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Tribunal fédéral (ATF via Uni Berne) Partie I 01.01.1896 BGE 22 I 903

January 1, 1896·Français·CH·fédéral (ATF via Uni Berne) Partie I·PDF·1,297 words·~6 min·1

Full text

902 C. Entscheidungen der Schuldbetreibungsim ®ettlal)rfam be§ <Sct;lUnmer~ unb jenen, ttlo fid) bieieThen im ®emal)rfam beß ~rittanipred)er~ oefinben. ,31t ben erfteren %/Ulen ftel)t bel' 'oie <Sid)erung ber \.ßfanbfad)en Oe3ttlectenben amtlid)en merttlal)rung ein Du oerMfid)tigenbeß ~ntereff e be~ ~rittan~ nn-ed)er~ nid)t entgegen, ba e~ in ber ffi:egel biefem gleid)gültig fein fann, 06 ber 6d)ulbner ober 06 ba~ 'ltmt ben @ettlal)rfam au~ü6e, unb ba fein ffi:ed)t an fid) unter ber amt(td)en mer~ )l)al)rung nid)t leibet. ~agegen entl)iefte biefe ~{norbnung ba. eine au ttleit gel)enbe !Beeintrnd)tigung ber ,Sntereffen beß ~rittan~ fpred)er§, \UO let;terer fid) im @e~l)a1)rfam ber ®egenftnnbe oe~ fllnben 1)a1. 5;lier ift be~l)a{f) bieie m:norbnllng nid)t a(~ 3uläf~g anöuedennen. ~ine Unterfiüt;ung für bieie m:uffaffung bietet m:rt. 98, m:ofa~ 4 beß !Betreibungßgefe~eß, ttlO bie !Be~~n(!l)me burd) ba.ß m:mt aud) bann nIß au1iiHig erf{nd ttlirb, ttlenn ein ~ritter \.ßfcmbred)t an ber 6ad)e 1)at. ~ß barT 1)icrauß e contrario gefolgert ttlcrben, baß eine !Befi~nal)me ba au§gefd)loffen fei, ttlO bcr ~rttte ba§ ~igentum an bel' <Sad)e oea.nf,prud)t unb tl)atfäd)ftd) außü6t (bergt ~ntfd)eib beß !Bunbe~gerid)te§ 1. 6. 2effi, bom 22. m:priI 1896). ,3n biefem 6inne lößt benn aud) bie m:nttleifung be§ l)ürd)erifd)en Dbergerid)teß, bOm 16. ~anua.r 1894, bic %rage, inbem bana.d) 'oie nmtlid)e mcrttla1)rung gePTnn< beter ®egenftänbe, ttlenn ein ~ritter ~igentum an benjellien oeanfprud)t, nur im %aUe be~ m:rt. 107 be~ !Betreioungßgefe~e§ 3u1äfftg tft, bnß l)eiflt menn ber <Sd)ulbner fid) im @ettlal)rfnm jener ®egenftänbe öefinbe1. ~emgemäfl 1)at a6er bie morinfta.na bn§ ®efcß im \)orrtegenben %aUe unrid)tig augettlenbet, unb e~ mUß 11)r ~ntfcf)eib be~l)(tlb aufgeljoben ttlerben. %ür bie ent~ fd)eibenbe ~l)atfrage be~ ®ettlnl)rfa.m§ fe1)fen in ben SUtten ieg~ Hcf)e m:nl)n{tßpunlte. ~eßl)nr6 1ft 'oie 6a.d)e au erneuter ißel)anb(ung (tuf bem !Boben ber \)orftel)cnben ~rttliigungen ~urüctauttleifen. &uß biefen ®rünben l)at bie 6d)ufbf>etreiöungß~ unb .reonfur~­ fnmmer ertannt: ~er ffi:efur~ mirb begrünbet ertlätt; bemgemii~ ttlirb bel' ~nt" fd)eib ber fantonafen m:uflicf)t§beljörbe bom 20. ,3uni 1896 auf< geljoben unb bie 6acf)e 3u neuer !Bel)nnblung im 6inne ber ~rttlä.gungen an biefeI6e 3urMgemiefen. und Konkurskammer. N° 150. 903 150. Arret du 25 jnillet 1896 dans la cau,se Devolz. 1. Par recours du 5 juin 1896, la masse de la faillite d' Alfred Devolz, a Echallens, a demand6 au Tribunal cantonal vaudois de dire: 10 que l'action par laquelle l'Etat de Vaud opposait a la collocation en cinquil3me classe d'une creance pour impots immobiliers devait s'ouvrir au for de la situation et non a celui de la faillite; 2° que l'Etat de Vaud ne pouvait ~tre admis a contester sa collocation en cinquieme classe, vu qu'll ne s'6tait pas reserve, dans son intervention, les privileges 6tablis en sa faveur par la loi cantonale; 3° que les privileges conferes par la loi vaudoise a l'Etat, cr6ancier d'impots immobiliers, droits de mutation et primes d'assurances, sont contraires a la loi federale (art. 19 LP.), et qu'ainsi les crt~ances qu'il fait valoir de ces divers chefs doivent etre colloquees en cinquieme classe. II. Deboutee par le Tribunal cantonal, en date du 30 juin 1896, la recourante a repris ses conclusions devant la Chambre des poursuites et des faillites, le 9 juillet, en invoquant l'art. 334 LP. Statuant SU1' ces [aits et considerant en droit: 1. - TI y a lieu de rechereher avant tout si la Chambre des poursuites est competente. 2. - La recourante lui defere un arret rendu en matiere civile par un tribunal cantonal. 01' la Chambre des poursuites n'a pas d'autres competences que celles que lui donne la loi du 28 juin 1895. Cette loi, qui transfere au Tribunal federal la haute surveillance en matiere de poursuite pour dettes et de faillites, ne charge la Chambre des poursuites (art. 1 er, 5 et 6) que des attributions qui, a l'origine, revenaient au Conseil federal en vertu des art. 15, 19, 28 et 334 de la loi sur la poursuite. Parmi ceux-ci, les art. 15 et 28 sont sans inter~t en l'espece. L'art. 19 permet de deferer a l'autorite federale de surveillance seulement les decisions des autorites cantonales de surveillance, et l'art. 17 n'admet de plainte aupres de ces XXH - 1896 58

904 C. Entscheidungen der Schuldbetreibungsdel'nieres que dans les cas Oll la voie judiciail'e n'est pas prescrite. Quant a l'art. 334, sur lequel se fonde la reeourante, il prevoit que les eonte8tations au sujet de l'applicabilite du drüit cantonal et de la loi federale peuvent etre portees par voie de reeours devant les autorites cantonales de surveillance et devant le Conseil federal, soit la Chambre des poursuites et des faillites du Tribunal federal. Cet article est donc bien le seul que l'on puisse songer a invoquel' dans le cas present en faveur de la eompetence de l'autorite; federale de surveillance. c, 3. - La portee de l'art. 334 ressort de la plaee qu'il occupe a la fin du titre XII, «Dispositions transitoires». Ainsi que le Conseil federal l'a fait ob server dans son message du 1 er mai 1888 (F. fed. 1888, II, p. 826), ces dispositions transitoires n'ont qu'une portee ephemere et, au bout de quelques annees, auront cesse d'etre applieables. Elles etablissent des exceptions au prineipe que, des l'entree en vigueur de Ia loi federale, les prescriptions contraires des lois eantonales devaient etre abrogees (art. 318 LP.). Elles prevoient que eertaines matieres qui, sous le regime definitif, ressortiront au droit federal, seront reglees, durant une periode de transition, par le droit eantonal. Elles etablissent, 'pour cette periode, une delimitation passagere entre le domaine federal et le domaine cantonal. De eette delimination provisoire pourront naitre des eontestations, et c' est precisement en vue de leur solution que le legislateur a etabli, a l'art. 334, une voie de recours devant les autorites eantonales de surveillance et devant le Conseil federal. 4. - Cette interpretation de l'art. 334 s'impose notamment en regard des art. 17 et 19. Ainsi qu'il vient d'etre dit, le premier de ces articles n'admet de recours a l'autorite eantonale de surveillance contre une mesure eontraire a la loi que dans les cas Oll cette derniere ne prescrit pas la voie judiciaire. Le second ne permet de deferer a l'autorite federale de surveillance que les decisions rendues eontrairement a la loi federale sur la poursuite par les autorites cantonales de surveillance. Si, toutes les fois que la violation de la loi 1 , und Konkurskamrner. No 150. 905 federale resulte de l'application du droit eantonal. on admettait, en vertu de l'art. 334,la possibilite d'un redoUl's aux autorites de surveillance, on mettrait cet article en contradiction evidente avec les art. 17 et 19. 01' ees articles in-, seres au titre premier « Dispositions generales, » visent l'ensemble de Ia loi et en faisaient deja partie alors que les dispositions transitoires ne s'y trouvaient pas annexees. Le Iegislateur ne saurait avoir voulu modifier les art. 17 et 19 par un article place a la fin des dispositions transitoires. Hs restreignent donc bien l'application de l'art. 334 aux seuIes eontestations resultant des dispositions transitoires. 5. - Enfin, il ne faut pas perdre de vue que 1e droit federal, c'est-a-dire Ia loi sur l'organisation judiciaire federale, prevoit un recours en reforme au Tribunal federal «dans les » causes civiles jugees par les tribunaux cantonaux en appli- » cation: de lois federales ou qui appellent l'application de » ces lois» (art. 56). On ne congoit pas qu'a cöte de ce recours le Iegislateur ait voulu, a l'art. 334 de Ia' loi sur la poursuite, etablir une autre voie de reeours au Conseil federal. 6. - TI resulte de ces diverses considerations que la Chambre des poursuites n'est pas competente pour statuer sur le recours de la masse Devolz, et qu'il ne Iui appartient done pas de rechereher si le Tribunal cantonal a correctement resolu la question de for et celle de l'admission des pretentions de l'Etat. Par ces motifs, La Chambre des poursuites et des faillites prononee: Il n'est pas entre en matiere sur le reeours.

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