53. Extrait de l'arrêt de la Ie Cour de droit public du 23 septembre 1998 dans la cause Etat de Genève contre hoirie de V.H. et Commission fédérale d'estimation du 1er arrondissement (recours de droit administratif)
53. Extrait de l'arrêt de la Ie Cour de droit public du 23 septembre 1998 dans la cause Etat de Genève contre hoirie de V.H. et Commission fédérale d'estimation du 1er arrondissement (recours de droit administratif)
Expropriation formelle des droits des propriétaires voisins d'un aéroport d'être protégés contre les immissions de bruit et contre le survol de leur bien-fonds; prescription des prétentions à indemnité. Jugement partiel sur la question de la prescription (consid. 1). Fondement, dans une procédure d'expropriation formelle, des prétentions de propriétaires voisins d'un aéroport en relation avec les immissions de bruit et le survol; rappel de la jurisprudence (consid. 3). Application, en principe, d'un délai de prescription de cinq ans, dès la naissance des prétentions à indemnité, en cas d'expropriation formelle des droits des propriétaires voisins d'un ouvrage public d'être protégés contre les immissions de bruit et le survol (consid. 4). Détermination du point de départ de ce délai, en ce qui concerne les immissions de bruit, en fonction de la réalisation de la condition de la spécialité (consid. 5a). Choix d'une solution particulière pour fixer l'échéance du délai de prescription, en raison des différentes procédures - expropriation formelle, expropriation matérielle à cause du plan des zones de bruit - ouvertes en relation avec l'exploitation de l'Aéroport international de Genève (consid. 5b-c); application de cette solution à propos du survol (consid. 5d). Invocation abusive de la prescription (consid. 7)? L'application des normes fédérales sur la protection de l'environnement n'exclut en principe pas, dans le cas particulier, une indemnisation des voisins selon la loi fédérale sur l'expropriation (consid. 6).
Espropriazione formale dei diritti dei proprietari vicini a un aeroporto d'essere protetti dalle immissioni di rumore e dal sorvolo dei loro fondi; prescrizione delle pretese di indennità. Decisione parziale sulla questione della prescrizione (consid. 1). Fondamento, in una procedura di espropriazione formale, delle pretese dei proprietari vicini a un aeroporto relative alle immissioni di rumore e al sorvolo; riepilogo della giurisprudenza (consid. 3). In caso di espropriazione formale dei diritti dei proprietari vicini a un'opera pubblica d'essere protetti dalle immissioni di rumore e dal sorvolo, si applica, di regola, un termine di prescrizione di cinque anni dalla nascita della pretesa di indennità (consid. 4). Determinazione del momento in cui il termine comincia a decorrere, per quanto attiene alle immissioni di rumore, in funzione della realizzazione del requisito della specialità (consid. 5a). Scelta di una soluzione particolare per determinare la scadenza del termine di prescrizione, a causa delle differenti procedure - espropriazione formale, espropriazione materiale a seguito del piano delle zone di rumore - avviate per l'esercizio dell'aeroporto internazionale di Ginevra (consid. 5b-c); applicazione di questa soluzione al sorvolo (consid. 5d). Censura di prescrizione sollevata in modo abusivo (consid. 7)? In concreto, l'applicazione delle norme federali sulla protezione dell'ambiente non esclude di principio un indennizzo dei vicini secondo la legge federale sull'espropriazione (consid. 6).