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Tribunal fédéral (ATF via Uni Berne) Partie I 01.01.1896 BGE 22 I 266

January 1, 1896·Français·CH·fédéral (ATF via Uni Berne) Partie I·PDF·1,291 words·~6 min·3

Full text

266 C. Entscheidungen der Schuldbetreibungsmuffid)t~lie9örbe 9ci6e feine mU5fü9rnngen vetreffenb Unaulöngfid)= fett fetne5 209ne~ ntd)t in ßweifeI gcaogen, fo vietet für eine fold)e mnnQ9me ber Umjtanb aUern, ba% in ben (hwiigungen biefer QruffteUung ntd)t @rwii9uung getan tft I nid)t genügenb S)anb9QVe. QrU5 biefen @rünben 9Qt bie 6d)urbvetrei&ung~; unb Jtonfur~= lammer erfannt: :Der lRefurß Wirb aIß un&egrünbet avgewiefen. 41. Arrt~t dlt 21 janvier 1896 dans la cause B1'eittmayer. A Ia requisition de A. Zosso, negociant a Montreux, une saisie a ete pratiquee Ie 17 octobre 1895 sur Ie salaire de H. Breittmayer, controleur au Kursaal de Montreux. L'office des poursuites a fixe a 50 francs par mois la retenue a operer sur le salaire. Le 21 octobre, Ernest Perret, a Montreux, et Henggeler-Graf, a Lausanne, ont aussi requis des saisies contre H. Breittmayer. Le 24 octobre, l'office adresse u-n nouveau pro ces-verbal constatant que ces deux creanciers etaient admis a participer a Ia saisie du 17 octobre. A. Zosso s'est alors adresse a I'autorite inferieure de surveillance afin d'obtenir une augmentation de la retenue mensuelle sur le sg,laire de son debitenr. La plainte ayant ete ecartee, il a defere le cas a l'autorite cantonale de surveillance en faisant valoir que H. Breittmayer aurait un gage mensueI de : Fr. 200 comme controleur au Kursaal, et » 100 comme employe de Ia mais on Erath de Geneve, Fr. 300 au total; qu'il n'a pas d'enfants et n'a des lors pas besoin pour lui et sa femme de 250 francs par mois. Le recours ayant eM communique a l'office des poursuites de Montreux, ceIui-ci a confirme que H. Breittmayer gagne 200 fr. par mois, mais iI a conteste qu'il soit l'employe de la maison Erath, I'administration du Kursaal lui ayant refuse son autorisation dans ce but. Il ajoute que Breittmayer est marie et und Konkurskammer. N° 41. 267 ses fonctions l'obligent a tenir un certain rang. Invite de que cote a fournir Ia preuve du fait que Ia maison Erath paieson .,' 1'(' Z ait 100 francs par mOlS a Brelttmayer, e cröanCIer osso a r roduit une declaration du directeur du Bureau general de p nseignements de Montreux, a teneur de laquelle:NI. G. Erath re . I" a Geneve emploie les services de Breittmayer et m pale 100 francs par mois. Par decision du 18 novembre, I'autorite cantonaIe a admis Ia plainte de Zosso et fixe a 75 francs par mois Ia ret?~ue a operer sur le salaire du debiteur B:eittma~er. Cette. declSlon est motivee comme suit : Il est acqms, ensmte des PIe ces versees au dossier, que le debiteur gagne 300 francs par ~~is. Ses fonctions de controleur au Kursaal de Montreux Im Imposent certaines depenses de t?ilette ~ont il ~ a ~eu de :enir serieusement compte en vue d une same apphcation de I art. 93 LP. En outre, il faut envisager comme plutot couteuses Ies conditions de la vie materielle a l\1ontreux. D'autre part, les charges de familIe du debiteur se reduisent a son entretien personnel et celui de sa femme. Des lors, il apparait que Ia retenue mensuelle sur son salaire peut etre eIevee de 50 a 75 francs. Par lettre adressee de Montreux, le 28 novembre, au Bureau federal de la poursuite aBerne, H. Breittmayer a declare recourir contre Ia decision de la Cour des poursuites du canton de Vaud. Il n'allegue aucun motif a l'appui de son recours, se bornant a dire qu'une retenue de 75 francs a ete autorisee sur son salaire de 200 francs par mois comme controleur au Kursaal. Le recours a ete transmis au Tribunal federal, en application des dispositions transitoires de Ia Ioi federale du 18 juin 1895 lui transferant la haute surveillance en matiere de pour-, suites pour dettes et de failIites. . Statuant sur ces faits et considerant en drott : 10 L'art. 93 LP. donne en premiere ligne au prepose aux poursuites le droit de decider si et dans quelle n:esure les, s~­ laires et traitements peuvent etre saisis, sans prlver le deblteur de ce qui lui est indispensable pour lui et sa famille. La

268 C. Entscheidungen der SchuJdbetreibungssolutiou de cette questiou depend essentiellement de l'appreciation des circonstances de fait, et non de l'interpretation de la loi. En consequence, lorsque la decision d'un pn3pose est deferee äl'autorite de surveillance, celle-ci a, dans la regle, uniquement ä. examiner si elle correspond aux circonstances ou non, et son prononce ä elle-m~me repose essentiellement aussi sur une appreciation de circonstances de fait. Or, comme une decision de l'autorite cantonale de surveillance ne peut Mre deferee ä l'autorite de surveillance federale que lorsqu'elle a ete rendue contrairement ä la loi, ou implique un deni de justice ou nn retard non justifie (art. 19 LP.), il suit de Iä. que les decisions d'autorites cantonales fixant la mesure dans laquelle un salaire ou traitement peut ~tre saisi, doivent, dans la regle, Mre maintenues. L'autorite superieure ne peut apprecier ä nouveau Ies faits, que lorsqu'il apparait que l'autonte cantonale de surveillance a fait de son droit d'appreciation un usage arbitraire et meconnu gravement des faits acquis, au prejudice du creancier ou du debiteur. Dans uu tel cas~ a Ia verite, Ia decision cantonale pourrait etre attaquee devant l'autorite federale, parce qu'elle constituerait une violation de Ia loi ou se caractenserait comme un deni de justice materiel (voy. decision du Conseil federal sur le recours Hodel, Archives, I, N° 12). 2° Dans I'espece, il n'apparait cependant en aucune maniere que Ia Cour des poursuites du canton de' Vaud ait apprecie arbitrairement les faits de Ia cause, ou neglige de tenir compte de circonstances importantes. Au surplus,le recourant n'ayant enonce aucun motif a l'appui de son recours, on ne voit pas sur queis points il conteste les appreciations de Ia dite Cour. Par ces motifs, La Chambre des poursuites et des faHlites prononce: Le recours est ecarte comme non fonde. und Konkurskammer. N° 42. 269 42. ~ntid)eib ))om 29. 3anuar 1896 in 6a«ien ))on 'lCrr. 1. met einer am 20. 3uH 1895 gegen ~rau WCina ))on 'lCrr mt~gefü'9rten q3fänbung \1>aren ber. 0d)ulDnerin unter anberm fünf metten a'@ stom:peten3ftüde liefaifen worben. 'lCm 13. s)luguft fanb bie 18erftetgerung ftatt. :vief e fit~1rte 3ur :vectung ber in ~etreibung gelegenen ~orberungen unb e~ .bließ ber ~«iu(~ne~in 1\on ben ge:pfänbeten @egenftänDen no«i etn 0«i1afbtl,lan ubng. ile~terer \1>urbe etm 14. 'lCuguft. für eine ~orberung tlon .\tra~t unD ileber tn mrugg im ~au:ptuetrage tlon 65 ~r. 80 ~t~. mtt 'lCrreft befegt. Bu\,)or '9atte ~rau l,lon S)lrr eine~ ~er metten, bie t'9r ag stom:petenöftüct Maffen worben IU aren, l,lerauaert. 11. @egen bie ~ef«i(agna'9me be~ 0«irafDi\,)an~ bef«iwerte fi«i He ®d)ulbnerin 6ei ber untern 'lCuf~«itßb:'9ßrbe, ~~U ~erfeI6e gemäa 'lCrt. 92 be~ ~etreibunß~gefe~e~ un:pfcmbbar. let. :Vte. ~e~ fd)\1>erbe wurbe jebo«i am 29. S)l.ug~ft 1895 augew:ef:n, lUet! eß uid)t ange'ge, baa ein 6«iuUmer bte tl)m al~ 9CotbebCtrr uberfaffenen. @egenftänbe gan3 ober aum :tei! l,leräuaere unD 'lCnf:pru«i auT anbete er'gebe. .•. " . :viefer ~ntf«ieib würbe an bie fantonCtfe 'lCuflt«it~6e'9or.b~ wel~~~ geaogen, ))on biefer jebo«i am 28. 0e:ptem6er 1895 6eft_a~tgt. \b~e ging babet im \1>efentli«ien b~n Der ~r\uägung "a~~, baa letne: Bett ben ?8er'9äftniffen bur«i bie merfafjung l,lon funt ~etten gebu'9renb ~ecf)nung getragen worben fei, unb ba~ ~~rau bon ,'lCrr, \1>c,un fie nad)l)er eine~ Der stom:petenaftülfe ~erau13ert l)abe,. bte~ auf tl)t' milifo beluerffteUigt l)a6e; e~ gel)e nt«it etn, baa em ,:«iulbner bie 1'9m 6ei einet' q3fänbung übedaffenen ~om:peten~ftud'e gema ober teHwelfe l,let'äu~ere unb bann na«il)er \uteber ~gan3ung ber stomj)etenöftitcte anuege'9ren bürte.. . , , ~iegegen !jat ~retu WCina \,)on S)lrr re«it3ett:fl an bte Dber~ autfi«it~bel)ßrbe returriert. ®ie o.:Ctntra~tf e~ fet ~er, 'lC:reft a~ gefe~wibt'ig ctUf3ul)e6en unb ber <S«iletfbtNln, an bte. ~efurren,tm nb3ufü'9ren. :vie 18erarreftierung be~ 0«irafbll,lan~ fet. ungefe~!t.«i, lufrb 6el)au:ptet, weil fie ber ~efurrentin baß notwen~tge WCo6thar entaie'ge, bnß gemä13 S)Xrt.92 unb 275 be~ metreIßung~gefe~e~ ~eber ge:pfänbet uo«i berarrefttert \1>erben bürfe.

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