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BGE 119 IV 154

27. Auszug aus dem Urteil des Kassationshofes vom 8. Juli 1993 i.S. U. gegen Staatsanwaltschaft des Kantons Luzern (Nichtigkeitsbeschwerde)

26. Juni 2014·Band 119·IV·Dossier: 6S.552/1992·2 Aufrufe
DE

27. Auszug aus dem Urteil des Kassationshofes vom 8. Juli 1993 i.S. U. gegen Staatsanwaltschaft des Kantons Luzern (Nichtigkeitsbeschwerde)

FR

Fabrication de fausse monnaie (art. 240 CP). L'art. 240 CP n'exige pas que le fabricant de fausse monnaie ait eu l'intention de mettre la monnaie en circulation comme authentique lui-même (ou par le moyen d'un auteur médiat). Se rend également coupable de l'infraction celui qui fabrique de la fausse monnaie dans l'intention de la remettre à un tiers comme fausse, mais qui sait ou tout au moins prend en compte que ce tiers ou ceux qui recevront la monnaie par la suite, la mettront en circulation comme authentique. Le dessein nécessaire à la réalisation de l'infraction existe lorsque le fabricant veut simplement que la fausse monnaie soit mise en circulation comme authentique, quelle que soit la personne par laquelle cela intervient (consid. 2d). Refus d'admettre le cas de très peu de gravité au sens de l'art. 240 al. 2 CP (consid. 2e). Mise en circulation de fausse monnaie présentée comme authentique (art. 242 CP) par le faussaire; tentative (art. 21 et 22 CP). Relation avec la fabrication de fausse monnaie. La question du concours qui peut exister entre la fabrication et la mise en circulation de fausse monnaie par le fabricant reste ouverte. Quoi qu'il en soit, la tentative inachevée de mettre en circulation de la fausse monnaie que l'on a soi-même fabriquée doit être considérée comme un acte postérieur "compris" dans la fabrication de fausse monnaie réprimée en application de l'art. 240 al. 1 CP (consid. 4a). Le fait que le faussaire ait remis l'argent à un initié et qu'il ait pris en compte que celui-ci ou ceux qui recevraient ensuite la fausse monnaie la mettraient en circulation comme authentique doit être considéré comme un comportement aggravant postérieur à l'infraction et pris en considération dans le cadre de l'art. 63 CP, en prononçant la condamnation pour fabrication de fausse monnaie (consid. 4c).

IT

Contraffazione di monete (art. 240 CP). L'art. 240 CP non esige che colui che contraffà monete abbia avuto l'intenzione di metterle in circolazione come genuine personalmente (o servendosi di un intermediario non responsabile). È colpevole di tale reato anche chi contraffà monete con l'intenzione di consegnarle come false a un terzo, ma sapendo o quanto meno accettando la possibilità che il terzo o coloro che ricevano in seguito le monete le mettano in circolazione come genuine. L'intenzione richiesta perché sia adempiuta la fattispecie legale del reato è data allorquando il contraffattore voglia che le monete contraffatte siano messe in circolazione come genuine, indipendentemente da chi le utilizzi come tali (consid. 2d). Diniego nelle circostanze concrete di un caso di esigua gravità ai sensi dell'art. 240 cpv. 2 CP (consid. 2e). Messa in circolazione di monete false utilizzate come genuine (art. 242 CP) dal contraffattore; tentativo (art. 21 e 22 CP). Relazione con la contraffazione di monete. È lasciata aperta la questione del concorso tra la contraffazione di monete e la messa in circolazione di monete false. Il tentativo non portato a termine di mettere in circolazione monete false contraffatte dall'autore deve comunque essere considerato come un atto posteriore "compreso" nella contraffazione di monete ai sensi dell'art. 240 cpv. 1 CP (consid. 4a). Nella circostanza che il contraffattore ha consegnato il denaro a un iniziato e che ha accettato l'eventualità che costui o altre persone che abbino in seguito ricevuto le monete false le mettano in circolazione come genuine va ravvisato un comportamento aggravante posteriore al reato, di cui dev'essere tenuto conto nel quadro dell'art. 63 CP in sede di condanna per contraffazione di monete (consid. 4c).

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