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BGE 151 I 248

17. Auszug aus dem Urteil der I. strafrechtlichen Abteilung i.S. A. gegen Oberstaatsanwaltschaft des Kantons Solothurn und B. (Beschwerde in Strafsachen)

October 16, 2025·Volume 151·I·Dossier: 6B_1272/2023·3 views
DE

17. Auszug aus dem Urteil der I. strafrechtlichen Abteilung i.S. A. gegen Oberstaatsanwaltschaft des Kantons Solothurn und B. (Beschwerde in Strafsachen)

FR

Art. 8 CEDH; art. 13 Cst.; art. 66a al. 2 CP; art. 5 al. 1 let. d et art. 67 al. 5 LEI; expulsion; situation personnelle grave; admissibilité d'une suspension temporaire de l'expulsion pour des raisons humanitaires. Lorsqu'il s'agit de déterminer si le droit au respect de la vie privée et familiale, ancré à l'art. 8 CEDH et à l'art. 13 Cst., est touché par une expulsion, il convient de noter que l'expulsion - contrairement au simple refus d'un permis de séjour - s'accompagne obligatoirement d'une interdiction d'entrée (cf. art. 5 al. 1 let. d LEI). Par rapport au simple refus d'un permis de séjour, l'expulsion a donc des conséquences plus importantes sur la vie privée et familiale protégée par l'art. 8 CEDH et l'art. 13 Cst., car elle rend également impossible l'exercice du droit de visite en Suisse (consid. 5.6.2). Le maintien des contacts entre le recourant et son fils adulte gravement handicapé vivant dans un établissement de soins relève du champ de protection de l'art. 8 CEDH et de l'art. 13 Cst., de sorte qu'il y a lieu d'admettre une situation personnelle grave au sens de l'art. 66a al. 2 CP, qui nécessite une pesée des intérêts (consid. 5.7.1). La question de l'admissibilité d'une suspension temporaire de l'expulsion pour des raisons humanitaires, qui n'est pas explicitement réglementée dans le CP et la LEI, peut également être pertinente pour évaluer la proportionnalité d'une expulsion. La question de savoir si l'art. 67 al. 5 LEI est applicable par analogie à l'expulsion concerne toutefois l'exécution de l'expulsion, qui ne relève pas de la compétence de la Ire Cour de droit pénal du Tribunal fédéral (consid. 5.7.2).

IT

Art. 8 CEDU; art. 13 Cost.; art. 66a cpv. 2 CP; art. 5 cpv. 1 lett. d e art. 67 cpv. 5 LStrI; espulsione; grave caso di rigore personale; ammissibilità di una sospensione temporanea dell'espulsione per motivi umanitari. Per determinare se l'espulsione costituisce un'ingerenza nel diritto al rispetto della vita privata e familiare sancito dall'art. 8 CEDU e dall'art. 13 Cost., occorre considerare che, contrariamente al semplice rifiuto di un'autorizzazione di soggiorno, l'espulsione sottende necessariamente un divieto di entrata (cfr. art. 5 cpv. 1 lett. d LStrI). Rispetto al semplice rifiuto di un'autorizzazione di soggiorno, l'espulsione è pertanto più incisiva sulla vita privata e familiare tutelata dall'art. 8 CEDU e dall'art. 13 Cost., atteso che preclude anche l'esercizio del diritto di visita in Svizzera (consid. 5.6.2). Il mantenimento dei contatti tra il ricorrente e il figlio adulto, gravemente disabile, residente in una struttura specializzata rientra nel campo di protezione dell'art. 8 CEDU e dell'art. 13 Cost., di modo che sussiste un grave caso di rigore personale ai sensi dell'art. 66a cpv. 2 CP che impone di effettuare una ponderazione degli interessi (consid. 5.7.1). L'ammissibilità di una sospensione temporanea dell'espulsione per motivi umanitari, non esplicitamente disciplinata nel CP né nella LStrI, può essere rilevante anche per valutare la proporzionalità di un'espulsione. L'eventuale applicazione per analogia dell'art. 67 cpv. 5 LStrI all'espulsione è però una questione afferente l'esecuzione dell'espulsione, il cui giudizio non compete alla I Corte di diritto penale del Tribunale federale (consid. 5.7.2).

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