]) – à  l'autorité  inférieure,  dossiers  SYMIC  6735827  et  N  441  932  en  retour – en  copie,  au  Service  de  la  population  du  canton  de  Vaud  (Division  Etrangers), pour information, avec dossier VD 419'097 en retour. Le président du collège : Le greffier : Blaise Vuille Alain Surdez Expédition :

C-3864/2009 — Bundesverwaltungsgericht 01.11.2011 C-3864/2009 — Swissrulings