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Tribunal fédéral (ATF via Uni Berne) Partie I 26.05.1903 BGE 29 I 233

May 26, 1903·Français·CH·fédéral (ATF via Uni Berne) Partie I·PDF·1,974 words·~10 min·3

Full text

23'& B. Entscheiduugen der SchuldhetreihungsgIeid)mä»igen unb rafd)en ~urd)fü1)rung beßfefben lieg eß !}ter geuoten unb gmd)tferHgt erfd)einen, o!}ne iRüctfid)t auf baß 3wi. fd)en @(äuoiger unb 6d)ulbner bie~oe~uglid) n<td) ~tl.li(red)t ue" ftel)enbe ?Ber!}ältniß 'oie ~orberung flmfur~red)tHd) al~ aa!}{bar anaufel}en unb au oel)anbeln. SOteie @runbe rönnen auer für bie ~(Hle ber ISpealale;refution bttrd) ~fiinbung ober I.ßranbl.lermertung feine ober bod) feine entfd)eibenbe @eüttng oe<tnfprud)en, f 0 ba» e6 nid)t ange!}t, bie f:peaieU für ba~ Stonfur~l,)erfal)ren <tufgefteUte iRed)tßnorm be~ &rt. 208 &of. 1 für jene <tnbern ?Betrei6ung~.:: arten ebenfaU~ al~ anmcnbbar 5u erfliiren. 3u einem fo(d)en 6d)lttffe oered)tigt aud) nid)t etwa ber Umftanb, baH &rt. 144 &of. 4 in aUgemeiner illieife ueftimmt, ber :ReinerIM ber ?Ber. wertung fei ben 6eteiligten @(äubigern aU~3urid)ten, unb baß in &bmeid)ung l)iel,)on ber nad)folgenbe &6fa\) 5 nu r für 'oie ~or­ berungen mit :probtforifd)er I.ßfä.n'oung bie einftroeHige .\)interlegung borfie!}t. SOenn ba~ @efe~ !}at e6en nUr ben gemö!}nlid)en ~aU im ~luge, roonad) bie ~orberung be~ an ber lBerteUung :partiai.:: :pierenben @läu6iger~ im 3eitpunfte, ba 6etrei6ung~red)Hid) 'oie ?BerteHung öU erfOlgen l)at, aud) cll.lilred)tlid) fd)on 3al}lOar iit, mä'l)renb e~ bie oefonbern &ußna!}men, luonad) bie ~orberung eineEl @!ä.ubigerEl, nmnentHd) eine~ ni d) t betrei6enben ~fanb. bC3W. iRetention~red)t~c@läubiger~, nod) unberraUen fein fann, nid)t berül)ren unb eine bem materieUen iRed)te entf:predjenbc ~el)anblung biefer ~üUe itn ?Berteifung~l,)erfa!}ren nid)t aUßjcblieuen e roH!. .\)ienad) tft e~ begreiflicl), wenn ~lbf. 5 cit. nur t-ie ~orbe.:: rungen mit :prol,)ifotifd)er I.ßfänbung l,)or6e1)äU, ba ei3 bem (Siefe~. geber le~i9nd) harum 3u tun ift, ®rünbe betreibungßredJt~ li d) er m:atur an erroCil)nen, meldje ber &u~3at){ung eine~ ?Bermertungßerlöfe>3 unh bel' bamit l,)erbunbeuen :tilgung ber uetreffenben 150rberung entgegenftel)en rönnen. .'Jft aber bie in U:rage fte1)enbe 'lniet3in~r<tte nod) nid)t fäffig, fo erfd)eint 'oie SilleigetUllg beß &mte~, ba~ 11)1: ge6ül)renbe ?Be~ treffni~ am <rr(öfe bem iRetumnten aU~3u1)änbigen, al~ geredjt~ fertigt. :nenn ber &u~l)ün~igullg be~ <rrlöfe~ im lSertei(ung~~ berflll)ren fommt red)Hid) bie ?Beheutung unb Sillitfung einer 3(1)(nng ber oetreffenhen ~orbetUng öu; aUt ,8al)lnng fann aber bel' lSd)ulbner l,)or ber ~dffißfeit l:ler ~orberung nid)t ber'l)alten und Konkurskammer. No 49. 233 werben. lSielmet)r mUß man (6efonbere ?Berabrebungen öwifd)en ben ?BeteUigten borbe1)alten) mit ber ?Borinftanö bal,)on an~gel)el1, bClfi, nad)bem an if5teUe l:le~ frül)ern ?Befi~berl)ä.(tniff e~ be~ iReten. tion~ueredjtigten bel' amtltd)e @ewal)rfam, 3unäd)ft am iRetentton~­ o6jefte unb l)ernad) an beffen <rrlö~ getreten ift, biefe~ amtIid)e @emal)rfam~berl)ältni~ fortaubauern !jat, biß bie lnorau~fe\)ungen für bie ~ilgung ber fiorberung gegeben pnb. SJRtt iRed)t l)a1 ber iRerumnt bor ?Bunbeßgerid)t bie bel)au:ptete ?Befugniß, f ofortige &u~aal)(ung ber bom &mte &urM6el)altencn 2000 ~r. 3u l,)crlallgen, nid)t me'l)r au~brüctlid) au~ bem a:p:pellation~gerid)t{id)en <rntfd)eibe l.lom 1. SOeaem6er 1902 l)er3u{citen l.lerfud)t. Sn bel' ~at gel)t biefer ~ntfd)eib lebigfid) auf &netfen~ nung be~ iRetention~red)t~ beß iRefumnten für feine SJ)Hetain~. forberung, ol)ne barü6er au beftimmen, ob unb in weld)em Um~ fnnge biefe ~orberung nad) ~il,)i{. ober ?Betreioung~red)t raffig gemorben fet. Smuiefern ber iRid)ter fom:petent gemefen würe, bie ~tilge ber ~ä.ffigfeit geftü~t nuf oetreibung~red)tlid)e @rünbe in einer 'oie ?BetreioungElbel)örben 6inbenben illieife 3u beja~en, braud)t 9ienad) nid)t geprüft au merben. SOemnad) l)at bie lSd)ulbbetreibungß. unb Stonfurßfnmmer erlnnnt: SOcr iRefur~ mirb augcmlejen. 49. Arret du 26 mai 1903, dans la cattse Voumard. Art. 17 LPF. Delai de recours. 1. Le 10 fevrier 1903, I'office des poursuites de Courtelary saisit, dans Ia poursuite N° 4300, sur Ia requisition de Ariste Chatelain, a Tramelan, au domicile et en presence du debiteur Henri-Auguste Voumard, sur Ia Montagne de Trametan-Dessous, une vache et une genisse, dont le fils du debiteur, Emile Voumard, declara revendiquer Ia propriete. II. L'office ayant porte cette revendication a Ia connaissan ce du creancier, celui-ci Ia contesta; et l'office assigna, en consequence, par avis du 19 fevrier 1903, fonde sur l'art.

B. Entscheidungen der Schuldbetreibungs- 107 LP,. un delai de dix jours a Emile Voumard pour faire valoir son droit en justice. Emile Voumard pretend n'avoir re/iu cet avis que le 20 ou le 21 fevrier. 111. Le 24 fevrier, Emile Voumard retourna cet avis a l'office, en ecrivant au dos: 4. Ci-joint les quittances comme ~ quoi le betail saisi m'appartient, et je proteste contre la » dite saisie, car mon pere ne possede rien et se trouve ~ encore a ma charge. - Veuillez, je vous prie, me retourner ~ les quittances pour ma defense. 'I> L'office renvoya, le 26 fevrier, a Emile Voumard le dit avis, au pied duquel, et en-dessous de la lettre susrappeIee, il ecrivit: « Vos protestations n'ont aucune valeur juridique, ~ et nous vous confirmons l'assignation de delai qui vous a ete » faite. » IV. Par memoire date du 3, mais remis a Ia poste seulement le 4 mars 1903, Emile Voumard porta plaiute contre l' office de Courtelary aupres de l' Autorite de surveillance bernoise, concluant a ce que l'avis de l'office du 19 fevrier tut annuIe et a ce qu'il fit ordonne a l'office de pro ce der en l'espece en conformite a l'art. 109 LP plutot qu'en conformite a l'art. 107, le recourant pretendant que les objets saisis se trouvaient non en possession du debiteur, mais 'en la sienne, lors de Ia saisie. A c':\tte plainte, l'office de Courtelary opposa la tardivete, qui fut admise par I' Autorite de surveillance; celle-ci refusa en consequence d'entrer en matiere sur la dite plainte. V. C' est contre cette decision de l' Autorite de surveillance, datee du 21 mars 1903, mais communiquee seulement le 13 avriI 1903 a Emile Voumard, soit a son mandataire, l'avocat Fr. ä. Moutier, que ce dernier re court au Tribunal fMeral par memoire date du 20 avril. Le recourant allegue cn substance ce qui suit : au re/iu de l'avis du 19 fevrier, soit des le 21, il s'occupa d'abord a reunir les preuves necessaires pour etablir le bien fonde de sa revendication ; il envoya les pieces a l' office le 24 fevrier, croyant que c'etait la maniere en laquelle il devait faire Ia und Konkurskammer. No 49. 235 justification de sa propriete et qu'il obtemperait ainsi a l'invitation qui lui avait ete adressee ; informe par le second avis de l'office, du 26 fevrier, que ce mode de faire n'etait pas eelui que prescrivait la loi, et que l'assignation de delai qui lui avait ete faite etait confirmee, il eut recours alors a la voie de la plainte; Ie deIai legal de dix jours pour le depot de celle-ci ne pouvait partir que du 26 fevrier, date du second avis, celui-ci constituant suivant lui une nouvelle decision de l'office ensuite de laquelle le delai de dix jours devait etre considere comme n'etant imparti que depuis ce moment-la; en consequence sa plainte du 4 mars n'etait point tardive et c' est a tort que l' Autorite de surveillance a refuse d' entrer .en matiere pour ce motif. Statuant sur ces faits el considerant en droit: 1. La plainte presentee par le recourant a l' Autorite cantonale de surveillance visait et concluait expressement a l'annulation de l'avis de l'office de Courtelary en date du 19 fevrier. Or, de son propre aveu, Emile Voumard etait en possession de cet avis le 21 fevrier; le delai legal de dix jours expirait ainsi le 3 mars. Des lors, la plainte du recourant, datee sans doute du 3, mais remise a Ia poste le 4 mars seulement, ainsi qu'en fait foi le timbre postal, etait tardive, et c'est a bon droit que l' Autorite cantonale 1'a consideree eomme teIle. 2. C'est a tort egalement que le recourant soutient que Ia reponse de l'office du 26 fevrier a sa protestation du 24 constitue une nouvelle decision de laquelle seulement pouvait partir le delai de plainte. Le 26 fevrier, I'office de Courtelary n'a fait qu'informer le recourant que ses protestations ne pouvaient avoir aucune portee juridique et qu'en consequence l'assignation de delai qui lui avait ete faite etait connrmee. L'office, loin donc d'annuler 1'assignation de delai du 19 fevder, ne faisait que Ia confirmer expressement, ce dont il eut meme ele en droit de se dispenser; mais il est evidemment insoutenable de vouIoir pretendre que cette confirmation a eu pour effet de faire courir un nouveau delai de 10 jours.

236 B. Entscheidungen der Schuldbetreibung8- S'll convient a une partie estimant une me sure de l' office injustifiee, de s'approcher d'une fa«;on ou d'une autre du Prepose pour Iui demander le redressement de cette mesure, au lieu de s'engager immediatement dans la voie reguliere de Ia plainte, elle ne saurait pretendre suspendre de Ia Horte Ies delais fixes en conformite a Ia Ioi ; une teIle demarche, en effet, ne saurait etre assimiIee a un recours ensuite duquef l'office serait tenu de statuer a nouveau, car Ia loi n'a pas prevu semblable recours prealablement a la voie da la plainte aupres des autorites de surveillance. L'office de Courtelary n'E:ltait donc point tenu a prendre une nouvelle decision apres la lettre de Voumard du 24 fevrier; il n'en a pris non plus aucune en realite; il s'est borne a repondre bienveillamment au recourant qu'il n'avait pas a modifier Ia teneur de I'avis du 19 fevrier jet il est evident que, dans ces conditions, l'on lle se trouve point en presence d'une nouvelle decision de l'office, capable d'engendrer un nouveau delai en lieu et place de celui imparti par l'avis du 19 fevrier. Par ces motifs, La Chambre des Poursuites et des Faillites prononce: Le re co urs est ecarte. 50. Arret du 26 mai 1903, dans la CalJ,se Pertniset et consorts. Saisie; pretendu retard injustifie dang la realisation. - Portee da l'art. 122 LP, art. 132 eo.J. I. Sur)a requisition d'Eugene Pertuiset, poursuite N° 50 927 t et celle des trois autres recourants, pom"suite N° 50961, I'Office des poursuites de Geneve saisit a l'encontre de dame Veuve Josephine Gay nee Pertuiset a Geneve « les droits " de Ia debitrice dans six parcelles de terrain inscrites sur " Ies registres du cadastre de Ia commune d' Anieres, comme und Konkurskammer. No 50. 237 » etant possedees par Pertuiset Andre fils de Benoit. " Ainsi qu'il appert de tout le dossier, ces droits de Ia debitrice ne constituent pas autre chose qu'une part de succession encore indivise. II. Au re«;u de Ia requisition de vente formulee par les creanciers, l'office, se conformant a l'art. 132 LP, demanda ä. l' Autorite de surveillance de fixer Ie mode de realisation ä. suivre en l'espece. Par decision du 3 decembre 1902, l' Autorite de surveillance commit le notaire Vuagnat aux fins de proceder d'abord ä. la determination, puis a Ia realisation de Ia quote-part revenant ä Ia debitrice dans Ia succession Andre Pertuiset. ill. Le 7 mars, Ia realisation n'ayant pas encore eu lieu, les creanciers poursuivants porterent plainte contre l'office pour retard non justifie, demandant qu'il fut fait application de l'art. 122 LP. Le notaire Vuagnat fut alors appele par l'Autorite de surveillance a fournir les renseignements necessaires sur l'etat actuel des choses, et il presenta un rapport dans lequel il expose tres longuement et d'une maniere absolument detaillee Ies raisons qui ne lui ont pas encore permis de determiner exactement Ia part de Ia debitrice dans la succession en question, ni consequemment de proceder a Ia vente. L' Autorite de surveillance, par decision du 20 mars, ecarta Ia plainte comme mal fondee, par les motifs ci-apres: Ie notaire commis ä. Ia determination et a la realisation des droits saisis n'a pas encore ren du compte de ses operations a ]'office; il n'y a donc, de Ia part de ce dernier, aucun retard non justifie; il y aura lieu cependant de tenir Ia main a ce que, de Ia part du notaire commis, il ne se pl'oduise pas de retards iuutiles. IV. C'est contre cette decision que, par memoire en date du 15 avril, Eugene Pertuiset et consorts recourent au Tribunal federal, en faisant valoir les arguments suivants: en application de l'art. 132 LP, I'Autorite de surveillance a contIe Ia realisation des biens saisis ä. un notaire ; mais, de ce que celui-ci est ainsi substitue a roffice pour cette realisation, il

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