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Tribunal fédéral (ATF via Uni Berne) Partie I 01.01.1905 BGE 31 I 709

1 janvier 1905·Français·CH·fédéral (ATF via Uni Berne) Partie I·PDF·1,773 mots·~9 min·2

Texte intégral

708 B. Strafrechtsp/lege. gegenü6er bie red)tlid)e ®Uuation eine cmbere lei als gegenüber mater mrun. ;jebenfaffa ift baß Urteil aud) mit meöug auf i~n entf3ul)eben, \1,)(\.$ aud) in %tmt)enbung Mn %trt. 173 D@ gefd)el)en fann; ®ad)e ber morinftcm~ ift es bann, enht)eber auf ~runb ber bort;anbenen %tftcn unter 3ugrunbelegung beß ent\1,mferten morfa~begriffe$ lofor! baß (gnburteU geilen mrun ®ol)n aU$3u, fallen ober aber nötigenfaffa unter ~ücfweifung an bie Unter" ., f fud)ungß6e1)örbe, bie erforberIid)en %tftenergiinaungen boröune~men. 8. lBei lBeurteUung ter ®d)ulb bes SiaifatioMOeflagten S)er" mann enbIid) ift )t)ieberum barem au erinnern, baü baß ~emtf bejfet\tlegen bie Siaffattonsbeflagten mrun ein3i9 ftrafred)tHd) i:ler" folgt \tlerben rönnen, in ber unerlaubten menu~ung ber :paten" Herten (gr~nbung beftet;t. ~ie S)anblung bea .!taffationsbeflagten .\)ermann 1)at nun barin beftcmben, baa er, unter lBrud) feine~ :tJienfti:lertragcß mit ber $tajfattonßWigerin, ben .!taifat{onßbe" fragten lBrun 'oie (gr~nbung I)erraten l)at; er 1)at fid) alf 0 eineß mertragßorud)e$ unb einer mer{e~ung beß %aorifge~eimniites )d)u(big gemad)t, unb oaburd) erit l)at er bie ~ad)al)mung ber (gr~nbung burcf) bie .!taffatton~bef(agten mmn ermögHd)t. (gr ift aIio mo1)( ~1JCittater ober @cl)ülfe oei her ~acf)at;mung ber (gr" finbung. ~mein bamit l:,at feine beIiftifd)e ~litigteit feinen %to:: fcf)(uf) gefunben. ~ie %lcf)a1)inung idoft fann aber, \tlie in (gr\tl. 4 aU$gefül)rt, nid)t aIß Cftraf6are) ?ßatentbede~ung in me" trad)1 fommen. '2ln bem ein3i9 in metrad)t tommenben ~elifte ber unerlaubten menl1~ung ber patentierten ~r~nbung ift her .!taf1attonsbeflagte S)ermanu uad) ben %tften nicf)t beteiligt; 3um minbeften 1)at fid) her ber .!taf1ation~fl1igerin afß %tnflägt'riu oo~ fiegenbe 6cf)ulbbe\tlei~ nid)t barauf eritrecft, baß ber .!taffationß" benagte S)ermann bei ber unerlaubten lBenu~ung her :patentierten (gr~nbung burd) bie jtafiation~beflagten mrun al~ ~ittiiter ober @c9ilfe I)orfa~lid) mitge\tlirft t;aoe. ~ie ~iitigfeit beß .!taffation$~ beHagten S)ermann oei ben Siaffationßbetlagten mrun tft bielmel)r nur l)ie eine~ einfad)en %trbeiter~; bie lBenu~ung ber :patentierten 3ie9rolle burd) U)n erfolgt nid)t für i1)n, fonbern ein3i9 unb affein ftlr feine %trbeitgeoer. ~o ber\tlerflid) (lucf) feine S)anblung$" meile - ber mertrag~brud) unb bel' menat be~ %abrifgel)eim::: l1iffes - tft, fo fafft fie nicf)t unter ba$ ~trafgefe~, jeben" fall$ nid)t unter baß einatg in ~rage itel)enbe ®trafgefe~ megen 1II. Organisation der Bundesreehtsp/lege. N0 118. 709 !f3atentberle~ung, unb il)m gegenüber ift b(1)er bie %reif:precf)ung a~ ~ecf)t . erfolgt,. fOl)ai3 bie .!t(lffationßbefcf)\tlerbe mit meaug auf bte gegen ll)n gend)tete ~trafflage a03uU:>effen ift. ~emnad) l)at ber .!taffation~l)of erfannt: _ 1. j)in~d)m~) bel' %tl1~effa!lten ,3ofef lBrun mater unb ,3ofef ~run ~ol)n mtrb ble .!taffatlon$beicf)roerbe begrünbet erfliirt unb bem" gemaa baß Urteil be~ Dbergericf)t~ be6 .ltanton6 Buaern I)om 25. ~rn 19?5 aufg;90ben unb bie ®acf)e au neuer meurteilullg an bteleß @ertcf)t aurucfgeU:>iefen. 2. J)iniid)tlid) beß %tl1gefIagten ,3ol)ann S)ermalln lufrb bie .ltaffattollß6eid)\tlerbe aoge\tliefen. mergI. aud) ~r. 118. III. Organisation der :Bundesrechtsp:o'ege. Organisation judiciaire federale. 118. Arret de 1a. Cour de ca.ssation pena.1e du 6 decembre 1905, dans la cause Procureur general du canton da Nauchätel contre Wyss et consorts. Legitimation pour 1e recours en eassation dans les affaires en matiere de poursuites penales qui n'ont lieu que sur la plainte du lese (contrefac;on de marques de fabriques, art. 24 et 25 loi fed. sur les marques de fabrique, ete., par exemple); 1e procureur general n'est pas une «partie atteinte par la decision» (<< Prozessbeteiligter ») et il n'a, par eonsequent, pas qualite pour recourir en eassation. Art. 161 OJF. A. - Ensuite de plainte penale portee par la Societe en commandite par actions Georges Favre-Jacot &: Oie, ayant siege au Lode, le 16 novembre 1903, et, apres enquete, la Chambre d'accusation du canton de Neuchätel, par arret du 23 janvier 1905, renvoya a comparaitre devant le President du Tribunal correctionnel du Locle :

710 B. StrafrechtspIlege. 1. - Adolphe Wyss, fabricant d'horlogerie, au Locle ; .) - les freres Jules et Hermann Blumenthai, negociants, a Constantinople ; 3. - les freres Walter, Jean, Adolphe, Arnold, Edgar et Werner Girard, fabricants de boites de montres sous Ia raison sodale ~ Girard freres ~, a Granges, sous Ia prevention, les trois premiers, d'avoir imite, de maniere a induire le public en erreur, la marque de fabrique deposee par Ia recourante au Bureau federal de la propriete intellectuelle, a Berne, le 15 septembre 1896, sous N° 8638, et d'avoir vendu, mis en vente ou en circulatinn des montres revetues d'nne marque qu'ils savaient etre imitee, les six derniers, d'avoir coopere sciemment aux infractions ci-dessus, en apposant sur les boites de montres qu'ils livraient a Adolphe W yss une marqne qu'ils savaient etre nne imitation de celle de Georges Favre-Jacot &: Ci", delits prevus par les art. 24 litt. a, c et d et 25 de Ia loi federale concernant les marques de fabriqne et de commerce, du 26 septembre 1890. B. - Les freres Blumenthai et les freres Girard ayant, a l'andience du 1 er aoll.t 1905, decline Ia competence du President du Tribnnal correctionnel dn Locle pour connaitre des delits ou contraventions qni leur etaient reproches, le President du Tribunal correctionnel du Loc1e, par jugement du meme jour, accueillit cette exception comme fondee par des motifs qu'il serait superflu de vouloir rappeier ici, et renvoya Ia plaignante a poursuivre son action devant les tribunaux soleurois competents en ce qui concerne les freres Girard, et devant les tribunaux turcs competents en ce qui concerne les freres Girard. Puis, par un second jugement en date du meme jour, et ensuite tlu verdict du jury, uegatif sur Ia question de culpabilite a l'egard du prevenu Adolphe Wyss, Ie President du Tribunal correctionnel du Locle pronon<;a Ia liberation pure et simple de ce dernier des fins de la poursuite penale dirigee contre lui, l'action civile demeurant reservee. C. - G'est contre Ie premier de ce; jugements que le 1lI. Organisation der ßundcsrcchlspflege. No 118. 711 Procureu: general du canton de N euchätel a declare recourir en cassatlOn aupres du Tribunal federal en se fondant l'art. 165 OJF. ,sur , Le r~~our~nt apresente ses conclusions motivees tendant a ce qu 11 plut au Tribunal fMeral comme Cour de cassation penale: 1 - casser Ie jugement dont recours . 2 - dire en consequence que le Tribunal correctionnel du Lode est competent pour procMer au jugement de Jules e; deo H.er?Iann Blumenthai en ce qui concerne l'inculpation d aVOlr lmlte la marqne de fabrique de la Societe Georges F~vr~-.Jacot ~ Gie ~u Lode, ,ou tout au moins l'inculpation d. aVOIr coopere SClemment a l'infraction d'imitation de Ia dlt~ marque, pour Iaquelle Adolphe Wyss, fabricant d'horlogene au Locle, a ete renvoye devant Ie Tribunal correctionnel du LOcle, par arret de Ia chambre d'accusation en date du 23 janvier 1905 ; 3 - dire que Ie Tribunal correctionnel du Lode est competent pour proceder au jugement des six freres Girard renvoyes devant lui par l'arret de Ia chambre d'accusation prerappele sous Ia prevention mentionnee au dit arret. .n .. - Les freres Girard ont conclu au rejet de ce recours prlUClpalement comme irrecevable, pour dMaut de qualite du recourant, subsidiairement comme mal fonde. Les freres Blumenthai ont conclu a ce que le dit recours fut ecarte comme mal fonde. Statuant sur ces faits et considerant en droit : Aux termes de l'art. 168 OJF, Ia Cour doit examiner d'office si le pourvoi est recevable et s'il a ete exerce dans les formes et delai prevus par Ia loi; il est donc indifferent que seu~~ les freres Girard aient souleve cette question de recevablhte ou d'irrecevabilite du recours la Cour n'en doit . I' , pas moms. ~xaminer d'une mamere generale, sans distinguer entre les mtlmes suivant q ue les conclusions des uns ou des autres ont, ou non, porte sur ce point. Or, il est certain que Ia poursuite penale diriO'ee contre Ies intimes, basee sur les art. 24 litt. a, c et d et 25 de Ia Ioi XXXI, I. - 1901$ 4,6

712 B. StrafrechtspIlege. federale susrappeIee du 26 septembre 1890, n'a eu lieu, ainsi que cela ressort du dossier, et ne pouvait avoir lieu, ainsi que cela resulte de la comparaison entre eux des art. 24 a 27 leg. eit., que su't la plainte de la partie Iesee, soit, en l'espece, de la Sodete en commandite par actions Georges Favre-Jaeot & Cie, au Locle. L'on se trouve done ineontestablement ici en presence de Fune des poursuites prevues a l'art. i61, ire partie OJF, dans lesquelles le droit de recours en cassation n'appartient qu'aux seules 4'. parties atteintes par la decision ~ (texte a11.: 4'. nur den durch die Entscheidung betroffenen Prozess beteiligten »). La loi a voulu distinguer, dans ces cas, entre les parties proprement dites dans un pro ces penal, au nombre desquelles 1'0n peut, a certain point de vue, compter le representant du ministere publie, et les parties au proces qui peuvent etre atteintes, c'est-a-dire dont les interets personneis peuvent se trouver leses par la decision suseeptible de recours; et e'est aces dernieres seules que la loi a confere le droit de reeourir aupres de la Cour de cassation penale federale. Il suit de la qu'effectivement, - ainsi que l'ont fait remarquer les intimes, les freres Girard, - le Procureur general du canton de Neuchatel, que le jugement du 1 er aout 1905 n'a atteint ni ne pouvait atteindre, n'avait point qualite pour recourir contre ce jugement, et qu'en consequence son pourvoi doit etre ecarte prejudiciellement comme irreeevabie. - Le texte meme de la loi etant suffisamment clair pour qu'aueun doute ne soit possible sur les intentions du legislateur a eet egard, il n'y a pas lieu d'entrer dans d'autres developpements ä. ce sujet. Par ces motifs, La Cour de eassation penale federale prononce: IL n'est pas entre en matiere sur le recours. I i C. Entscheidungen der Schuldhetreihungsund Konkurskammer. Arrets de la Chamhre des poursuites et des faillites. 119. fuf'4~ib 11.,,,, 3. ~ftf.,.&a 1905 in <5adjen ~uf-lU4mu. Betreibungsart. - Betreibung gegen einen gewesenen Kollektivgesellschafter nach AUflösung der G~sellschaft. Art. 39 Ziff. 2, 40 Sc~KG. - Anfangspunkt der Fmt des Art. 40 ist nicht der Zelt punkt ~er !1eendignng der Liquidation bezw. der darauf gerichteten Publzkatwn, sondern der Zeitpunkt der Auflösung der Gesellschaft bezw. der damu{ bezüglichen Publikation im Handelsregiste1' Art. 545, 572 OR. ~ , I. ~m _ 3. ,Januar 1898 fÖßte ~c9 bie JtoUettibsefeUfc9aft If )ßau( !n~f & @;ie." in ~af el, ttle1cger bel' ljeutige !neturrent )ßaul ~uf·smarttn angelj6rie, auf unb trat in 2tquibation. :nie ~uf. lofung ttlutbe ~~ 6. ~anuat 1898 im fc9ttletaerifdjen Sjanbelß. amtßb:'dt ~u6h3tert mtt ~em ~eifiigen, baB bie 2iquibation unter bel' ~trma ,,)ßaul !nuf & @;ie. in 2iqutbatien" ben ben @efeU= fc9afteru befergt \tlerbe. :nie 2iquibation bauette biß 1905, ttlo. ~"Uf_ am 9. ,3~ni b. ,3. bie ~irma fI)ßaur !nuf &: @;ie." in 2iq." tm .ldanbeIßregtfter geIßfdjt unb biefe 2.öfdjung am 15. Suni im SjaubeIß'IU~tßbllltt bela~nt. gemndjt ttlutbe. ~m 19. ,3uni erlieB baß ~ettetliungßamt ~mmngen gegen ben !nelunenteu !nuf eine

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