14. Extrait de l'arrêt de la IIe Cour de droit public dans la cause Association A. contre Grand Conseil de la République et canton de Genève (recours en matière de droit public)
14. Extrait de l'arrêt de la IIe Cour de droit public dans la cause Association A. contre Grand Conseil de la République et canton de Genève (recours en matière de droit public)
Art. 8, 27, 49 al. 1, 74, 82 al. 1, 89 al. 3 et 94 Cst.; art. 106 al. 3 LCR; art. 10-13 Loi sur le CO2; art. 17f al. 2 let. a Ordonnance sur le CO2; art. 10 et Annexe 4.1 OEEE; art. 10 al. 2 let. c, 18 al. 2, 24 al. 2 et 26 al. 2 LTVTC/GE; diminution progressive des émissions de CO2, conditions d'exploitation d'une entreprise de transport, justification des courses, fixation des prix de courses maximum des voitures de transport avec chauffeur (VTC). Rappel de jurisprudence concernant la liberté économique et le principe de primauté du droit fédéral (consid. 4). Une réglementation cantonale restreignant progressivement l'utilisation de taxis et de voitures de transport avec chauffeur en fonction de leur efficacité énergétique ne relève pas de l'admission des véhicules à la circulation routière mais des conditions d'exercice d'une profession soumise à autorisation pour lesquelles les cantons sont compétents. Cette réglementation ne viole ni la primauté du droit fédéral ni la liberté économique (consid. 5). Subordonner l'octroi de l'autorisation d'exploiter une entreprise de transport à la titularité d'une carte professionnelle constitue une atteinte disproportionnée à la liberté économique, d'autant plus que cette exigence vise en premier lieu à garantir que les entreprises respectent leurs obligations en matière de sécurité sociale et de lutte contre le travail au noir (consid. 6). Il peut être exigé des voitures de transport avec chauffeur qu'elles démontrent n'effectuer leurs courses que sur commande ou réservation préalable (consid. 7). La possibilité laissée au Conseil d'État de fixer des prix de courses maximum pour les voitures avec chauffeur en cas de constat d'abus dans les prix pratiqués, alors qu'un tel prix est selon la loi fixé librement entre le client et le chauffeur avant la course, viole la liberté économique (consid. 8).
Artt. 8, 27, 49 cpv. 1, 74, 82 cpv. 1, 89 cpv. 3 e 94 Cost.; art. 106 cpv. 3 LCStr; artt. 10-13 Legge sul CO2; art. 17f cpv. 2 lett. a Ordinanza sul CO2; art. 10 e Allegato 4.1 OEEne; artt. 10 cpv. 2 lett. c, 18 cpv. 2, 24 cpv. 2 e 26 cpv. 2 della legge ginevrina sui taxi e i servizi di noleggio con conducente; diminuzione progressiva delle emissioni di CO2, condizioni di esercizio di un'impresa di trasporto, giustificazione delle corse, fissazione dei prezzi massimi delle corse per i servizi di noleggio con conducente (NCC). Richiamo della prassi concernente la libertà economica e il principio della preminenza del diritto federale (consid. 4). Una regolamentazione cantonale che limita progressivamente l'utilizzazione di taxi e di autovetture con conducente in funzione della loro efficienza energetica non ricade sotto l'ammissione dei veicoli alla circolazione stradale ma concerne le condizioni di esercizio di una professione soggetta ad autorizzazione, di competenza dei Cantoni. Questa regolamentazione non viola la preminenza del diritto federale né la libertà economica (consid. 5). Subordinare la concessione dell'autorizzazione d'esercizio di un'impresa di trasporto al possesso di una tessera professionale costituisce una limitazione sproporzionata della libertà economica, ciò tanto più che detta esigenza tende in primo luogo a garantire che le imprese rispettino i loro obblighi in materia di sicurezza sociale e di lotta contro il lavoro nero (consid. 6). Può essere esatto dai servizi di noleggio con conducente che dimostrino di effettuare le loro corse soltanto su ordinazione o previa prenotazione (consid. 7). La facoltà concessa al Consiglio di Stato di stabilire i prezzi massimi delle corse per i servizi di noleggio con conducente in caso di constatazione di abuso dei prezzi praticati, allorché detto prezzo è per legge fissato liberamente tra il cliente e il conducente prima della corsa, viola la libertà economica (consid. 8).