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Tribunal fédéral (ATF via Uni Berne) Partie I 01.01.1898 BGE 24 I 581

1 janvier 1898·Français·CH·fédéral (ATF via Uni Berne) Partie I·PDF·1,990 mots·~10 min·1

Texte intégral

Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. bel' SDolJ~eI6efteuerun9 6eftritfen Jl.)irb, öU fd)ü~en tft unb biemunbeß6e~örben fönnen fid) beim ~l1tld)eibe bel' ~rag:, 06 biefemo:außfelJlt~9en bor~anben feien, nid)t burd) tnntonnle mor~ f~rtften aUf bem, ®e6t~te be~ ~ieber(\ifful1g~roefen~ 6inben (nffen. mlelmef)r f)afJen fte freI öU 'Pruten, 00 berartige, fantonalred)tfid) 9,eforberte ~ormantäten für bie ~rage bel' ®teuernmd)tfgung be~ eI~ten ~f{'anton>3 i~ mer'9iHtni5 aum anbern bon mebeutung feien,. Jl.)Ie bel.ln aud) m ~rt 31 bel' Urner merfafiung bie munbe~", borfd):lfi~n, tu03u aud) ba~ mer60t bel' SDo'P'Pel6efteuerung gef)ört,. nUßbrudltd) \)or6~'9aften finb. 3. ~ud) bel' ~inroanb! baa bel' 1YCetunent feine Steuer'pfHd)t gegenüber ~er, ®emeinb~ ~nbermatt anerfannt ~a6e, f)ldt nid)t Eitanb. \/tut .. l.11~ . erf!€. @;m(abung aur Sefbfteinfd)äi?un}1 f)in f)atte ~r~l) Qu~brucf(~d) leme Steuer'PfUd)t unter ~imud~ barauf 6e~ l~ltten, baf; fem Ei~euerbom~3H 211öern ft'i. \IDenn er nun auf eltt: balb ?arauf an tf)n erfal1ene erneute ~ufforoerung bQ~ ~ttt~ fd)alJung~tormular all~füUte unb einreid)te, fo tf)at er bie§ offen" bar nlofj be§f)al?, um ben if)m augebrof)ten, fef)r fd)roeren ~o{gen au. entgef)en. ~n anbere§ Iillittel jtanb if)m nei bel' .stüraf bel' ~rlft,. bie 19m eingeräumt .roar, laum ou ®euote. Unter fetd)en Umfhmben. fann au er .nid).t angenommen Jl.)erhen, bau er burd) bai3 ~.u~furren unb ~mreld)en beß (5d)a~ungGformurar§ feinen grunbfa~hcl)en Stanb:punft, ben er nod) fur3 bOr~er f{ar aUllt ~u~brucf ~e6rad)t 911tte, aufgegeben f)abe, 3 Ulna ( ba er, nad) fem~r unJl.)lberfprod)en ge6fie6enen ~ngabe, im !Refurfe an \:Ien !Regterung!3rat feine (5troerpffid)t lleuerbing!3 gänaUd) 6eftritten f)atte. 4 .. l1rägt e~ fid) fonad) eht&ig, on nad) Iillitgaoe bel' buttbe5" red)thd)en. illormen über SDoPlle1befteuerung bel' Eiteuercmjprlld), be: ®emembe mtlbermatt 6egrünbet erfd)eine, fo mUß bie~ ber" nemt tl.lerDen. SDaß ®efd)aft~einl.ommen ift in bel' !Rege! in bem J{?nton 311 l.1erfteuern, in roeId)em bel' ®efd)äft~in9aber feinen ~l~ f)at, uno nur ba tft eine 'llll!3naf)me 3u3ugeftef)eu, Jl.)0 fid) in el~cm an~ern .R:anton in ftänbiger )IDeife uno unter befonbmr Be.ltung eltt Jl.)cfentlid)er ::teil bel' ®efd)äft~t9ätigfeit aoroicfefL ~ie~ llt:t ab~r f)a,t man e~ \)orHegcnb nid)t ~u t9un. :Denn einmaL Jl.)trb 'oIe Bettung bel' mauten in 'llnbermatt bom !Retnrrenten .\ \ I I 11. Doppelbesteuerung. N° 1.17, 581 felbft \.)on 211~ern au~ beiergt, öU \ueld)em 3roecfe er iid) aU,~r! bing~ öeiüueife, jebod) nur bOrüoerge~enb, in &~bermatt nuf~n(t, unb l0bann f)anbelt e~ lid) n1d)t um einen auf ble ;Dem:r 6ere~" neten ®efd)üft§6etrieo, fonbern um bie I)(u~füf)rung emeiS eU,t" aefnen \IDerfbertrages. ~in ~teuerbonü3U be!S ~etur:ente~ tu I)(nbermatt 1ft 10mlt ntd)t 6egrünbet unb e5 mUß ble ~mfd)a~ung be~ieI6en aufgef)ooen \uerben (\)crgL ~mtl. (5ammt, iBb. XXII, (5. 14 ff.). ~ieran Qnbert ber Umftanb, bQ~ bel' ffieturr~nt gemQß ~rt. 31 ber Urner merfaf1ung ge3\l)ungen. \l)urbe, ~m stanton illtebednHuttg ~u ttel}mett, nid)t!S. SDenn eme berarttge formale linD cro\l)ungene ID1a~nal}me, bie ~llerbtng~ in. Q~~erer ~td)tuttg ge\l)ifle red)tUd)e \IDtrfungen, f:pe~le'(( 10Id)e :polt3et1td)~ matur, l}aben mag, fann bod) bte ~unbe§re~t1td) gef:rbe.rten materiellen morau~le~ungen für \)ie ~ntltef)ung etlte~ fet61tnnbtgen Steueranl:Prud)~ be5 J{anton~ Uri ober 'ocr @emeinbe \?(nbermatt ttid)t erle~en. - SDemnad) 1)at ba~ munbe~gertd)t ertanttt: SDer ~efur~ roirb für begrünbet erU&rt unb, unter Sl{uf?cbung bel' Sd)fu~lla1)me be~ ffiegierung~rate~ be~ stanton~ Urt tlotn 13. ~uguft 1898, 'oer @emetnbe S,[nbermatt .ba~ ~ed}.t ~~e:fan~tt, ben ffieturrenten für ben ~rroer6 au~ lemem G5eld)alb:lbetrt~f> mit Steuer 311 belegett. 117. Arret du 9 1wvembre 1898, dans la cause Realini. Succession ouverte hors du canton et non encore partagee; impöt Sm' les biens mobiliers. Changement du domicile. 1. _ Le 3 decembre 1892 est mort a La Chaux-de- Fonds, lieu de son domicile, Louis ~obbia, ~ere de qu~tre enfants encore mineurs dout l'un, Lma Bobbla, a epouse, 1e 16 avril de l'annee c;urante, Constant Realini, de Stabio. Aussitöt apres son mariage, Lina Bobbia e~t allee dem eurer aStabio avec son mari, tandis que les trOls autres enfants

.582 Staatsrechtliche Entscheidungen. f. Abschnitt. Bundesverfassung.! Bobbia demeurent encore aetuellement a La Cllaux-de-Fonds ou. Hs sont places sous tuteUe. La totalite des biens formant les successions paternelle et materneHe echues aux enfants Bobbia sont restes jusqu'ici in divis et sont soumis a La Chauxde-Fonds, a l'administration du tuteur. ' ,. Le~ eantons de N euehatel et du Tessin ayant reclame I Impot sur Ia part de succession patern elle et maternelle re~enant a Lina ReaIini-Bobbia, Ie mari Realini recourt au TrIbunal f~deral et demande qu'il soit prononce qu'il n'est t~nu au paIement de l'impot ni dans le canton de Neuchatel m dans le canton du Tessin, les pretentions de ces deux eantons ~ons~ituant .a ~on egard un cas de double imposition contraire a un prmCIpe de droit federal. 11 declare n'avoir pa~ nanti. les, instanees cantonales superieures parce qu'il etaIt certam d avance que sa demande serait repoussee dans l'un et l'autre canton et parce qu'il lui est d'aiHeurs indHterent dans quel canton le Tribunal federalle decIarera tenu de payer l'impüt. 2. - Dans sa reponse au recours, le Conseil d'Etat du canton du Tessin considere la demande du recourant comme fondee en tant qu'elle a pour but de faire exempter ceIui.ci du paiement de l'impot dans l'un ou l'autre canton' mais iI d~cIare ne pouvoir admettre l'opinion des autorites n'euchatelOIses, d'apres laquelle l'impot serait du au lieu oU. se trouve Ia succession, parce qu'il s'agit d'une Succession ellcore indivis~. La succession Bobbia se compose exclusivement de capltaux. Suivant Ia jurisprudence du Tribunal federalle seul crite~e applicable est des 10rs le domicile du contribuabie. 0: Lma .Bobbi,a ayant pris domicile aStabio dans les premIers mOlS de I annee et ayant ainsi demeure pendant Ia plus grande partie de celle-ci dans le canton du Tessin, c'est dans ce canto~ qu'el~e doit l'impot pour 1898. Peu importe a cet egard SOlt le falt que Ia contribuante se trouvait sous tutelIe dans le canton de Neuchatel avant de se rendre au Tessin soit .Ia circon~tauce, nullement etabIie d'ailleurs, que Ia suc~ ceSSlOn dont Il s'agit semit encore indivise. Par le fait de SOll mariage, Lina Bobbia est devenue majeure et c'est a H. Doppelbesteuerung. N° 117. Stabio, lieu de son domicile, qu'elle possMe et de la qu'elle exerce les droits sur Ia portion lui revenant dans la suceession de ses pere et mere. Le Conseil d'Etat du Tessin demande en consequence que le recours des epoux Realini soit declare fonde en ce sens que ceux-ci sont tenus de payer dans le canton dn Tessin les impots cantonaux et communaux pour 1898 sur les biens mobiliers et les revenus provenant de Ia succession de Louis Bobbia. 3. - Le Conseil d'Etat du canton de N euchätel conclut au contraire a) principalementä. ce que le recours soit ecarte en tant que dirige contre la commune de La Chaux-de-Fonds et le canton de Neuchätel et qu'il soit declare qn'aussi lougtemps que la succession est indivise, l'impot est du au canton de Neuchätel; b) subsidiairement, en ce qu'il soit en tout cas reconnu que le canton de N euehätel a le droit d'imposer la totalite de la succession Bobbia pour les 4 premiers mois de l'annee et, a supposer qu'il n'y ait pas de biens immobiliers, les trois quart de cette succession pour tout le reste de l'annee. Le Conseil d'Etat de Neucbatel fait valoir ce qui suit: Il ne s'agit pas d'un impot reclame personnellement a Lina Bobbia, femme Realini, mais d'un impot collectif recl~me par un seul bulletin de eontribution sur un ensemble de bIens encore indivis. Cet ensemble de biens se trouvant ä Neucbatel soumis a l'administration d'un tuteur domicilie a La Chau~-de-Fonds ou demeurent egalement trois des ayants droit c'est au ~anton de Neucbatel que doit appartenir le droit' de prelever des impots sur les dits biens. Uu impöt personnel ne pourra etre reclame qn'apres 1~ partage, et alors le canton de Neuchatel se bornera certalllement, sous reserve des immeubles, a reclamer l'impot de ceux des Mritiers qui auront residence et domicile ~an~ le. canton. La pretention de l'Etat du Tessin de percevOir 11mpot pour toute l'annee sur la part successorale de Lina Realini est en tout cas mal fondee, ce canton pouvant tout au plus soumettre cette derniere a l'impöt POUI' les llUit mois qu'elle a passes au Tessin. Le Conseil d'Etat de Neucbatel deman(le egalement que le recours soit declare non recevable par Ie motif

584 Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. que le recourant a neglige de nantir prealablement les autorites cantonales superieures, comme il pouvait et devait le faire d'apres la loi cantonale. Stat'Ulll1t sur ces faits et considemnt en droit ; 1. - Le recourant ne niant pas sa quaIite de contribuable et la question qu'il souleve consistant uniquement ä. savoir lequel des cantons de Neuchatel et du Tessin a le droit de lui recIamer l'impöt, il ne s'agit pas en reaIite d'un recours dans le sens de rart. 178 OJF., mais d'une contestation de droit public entre cantons rentrant dans les cas prevus par I'art. 175, chif. 2 de la dite loi. Or les prescriptions de l'art. 178 ne sont pas applicables ä. ces contestations et, en particulier, iI n'est pas necessaire d'(~puiser les instances cantonales avant de nantir le Tribunal federal. 2. - D'apres Ia jurisprudence constante du Tribunal federal, la fortune mobiliere, dont font aussi partie les creances, est imposable au domiciIe de l'ayant droit. Meme Iorsque des biens de cette nature sont places sous I'administration d'un tuteur dans un autre canton, l'impöt est du au domicile de l'ayant droit et non au lieu Oll s'exerce l'administration tutelaire. (Voy. arret,s du Tribunal federal, vol. IHr page 613; IX, page 16, consid. 3; XII, page 14; XVII, page 21, consid. 2.) Le Tribunal federal ade meme reconnu que les biens mobiliers echus ä. une personne dans une succession ouverte hors du canton et non encore partagee sont soumis a l'impöt au lieu de domicile de l'ayant droit et non au lieu de l'ouverture de la succession. (Voy. arret du Tribunal federal en la cause Blumer, vol. XIV, page 158) consid. 2 et 3). Enfin lorsqu'un contribuable a change de domiciIe pendant le courant de I'annee, chacun des cantons interesses a le droit de le soumettre ä. l'impöt pour le temps pendant lequel il a reside sur le territoire. 3. - D'apres les principes qui precMent, iI est hors de doute que le droit d'imposition pour I'annee entiere reclame par le canton de Neuchatel n'est pas justifie. La souverainete fiscaIe se trouve au contraire partagee, dans le cas particulier, entre les deux cantons, celui de Neucbatel ayant le droit de 11. Doppelbesteuerung. No 118. 585 soumettre Ia part de succession de dame Realini ä. l'imp~t jusqu'au 16 avril, tandis que, a partir de cette date, ce dr~It appartient au canton du. ~essin ~t a la commune de StablO, ~U la contribuable a reslde depUls 10rs. Par ces motifs, Le Tribunal federal prononce: Le recours est declare fonde en ce sens que le? impöts <lus par le recourant Realini sur Ia part de successl~n ~evet a' sa femme devront etre payes a l'Etat du Tess1l1 des le nan ,(. d 16 avril1898 et a l'Etat de Neucbatel pour Ia pöTIO e cou- Tant du 1 er janvier au 16 avril 1898. 118. Urteil \:)om 16. 9(o\)cmlier 1898 in 'Zad}en lJtoHi gegen Ud. Ve/'wirkung des Rekurses wegen Bezahlung der Steuer in {1'üheren . d 'I Erschöpfung des kantonalen Instanzenzuges Steuerpeno en - .. . ,o' notwendig'! _ Besteuer'ung des beweglichen Vermogens bel Domlztlwechsel während einer Steuerperiode, * A C'!ngenieur lJtinallio lJtoffi \:)on (5eila (SfantJ)n~ :teffin) wurbe tm.0 3a'f)re 1896 \:)on ber ~auunterne~~ung ~~:tin~rro, ~ilmoffo & ~ie. in Unterfc{)iid)en alß tedi!1tf~~ablnmtltriltn>er 52eitet lieim ?Bau eineß :teHftMß berSf~alllenltra\3e. angeftent. ~r 'ce:ponicrte in Unterfd)iid)en feine <S~tlftc\t un~ ub~ bort aud) naß <Stimmrcd)t in eibg. &ngelegenl)etten auß . .J'm ,Jal)re 1896 blieb er in Untetfd)äd)cn \)om 3uni lii~ ~be Dfto~er, ~ß ttlurbe il)m für bie)cß 3al)t ein ~cIbftta:mH,onßTJ)rmufQl: fur 'oIe 'Ztemr ~ugeftellt. er gaobarin fem ®efilmtetnfommen auf 4000 ~r, a~ unb bC3a~He baß <Steuerlietreffniß. 3m 3al)re ,1897 br~~te er bte Bett Mm 'URai biß 23. Dftooer roieb:rum tn Untcrld)ad}en 3u. ~nß il)m neuerbingß ein <SelbfttarationßTormu(ar . augelanbt )uurbe, wdangte er ~etaliie~ung beß im Sfanton. Urt 3u oe3a~.[eltben ~infommenß auf 1400 1Jr., ba 4000 1Jr. lemen ~rttlerli fur baß * Infolg-e eines Versehens der Druckerei ist hier der Thathestand unverkür;t wiedergegehen.

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