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Tribunal fédéral (ATF via Uni Berne) Partie I 01.01.1893 BGE 19 I 757

January 1, 1893·Français·CH·fédéral (ATF via Uni Berne) Partie I·PDF·1,295 words·~6 min·7

Full text

756 B. Civilrec!JtspJleg". 1. januar 1900 für gelUtffe ~orbetUngen 'oie 2(nlUeifung in eine B\l;)ijel)enffaffe 3ll.Jiiel)en 'oie IV. unb V. straffe unb fomi! eine 2(u~na9me \)on ber in 2(rt. 219 leg. cit. aufgeftefften inangorbnung 3uaiet, offenbar febigHd) ein Bugeftünbnifl an ben fietreffenben stanton, \)on 1Ue!el)em berjef6e @e6raud) macgen fann ober niel)t, unb 1U06ei 'oie @infüf)tUng biefer 3IUifcgenffaife nur an bie ?Bebingung gefnü:pft tft, bag 'oie ~orbetUng innert ber cmgegefienen ~rift in ein öffentrid)efl ?Bud) eingetragen lUorben. ~~ 6eburfte aifo, ~m für ben stanton iBern biefe BlUifegenffaHe tür bie erll.Jüf)nte Ubergang~3ett einaufiU)ren, eineß 1)ierauf ge~ riel)uten 2(ftefl 'ocr fantonafen @efei;lgebung unb e~ f)atte berfef6e babd aud) 'oie nägern 18orfcf)riften über 'oie @inricf)tung unb ~ftf)rung beß ?Bucf)e~, 10lUle über 'oie fac9Hdje unb örtHcf)c 3u" jtiinbigfeit für bie @intragung ber ~orberung alt edaffen, ba baß ?Bun'oe~gefe~ 1)ierüoer feine ?Seftimmungen entf)ärt, fon'oern {ebig" Hel) aITgemein 'oie @tntragung ber ~orberung tn ein öffentfidjeß ?Sucf) etfß ?Sebingung für S!(uffteITung ber Bll.lijdjenffaffe oeftimmt. 2(1'1. 333 leg. cit. iie!)t f)iefür aU~brücfHd) rantonafe @ilt~ fü1)rungßoeftlmmungen \)01' unb unterlUirft biefeIOen 'oer @enef)mt" gung be§ ?Bunbe§rateß. iffienn b(1)er tn sttrt. 2 be§ fiernlfel)en :t;efrete§ \)om 16. ';mal 1892 über 'oie @intrclgung bel' übHg(t" Honen im stanton iBem oeftimmt iit, bag 'oie IUnmefbung aur @intragung oei 'ocr 2(mt§j Cf)reiberd be§ ?Seairte§ erforgen nulff e~ in ll.Jefdjem bie \)er~f!ir9tete ~erfon im Beiit'unfte ber ~lnme!bung if)ren 5ffio1)nfi1,1 1)a6e, fo ~at 1m @roj3e 1nat be~ stanton§ ?Sem l)iebei tnnert ber 1l}m bure!) citierteß iBunbe§geje1,1 eingeräumten ,Roml>etenaen g(1)nnbert unb jebenfnIT§ teinen merfto\3 gegen eine ~eftimmung bie;c§ .iBunbeßgefe~e§ oegnngen. Unb ba nun im \)orliegenben ~QUe einaig ftreitig tft, bqieljung$lUeife 'oie @ut:. 1)eij3ung beß rerurrentif djen ?Bege1)ren§ Ie'oigIidj ba\)on Q6~ängt, 00 1){efurrent ben morfel)riften jeneß :vefiete~ @enüge gereiftet 1)aoe, fo ift trar, baa für bie ?Seurteifung biefe§ 0treiteß niOjt eibgenöffifdje§, jonbern fantonQ(e§ inedjt mQ\3geoenb tft unb ba9cr t-ieiffieiteröiel)ung biefer 0aOje an ba§ ?Bunbcßgeridjt gemäe 2(rt. 29 ü.~@. l.Jom 27 . .Juni 1874 unauraHig ift. :nenn e~ mangert eben 'oie 18oraußfe~ung, bau biefeloe nad) eibgenöffiicf)em ined)t au entfd)eiben jet. Ir. Organisation der Bundesrechtspllege. N° 120. :nemnadj f)i'lt baß ?Sunbeßgerid}t crhnnt: 757 Slluf 'oie m5eiteraief)ung be§ 1:l(etUttenten ~oljitnn @ottfrieb stün3(t \uirb lUegen .Jnfompetena nidlt eingetreten. 120. Arrel du 27 Octobre 1893 dans la cattse Piguet contre Gabet. Le 26 Septembre 1893 Leopold Gabet, negociant en vins r rue des Gares, a Geneve, fit adresser a Henri Piguet, negociant en dite ville, par le bureau des poursuites de Geneve, un commandement de payer la somme de 461 fr. 75 c., provenant d'un billet de change. Le dit commandement fut notifie a Piguet le lendemain 27 Septembre 1893. Piguet n'ayant pas paye, en se fondant sur un sequestre impose sur la dite creance, Gabet et le sieur Fiscalini, agent d'affaires, a Geneve, lequel se pretenclait cessionnaire de la somme due par Piguet, aclresserent ensemble au tribunal de premiere instance, en se fondant sur l'art. 188 de la loi fe~e­ rale sur la poursuite pour dettes, une requete en declarabon de faillite de H. Piguet. Par jugement du 9 Octobre suivant, la Chambre commerciale de ce tribunal en se fondant sur les art. 188 et 189 de , . la dite loi, et 21 § 2 de la loi d'application, a declare PIg~et en etat de faillite des cette date a 10 1/2 heures du matm. C'est contre ce jugement que Piguet recourt au Tribunal federal conc1uant a son annulation et a la retractation de la faillite,' fonde sur les art. 57, 58, 65 et 67 de la loi sur 1'01'gauisation judiciaire federale du 22 Mars 1893." . Dans son memoire, du 18 Octobre 1893, a 1 appUl ~u recours Piguet fait valoir en outre, que le recours est admlssible a ia forme, aux tern:es des art. 58 de la loi du 22 Mars 1893 susvisee, et 189 de la loi sur la poursuite pour ~ettes ; qu'il a ete adresse dans les delais prevus par les art. 60 et 41

758 ß. Civilrechtspllege. de la premiere de ces lois; enfin, que le dit recours est admissible au fond, vu l'art. 57 ibidern. Statuant sur ces {ails el considemnt en droit: 10 Le recourant estime avec raison que le recours au Tribunal federal co~t:'e le ju~ement attaque n'est admissible que lorsque les condItlOns pose es aux art. 56 et suivants de la 1 . f~derale du 22 Mars 1893 se trouvent remplies. Ces cond~~ bons ne se trouvent pas rl:lalisees dans l'espece. 20 Si l'on interprete l'art. 56 dans ce sens qu'il pel'met Ie recours seulement contre les jugements des tribunaux cantonaux statuant sur une pretention civile' - ce qu'on pourra't d'd' d' ' I e Ulre, une part, de l'expression de « causes civiIes » dont se sert le pnldit article, et d'autre part, de la circonstance qu~ l:~rt. 6~ c11iffre 4, alinea 2 ne mentionne parmi les causes qm s lllstr~lsent en !a forme accelenle, que celles ou il s'agit de pretentlOns relatIves au droit materiel, tandis que la procedure en ma~iere de sequestre (art. 279 de la loi federale s~r la pours~lte pour dettes et Ia failIite) n'y est pas mentlOnnee, - Il est evident qu'un recours contre la decision attaquee, pronontiant l'ouverture de la failIite est inadmissible. ~ll. effet l~ jugement incrimine ne tranche pas une pretention ClvIle, malS statue seulement sur le droit, du creancier a faire prononcer la faillite. 30 .]}I{llne, pour le cas ou l'on ne voudrait pas conclure de ce qm prec~de que le recours n'est pas possible nniquement co~tre des Jugements definitifs de droit civil proprement dit malS qu'il p~nt ~tre interjete egalement contre des jugement~ sur des pretentlOns en matiere de procedure ponr autant ~u'.e~es. sont. ~oumises au droit federal et rentrent dans la JurldlctlOn clvile, comme c'est le cas d~l droit au sequestre p~r exemp!e, il ~'en serait pas moins inadmissible que l'o~ put recounr en I espece. En effet aux termes de la loi (notamment des art. 56, 63 chiffre 4, alinea 2, 65) il n'e~t point. clouteux que 1e recoul'S au Tribunal fecleral n'est licite que cOlltre de~ jUl?emen.ts pronontiant sur une contestation propl'e~ne~t dIte,. lllstrmte selon les regles de la procedure civile ordll1aIre, Sült en la forme ordinaire, soit en la forme acce- II. Organisation der Bundesrechtspllege. N° 121. 759 leree, mais qu'll ne l'est point, e11 revanche, contre une decision intervenue dans la procedure sommaire, 10rs bien meme que cette decision revet la forme d'un jugement. 01' il s'agit, dans I'espece, d'une decision de ce genre, et nullement, comme le pretend le recourant, d'un jugement au fond dans une contestation a trancher en la forme acceIeree. Par ces motifs, Le Tribunal federal prononce: TI n'est pas entre en matiere, pour cause d'incompetence, sur le recours du sieur H. Piql1et. 121. Arn'1t du 11 Novernbre 1893 dans la cause Rilliet contre masse Turian fl' Cie. Par arret du 1 er Juillet 1893 1a Cour de justice civile de Geneve, statuant sur le litige pendant entre parties, a prononce ce qui suit : « La Cour, an fond, confirme le jugement rendu par 1e tribunal de premiere instance le 17 Janvier 1893 et condamne RilHet aux depens d'appel. Declare non recevables les conclusions tendant a ce qu'il soit donne acte aux creanciers de Turian & Cie de ce qu'ils consentent a ce que la somme que Rilliet est condamne a leur payer soit versee en mains de Cherbuliez qualite qu'il agit. » C'est contre cet arret que A. Rilliet recourt au Tribunal federal, concluant a ce qu'il lui plaise reformer le dit arret et, statuant a nouveau, debouter les demandeurs creanciers de J. Turian & Cie de leurs conclusions, et les condamner aux depens. Les creanciers de la Sodete Turian & Cie out conclu de leur c6te a ce qu'il plaise au Tribunal federal: Declarer mal fonde le recours principal interjete par sieur Rilliet. XIX - 1893 50

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