60. Extrait de l'arrêt de la IIe Cour civile du 9 août 1995 dans la cause D. P. contre C. P. (recours en réforme)
60. Extrait de l'arrêt de la IIe Cour civile du 9 août 1995 dans la cause D. P. contre C. P. (recours en réforme)
Art. 152 CC; durée de la pension alimentaire. L'obligation de verser une pension alimentaire ne dépend que de la capacité objective du débirentier et non de facteurs subjectifs qui pourraient l'influencer, en l'occurrence le moment à partir duquel le débirentier décidera de prendre sa retraite (consid. 3b). Art. 22 LFLP; modalités de la compensation des lacunes de la prévoyance. Depuis l'entrée en vigueur de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, vieillesse, survivants et invalidité, la compensation des lacunes de la prévoyance peut aussi se faire par le transfert d'une part de la prestation de sortie, acquise par l'un des époux, de son institution de prévoyance à celle de l'autre. L'art. 22 LFLP fonde en effet une nouvelle modalité de règlement de cette créance, à laquelle le juge doit recourir en usant de son pouvoir d'appréciation, notamment lorsque l'allocation d'une rente n'entre pas en considération en raison des capacités financières réduites des époux (consid. 4).
Art. 152 CC; durata della pensione alimentare. L'obbligo di versare una pensione alimentare dipende unicamente dalla capacità oggettiva del debitore della rendita e non da fattori soggettivi che potrebbero influenzarlo, come in concreto il momento in cui il debitore della rendita deciderà di andare in pensione (consid. 3b). Art. 22 LFLP; modalità di compensazione delle lacune nella previdenza. Dall'entrata in vigore della legge federale sul libero passaggio nella previdenza professionale per la vecchiaia, i superstiti e l'invalidità, la compensazione delle lacune nella previdenza può anche essere effettuata trasferendo una parte della prestazione d'uscita, acquisita da un coniuge, dal suo istituto di previdenza a quello dell'altro coniuge. L'art. 22 LFLP prevede in effetti una nuova modalità per il regolamento di tale pretesa alla quale il giudice deve ricorrere, utilizzando il suo potere di apprezzamento, segnatamente quando l'assegnazione di una rendita non entra in linea di conto a causa della capacità finanziaria ridotta dei coniugi (consid. 4).