B. Civilrechtspflege. ban eine anbete metttagßutfunbe übet ben @rwerb ber frag~ Iid)en msaffedraft nid)t UIld)iUeigbat jei nnb iibrigeng eine (ent· gettUd)e) ston~effion vriMler 91u§unggred)te an öffentnd)en @e· iUäffern fid) arg berttagUd)er lRed)tgtiteI quaIi~Aite. ~ie stlä. gedn bagegen be~aul'tet, ~nfvrud) auf ~ug~änbigung einer, iQr eine msafferfraft bon 20 ~ferben Aufid)ernben, ~ertmggurfttnbe 3U ~aben. 2. ~ie strage quali~sirt fid) 1'ffenbar arg actio emti aug einem Eiegenfd)aftßfaufe. ~enn ber staufIJettrag bom 24. D!· tobet 1868, beffcn @tfüllung tefl'. ~uf6ebung wegen 91id)terfüllung bie stlägerht \letlangt, ifl ein staufIJertrag übet Eie~ genfef)aften. ~\l nun Mef) ~rt. 231 D.<lR. für staufIJedräge über Eiegenfd)aftcn bag fant1'nale aled)t gUt, f.o ifl bag .$Sunbeg· gedd)t AU meurt'Qcifung ber .$Scfd)werbe fef)on faef)Uef), gemän ~tt. 2tl D.<@., nid)t fompetent. 3. ~ud) ber ,3eit naef) wäre ü6rigenß fantonaleg unb nid)t eibgenöffifd)eß aled)t anwenbbar unb eg würbe fief) ba'Qer \lud) \lug biefem @runbe bie mefd)werbe ber stognition beß munbeg. gerid)teg entAic'Qen. ~enn: ~er Gtreit breQt fief) in 5tt;at un [; msaQrQeit einöig barum, wag bie stlägeritt nad) ben .$SerUm, mungen beg mertrageg \lom 24. D!tobet 1868 ~u forbern be: rcd)tigt fei, beAieQunggweife iUeld)e merl'~ief)tttngen blltd) biefen mettrag für bie mef(agten begriinbet wurben. ~iefür aber tft gemän ~rt. 882 ~bja~ 1 un'cl 2 D.~al. bag Aur ,3eit 'cIeg IUb~ fd)luffeg Deg· mertrageg geltenbe, alfo unter allen Umftänbcn bag fantoltllle, aled)t maugebenb. ~er Umftaub, bau bie Eei~ ftung, in weld)er bag stant.onggerief)t bie @ryiillung beß merttage~ erblicft, jeit 1. ~anuar 1883 etfoIgtc, tft für bie Acit. nd)c aled)tganwenbung grcief)giiftig. :l)cnn ftreitig tft ja nid)t, 1'b biefe Eeiftung whtud) gefd)c1)ell fei ober ob 'oie @rfüffungg. Qanbrung an fid), alg befonbereg aled)tggefef)äyt betmd)tet, gü!~ tig 1'ber etwa wegen mangelnber ~anl)(ung!3fä1)igfeit beg ~rfu{~ lenben u. 'bgt ungu!tig fei, fonbem ftreitig fft 6rog, ob biejelbe bem -Sn1)aIte beg mettrageg b.om 24. Dnober 1868 entfpred)c, b. Q. ftreitig finb eben Die red)tnef)en msirfungell biefeg mertrage~ felbft. @6enfo fann auf Die 5t1)atjad)e, Dan n.od) feit 1. -Sanuar 1883 unter ben ~arteien merQanblun'gtn über bie @r. III. Obligationenrecht. N° 40. fürtung Deg mertrageß \lom 24. Dttober 1868 ftattgerunben unb bie .$SeHagten i1)re merl'~hi)tung I benfelben ~u erfüllen, anerfannt taben, fein @eiUief)t gefegt werben. ~enn bie stIli. gerin itü§t ia, iUie fef)on i1)r aled)tgbegc1)ren ergibt, iljren ~n· fl'rud) nief)t auf biefe, jeit 1. -Sanuar 1883 flattgefunbenen m1'rgättge ar~ felbftän'oige iuriftijdje 5t1)atfad)en, fonbern auf bett mertrag l>1'm 24. Dftober 1868 felbft. ~emnad) 1)at bag munDe~gerid)t etfannt: ~uf bie mefd)iUerbe iUirb wegen -Snfompeten~ beg @erid)te~ nid)t eingetreten unb eg 1)at bemnad) in allen 5t1)eHen bei bem angcf.oef)tenen @rfenntniffe beg stanton~gerid)te~ beg stllntonß @taUbÜnDen \)om 28. IDNirA 1887 fein mewenben. 41. Arret dt, 11 hin 1887, dans la cause Vincent, contre ({ le Phenix. ) Par arrl~t du 18 Avril 1887, la Cour de justice civile du canton de GenMe a prononce ce qui suit : La Cour admet l'appel interjete pal' la Compagnie « le Phenix}) du jugement rendu par le Tribunal de commerce, le 23 Decembre 1886, rMorme le dit jugement et, statuant a nouveau, deboute l'intime Vincent-Bonnet de toutes ses conclusions, - dit qu'il est sans droH pour demander le maintien des deux polices d'assurance sur la vie, ~os 84279 et 84280, contractees Je ~8 Octobre 1885 par Eichmann aupres de la Compagnie «Ie Phenio}, dit que l'appelante est d'ores et dejil. liberee de toutes les obligations qui pouvaient resulter ponr elle des dites polkes a J'egard de )'intime et qu'elle n'aura rien a lui payer au deces d'Eichmann; - condamne l'intime a tous les depens de premiere instance et d'appel. Le sieur Vincent-ßonnet a recouru au Tribunal federal contre cet arret et a conelu a ce qu'il lui plaise: A la forme declarer recevable Je present recours ; au fond, reformer et
246 B. Civilrechtspfiege. mettre a neant le dit arret et adjuger au recourant ses conclusions, tant de premiere instance que d'appel. A l'audience de ce jour, la Compagnie « le Phenix » a concIu au rejet du recours et au maintien de l'arret attaque. Statuant dans la cause, et considerant en faiL et en droit: 1°, Le 28 Octobre 1885, le sieur Edouard Eichmann, a Geneve, a contracte avec Ja Compagnie le PMnix deux polices d'assurances sur Ja vie, l'une au montan! de 30000 fr., l'autre de 5000 fr. Ces polices stipulent dans une clause speciale qu'elles seront transmissibles par voie d'endos a titre onereux. Le 30 du meme mois, Eichmann a transmis ces deux polices au sieur J. Vincent-Bonnet, a Geneve, par endossement au bas de ces titres, enregistre sous la meme date: en outre, par ac te sous seing prive du 2 Novembre 1885, enregistre le 30 Janvier 1886, Eichmann a cede en toute proprißie a Vincent-Bonnet le benetice de ces deux memes polices et celuici s'est engage a payer les primes jusqu'au deces de l'assure. Enfin, par un second ac te sous la meme date, Vincent-Bonnet a promis, en cas de deces d'Eichmann dans les deux ans qui suivraient la convention, de payer a la veuve ou a l'enfant mineur de celui-ci, la somme de 6000 fr. sur le capital assure. Par exploit du 28 Janvier 1886, Vincent-Bonnet a notifie a la Compagnie le susdit ac te de cession du 2 Novembre 1885, avec dMense de payer a d'autres qu'a lui-meme. Par ecritllre du 26 dit, le sieur Eichmann a declare que lorsqu'il s'est assure a la Compagnie le PMnix, il etait dej11 malade de la poitrine. Le 3 Fevrier 1886, la Compagnie et Eichmann passerent une convention dans laquelle est repetee la declaration suivante : « Je declare par la presente que, lorsque je me suis » assure a Ja Compagnie « le Phenix, » le 28 Octobre 1885, » pour deux contrats ensemble de 35000 fr., j'etais deja ma- » lade de la poitrine, mais que je me faisais des illusions sur » mon etat de sante et les reponses au docteur qui m'a visite » ont pu l'induire en erreur. »L'acte sus-eoonce porte que, III. Obligationenrecht. N° 41, 247 par suite de ceUe declaraLion, la Compagnie et Eichmann ont convenu que les deux predits contrats d'assurance devenaient nuls et de nul effet. Cet acte a ete notifie a Vincent- Bonnet le lendemain, 4 Fevrier. Par exploit du 22 Avril 1886, Vincent-Bonnet a fait assigner la Compagnie devant le Tribunal de commerce et il a conclu: 1° il. la nullite de la convention intervenue le 3 Fevrier entre la Compagnie et Eichmann, 2° au maintien des deux contrats d'assurance en sa faveur. La Compagnie a conclu, de son cOte, a ce qu'il pI ai se au dit Tribunal debouter Vincent de sa demande, dire qu'il est sans droit 11 demander le maintien des deux contrats dont il s'agit; dire en consequence que Ia defenderesse est d'ores et dej11 liberee de toutes les obligations qui pourraient resulter pour elle des dits contrats. Par jugement du 23 Decembre 1886, le Tribunal de commerce a declare nulle et de nul effet la susdite convention du 3 Fevrier 1886 entre la Compagnie et Ie sieur Eichmann, et prononce qu'il n'y a pas li eu 11 resiliation des deux polices en question, lesquelles doivent ressortir tous leufs effets a l'egard du demandeur Vincent-Bonnet. La Compagnie recourut a la Cour de justice. tout en demandant l'audition de divers temoins, pour etablir qu'au moment de la passation des deux contrats d'assurance, Eichmann etait malade, avait eu des crachements de sang et que Vincent-Bonnet connaissait cet etat de maladie. Par jugement preparatoire du 21 Fevrier 1887, la Cour admit l'administration de la preuve testimoniale requise, ainsi que l'audition d'autres temoins indiques par Vincent-Bonnet. Par arret du 18 Avril 1887, la Cour de justice a deboute Vincent-Bonnet 'de toutes ses conclusions et prononce comme iI a ele diL ci-dessus, en se fondant sur les motifs ci-apres : nest constant qu'Eichmann a sciemment trompe la Compagnie sur l'etendue du risque qu'elle courait en l'assurant, lorsqu'il a decIare, dans la proposition d'assurance du 27 Octobre 1885, qu'il etait alors en bonne sante, qu'i! jouissait d'une sante habituellement bonne, qu'il n'avait aucune infir-
248 B. Civilrechtspflege. mite cachee et qu'il y avaiL longtemps qu'i! n'avait pas ete malade. Vincent-Bonnet connaissait l'etat de maladie de l'assure au moment du contrat, et c'est meme cet etat de maladie qui l'a determine a solliciter Eichmann de contracter une assurance, dont il etait hors d'etat de payer les primes et dont Vincent-Bonnet etait appele a recueillir tout le benetice. C'etait une pure speculation sur la tete d'Eichmann, qui a ete amene a s'y preter par l'appat de la somme de 6000 fr. susmentionnee. Une telle operation est illicite lorsque l'assureur a ete trompe, comme dans l'espece, par Jes manoouvres de l'assure et du beneficiaire de l'endossement. Vu les reticences d'Eichmann, la decheance prevue a t'art. 1 er des conditions generales de la police est acquise, et Ia Compagnie est fondee a se prevaloir de cette clause. 2° La competence du Tribunal federal en la cause, incontestee d'ailleurs par les parties, n'est point douteuse. L'objet du litige est evidemment superieur a 3000 Cr., et il s'agit de l'application du droit federal. En effet, bien que rart. 896 C. O. Micte que, jusqu'a la promulgation d'une loi federale sur le contrat d'assurance, Jes dispositions speciales qui peuvent exister sur la matiere dans Je droiL cantonal resteront en vigueur, l' aspece ne souleve point l'application de semblables dispositions speciales, - lesquelles n' existent d' ailleurs point dans Ja 1egislation genevoise, en ce qui concerne au moins Jes assurances sur Ja vie, - mais elle appelle, a cote des dispositions du C. O. sur la cession, uniquement celle des prescriptions generales de la loi en matiere de dol, d'erreur, de consentement, elc., ainsi que J'interpretation des termes memes des contrats Iitigieux : Les questions se rattachant a la cession des polices au Mnefieiaire de l'endossement sont, d'ailleurs, incontestablement regies par 1e droit federa1. Dans cette situation, l'exception prevue a l'art. 896 precite n'est pas applicahle, et le recours ne saurait, ainsi que le Tribunal de ceans l'a prononce a plusieurs reprises, etre soustrait a sa competence. (V. Arrets du Tribunal federal en les causes « La Zurich » III. Obligationenrecht. N° 41. 249 contre Frey; XI, p. 83 consid. 2; BaIlmer contre Stöcklin, XII, p. 604 consid. 4.) 3° Au fond,l'art. 1er des polices d'assurance souscrites par le sieur Eichmann statue que les declarations, soit du contractant ou des contractants, soit du tiers ou des tiers assures servent de hase au contrat ; que «toute reticence, toute » fausse decIaration qui diminueraient I'opinion du risqne » ou qui en changeraient Ie sujet, annulent l'assurance, et » que, dans ce cas, les primes payees demeurent acquises a » la Compagnie. » Or, a teneur des faits constates par la derniere instance cantonale, Jesquels lient le Tribunal de ceans aux termes de l'art. 30 de la loi sur l'organisation judiciaire federale, il est etabli qu'Eichmann, qui I'avoue d'ailleurs, a sciemment trompe la Compagnie sur l'etendue du risque qu'elle courait en l'assurant, lorsqu'il a declare, contrairement a la verite, et malgre les crachements de sang dont il avait ete recemment atteint, dans la proposition d'assurance signee par lui le 27 Octohre 1885, qu'il etait en honne sante, qu'il jouissait d'une sante haIJituellement bonne, qu'il n'avait aucune infirmite cachee et qu'iI y avait longtemps qu'il n'avait pas ete malade. Si donc, en s'appuyant sur ces faits, le juge cantonal a es time que la police signee par le sieur Eichmann etait nulle en sa faveur, aux termes de l'art. pr de ceL acte, il n'a point commis une erreur de droit, mais a fait, en presence des reticences et des fausses declarations d'Eichmann, une saine application d'une disposition du dit acte, prononcant la nul- IM du contrat en pareille occurrence. 40 Les exceptions, entre autres celle de dol, que la Compagnie est en droit d'opposer des Iors au sieur Eichmann, sont egalement opposables au sieur Vincent-Bonnet, cessionnaire des deux polices, soH que le transfert de ces titres en main de ce dernier doive etre considere comme une cession proprement dite (C. 0., art. 189), soit qu'il s'agisse de la transmission par endossement d'un titre a ordre (C. 0., 843), puisque le dit titre, nuI lors de sa constitution, ainsi
250 B. Civilrechtspflege. qu'il a ete dit, ne saurait revivre en faveur du tiers cessionnaire ou detenteur, alors surtout que, comme c' est le cas dans l'espece, il est constate par l'arret cantonal que le dit tiers, au moment du transfert de l'acte en sa faveur, avait non senlement connaissance des fausses declarations et des reticences qui le vicient, mais encore qu'illes avait lui-meme dolosivement provoquees, en vue de realiser uu benefice illicite sur la tete de I' assure. Le predit arret declare, en effet, qu'en fait, Vincent-Bonnet connaissait l'etat de maladie d'Eichmann au moment du contrat; qu'il a sollicite celui-ci de souscrire les deux polices et lai a promis une somme considerable dans ce but, et que I'assureur a ete trompe par les manmuvres de l'assure et du beneficiaire de l'endossement. Dans cette situation, Vincent- Bonnet, connaissant l' existence du vice, soit de la fausse declaration dont il etait lui-meme l'instigateur, ne saurait evidemment, par suite de transfert des deux polices en ses mains, beneficier a leur egard d'une situation juridique meilleure que celle faite au sieur Eichmann. Les agissements des sieurs Eichmann et Vincent-Bonnet ayant ainsi denature l'opinion du risque qui a servi de base aux co nt rats d'assurance en question, c'est avec raison que l'arret dont est recours en a prononce la nullite vis-a-vis des deux prenommes. et malgre l'avis favorable du medecin de la Compagnie, puisque cet avis ne saurait llvoir pour effet de couvrir des manreuvres dolosives. Par ces motifs, Le Tribunal fecteral prononce: Le recours est ecarte et I'arret rendu par la Cour de justi ce de Geneve, le i8 Avril i887, est maintenu tant au fond que sur les depens. LAUSANNE. - IMP. GEORGES BRIDEL. A. STAATSRECHTLICHE ENTSCHEIDUNGEN ARRETS DE DROIT PUBLlC Erster Abschnitt. - Premiere section. Bundesverfassung. - Constitution federale. I. Gleichheit vor dem Gesetze. Egalite devant la loi. 42. Urt~eil I>om 30. Ge~tember 1887 in Gad)en I> on '~o urten. A. @rnft I>on ~ourten in ffi:edingen f,atte gegen ~. }illlllvcu, iIoeo ~agger, ~atefan3 @arbell} unb @ouarb ~fatter in ffi:edingen Gtrafan~eige wegen ~rof)ungen uni> :tf)ätHd)feiten er" ftattet, wuri>e bagegen gleid)3eitig fetnerieit~ wegen &mtgef,r:; \)erle~ung, 6egangen gegenüber bem @emeinberat~e »on ffi:e. dingen, in Gtrafunterfud)ung ge30gen. ~urd) Udf)eil bel! @erid)tg" f)ofe~ beg erften strelfeg für ben }Be~id @omg, \)om 6. IDlai 1887 wurbe @. I>on ~ouden, unter &bweifung eineg ~egef,. teng um @inftetIl.Ing ber merf,anblungen, 3n einer }Bune bon 100 ~r" el>entnetI 3n 30 :tagen @ini~errung, fOluie ~n ben stoften l>erurtQeift; ~. }illa{~en, E. ~agger, ~. @ar6el~ unb ~. ~latter wurben freigef~rod)en. @egen biefeg UrtQeil ergriff ~. \)on ~ourten bie &~l>etIathln an bag fantonafe &~~etIathmg· gerid)t. ~ad) &d. 42 beg fantonalen @efe§eg betreffenb 'oie mefoli>ung ber rid)terlid)en ~eQiirben unb ben @erid)tgfojlen· tarif uom 1. ~e3ember 1883 unb &rt. 25 beg ffi:eglementeg llnm 27. r)[tober 1880, betreffeni> &ugfüf)rung bd ®erid)tg. crgllnifationggefe§eg I>om 24. IDlai 1876, tjat bie al>-petItrenbe XIII - 1887 18