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BGE 97 I 372

53. Arrêt du 2 juin 1971 dans la cause Grosby contre Ministère public fédéral.

19. November 2007·Band 97·I·Dossier: ·1 Aufrufe
DE

53. Arrêt du 2 juin 1971 dans la cause Grosby contre Ministère public fédéral.

FR

Extradition. Traité Suisse-USA du 14 mai 1900. 1. Le Tribunal fédéral examine d'office si les conditions de l'extradition sont remplies (consid. 1). 2. Le traité international, en tant que disposition contractuelle, a le pas sur la loi nationale (consid. 1). 3. Trafic des stupéfiants (art. II ch. 13 du Traité): a) Le fait que certaines dispositions réprimant ce trafic figurent dans des textes qui concernent aussi les droits de douane n'empêche pas que l'infraction à ces dispositions puisse tomber sous le coup de l'art. II ch. 13 du Traité (consid. 3). b) Les actes préparatoires sont également punissables en matière de trafic de stupéfiants (art. 19 ch. 1 LF) (consid. 4). c) Pour déterminer si une infraction donne lieu à extradition au sens de l'art. II ch. 13 du Traité, il faut s'en tenir à la peine maximum prévue par la loi et non à celle qui devrait être prononcée dans le cas concret (consid. 4). 4. Saisie d'objets et remise à l'Etat requérant (art. XII du Traité): a) Pour que des biens puissent être saisis et remis à l'Etat requérant, il faut que l'existence d'une relation de causalité entre ces biens et l'infraction pour laquelle l'extradition est requise soit hautement vraisemblable (consid. 5 b). b) Objets acquis au moyen de l'infraction (producta sceleris) qui n'existent plus en nature mais ont été transformés en valeurs réelles ou en un compte en banque (consid. 5 a). c) Valeurs transférées, après l'arrestation de la personne à extrader, de son compte en banque sur un compte de son conjoint (consid. 6).

IT

Estradizione. Trattato tra la Svizzera e gli Stati Uniti d'America del 14 maggio 1900. 1. Il Tribunale federale esamina d'ufficio se i requisiti dell'estradizione sono adempiuti (consid. 1). 2. Il trattato internazionale, come disposizione contrattuale, prevale sulla legge nazionale (consid. 1). 3. Traffico di stupefacenti (art. II num. 13 del trattato): a) Il fatto che talune norme che reprimono tale traffico figurano nei testi concernenti egualmente i diritti di dogana non impedisce che l'infrazione a tali disposizioni rientri nell'art. II num. 13 del trattato (consid. 3). b) Gli atti preparatori sono pure punibili in materia di traffico di stupefacenti (art. 19 num. 1 LF) (consid. 4). c) Per determinare se un'infrazione dà luogo ad estradizione ai sensi dell'art. II num. 13 del trattato, occorre attenersi alla pena massima prevista dalla legge e non a quella che dovrebbe venire pronunciata nel caso concreto (consid. 4). 4. Sequestro di oggetti e consegna allo Stato richiedente (art. XII del trattato): a) Affinchè oggetti possano essere sequestrati e consegnati allo Stato richiedente, bisogna che l'esistenza di un rapporto di causalità tra questi oggetti e l'infrazione per la quale è richiesta l'estradizione sia molto verosimile (consid. 5 b). b) Oggetti acquisiti attraverso un'infrazione (producta sceleris) che non esistono più in natura ma che sono stati trasformati in valori reali o in conti in banca (consid. 5 a). c) Valori trasferiti, dopo l'arresto della persona estradanda, dal suo conto in banca al conto del di lui coniuge (consid. 6).

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BGE 97 I 372 — Swissrulings