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BGE 147 II 49

6. Auszug aus dem Urteil der II. öffentlich-rechtlichen Abteilung i.S. A. gegen Migrationsamt des Kantons Zürich und Bezirksgericht Zürich, Zwangsmassnahmengericht (Beschwerde in öffentlich-rechtlichen Angelegenheiten)

13. August 2021·Band 147·II·Dossier: 2C_408/2020·2 Aufrufe
DE

6. Auszug aus dem Urteil der II. öffentlich-rechtlichen Abteilung i.S. A. gegen Migrationsamt des Kantons Zürich und Bezirksgericht Zürich, Zwangsmassnahmengericht (Beschwerde in öffentlich-rechtlichen Angelegenheiten)

FR

Art. 5 par. 1 let. f CEDH; art. 78 al. 6 let. a LEI; art. 99 al. 1 et art. 105 al. 1 LTF; admissibilité de la détention pour insoumission; départ volontaire impossible en raison des restrictions de voyage liées à la pandémie de coronavirus (Mali). Il existe un intérêt actuel à évaluer la conformité, avec la CEDH, de la détention administrative en application du droit des étrangers, y compris lorsqu'une nouvelle décision de prolongation de la détention a entretemps été rendue (consid. 1). Le Tribunal fédéral peut, dans le cadre de la procédure menée devant lui et malgré l'interdiction des nova, tenir compte de nouveaux développements intervenus en faveur du détenu si, depuis la décision attaquée, les circonstances se sont modifiées de telle manière que le juge de la détention se devrait d'examiner une demande de levée de la détention formée en dehors des délais de protection (consid. 3.3). Pour le cas où le départ volontaire de l'étranger placé en détention pour insoumission est rendu impossible non pas (uniquement) en raison de son comportement, mais d'un obstacle technique objectif dont la durée n'est pas (encore) prévisible, le maintien de l'intéressé en dite détention ne respecte pas le principe de la proportionnalité. Dans la mesure où, à cause de la pandémie de coronavirus, aucun vol n'a lieu, respectivement des interdictions d'entrée et de sortie ont été prononcées, l'intéressé ne peut pas se rendre de son propre gré au Mali, ni être contraint par les autorités d'y retourner. Dans ce cas, un contrôle de la détention "en deux temps", en ce sens que l'étranger doit d'abord coopérer avec les autorités avant qu'il ne soit vérifié si un départ volontaire est possible, ne peut pas être effectué (consid. 4 et 5).

IT

Art. 5 n. 1 lett. f CEDU; art. 78 cpv. 6 lett. a LStrI; art. 99 cpv. 1 e art. 105 cpv. 1 LTF; ammissibilità della carcerazione cautelativa; partenza volontaria impossibile a seguito delle restrizioni di viaggio dovute alla pandemia di coronavirus (Mali). Anche se nel frattempo è stata emanata una nuova decisione di proroga della carcerazione, sussiste un interesse attuale a valutare la conformità alla CEDU di una carcerazione amministrativa pronunciata in base al diritto in materia di stranieri (consid. 1). Nonostante il divieto di nova, il Tribunale federale può considerare nella procedura pendente nuovi elementi a favore della persona incarcerata se, dopo l'emanazione della decisione impugnata, le circostanze sono mutate a tal punto che il giudice della carcerazione dovrebbe esaminare senza riguardo ai termini di attesa un'istanza di scarcerazione (consid. 3.3). Se la possibilità di una partenza volontaria dello straniero in carcerazione cautelativa viene meno non (solo) a causa del suo comportamento, bensì a causa di un oggettivo impedimento tecnico dalla durata non (ancora) prevedibile, il mantenimento della carcerazione viola il principio della proporzionalità. Poiché non vi è alcun volo rispettivamente sussistono divieti di entrata e di uscita in conseguenza della pandemia di coronavirus, l'interessato non può né tornare volontariamente in Mali né esservi costretto dalle autorità. In tal caso, un controllo della carcerazione in "due tempi", nel senso che lo straniero deve innanzitutto collaborare con le autorità prima che venga verificato se una partenza volontaria è possibile, non può essere effettuato (consid. 4 e 5).

Entscheid ansehen: 2C 408/2020: Bürgerrecht und Ausländerrecht