Skip to content

Tribunal fédéral (ATF via Uni Berne) Partie I 02.10.1899 BGE 25 I 406

2 octobre 1899·Français·CH·fédéral (ATF via Uni Berne) Partie I·PDF·1,286 mots·~6 min·4

Texte intégral

406 Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. 84. A rret du 20 Decembre 1899, dans La cause Rossier contre Seiler. La loi sur l'organisation judiciaire federale ne connait pas un « recodrs incident» en matiere de droit public. - Deni de justice, commis par le fait qu'un juge a siege dans les deux instances. A. - Sieur Seiler, precedemment au service de Rossier en qualite de voyageur de commerce, a ouvert action a celui-ci devant le Tribunal des prud'hommes de Geneve pour le faire condamner a lui payer 2167 fr. 24 c. a titre de salaire com-. . , mISSIOn, part de benefices et indemnite de renvoi abrupt. Rossier a reconnu devoir 417 fr. 24 c. pour solde de salaire et commission et contes te le surplus de la demande; il a, de son cote, conclu reconventionnellement au paiement de 1500 fr. a titre de dommages-iilterets. Par jugement du 15 septembre 1899, le Tribunal de premiere instance des prud'hommes (groupe X) a alloue au damandeur ses conclusions reduites a 1947 fr. 24 c. et deboute Rossier de sa demande reconventionnelle. La Chambre d'appel des prud'hommes a confirme ce jugeme nt par arret du 2 octobre 1899. E'n date du 7 novembre 1899, Rossier a adresse au Tribunal federal un recours de droit public base, entre autres, sur le moyen suivant: Un juge prud'homme, M. Keller, a siege dans les deux instances. 01' l'art. 48 de la loi sur les prud'hommes statue que «nul ne peut sieger s'il a deja connu de l'affaire en conciliation ou en premiere instance. » C'est du reste la UD principe eIementaire de toute organisation de la justice et uu principe d'ordre public; on ne se constitue pas juge de son propre jugement. Si cela etait possible, la garantie du double degre de juridiction deviendrait illusoire. B. - En reponse a la communication du recours, le President de la Chambre d'appel du groupe X des prud'hommes et le greftier Floquet ont oppose au moyen reproduit plus I. Rechtsverwei«erung. No 84. 407 haut ce qui suit: TI est exact que M. Keller a siege dans les deux instances. Ce fait regrettable est le resultat d'nne erreur qui s'est produite en l'absence du greftier-chef, alors malade. Le magistrat qui a siege deux fois aurait evidemment du s'apercevoir de l'erreur, de meme que sieur Rossier, lequel n'a eleve aucune protestation. C. - Dans son memoire en reponse, du 9 decembre 1899, -sieur Seiler declare former un recours incident contre Ia decision de Ia Chambre d'appel du 2 octobre 1899, par le motif que l'appel aurait 13M declare recevable en violation de l'art. 46 de la loi organique sur les prud'hommes. 11 reoConnait d'ailleurs que si un juge de premiere instance a siege en appel, cela constitue une violation flagrante des droits constitutionnels. Il conclut a l'admissiou de son recours incident et au rejet du recours de Rossier contre le jugement du .15 septembre 1899, ce jugement ne consacrant aucun (Ieni de justice. Considerant en droit: 1. - Le jugement du Tribunal de premiere instance des prud'hommes, du 15 septembre 1899, ayant ete porte en appel et Ia cause instruite et jugee a nouveau par Ia Chambre d'appel, il n'y a pas lieu d'entrer en matiere sur les critiques formuIees par le recourant Rossier contre le dit jugement et la procedure suivie en premiere instance. 2. - TI n'y a pas lieu non plus d' entrer en matiere sur le recours incident forme par Seiler contre l'arret de Ia Chambre d'appel du 2 octobre 1899. La lot federale sur l'organisation judiciaire (art. 175 et suiv.) ne connait pas le recours incident en matiere de droit public. Le recours de Seiler ne pourrait donc etre declare recevable que comme recours independant, a condition qu'il eut ete forme en temps utile, ce qui n'est pas le cas. 3. - .... . 4. - .... . 5. - Le dernier moyen de recours qui reste a examiner est celui fonde sur le fait non conteste qu'un juge a siege dans les deuK instances. Il est hors de doute que ce fait,

408 Staatsrechtliche Entscheidungen. 1. Abschnitt. Bundesverfassung. queUes que soient les causes qui l'ont produit, constitue une violation du principe de la double instance reconnu par la loi organique genevoise sur les prud'hommes. Il porte atteinte a une garantie essentielle assuree aux plaideurs et justifierait l'annulation de l'am~t attaque, meme si l'art. 48 de la Ioi precitee ne disposait pas expressement que nul ne peut sieger s'il a deja connn de l'affaire en conciliation on en premiere instance. Cet artic1e a en tout cas ete viole d'nne maniere flagrante et rarret attaque implique de ce chef un deni de justice (art. 4 const. fed.). Par ces motifs Le Tribunal federal pro non ce : 11 n'est pas entre en matiere sur le recours en tant que dirige contre le jugement de premiere instance du 15 septembre 1899; il est en revanche declare fonde en tant que dirige contre le jugement de la Chambre d'appel des prud'hommes, du 2 octobre 1899, lequel est en consequence annuIe. 85. Urteil t)om 21. mcacmoer 1899 in ®acgen ~our\)oifier gegen i8ern. Stellung des Bundesgerir:htes als Staatsgerichtshof gegenüber Civilurteilen kantonaler kompetenter Gerichte. A. 'U:m 8.j20. c3anullr 11)93 erf>l'o Wit\Uc ~ouri)oiiier~Dcf}fen~ 6ein in i8iel gegen Den ®taat i8ern unb ben ®cf}\UeIXenOC3irf i8ief, i8ö3ingen, IJJCett, ~mabretlcf} unb ~ibau .\tlage mit ben 3lecf}t~6egel)ren: ,,1. 'Die i8el'{llgten feien fc9u1i.lig anaucrfennenf "bie ®cf}ün tei ein unter öffentlicf)e m:uf)td)t gcfteIXtcß \'ßrii)atge~ ,,\Uiiffer. 2. ~~ fei 3u erfennen, bie .\tliigerin fet (tfß 'U:nftöj3erin "an bie ®d)üj.i ~igetttümerin be~ ~lufJoetteß oiß in bie IJJWte, 11 fo\uelt 'oll!Sfelbe if>re ?Befi~ung oerüf>re. 3. ~ie ?BeHagten feien I! fd)ulbig (mauerfennen, eß fktje bel' .\tliigerin ein ~rh,)atred)t auf l. Rechtsverweigerung. No 8b. 409 ?,'U:ußnü~ung 'oer Sffiafferfraft bel' C5c9ü~, fo\Uol)( gemal) U}ren "errooroenen Stitel~recf)ten a{~ aud) a(~ ~nftöflerin, gemiij3 ben f1?Beftimmungen be~ @efe~e~ über ben Unterl)aIt unb bie .\torreWon "ber ®eroiiHer unb 'oie m:ußtroctnung ton 1J)',öfern unb anbern ,,2iill'omien (Sffiaffer6au"oH3eigefet) i)om 3. 'U:"rH 1857 au. ,,4. mie Ißef{agten feien unter ®olibad;Htft fd)ulbig unb 3U i,)er~ "urteilen, her Jtliigerin benjenigen ®cf)aben 3u erfeten, \Ueld)er ff il)r au~ bel' toUftiin'oigen '2tofteUung beß Sffiaffer~ ber ®d)üj3 "im I!tnfang beß ,Jal)re~ 1891 entitallben tfi. 5. miefer C5cf)aben 1/ fei nad) ~rmeffen be~ <Serid)teß feft3ufteIXen unb bie i8eflagten ,,(feien) folibarifd) 311 tewrteHen, bie 10 feftgefette ®umme famt i!gefe~ncgem ,8in!S 'oer .\tliigertn au beaal)Ien. iI ::Daß erfte biefer megel)ren fief 'ourcf} ,8\Uifcgenentfd)eib beß 'U::p"eIXation~~ unb Jtaftationßl)ofeß 'oeß .\tantoll!S i8ern bal)in. Über 'oie übrigen ?Begef>ren fiiUte ba~ m:mt~gerid)t i8iel am 15. Suni 1898 fo{~ geni.le~ Urteil: ,,1. mer .\tliigerin flnb il)re illcc9tßoegel)ren 2 unb 3 IIfo\Ueit ~rii,)atred)t nacf) ®a~. 380 ~.d~. unb § 31 Waffer, "b(Urpoltaeigefe~ eingeffagt roirb, augef:procf}en. C5o\Uclt lettereß ,,(3) \Ueitergef>t (fog. ll.leitergef>enbeß ~iter~recf)t), tft 'oaßfeloe (tb; IIge\Uiefen. 2. mer .\tliigerin tft lf>re 0cf).1'oenerfatnage gegen ben f!~enagten 6cf)\UeIXenbeairf bi~ 3um i8etrag l)on 1000 ~r. 3u~ "gef:proCl)en. 3 . .\tliigerin ift mit if>ren 6dben gegen ben !Staat II~Cru gerid)teten ®c9a'oenerfatftagen abgeroiefen. 4. mer benagte ff CSCl)\UeIXenoeairt l)at bel' .\tliigertn 1/2 bel' .\toften au be3al)len. 1f5. mfe .\tliigerin ~llt bem Staat i8ern 1/2 bel' .\toften au oe, 113a~len." @egen l)iefeß Urteil erftiirten oetbe \'ßarteien bie I!t,,~e[~ (ation an ben m::p:peIXatiQn~~ unb .\taffation!Sl)of be~ .\tanton~ ~ern; bocf) 309 bie .\tlägerin biefelbe 3urüct, fo\Ueit i9re C5d)a'oen, et1Qtf1age gegenüber bem 6taat ~ern aoge\Uiefen \Uorben \Uar, 10 ban nur nocf) 'oie anbern i8egef>ren flegenüber bem C5tante ]Beru, fo\Uie bie i8egef>ren gegenü'(ler bem ®d)\Uetlcnbcairf aufreCl)t blieben. WH! Urteil i,)om 2. ,Juni 1899 l)at nun bel' l!t:p~etlattonß~ un'o .\taffation~f>of be~ .\tantonß i8ern bie .\tfägerin mit i9ren .\tlagebegef>ren 2 unb 3 gegenüber beiben ~effagten unb mit il)ren .\tlagebcflel)ren 4 un'o 5 gegenüoer bem l.ieflagten ®d)\UeIXenbeairf abge\Uicfett unb fie gegenüoer beiben ~etlagten 3u ben 1700 ~r. betragenoen .\toften uerurteHt. &u~ ber ~egrünbung biefe~ UrteiI~

BGE 25 I 406 — Tribunal fédéral (ATF via Uni Berne) Partie I 02.10.1899 BGE 25 I 406 — Swissrulings