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Tribunal fédéral (ATF via Uni Berne) Partie I 30.09.1887 BGE 13 I 256

September 30, 1887·Français·CH·fédéral (ATF via Uni Berne) Partie I·PDF·1,301 words·~7 min·4

Full text

256 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. L Abschnitt. Bundesverfassung. II. Doppelbesteuerung. - Double imposition. 43. Arret du 30 Septembre 1887 dans la cause eramer. F. Cramer, capitaine-instructeur, habite ordinairement a Geneve ; il est appele chaque anlliJe a sejourner a Lausanne quelques mois, pendant la duree du service d'instruction dans cette place d'armes. Le 1 er Avril 1887, Cramer reeut du receveur de Lausanne, agissant au nom du departement des finances du canton de Vaud, !'invitation de payer 44 fr. 7!) c. pour impöt de 1886, - reduit de moHie, - sur deux chiens et deux voitures a un cheval. Cramer reclama contre cet impöt au predit departement, qui, par office du 19 Avril 1887 , maintint les directions donnees au receveur. Cramer recourut le 23 dit au Conseil d'Etat, lequel, par decision du 30, du meIDe mois, confirma la decision du departement. C' est contre cette decision que Cramer recourt au Tribunal fMeral, concluant a ce qu'il Iui plaise dire et dec1arer qu'il ne doit etre soumis a aucun impöt dans le canton de Vaud pour l'annee 1886. A l'appui de cette conclusion, Cramer alIegue que son domicile est a Geneve, ou il paye ses impöts pour toute l'anlli~e. En qualite d'instructeur, iI est tenu de se rendre partout ou l'appellent les devoirs de son service, Lantöt a Lausanne, tantöt a Thoune, Wallen stadt , Colombier, etc. : or il est inadmissiLle qu'il puisse etre astreint a l'impöt dans chacun des cantons ou so nt situees ces localites. Comme fonctionnaire militaire fMeral, le recourant conserve , ou qu'iJ se trouve en Suisse, son domicile dans le canton ou il est electeur, et c' est la qu'il doit payer ses impöts : il est dans la meme situation que les membres du Conseil fMeral et les deputes aux Chambres federaJes. Au 11. Doppelbesteuerung. N° 43. 257 surplus Cramer n'a pas sejourne, en 1886, pendant la moitie de l'annee dans le canton de Vaud, mais durant 1.12 jours seulement ; il ne doil en tout cas pas la moitie de !'impöt. Dans sa reponse, I'Etat de Vaud faitobserver que, d'apres le tableau, pour 1886, des ecoles ou F. Cramer devait assister, eet instructeur etait tenu de sejourner a Lausanne pendant 189 jours. L'obligation d'habiter Lausanne ne resulte pas pour lui d'un service obligatoire commande par l'autorite competente, mais bien du fait de fonctions qu'll a sollicitees et volontairement acceptees; au point de vue de l'impöt, ces fonctions ne pellvent etre assimi!ees au service obligatoire prevu par Ja constitution federale et par les lois militaires; Cramer n'est d'ailleurs point tenu, en sa qualite d'instructeur d'infanterie, d'avoir cheval, chiens et voitures. Statuant sur ces faits et considerant en droit : 10 11 s'agit, dans l' espece, non d'un impöt sur la fortune, mais d'un impöt sur le luxe, reclame sur des voitures et sur des cbiens, a Ja possession desquels le recourant reconnait n'etre pas astreint par les devoirs de son service. Or dans l'arret rendu par le Tribunal federal sur le recours fi'tallet (Recuei! V, page 6), il a eLe admis que ce recourant, bien que payant t'impötsur les voitures dans le canton de Vaud, et la moitie de la taxe des voitures a Geneve, ou il sejourne pendant plusieurs mois, n'est pas, de ce chef, soumis a une double imposition prohibee par la jurisprndence des autorites federales , l'impöt dont il s'agit ne frappant ni la fortune ni le revenu; dans Je meme arret, le Tribunal de -te ans a reconnu en outre que la circonstance que Mallet paie cette taxe somptuaire ä I'Etat de Geneve, sur les routes du- <luel illui convient de faire circuler ses voitures pendant une notable partie de l'annee, ne saurait l'autoriser ase soustraire a une portion quelconque de l'impöt de Juxe sur les memes voitures preleve dans le canton de Vaud. ou il conserve son domicile. 2° L'espece actuelle, identique a tous egards a la precedente, n'en differe que par la circonstance que le recourant Cramer est revetu de fonctions militaires : rien, dans ce fait,

258 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. n'est toutefois de nature ä faire revenir le Tribunal fMeral de sa jurisprudence. Il est, tout d'abord, inexact de pretendre que les instrucleurs fMeraux se trouvent au ben Mice de l' exterritorialite garantie aux membres du Conseil fMeral par la loi du 23 decembre 1851, et c'est sans droit que le recourant voudrait assimiler les fonctions volontaires d'instructeur, constituant une vocation, avec Je service obligatoire exige des autres officiers et soldats de l'armee suisse. Le sieur Cramer est d'autant moins fonde dans ses griefs que I'Etat de Vaud ne pretend point soumettre a l'impöt pour 1886 la fortune ou le revenu de ce recourant, mais se borne a frapper des objets de luxe au prorata du temps pendant lequel il en est fait usage sur son territoire. La question de savoir si, dans les circonstances du cas actuel, l'impöt est du pour si1 mois ou pour quatre mois seulement echappe, des l'instant DU iI s'agit d'un impöt sur le luxe et conformement a ce qui a ete dit plus haut, a la cognition du Tribunal de ceans. Par ces mOlifs, Le Tribunal fMeral prononce: Le recours est ecarte. In. Pressfreiheit. - Liberta de la presse. 44, Urt~ei1 ~om 22. 3uH 1887 in @;a~en St6ntg. A. }!B, stanig in mem (al~ ~ubti~ift unter bem ~amen flOr. mäti ll befannO, gab ttlä~renb bel ~erbftmeffe 1886 ein ~umoriftifd)eg ,8eitunggblatt unter bem ;titel I,IDläfi~ unb IDllitit~ Matt I1 ~eraug, 'l'on ",eld)em im GSanAen 6 ~ummetn erfd)ienen. @t lieU ben merfauf biefeg mlatte~ burd) lfad)utfnaben gegen ~ro'>ifion beforgen. ~m 15. ~e~ember 1887 ttlurbe gegen einen bon }!B. stanig alg stoll'otteur angejlefften sttmben, start 3ußi, l'oliaeilid) @)trafan~eige ",egen }!Bibet~anblung gegen bag fan" H1. PressfreiheiL ]'\0 44. tonale ~aufirgefe§ erjtattet, ttleH er mit ben IDläU' unb IDlärit= blättern ~au~re, o~ne ein ~aufir}latent ~u be~~en; }!B, stenig ieinerreit~ ttlurbe ber &nftiftung AU biefem ~emte befd)ulbigt unb e~ ttlurben bie bei bem stnaben 3u§t gefunbenen @~em~lare beg mlatte~ fonfig!irt. ~urd) Urt~eil beg micegerid)t~}Iräfi= benten \.)on mern \.)om 29. 3anuar 1887 ttlurbe }fi. stentg Der m:njliftung 6Ut @iberf}anblung gegen ba~ @efe§ über ben IDladt. \.)erfe~r unb ben @e",erbebetrieb im Umf}eröiel)en \)om 24. IDlär! 1878 fd)utbig erWid uub ~oli~eHid) bn einer mulie non [) ~t. unb 3u ben stojlen an ben @;taat mit 11 ur. 85 ~t~. \.)erur~ t~eilt. ~iefe~ Udf}eH wurbe \)on ber ~oIi3eifammer be~ &~.j:lelo lation~. unb staffation~~ofe~ be~ stautong mern am 2. IDläq 1887 einfad) vertäUgt, ttlobei bem}!B. stiiuig aud) bie stojlen bet 3tt1eiten 3nftanA aUfedegt ",urben. B. @egen biele UItl)eile ergriff }fi. stiinfg ben jlaatßred)t. li~en ~efur~ an bag munbe~gerid)t. 3n feillet ~efutßf~rift fit~rt er im iillefentIid)en ~olgenbeg aug; Wa~ § 3 beß fallto. naten GSefe§e~ \)om 24. IDläq 1878 faffen unter ben megriff be~ ,,@ettlerbebetrieve~ im Um~er!ie~enlj, ön beffen 'nugü"&ung nad) § 4 ibidem ein ~ateut erforbedid) fei, u. &. l/oaß ~en" bieten \)on }!Baaren butd} Um~ertragen ober Uml,lerfüf}ren in ben @;trafien ober in ben ~aufern (~aufiren im engem @;inne).11 ;IJie angefod)tenen Urtf}eile ftü~en fid) nun barauf, bafi bie "IDlää- unb IDläritblätterll unter ben megriff }fiaate faffen,ltnb ban bal)er auf beren gettlerbemäfiigen meItrieb bUld} stol.j:lodage b(I~ ~au~rgefeß auttlenbvar fet. ~ac6 ber ratio legis llnb ber bi~b,erigeu ~ra~i~ fei fd)on unrid)tig, ein }Ieriobifd) erfd)eiuenbe~ ,8ettung~6Iatt arß }!Baare im @;inne beg citirten fantonalen @efe§e~ AU betrad)ten. &ffein um biefe frrage ber rid)tigen ober unrid)tigen &nttlenbung eineß fantonalen GSefe§eg fiiJTne eß fid) afferbing13 tn ber bunbe13gerid)tIid)en .3nftan! nid)t ~anbeIn, ttlo~l aber barum, ob nid)t fantona(e13 ober eibgeniif~ld)e~ met· faffunggred)t ~erIe§t fei. ;IJieg fei 3U beja~en. merle§t fet bie GSettlä~rleiftung ber ~renfrei~eit, ttlie fie tn &rt. 55 ber mun~ be~~ unb tn~befonbere in Illtt. 76 im .Ranton~\)etfaffun9 auf~ geftefft fei. ;IJie GSettläf}rleijlung ber ~refifrei~eit ~abe Amei @;eiteu, fie beAte~e fid) einmal auf 'oie ljreil)eit ber IDlittf,eilullg bet GSebanfen, ol)ne bau bure!) eine ~on3eio ober anbete me~

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