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BGE 112 III 90

23. Extrait de l'arrêt de la Chambre des poursuites et des faillites du 26 septembre 1986 dans la cause Banque Worms & Cie (Suisse) S.A. (recours LP)

27. Juni 2014·Band 112·III·Dossier: B.126/1986·1 Aufrufe
DE

23. Extrait de l'arrêt de la Chambre des poursuites et des faillites du 26 septembre 1986 dans la cause Banque Worms & Cie (Suisse) S.A. (recours LP)

FR

Conditions auxquelles une décision préparatoire peut faire l'objet d'un recours LP. La décision de l'autorité cantonale de surveillance qui règle la procédure en donnant des ordres précis à l'office et en obligeant une partie à y obtempérer (art. 292 CP) peut faire l'objet d'un recours au sens des art. 75 ss OJ (précision de la jurisprudence) (consid. 1). Saisie de la créance d'un fiduciant. La banque qui, sur mandat et grâce aux fonds que lui a versés le poursuivi, a accordé à titre fiduciaire des prêts à des tiers ne peut invoquer le secret bancaire et refuser de fournir à l'office les renseignements lui permettant d'évaluer la créance du poursuivi contre la banque à saisir (consid. 3). La banque chargée d'octroyer des prêts à titre fiduciaire est tenue de rendre compte au fiduciant (art. 400 CO). Celui-ci dispose donc d'une créance à terme qui peut faire l'objet d'un séquestre ou d'une saisie, à moins que le fiduciant puisse valablement invoquer la subrogation vis-à-vis des tiers emprunteurs (art. 401 CO) (consid. 4). Saisie de la créance du titulaire d'un compte-joint. Les titulaires d'un compte-joint dont les relations internes restent ignorées sont créanciers solidaires de la banque. Dans la mesure où l'un d'entre eux fait l'objet d'une poursuite, sa créance peut donc être saisie en faisant abstraction des règles de l'OTF concernant la saisie et la réalisation de parts de communauté. Le cotitulaire du compte peut, le cas échéant, revendiquer ses droits en application des art. 106 ss LP (consid. 5). Etendue des renseignements à fournir par la banque en cas de saisie d'une créance du poursuivi résultant du mandat d'octroyer des prêts à titre fiduciaire (consid. 6).

IT

Condizioni alle quali una decisione preparatoria è impugnabile con ricorso ai sensi della LEF. La decisione con cui l'autorità cantonale di vigilanza disciplina la procedura, impartendo ordini precisi all'ufficio delle esecuzioni e intimando a una parte d'ottemperarvi (art. 292 CP), è impugnabile con ricorso ai sensi degli art. 75 segg. OG (precisazione della giurisprudenza) (consid. 1). Pignoramento del credito di un fiduciante. La banca che, su mandato dell'escusso e grazie a fondi da lui versatile, ha accordato a titolo fiduciario mutui a terzi non può invocare il segreto bancario e rifiutarsi di fornire all'ufficio delle esecuzioni le informazioni destinate a permettere a quest'ultimo di stimare l'ammontare del credito da pignorare di cui l'escusso dispone verso la banca (consid. 3). La banca incaricata di accordare mutui a titolo fiduciario è tenuta a renderne conto al fiduciante (art. 400 CO). Costui dispone pertanto di un credito a termine che può essere oggetto di un sequestro o di un pignoramento, salvo che il fiduciante possa invocare validamente la surrogazione nei confronti dei terzi mutuatari (art. 401 CO) (consid. 4). Pignoramento del credito del titolare di un conto congiunto. I titolari di un conto congiunto, i cui rapporti interni rimangono ignoti, sono creditori solidali della banca. Nella misura in cui uno di essi è escusso, il suo credito può essere pignorato prescindendo dalle norme del regolamento del Tribunale federale concernente il pignoramento e la realizzazione di diritti in comunione. Il contitolare del conto può, se del caso, rivendicare i propri diritti in applicazione degli art. 106 segg. LEF (consid. 5). Estensione delle informazioni che la banca deve fornire in caso di pignoramento di un credito dell'escusso risultante da un mandato di accordare mutui a titolo fiduciario (consid. 6).

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BGE 112 III 90 — Swissrulings