64. Arrêt de la Ire Cour civile du 6 mai 1969 dans la cause F. J. Burrus & Cie contre Société anonyme Laurens-Le Khédive extension suisse.
64. Arrêt de la Ire Cour civile du 6 mai 1969 dans la cause F. J. Burrus & Cie contre Société anonyme Laurens-Le Khédive extension suisse.
Marques de fabrique et de commerce. Concurrence déloyale. Fardeau de la preuve. 1. L'art. 45 lit. a OJ s'applique aussi lorsque, conjointement avec une prétention qu'il vise, on déduit en justice une réclamation de même nature et connexe, mais dont la cause est un acte de concurrence déloyale (consid. I, 1). 2. Le demandeur peut invoquer cumulativement la violation de la marque et la concurrence déloyale (consid. I, 2). 3. L'art. 24 lit. a LMF tend à garantir le titulaire de la marque des actes propres à induire le public en erreur sur la provenance de la marchandise. L'existence d'un danger d'erreur pose une question de droit (consid. II, 1). 4. Quand y a-t-il danger d'erreur et comment en juge-t-on (consid. II, 1)? 5. Danger d'erreur exclu dans le cas de deux emballages de cigarettes; importance de la couleur et du mot "super" (consid. II, 2). 6. Droit, déduit de l'art. 8 CC, d'administrer la preuve des faits allégués; appréciation anticipée des preuves offertes (consid. II, 3). 7. L'art. 1er al. 2 lit. d LCD n'exclut pas l'utilisation des résultats des efforts et du travail d'autrui (consid. III, 1). 8. Dans quelle mesure l'absence d'un risque de confusion par rapport à la marque exclut-elle la concurrence déloyale (consid. III, 2)? 9. En matière de concurrence déloyale, dans quelle mesure faut-il tenir compte de l'intention d'imiter (consid. III, 3)? 10. L'"imitation systématique" peut-elle être invoquée en droit suisse? Question laissée indécise (consid. III, 4).
Marche di fabbrica e di commercio. Concorrenza sleale. Onere della prova. 1. L'art. 45 lett. a OG si applica pure quando, congiuntamente con una pretesa ai sensi di questa disposizione, si fa valere in giudizio una pretesa della stessa natura e connessa, ma la cui causa è un atto di concorrenza sleale (consid. I, 1). 2. L'attore può invocare cumulativamente la violazione della marca e la concorrenza sleale (consid. I, 2). 3. L'art. 24 lett. a LMF mira a garantire il titolare della marca dagli atti propri a indurre il pubblico in errore sulla provenienza della merce. L'esistenza di un pericolo d'errore pone una questione di diritto (consid. II, 1). 4. Quando c'è pericolo d'errore e come lo si giudica? (consid. II, 1). 5. Pericolo d'errore escluso nel caso di due imballaggi di sigarette; importanza del colore e della parola "super" (consid. II, 2). 6. Diritto, dedotto dall'art. 8 CC, di addurre la prova dei fatti allegati; apprezzamento anticipato delle prove offerte (consid. II, 3). 7. L'art. 1 cpv. 2 lett. d LCS non esclude l'utilizzazione dei risultati degli sforzi e del lavoro altrui (consid. III, 1). 8. In quale misura l'assenza di un pericolo di confusione delle marche esclude la concorrenza sleale? (consid. III, 2). 9. In materia di concorrenza sleale, in quale misura si deve tener conto dell'intenzione di imitare? (consid. III, 3). 10. L'"imitazione sistematica" può essere invocata nel diritto svizzero? Questione lasciata indecisa (consid. III, 4).