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BGE 95 II 132

19. Arrêt de la Ire Cour civile du 11 mars 1969 dans la cause Vuerchoz contre dame da Campo.

19. November 2007·Band 95·II·Dossier: ·1 Aufrufe
DE

19. Arrêt de la Ire Cour civile du 11 mars 1969 dans la cause Vuerchoz contre dame da Campo.

FR

Art. 8 CC; 44 et 339 CO. 1. Il appartient à l'employé de prouver que l'employeur a objectivement omis de prendre une mesure de sécurité qui lui incombait (consid. 1). 2. Quand peut-on faire grief à l'employeur de n'avoir pas interdit expressément à son employé de faire un geste dangereux dans l'utilisation d'une machine (consid. 1)? 3. L'art. 339 CO oblige l'employeur à prémunir ses employés non seulement contre les risques d'exploitation objectivement évitables, mais aussi contre ceux qui ne se réalisent que par une inattentionou une imprudence de l'employé, pour autant que celles-ci ne sortent pas des prévisions normales (consid. 2). 4. Application de ce principe à l'utilisation, dans un hôtel, d'une calandre en bon état de fonctionnement, mais dont le dispositif de sécurité n'exclut pas le risque d'une mutilation, lorsque la lingère qui s'en sert commet l'imprudence de passer la main par-dessus la barre de protection (consid. 3). 5. Réduction de l'indemnité en raison de la faute de la victime (consid. 4).

IT

Art. 8 CC; 44 e 339 CO. 1. Appartiene all'impiegato provare che il padrone ha oggettivamente tralasciato di prendere una misura di sicurezza che gli incombeva (consid. 1). 2. Quando si può rimproverare al padrone di non avere esplicitamente proibito all'impiegato di fare un gesto pericoloso nell'uso di una macchina? (consid. 1). 3. L'art 339 CO obbliga il padrone a premunire i propri impiegati non solo contro i rischi d'esercizio oggettivamente evitabili, ma anche contro quelli che non si verificano che in seguito a disattenzione o ad imprudenza dell'impiegato, purchè queste non escano dalle normali previsioni (consid. 2). 4. Applicazione di questo principio all'uso, in un albergo, di una calandra in buono stato, ma il cui dispositivo di sicurezza non esclude il rischio di una mutilazione, quando la persona che se ne serve commette l'imprudenza di passare la mano al di sopra della sbarra di protezione (consid. 3). 5. Riduzione dell'indennità per la colpa della vittima (consid. 4)

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