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BGE 123 IV 236

36. Auszug aus dem Urteil der Anklagekammer vom 4. November 1997 i.S. A., B., C. und TA-Media AG gegen Schweizerische Bundesanwaltschaft

February 19, 2017·Volume 123·IV·Dossier: 8G.15/1997·2 views
DE

36. Auszug aus dem Urteil der Anklagekammer vom 4. November 1997 i.S. A., B., C. und TA-Media AG gegen Schweizerische Bundesanwaltschaft

FR

Art. 66 PPF, 105bis al. 2 PPF et 214 PPF; art. 10 CEDH. Surveillance des télécommunications de journalistes. La surveillance des télécommunications ordonnée par le Ministère public de la Confédération ou par le Juge d'instruction fédéral, communiquée ensuite à la personne touchée, peut donner matière à un recours à la Chambre d'accusation (consid. 2). Récusation du Président de la Chambre d'accusation qui a approuvé la surveillance (consid. 1). Les correspondants, qui ont effectivement subi la surveillance du raccordement, sont légitimés à recourir de la même façon que l'abonné (consid. 3). Admission d'un intérêt actuel juridiquement protégé (consid. 4). Distinction entre l'inculpé et le tiers: au sens de l'art. 66 al. 1 PPF, l'inculpé est uniquement la personne dont l'acte pénalement répréhensible est invoqué pour justifier la mesure et entre en considération (consid. 6). En principe, les télécommunications des journalistes en tant que tiers ne peuvent pas faire l'objet d'une surveillance, cela en vertu de leur droit dérivant directement de l'art. 10 CEDH de refuser de révéler leurs sources et dans la mesure où cette protection des sources serait rendue illusoire par la surveillance (consid. 8a). La violation du secret de fonction en cause ici n'atteint pas le degré d'importance extraordinaire qui permettait d'admettre l'existence d'un intérêt public prépondérant justifiant la mise sous surveillance (consid. 8b et c). Les données recueillies au moyen de la surveillance non admissible doivent être écartées du dossier et conservées séparément (consid. 10).

IT

Art. 66 PP, 105bis cpv. 2 PP e art. 214 PP; art. 10 CEDU. Sorveglianza delle telecomunicazioni di giornalisti. La sorveglianza delle telecomunicazioni ordinata dal Ministero pubblico della Confederazione o dal giudice istruttore federale e in seguito comunicata alla persona in causa, è impugnabile con reclamo dinanzi alla Camera d'accusa (consid. 2). Astensione del Presidente della Camera d'accusa, che aveva approvato la misura (consid. 1). Legittimati a ricorrere sono, oltre all'abbonato, anche i terzi che hanno effettivamente subito la sorveglianza (consid. 3). Ammissione di un interesse attuale protetto giuridicamente (consid. 4). Delimitazione tra indiziato e terzo: ai sensi dell'art. 66 cpv. 1 PP, l'indiziato è unicamente la persona il cui reato è invocato per giustificare la misura e entra in linea di conto (consid. 6). Di principio, le telecomunicazioni dei giornalisti quali terzi non possono essere sorvegliate in virtù del loro diritto, discendente direttamente dall'art. 10 CEDU, di non rivelare le loro fonti, nella misura in cui la protezione di queste ultime diverrebbe altrimenti illusoria (consid. 8a). La violazione del segreto d'ufficio in causa non è di importanza a tal punto straordinaria da far ammettere l'esistenza di un interesse pubblico preponderante suscettibile di giustificare la sorveglianza (consid. 8b e c). La documentazione derivante dall'illecita sorveglianza va separata dalle restanti risultanze istruttorie e conservata a parte (consid. 10).

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