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Bundesverwaltungsgericht 09.02.2012 C-7863/2010

9. Februar 2012·Français·CH·CH_BVGE·PDF·2,141 Wörter·~11 min·1

Zusammenfassung

Naturalisation facilitée | refus d'octroi de la naturalisation facilitée

Volltext

Bundesve rwa l t ungsge r i ch t T r i buna l   adm in istratif   f édé ra l T r i buna l e   ammin istrati vo   f ede ra l e T r i buna l   adm in istrativ   f ede ra l     Cour III C­7863/2010 Arrêt   d u   9   février   2012 Composition Blaise Vuille (président du collège), Marianne Teuscher, Andreas Trommer, juges, Alain Surdez, greffier. Parties X._______, recourante, contre Office fédéral des migrations (ODM), Quellenweg 6, 3003 Berne, autorité inférieure. Objet Refus d'octroi de la naturalisation facilitée.

C­7863/2010 Page 2 Faits : A.  Après avoir contracté dans son pays d'origine un premier mariage avec  un  compatriote  et  entretenu  ensuite  une  relation  hors­mariage  dans  le  cadre de laquelle elle a donné naissance, au mois d'août 1983, à un fils,  X._______  (ressortissante  colombienne  née  le  22  juin  1954)  a  épousé  aux  Etats­Unis  d'Amérique,  le  16  mai  2000,  Y._______  (ressortissant  suisse d'origine chilienne né le 29 janvier 1937). Arrivée  en  Suisse  au  début  du  mois  de  novembre  2000  pour  y  vivre  auprès  de  son  époux,  domicilié  à  Bienne,  X._______  a,  conformément  aux  règles  sur  le  regroupement  familial,  été  mise  au  bénéfice  d'une  autorisation  annuelle  de  séjour,  qui  a  été  renouvelée  jusqu'au  1er  mai  2003. Lors de la demande de prolongation de son titre de séjour qu'elle a faite  le 7 novembre 2002, X._______ a mentionné, dans le formulaire y relatif,  que son époux était alors domicilié au Chili. Selon un rapport de la police  municipale de Bienne établi  le 29 avril 2003 à  l'attention de  l'autorité de  police des étrangers de cette même ville, la gérance de l'immeuble dans  lequel  l'intéressée  louait  un  appartement  n'avait  plus  entendu  parler  de  cette dernière depuis  le mois de décembre 2002. Revenue sur  territoire  helvétique  le  11 octobre  2004 en provenance du Chili,  X._______  s'est  annoncée le 24 novembre 2004 auprès de la Police des étrangers de la  ville de Bienne, qui lui a délivré une nouvelle autorisation de séjour. Son  époux  a  également  informé  l'autorité  biennoise  compétente,  le  24  novembre  2004,  de  son  retour  en  Suisse.  Dès  le  mois  de  septembre  2009,  X._______  a  été  mise  au  bénéfice  d'une  autorisation  d'établissement. B.  B.a Le 17 juillet 2005, X._______ a rempli à l'attention de l'Office fédéral  de  l'immigration,  de  l'intégration  et  de  l'émigration  (IMES;  office  intégré  ensuite au sein de l'ODM) une demande de naturalisation facilitée fondée  sur  son  mariage  avec  Y._______ (art. 27 de la loi sur la nationalité [LN, RS 141.0]). B.b  A  la  demande  de  l'ODM,  la  police  cantonale  bernoise  a  établi  un  rapport d'information  le 10 mars 2006 au sujet de X._______,  laquelle a  notamment  indiqué  à  cette  autorité  qu'elle  avait  effectué  un  séjour  au  Chili avec son époux également durant la période du 6 mai au 6 octobre 

C­7863/2010 Page 3 2002. Revenue seule en Suisse  le 6 octobre 2002, elle était  repartie en  fin d'année 2002 pour  le Chili, avant de  regagner  finalement  le  territoire  helvétique le 11 octobre 2004, son époux l'ayant rejointe le 24 novembre  2004. Par transmission du 8 décembre 2006, la Police des étrangers de la ville  de Bienne a fait savoir à  l'autorité fédérale précitée que X._______ était  toujours mariée avec Y._______ et enregistrée à  la même adresse que  celle de son époux. Donnant suite à la requête de l'ODM, le Service des migrations du canton  de Berne a procédé à l'établissement, le 14 juin 2007, par l'entremise de  la police cantonale, d'un rapport d'enquête complémentaire au sujet de la  prénommée. Le 6  juin 2008,  le Département de  la population de  la ville de Bienne a  précisé à l'attention de l'ODM que X._______ et son époux demeuraient  domiciliés à la même adresse. B.c Entendue  le  6  février  2009  par  la  police  cantonale  bernoise  sur  la  base  d'une  liste  de  questions  préparées  par  l'ODM  au  sujet  des  circonstances entourant  son mariage avec Y._______,  la prénommée a  en particulier  indiqué être partie au Chili au mois de mai 2002 avec son  mari qui avait  l'âge de la retraite et souhaitait s'y  installer définitivement.  Elle était revenue au mois d'octobre 2002 sur territoire helvétique dans le  but  d'y  faire  renouveler  son  titre  de  séjour,  puis  avait  rejoint  son époux  jusqu'à  ce  que  tous  deux,  lassés  des  difficultés  rencontrées  au  Chili,  décident de regagner la Suisse en automne 2004. X._______ a en outre  déclaré qu'elle avait fait connaissance d'Y._______ en 1999 à New York  où elle  résidait, qu'elle avait ensuite cohabité avec ce dernier durant un  mois au Chili avant  leur venue en Suisse au mois de novembre 2000 et  avait contracté avec le prénommé un mariage d'amour. Précisant que son  époux était veuf et père de trois enfants, X._______ a également affirmé  que,  même  s'ils  ne  partaient  pas  ensemble  en  vacances,  tous  deux  partageaient  une  passion  commune  pour  la  lecture  et  le  cinéma.  X._______ a de plus signalé qu'elle­même était  repartie durant un mois  dans son pays d'origine au début de  l'année 2009 afin de se renseigner  sur  la possibilité pour son couple d'y vivre sa  retraite. De son côté, son  époux avait, au cours de  l'année 2008, effectué un voyage d'une durée  de six mois au Chili  afin de  rendre  visite à  sa sœur malade. Exprimant  son  espoir  de  continuer  dans  l'harmonie  sa  vie  conjugale  avec 

C­7863/2010 Page 4 Y._______,  la prénommée a ajouté qu'elle considérait  leur communauté  conjugale comme stable. Soumis  également,  le  16 mars  2009,  à  une  audition  sur  la  base  d'une  liste  de  questions  préparées  par  l'ODM,  Y._______  a  affirmé  que,  contrairement à  ce qu'avait  dit  son épouse,  ils avaient  lié  connaissance  après que cette dernière avait fait paraître, alors qu'elle était domiciliée en  Colombie, une annonce dans une revue et qu'il avait, en réponse à cette  annonce,  pris  contact  avec  elle  par  téléphone.  Tous  deux  s'étaient  ensuite rencontrés aux Etats­Unis d'Amérique où ils s'étaient mariés peu  de  temps  après,  soit  dans  la  semaine  qui  avait  suivi  leur  rencontre.  Indiquant  qu'ils  allaient  entamer  prochainement  une  procédure  de  divorce,  Y._______  a  par  ailleurs  déclaré  que  son  épouse  recherchait  uniquement,  dans  la  conclusion  de  leur  mariage,  la  possibilité  de  bénéficier d'une régularisation de ses conditions de résidence en Suisse.  Contraint  par  cette  dernière  de  quitter  le  domicile  conjugal  un  mois  auparavant,  il  comptait  finir  seul  sa  vie.  Y._______  a  également  relevé  qu'il vivait mal le fait qu'une différence d'âge de 17 ans existât entre lui et  son  épouse,  dans  la  mesure  où  celle­ci  n'éprouvait  aucune  affection  à  son égard. Affirmant que les époux ne partageaient aucun loisir commun  ni  ne  passaient  des  vacances  ensemble,  Y._______  a  de  plus  déclaré  que  son  ménage  ne  fonctionnait  pas  et  qu'il  ne  considérait  pas  la  communauté conjugale qu'il  formait avec son épouse comme stable. Le  prénommé a ajouté qu'après s'être  rendu compte que son mariage était  un échec, il avait alors choisi d'effectuer des séjours au Chili. Ainsi avait­ il, au cours des cinq dernières années, passé la moitié du temps dans ce  pays. Dans  le  rapport  du  16  mars  2009  qui  accompagnait  les  deux  procès­ verbaux  d'audition  précités,  la  police  cantonale  bernoise  a  signalé  que,  selon ce qu'il résultait des auditions de X._______ et de son époux, ceux­ ci vivaient séparés par suite de mésentente, chacun s'étant constitué un  domicile séparé. Par  lettre  du  16  juillet  2009,  l'ODM  a  informé  l'intéressée  que  les  investigations entreprises à son sujet ne permettaient pas de dissiper les  doutes  qu'il  éprouvait  quant  à  l'existence  d'une  communauté  conjugale  stable et durable entre elle et son époux. Dès  lors qu'elle vivait séparée  de son conjoint et qu'une procédure de divorce était envisagée, la volonté  commune de poursuivre la vie de couple faisait désormais défaut. Tenant  compte de cette situation, l'autorité fédérale précitée a invité X._______ à  retirer sa demande de naturalisation ou, cas contraire, à fournir la preuve 

C­7863/2010 Page 5 que son mariage était néanmoins stable et constitutif d'une communauté  conjugale durable. Réitérant  les  allégations  formulées  antérieurement  auprès  des  autorités  bernoises  notamment  sur  les  circonstances  de  son  mariage  avec  Y._______,  l'intéressée  a  insisté,  dans  ses  déterminations  datées  du  6  septembre 2009, sur  le  fait que, malgré  leur différence d'âge,  tous deux  n'avaient  point  eu  l'intention  de  conclure  un  mariage  de  complaisance.  X._______  a  en  outre  exprimé  l'espoir  que  son  époux  reprenne  la  vie  commune avec elle et précisé qu'elle n'était en tous les cas pas disposée  à acquiescer à une demande de divorce que ce dernier serait susceptible  de déposer. Par  courrier  du  9  décembre  2009,  l'ODM a  signalé  à  l'intéressée  qu'en  l'absence d'éléments nouveaux, il maintenait les termes de sa lettre du 16  juillet 2009 et lui octroyait un nouveau délai pour qu'elle lui indiquât si elle  entendait  retirer  sa  demande  de  naturalisation  facilitée  ou  recevoir  notification d'une décision formelle en la matière. Le 22 décembre 2009, X._______ a  requis  de  l'ODM qu'il  se  prononce  formellement sur sa demande de naturalisation. Selon  une  notice  téléphonique  établie  par  l'ODM  le  17  mai  2010,  les  renseignements recueillis par cet Office auprès du Service des habitants  de  la  ville  de  Bienne  ("EW  Biel")  révélaient  que  la  prénommée  et  son  époux avaient cessé la vie commune depuis la mi­février 2009. C.  Par  décision  du  15  octobre  2010,  l'ODM  a  rejeté  la  demande  de  naturalisation  facilitée de X._______. Dans  la motivation de sa décision,  l'autorité  précitée  a  retenu  que  l'intéressée  ne  cohabitait  plus  avec  son  époux depuis  le 15  février  2009 au moins,  date à  laquelle  celui­ci  avait  quitté le domicile conjugal. D'autre part, les documents versés au dossier  laissaient  apparaître  qu'une  procédure  de  divorce  était  envisagée  entre  les conjoints. Dans ces conditions, le couple formé par X._______ et son  époux  ne  formait  plus,  de  l'avis  de  l'ODM,  une  communauté  conjugale  effective et stable au sens de l'art. 27 LN, de sorte que ce constat formait  obstacle à l'octroi en faveur de l'intéressée de la naturalisation facilitée en  application de la disposition précitée. D.  X._______ a recouru, par acte daté du 7 novembre 2010 et envoyé sous 

C­7863/2010 Page 6 pli postal  recommandé du 8 novembre 2010, contre  la décision précitée  de l'ODM, en concluant à l'annulation de cette dernière et à l'octroi de la  naturalisation facilitée. A l'appui de son pourvoi, l'intéressée a notamment  fait  valoir  qu'elle  vivait  en  communauté  conjugale  avec  un  ressortissant  helvétique,  Y._______,  depuis  plus  de  huit  ans  et  qu'elle  était  parfaitement intégrée en Suisse. La recourante a par ailleurs allégué que  sa séparation d'avec son époux était à mettre sur le compte des intrigues  ourdies à son endroit par la famille de ce dernier. E.  Appelée  à  se  prononcer  sur  le  recours,  l'autorité  intimée  a,  dans  sa  réponse  du  10  mars  2011,  indiqué  que,  faute  d'éléments  nouveaux  invoqués  dans  le  recours,  il maintenait  l'appréciation  formulée  dans  les  considérants de sa décision du 15 octobre 2010. F.  Par envoi du 23 mars 2011,  le Tribunal administratif  fédéral (ci­après:  le  Tribunal) a donné communication à la recourante de la prise de position  de  l'autorité  inférieure  et  lui  a  accordé  un  délai  au  2  mai  2011  pour  déposer  une  éventuelle  réplique.  Le  pli  ainsi  envoyé  à  l'intéressée  a  cependant  été  retourné  au  Tribunal  par  les  services  postaux,  avec  la  mention "non réclamé". G.  Le 23 novembre 2011,  le Tribunal  civil  régional  Jura bernois­Seeland a  prononcé le divorce, avec accord complet, de X._______ et d'Y._______. Droit : 1.  1.1. Sous réserve des exceptions prévues à  l'art. 32 de  la  loi du 17  juin  2005 sur le Tribunal administratif fédéral (LTAF, RS 173.32), le Tribunal,  en  vertu  de  l'art.  31  LTAF,  connaît  des  recours  contre  les  décisions  au  sens de l'art. 5 de la loi fédérale du 20 décembre 1968 sur la procédure  administrative  (PA, RS 172.021), prises par  les autorités mentionnées à  l'art. 33 LTAF. En particulier, les recours contre les décisions de l'ODM en  matière de refus d'octroi de la naturalisation facilitée peuvent être déférés  au Tribunal qui  statue comme autorité précédant  le Tribunal  fédéral  (cf.  art. 1 al. 2 LTAF en relation avec l'art. 83 let. b a contrario de la loi du 17  juin  2005  sur  le  Tribunal  fédéral  [LTF,  RS  173.110];  cf.,  en  ce  sens,  notamment  l'arrêt  du  Tribunal  fédéral  1C_518/2009  du  2  février  2010 consid. 1).

C­7863/2010 Page 7 1.2. A moins que la LTAF n'en dispose autrement, la procédure devant le  Tribunal est régie par la PA (cf. art. 37 LTAF). 1.3. X._______ a qualité pour recourir (cf. art. 48 al. 1 PA). Présenté dans  la forme et les délais prescrits par la loi, le recours est recevable (cf. art.  50 et art. 52 PA). 2.  La  recourante  peut  invoquer  devant  le  Tribunal  la  violation  du  droit  fédéral,  y  compris  l'excès  ou  l'abus  du  pouvoir  d'appréciation,  la  constatation  inexacte  ou  incomplète  des  faits  pertinents  ainsi  que  l'inopportunité  de  la  décision  entreprise,  sauf  lorsqu'une  autorité  cantonale a statué comme autorité de  recours  (cf. art. 49 PA). A  teneur  de  l'art.  62  al.  4  PA,  l'autorité  de  recours  n'est  pas  liée  par  les  motifs  invoqués  à  l'appui  du  recours.  Aussi  peut­elle  admettre  ou  rejeter  le  pourvoi  pour  d'autres  motifs  que  ceux  invoqués.  Dans  son  arrêt,  elle  prend en considération l'état de fait régnant au moment où elle statue (cf.  ATAF 2011/1 consid. 2). 3.  En vertu de  l'art. 27 al. 1 LN, un étranger peut, ensuite de son mariage  avec  un  ressortissant  suisse,  former  une  demande  de  naturalisation  facilitée  s'il  a  résidé  en  Suisse  pendant  cinq  ans  en  tout  (let.  a),  s'il  y  réside depuis une année (let. b) et s'il vit depuis trois ans en communauté  conjugale avec un ressortissant suisse (let. c). 4.  Dans  le  cas  présent,  X._______  a  contracté  mariage  avec  le  ressortissant suisse, Y._______, en date du 16 mai 2000 et a bénéficié,  exception faite pour la période comprise entre le mois de mai 2003 et le  mois de novembre 2004, d'un  titre de séjour  régulier  depuis  le mois de  novembre  2000  (à  savoir  une  autorisation  annuelle  de  séjour,  puis  une  autorisation  d'établissement  dès  le  mois  de  septembre  2009).  Indépendamment de  la question de savoir si  l'intéressée, qui a effectué,  après  son  arrivée  en  Suisse,  des  séjours  à  l'étranger  durant  deux  périodes  non  négligeables,  remplit  les  conditions  temporelles  fixées  à  l'art.  27 al.  1 LN,  il  appert  que cette dernière ne saurait  en  tout  état  de  cause prétendre  former encore avec  le  ressortissant suisse, Y._______,  une  communauté  conjugale  effective  et  stable  au  sens  de  ladite  disposition  et,  donc,  satisfaire  à  cette  autre  condition  essentielle  dont  dépend l'octroi de la naturalisation facilitée.

C­7863/2010 Page 8 Par  lettre du 6  janvier 2012,  le Tribunal a en effet sollicité du canton de  Berne l'édition des pièces du dossier de droit des étrangers concernant la  recourante.  Dites  pièces,  qui  ont  été  transmises  à  l'autorité  judiciaire  précitée par le Secteur de la population (Service des étrangers) de la Ville  de  Bienne  le  16  décembre  2011,  ont  été  versées  au  dossier  de  la  présente cause. Or, ainsi que relevé dans l'exposé des faits, il résulte des  pièces du dossier cantonal que, par  jugement du 23 novembre 2011,  le  Tribunal civil régional Jura bernois­Seeland a prononcé la dissolution, par  le divorce, du mariage liant X._______ à Y._______.  4.1.  Selon  une  pratique  constante,  la  communauté  conjugale,  qui  implique, au  regard de  l'art. 27 al. 1 LN, notamment  l'existence  formelle  d'un mariage (cf. notamment arrêt du Tribunal  fédéral 5A.18/2006 du 28  juin 2006 consid. 3.3), doit non seulement exister au moment du dépôt de  la  demande,  mais  doit  subsister  pendant  toute  la  procédure  jusqu'au  prononcé  de  la  décision  sur  la  requête  de  naturalisation  facilitée  (cf.  notamment ATF 135 II 161 consid. 2, 130 II 482 consid. 2 et 129 II 401  consid. 2.2; voir aussi l'arrêt du Tribunal fédéral 1C_129/2009 du 26 mai  2009  consid.  3;  ROLAND SCHÄRER,  Premières  expériences  faites  depuis  l'entrée  en  vigueur  de  la  dernière  révision  de  la  LN,  REC  61/1993 p.  359  ss).  Il  s'ensuit  que  la  naturalisation  facilitée  est  exclue  si  la  communauté  conjugale  n'existe  plus  par  suite  d'une  séparation  ou  d'un  divorce  en  cours  de  procédure  de  naturalisation  (cf.  arrêt  du  Tribunal  fédéral 5A.26/2003 du 17 février 2004 consid. 3.2). 4.2. Dès  lors  que  le  divorce de  la  recourante  d'avec  son époux  suisse,  Y._______, prononcé par jugement du 23 novembre 2011, est  intervenu  durant la présente procédure de recours et, donc, avant que les autorités  helvétiques n'aient définitivement statué sur la demande de naturalisation  facilitée  de  X._______,  ces  dernières  ne  sauraient,  au  vu  de  la  jurisprudence exposée ci­dessus, accueillir une telle requête (cf. arrêt du  Tribunal  fédéral  5A.26/2003  précité,  consid.  3.2  in  fine),  qui  s'avère  désormais dénuée de tout intérêt. Aux termes de l'art. 48 al. 1 let. c PA, la qualité pour recourir contre une  décision est reconnue à quiconque a un intérêt digne de protection à son  annulation ou à sa modification. L'intérêt n'est en principe réputé digne de  protection que s'il subsiste, au moment où l'autorité statue sur le recours,  un  intérêt  actuel  et  pratique à  l'admission  du  recours,  respectivement  à  l'examen  des  griefs  soulevés  (cf.  ATAF  2010/27  consid.  1.3.2,  2009/9  consid. 1.2.1 et 2007/12 consid. 2.1; voir aussi  les ATF 137 I 23 consid.  1.3.1  et  136  II  101  consid.  1.1,  ainsi  que  l'arrêt  du  Tribunal  fédéral 

C­7863/2010 Page 9 1B_52/2008  du  2  juin  2008  consid.  1.1).  Lorsque  l'intérêt  juridique  au  recours fait défaut au moment du dépôt du mémoire, l'autorité de recours  n'entre  pas  en  matière  sur  le  recours  et  le  déclare  irrecevable;  en  revanche, si l'intérêt juridique disparaît en cours de procédure, le litige est  déclaré  sans  objet  et  la  cause  rayée  du  rôle,  à  moins  qu'il  n'y  ait  lieu  exceptionnellement de faire abstraction de l'intérêt actuel, s'agissant d'un  acte  qui  pourrait  se  reproduire  en  tout  temps,  dans  des  circonstances  semblables et qui, en  raison de sa brève durée ou de ses effets  limités  dans  le  temps, échapperait ainsi au contrôle de  l'autorité de recours (cf.  notamment  ATAF  2010/27  précité,  ibid.,  et  2007/12  précité,  ibid.;  voir  également  les  ATF  137  précité,  ibid.,  136  précité,  ibid.,  ainsi  que  les  arrêts  du  Tribunal  fédéral  9C_473/2010  du  7  juin  2011  consid.  4.3.2,  6B_1011/2010 du 18 février 2011 consid. 2.2.2, 2C_357/2008 du 25 août  2008 consid. 1.1 et les réf. citées). Faute  pour  X._______  d'avoir  encore,  suite  à  son  divorce  d'avec  son  époux suisse, Y._______, un intérêt juridique à ce qu'il soit statué sur le  bien fondé de son recours en matière d'octroi de la naturalisation facilitée,  dit  recours  doit,  de  ce  fait,  être  considéré  comme  étant  devenu  sans  objet, en sorte qu'il convient de le rayer purement et simplement du rôle. 5.  Indépendamment  de  ce  qui  précède  et  par  surabondance  de  droit,  le  Tribunal  se  doit  de  constater  que,  même  si  l'on  faisait  abstraction  du  jugement de divorce rendu le 23 novembre 2011, la décision querellée de  l'ODM  rejetant  la  demande  de  naturalisation  facilitée  de  l'intéressée,  apparaît pleinement justifiée sur le fond. 5.1. Conformément  à  la  jurisprudence  du  Tribunal  fédéral,  la  notion  de  «communauté conjugale» dont il est question dans la loi sur la nationalité,  en particulier à l'art. 27 al. 1 let. c et à l'art. 28 al. 1 let. a LN, implique non  seulement  l'existence  formelle  d'un  mariage  ­  à  savoir  d'une  union  conjugale au sens de l'art. 159 al. 1 du Code civil suisse du 10 décembre  1907 (CC, RS 210) ­, mais encore une véritable communauté de vie entre  les époux, fondée sur leur volonté réciproque de maintenir cette union (cf.  notamment  ATF  135  précité,  ibid.,  et  130  II  169  consid.  2.3.1;  cf.  également  en  ce  sens  les  arrêts  1C_309/2011  du  5  septembre  2011 consid.  3.1,  1C_290/2010  du  10  septembre  2010  consid.  3.4  et  5A.26/2003 précité, consid. 2.2).

C­7863/2010 Page 10 Il sied en la matière de relever que le  législateur fédéral,  lorsqu'il a créé  l'institution de la naturalisation facilitée en faveur du conjoint étranger d'un  ressortissant  suisse,  avait  en  vue  la  conception  du  mariage  telle  qu'il  l'avait définie dans les dispositions du CC sur le droit du mariage, à savoir  une  union  contractée  par  amour  en  vue  de  la  constitution  d'une  communauté de vie étroite (de toit, de table et de lit) au sein de laquelle  les conjoints sont prêts à s'assurer mutuellement fidélité et assistance, et  qui  est  envisagée  comme  durable  (une  communauté  de  destins),  voire  dans  la perspective de  la création d'une  famille  (art. 159 al. 2 et 3 CC).  Malgré  l'évolution  des mœurs  et  des mentalités,  seule  cette  conception  du mariage,  communément  admise  et  jugée  digne  de  protection  par  le  législateur  fédéral,  est  susceptible  de  justifier  ­  aux  conditions  prévues  aux art.  27  et  28  LN  ­  l'octroi  de  la  naturalisation  facilitée  au  conjoint  d'un  ressortissant  suisse  (cf.  arrêts  du  Tribunal  administratif  fédéral C­934/2010 du 13 décembre 2010 consid. 3.3 et C­7563/2008 du 14 juin  2010 consid. 3.2, ainsi que la jurisprudence citée). C'est le lieu de préciser qu'il convient d'opérer une nette distinction entre  la  naturalisation  facilitée  et  la  naturalisation  ordinaire.  En  facilitant  la  naturalisation du conjoint étranger d'un ressortissant suisse, le législateur  fédéral  entendait  favoriser  l'unité  de  la  nationalité  dans  la  perspective  d'une  vie  commune  se  prolongeant  au­delà  de  la  décision  de  naturalisation  (ATF  135  précité,  ibid.).  L'institution  de  la  naturalisation  facilitée  repose  en  effet  sur  l'idée  que  le  conjoint  étranger  d'un  citoyen  helvétique,  à  la  condition  qu'il  forme  avec  ce  dernier  une  communauté  conjugale  solide  telle  que  définie  ci­dessus,  s'accoutumera  plus  rapidement au mode de vie et aux usages suisses qu'un étranger n'ayant  pas  un  conjoint  suisse  et  qui  demeure  soumis  aux  dispositions  de  la  naturalisation (cf. Message du Conseil fédéral relatif à la modification de  la  loi  sur  la  nationalité  du  26  août  1987  in  Feuille  fédérale  [FF]  1987  II  300ss, ad art. 26 et art. 27 du projet). La  notion  de  communauté  conjugale  mentionnée  dans  l'art.  27  al.  1 let.  c  LN,  et  par  ailleurs  dans  l'art.  28  al.  1  let.  a  LN,  suppose  donc  l'existence,  au  moment  de  la  décision  de  naturalisation  facilitée,  d'une  volonté  matrimoniale  intacte  et  orientée  vers  l'avenir,  autrement  dit  la  ferme  intention  des  époux  de  poursuivre  la  communauté  conjugale  au­ delà de la décision de naturalisation facilitée (cf. arrêt du Tribunal fédéral  1C_48/2010  du  15  avril  2010  consid.  3.4  et  jurisprudence  citée  [notamment  l'ATF  135  précité,  ibid.];  cf.  également  l'arrêt  du  Tribunal 

C­7863/2010 Page 11 administratif  fédéral C­7563/2008 précité, ibid.). Il en résulte que la naturalisation facilitée ne peut pas être accordée, en  particulier, s'il n'y a pas de communauté conjugale effective au moment  du dépôt de  la  requête ou à  la date de  la décision de naturalisation  (cf.  notamment ATF 135 précité, ibid., 130 précité, ibid., et 129 précité, ibid.;  voir  aussi  l'arrêt  du  Tribunal  fédéral  1C_97/2011  du  5  mai  2011 consid.  2.2;  ROLAND  SCHÄRER,  Premières  expériences  faites  depuis  l'entrée  en  vigueur  de  la  dernière  révision  de  la  LN,  REC  61/1993 p.  359  ss).  Ainsi,  l'existence  d'une  communauté  conjugale  ne  peut  être  admise  lorsqu'une procédure de divorce est pendante ou que  les époux  sont séparés de corps ou de fait au moment du dépôt de la requête ou de  la décision de naturalisation (ATF 121  II 49 consid. 2b et  les réf. citées;  cf. également en ce sens  l'ATF 129 précité, consid. 2.3, ainsi que l'arrêt  du  Tribunal  fédéral  5A.26/2003  précité,  ibid.).  Le  sérieux  de  l'union  jusqu'à  la  demande  de  naturalisation  n'est  pas  déterminant.  Ce  qui  importe, c'est que  le couple soit encore stable et  tourné vers  l'avenir au  moment  de  cette  requête,  respectivement  au  moment  de  l'octroi  de  la  naturalisation  facilitée  (cf.  arrêt  du  Tribunal  fédéral  1C_399/2010  du  4  mars 2011 consid. 3.3). Selon  la  jurisprudence,  il  appartient  au  requérant  de  démontrer  ("zu  beweisen")  que  les  conditions  d'application  de  l'art.  27  al.  1  LN  sont  remplies  à  l'égard  de  son  couple  (art.  8  du  Code  civil  suisse  du  10  décembre 1907 [CC, RS 201]; cf., en ce sens, l'arrêt du Tribunal fédéral  5A.2/2005 du 24 mars 2005 consid. 2 in fine). 6.  6.1. Comme cela ressort des considérants qui précèdent, la naturalisation  facilitée  est  exclue  si  la  communauté  conjugale  n'existe  plus  par  suite  notamment d'une séparation en cours de procédure de naturalisation (cf.  également  l'arrêt  du  Tribunal  fédéral  5A.26/2003  précité,  ibid.).  En  l'espèce, l'examen des pièces du dossier révèle que la recourante et son  époux suisse, Y._______, vivent séparés depuis le mois de février 2009,  chacun d'eux  s'étant  constitué  alors  un  domicile  distinct  (cf.  notamment  ch. 1.7 du questionnaire relatif à la communauté conjugale et intégration  rempli  par  la police cantonale bernoise et  signé par  le prénommé  le 16  mars 2009, ainsi que la notice de l'ODM du 17 mai 2010 concernant les  renseignements  obtenus  lors  d'un  entretien  téléphonique  du même  jour  avec  le  Service  des  habitants  de  la  ville  de  Bienne  [EW  Biel]).  A  ce 

C­7863/2010 Page 12 propos,  le  Tribunal  relève  que  X._______,  qui  a  reconnu,  dans  les  déterminations  écrites  qu'elle  a  formulées  à  l'intention  de  l'ODM  le  6  septembre 2009, qu'elle et son époux ne vivaient plus ensemble (cf. p. 3  des  dites  déterminations),  a  indiqué  dans  son  recours  du  7  novembre  2010 être toujours séparée de son conjoint (cf. p. 1 de l'acte de recours).  Or,  au  regard  de  la  jurisprudence  évoquée  plus  haut,  seule  est  déterminante la situation telle qu'elle se présente lorsque l'autorité statue:  «Nach dem Wortlaut und Wortsinn der Bestimmung (Art. 27 Abs. 1 Büg)  müssen  sämtliche  Voraussetzungen  sowohl  im  Zeitpunkt  der  Gesuchseinreichung  als  auch  anlässlich  der  Einbürgerungsverfügung  erfüllt  sein.  Fehlt  es  insbesondere  im  Zeitpunkt  des  Entscheids  an  der  ehelichen  Gemeinschaft,  darf  die  erleichterte  Einbürgerung  nicht  ausgesprochen  werden»  [cf.  ATF  128  précité,  ibid.,  avec  références  citées]).  Du  moment  que  la  communauté  conjugale  formée  par  la  recourante  et  son  époux,  qui  a  cessé  depuis  la  séparation  de  ces  derniers  intervenue  au  cours  de  l'année  2009,  ne  présentait  plus,  au  moment où  l'ODM a statué sur  la demande de naturalisation facilitée de  l'intéressée,  la stabilité, ni  l'effectivité  légalement  requise pour  l'octroi de  dite naturalisation au sens de l'art. 27 al. 1 let. c LN et de la jurisprudence  mentionnée  auparavant,  c'est  de  manière  fondée  que  l'office  fédéral  a  refusé,  par  décision  du  15  octobre  2010,  de  mettre  X._______  au  bénéfice de la nationalité suisse. Ainsi qu'évoqué plus haut, la séparation  entre l'intéressée et son époux s'est au demeurant avérée définitive après  que  le  Tribunal  civil  régional  Jura  bernois­Seeland  ait  prononcé,  le  23  novembre  2011,  la  dissolution,  par  le  divorce,  du  mariage  liant  cette  dernière à Y._______. 6.2. La durée du mariage et  l'intégration de  la  recourante en Suisse ne  changent  rien au  fait qu'il n'existe plus d'union conjugale stable selon  la  loi  et  la  jurisprudence  (cf.,  en  ce  sens,  arrêt  du  Tribunal  fédéral  1C_518/2009 précité, consid. 3.2 in fine). 7.  7.1.  Il suit de là que, dans la mesure où le mariage de X._______ et du  ressortissant suisse, Y._______, a été dissous par  jugement de divorce  du  23  novembre  2011,  le  recours  que  l'intéressée  a  interjeté  contre  la  décision  de  l'ODM  du  15  octobre  2010  rejetant  sa  demande  de  naturalisation facilitée est devenu sans objet, motif pour lequel il convient  de le radier du rôle.

C­7863/2010 Page 13 7.2.  Lorsqu'une  procédure  devient  sans  objet,  les  frais  sont  en  règle  générale mis à la charge de la partie dont le comportement a occasionné  cette issue (art. 5 phr. 1 du règlement du 21 février 2008 concernant les  frais,  dépens  et  indemnités  fixés  par  le  Tribunal  administratif  fédéral  [FITAF, RS 173.320.2]).  En  l'occurrence,  la  procédure  de  recours  est  devenue  sans  objet  à  la  suite du jugement du 23 novembre 2011 prononçant la dissolution, par le  divorce,  du  mariage  contracté  par  la  recourante  avec  un  ressortissant  suisse. La présente procédure est dès lors devenue sans objet par suite  du comportement de la recourante, qui, bien qu'elle ait été avisée par le  Tribunal, lors du dépôt de son recours opéré au mois de novembre 2010,  du  fait  qu'elle  ne  pouvait,  à  cette  époque  déjà,  plus  prétendre,  compte  tenu  de  sa  séparation  d'avec  son  époux  intervenue  au mois  de  février  2009, vivre avec ce dernier en communauté conjugale au sens de l'art. 27  al. 1 LN (cf. décision incidente du 16 novembre 2010) et qu'elle n'ignorait  ainsi  pas  que  l'obtention  de  la  naturalisation  facilitée  était  absolument  exclue  en  cas  de  divorce,  n'a  au  demeurant  point  informé  l'autorité  judiciaire  précitée  du  jugement  de  divorce  prononcé  le  23  novembre  2011. Dit  jugement  est  en  effet  parvenu  à  la  connaissance  du Tribunal  lors de la transmission par la Ville de Bienne, le 16 décembre 2011, des  pièces du dossier constitué en matière de droit des étrangers. Au surplus,  dans  la  mesure  où  il  n'est  point  donné  suite  aux  conclusions  de  son  recours, X._______ ne peut prétendre avoir eu, même partiellement, gain  de cause dans le cadre de la présente affaire. Au  vu  des  considérations  qui  précèdent  et  compte  tenu  des  mesures  d'instruction entreprises à  la suite du dépôt du  recours,  il  se  justifie dès  lors  de  mettre  les  frais  de  procédure  à  la  charge  de  la  recourante,  conformément à  l'art. 63 al. 1 phr. 1 PA en  relation avec  les art. 1 à 3,  ainsi que l'art. 5 phr. 1 FITAF. 7.3.  Lorsqu'une  procédure  devient  sans  objet,  le  Tribunal  examine  en  outre s'il  y a  lieu d'allouer des dépens au sens de  l'art.  64 al. 1 PA  (cf. art. 15 en relation avec l'art. 5 FITAF). Au  vu  des  circonstances  évoquées  ci­dessus,  il  ne  se  justifie  pas  d'octroyer  des  dépens  à  la  recourante.  Au  demeurant,  la  question  des  dépens  ne  se  pose  pas  dans  la  présente  procédure,  attendu  que  l'intéressée  a  agi  sans  l'assistance  d'un  mandataire  professionnel  (cf.  notamment ATF 134 I 184 consid. 6.3 et 133 III 439 consid. 4) et que l'on  ne  saurait  considérer  comme  élevés  les  frais  éventuels  qu'elle  a  eu  à 

C­7863/2010 Page 14 supporter  (art.  7 al.  4 FITAF;  cf.  également  Jurisprudence des autorités  administratives de la Confédération [JAAC] 57.35). (dispositif page suivante)

C­7863/2010 Page 15 Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 1.  Le recours est radié du rôle, dans la mesure où il est devenu sans objet. 2.  Les frais de procédure, d'un montant de 900 francs, sont mis à la charge  de la recourante. Ce montant est compensé par l'avance de frais versée  le 7 janvier 2011. 3.  Il n'est pas alloué de dépens. 4.  Le présent arrêt est adressé : – à la recourante (Acte judiciaire) – à l'autorité inférieure, dossier K 447 494 en retour – en copie, au Service des migrations du canton de Berne (Office de la  population et des migrations), pour information – en  copie,  à  la  Police  des  étrangers  de  la  Ville  de  Bienne  (Département de  la population), pour  information et avec dossier de  police des étrangers en retour. Le président du collège : Le greffier : Blaise Vuille Alain Surdez Indication des voies de droit : Le  présent  arrêt  peut  être  attaqué  devant  le  Tribunal  fédéral,  1000  Lausanne 14, par la voie du recours en matière de droit public, dans les  trente jours qui suivent la notification (art. 82 ss, 90 ss et 100 de la loi du  17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral [LTF, RS 173.110]). Le mémoire doit  être rédigé dans une langue officielle, indiquer les conclusions, les motifs  et les moyens de preuve, et être signé. L'arrêt attaqué et les moyens de  preuve doivent être joints au mémoire, pour autant qu'ils soient en mains  de la partie recourante (voir art. 42 LTF). Expédition :

C-7863/2010 — Bundesverwaltungsgericht 09.02.2012 C-7863/2010 — Swissrulings