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BGE 96 I 560

88. Urteil vom 16. September 1970 i.S. Genossenschaft Migros St. Gallen und Genossenschaft Migros Schaffhausen gegen Steuerrekurskommission des Kantons Thurgau sowie Kantone Thurgau, Schaffhausen und St. Gallen.

19. November 2007·Band 96·I·Dossier: ·2 Aufrufe
DE

88. Urteil vom 16. September 1970 i.S. Genossenschaft Migros St. Gallen und Genossenschaft Migros Schaffhausen gegen Steuerrekurskommission des Kantons Thurgau sowie Kantone Thurgau, Schaffhausen und St. Gallen.

FR

Impôt cantonal minimum sur les recettes brutes des personnes morales. Egalité de traitement, liberté du commerce et de l'industrie, double imposition, rapport avec l'impôt fédéral sur le chiffre d'affaires. 1. Un impôt minimum frappant les entreprises qui ne recherchent pas la réalisation de bénéfices et calculé sur les recettes brutes ou le chiffre d'affaires, est admissible dans le cadre d'une loi fiscale fondée sur le principe de la capacité économique et ne viole pas en soi les art. 4 et 31 Cst. (consid. 3). 2. Il est compatible avec l'art. 4 (et l'art. 31) Cst. - que l'impôt minimum ne soit prélevé qu'auprès des personnes morales (consid. 4 a), - que cet impôt ne se calcule que sur les recettes brutes dépassant un certain montant (consid. 4 c), - que le taux de cet impôt soit le même pour toutes les branches du commerce de détail mais qu'il soit en même temps plus élevé que le taux prévu pour les entreprises qui pratiquent le commerce en gros et les entreprises de fabrication (consid. 4 f), - que le taux soit fixé à 0,75 promille (consid. 4 e). Il est en revanche incompatible avec ces dispositions constitutionnelles que le taux soit progressif, c'est-à-dire qu'il soit plus élevé pour les recettes brutes dépassant un certain montant (consid. 4 d). 3. L'impôt minimum ne viole pas la souveraineté fiscale de la Confédération (art. 41ter al. 2 lettre a Cst.) (consid. 5), ni l'art. 46 al. 2 Cst. tant qu'il ne frappe pas la totalité du chiffre d'affaires réalisé dans le canton, mais seulement le chiffre d'affaires diminué du préciput qui revient au canton du siège (consid. 6).

IT

Imposta cantonale minima sulle entrate lorde delle persone giuridiche. Eguaglianza di trattamento, libertà del commercio e dell'industria, doppia imposizione, rapporto con l'imposta federale sulla cifra d'affari. 1. Un'imposta minima che colpisce imprese le quali non si propongono il conseguimento di un utile, e che viene calcolata sulle entrate lorde o sulla cifra d'affari, è ammissibile nel quadro di una legge fiscale fondata sul principio della capacità economica, e non viola di per sè gli art. 4 e 31 CF (consid. 3). 2. È compatibile con l'art. 4 (e 31) CF il fatto che - l'imposta minima non sia prelevata che dalle persone giuridiche (consid. 4 a), - l'imposta sia calcolata solo sulle entrate lorde oltrepassanti un determinato importo (consid. 4 c), - l'aliquota d'imposta sia la stessa per tutti i rami del commercio al minuto, ma nello stesso tempo più elevata dell'aliquota prevista per le imprese che praticano il commercio all'ingrosso e per le imprese di fabbricazione (consid. 4 f), - l'aliquota sia fissata allo 0,75 promille (consid. 4 e). Non è invece compatibile con le citate norme costituzionali il fatto che l'aliquota sia progressiva, vale a dire ch'essa sia più elevata per le entrate lorde oltrepassanti un determinato importo (consid. 4 d). 3. L'imposta minima non viola la sovranità fiscale della Confederazione (art. 41ter cpv. 2 lett. a CF), e nemmeno l'art. 46 cpv. 2 CF, qualora essa colpisca non la totalità della cifra d'affari conseguita nel cantone, ma soltanto la cifra d'affari diminuita del precipuo spettante al cantone della sede (consid. 6).

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