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Bundesverwaltungsgericht 25.08.2011 C-5517/2010

25. August 2011·Français·CH·CH_BVGE·PDF·2,936 Wörter·~15 min·2

Zusammenfassung

Cas individuels d'une extrême gravité | Refus d'approbation à l'octroi d'une autorisation de séjour en dérogation aux conditions d'admission et renvoi

Volltext

Bundesve rwa l t ungsge r i ch t T r i buna l   adm in istratif   f édé ra l T r i buna l e   ammin istrati vo   f ede ra l e T r i buna l   adm in istrativ   f ede ra l Cour III C­5517/2010 Arrêt   d u   2 5   a oû t   2011 Composition Bernard Vaudan (président du collège),  Ruth Beutler, Antonio Imoberdorf, juges, Sophie Vigliante Romeo, greffière. Parties A._______, représenté par Me Charlotte Iselin, rue de Bourg 47 ­ 49,  case postale 5927, 1002 Lausanne, recourant,  contre Office fédéral des migrations (ODM), Quellenweg 6,  3003 Berne,    autorité inférieure.  Objet Refus d'approbation à l'octroi d'une autorisation de séjour et  renvoi concernant B._______.

C­5517/2010 Page 2 Faits : A.  Le 4 mars 2004, A._______,  ressortissant  colombien, au bénéfice alors  d'une autorisation de séjour suite à son mariage avec une ressortissante  suisse ­ union de laquelle est issue une fille le 25 janvier 2006 ­, a sollicité  une  telle  autorisation  en  faveur  de  son  fils,  B._______,  ressortissant  colombien, né en Suisse le 24 mars 2001 de sa relation avec C._______,  ressortissante  équatorienne  en  situation  irrégulière  sur  territoire  helvétique, pour qu'il vive auprès de lui. Par  courrier  du  15  juin  2004  cosigné  par  son  épouse,  A._______  a  expliqué qu'il avait eu une  liaison avec  la prénommée durant son séjour  en France en 2000, que cette relation avait pris fin avant la naissance de  leur fils, qu'il l'avait rencontrée par hasard à Lausanne en 2003, qu'il avait  alors  décidé  de  reconnaître  son  fils,  qu'il  faisait  son  possible  pour  que  celui­ci  obtienne  une  autorisation  de  séjour  et  qu'il  avait  proposé  à  C._______ de prendre  leur  fils  sous son  toit  et d'assumer  tous  les  frais  liés à ce dernier. Par lettre du 2 août 2004, cette dernière a consenti à ce que son fils vive  avec son père, afin qu'il puisse obtenir une autorisation d'établissement. Par  écrit  du  15  août  2004,  A._______  a  indiqué  au  Service  de  la  population du canton de Vaud (ci­après: le SPOP) que son fils vivait avec  lui  depuis  le 15  février 2004 et que C._______ pouvait  venir  le prendre  quand elle le désirait. B.  Le 24 septembre 2004, la prénommée a rempli un rapport d'arrivée, dans  lequel  elle a en particulier  déclaré  souhaiter  obtenir  une autorisation de  séjour d'une durée illimitée. Par courriers des 24 et 27 septembre 2004, elle a exposé être arrivée en  Suisse en 1997, avoir  toujours vécu dans ce pays depuis  lors, subvenir  entièrement  à  ses  besoins  et  n'avoir  jamais  eu  recours  aux  services  sociaux. Elle a encore précisé que son  fils était né à Lausanne, qu'il ne  pouvait vivre séparé ni de son père ni de sa mère, qu'il était bilingue, qu'il  avait  toutes  ses  attaches  sur  territoire  helvétique,  qu'elle­même  s'exprimait couramment en français, qu'elle était parfaitement intégrée en  Suisse et qu'il lui était impossible de retourner vivre en Equateur. 

C­5517/2010 Page 3 Dans  son  courrier  du  26  octobre  2004,  C._______  a  affirmé  que  A._______ venait  chercher  leur  fils  tous  les  samedis après­midi,  qu'il  le  ramenait  le  dimanche  après­midi,  que,  durant  la  semaine,  B._______  allait parfois manger chez lui et qu'il passait  les fêtes alternativement en  sa compagnie ou avec son père. Elle a également soutenu qu'elle n'avait  pas  de  foyer  en  Equateur,  que  son  père  vivait  en  Espagne  et  que  sa  mère était décédée. Par  lettre  du  1er  mars  2005  adressée  au  Contrôle  des  habitants  de  Lausanne, elle a expliqué que son fils était inscrit à l'adresse de son père  du  fait que celui­ci avait un statut en Suisse, mais que B._______ avait  toujours vécu avec elle. C.  Le  21  décembre  2006,  le  SPOP  a  informé  la  prénommée  qu'il  était  disposé à  lui délivrer une autorisation de séjour  fondée sur  l'art. 13  let. f  de ordonnance du 6 octobre 1986 limitant le nombre des étrangers (OLE  de 1986, RO 1986 1791) et a transmis le dossier à l'ODM pour décision. Le 10 avril 2007,  l'ODM a rendu à l'endroit de B._______ et de sa mère  une décision de refus d'exception aux mesures de limitation.  Par arrêt du 24 novembre 2007, le Tribunal administratif fédéral (ci­après:  le TAF ou le Tribunal) a confirmé cette décision. D.  Ayant entre­temps obtenu une autorisation d'établissement, A._______ a  déposé,  le  14  août  2007,  auprès  du  SPOP  une  demande  de  regroupement  familial  pour  son  fils  fondée  sur  l'art. 17  al. 2  de  la  loi  fédérale du 26 mars 1931 sur  le séjour et  l’établissement des étrangers  (LSEE de 1931, RS 1 113). Donnant suite à la requête du SPOP, le prénommé a exposé, par courrier  du 25 janvier 2008, qu'il voyait son fils deux à trois fois par semaine, qu'il  le  prenait  chez  lui  du  samedi  après­midi  au  dimanche  après­midi,  que  B._______ n'irait pas habiter chez son père, mais qu'ils continueraient à  se voir régulièrement, que leur lien était très solide et que l'intéressé était  également très attaché à sa demi­sœur. Il a en outre joint une lettre du 23  janvier 2008, dans  laquelle  il  expliquait  souhaiter  régulariser  la  situation  du prénommé en Suisse,  ne plus avoir  à  craindre que ce dernier  doive  quitter  ce  pays,  pouvoir  l'emmener  en  vacances  à  l'étranger  et  l'avoir  toujours auprès de lui. Il a également produit un écrit daté du même jour 

C­5517/2010 Page 4 dans  lequel  son  épouse  donnait  son  accord  à  cette  demande  de  regroupement familial, ainsi qu'un décompte de salaire et deux quittances  relatives à la pension alimentaire versée à son fils. Par courrier du 20 octobre 2008,  le SPOP a constaté que les conditions  pour  un  regroupement  familial  n'étaient  pas  remplies,  dès  lors  que  A._______ ne désirait pas faire ménage commun avec son fils et n'avait  fourni aucune preuve lui attribuant le droit de garde sur celui­ci, de sorte  qu'il  avait  l'intention  de  refuser  l'autorisation  de  séjour  en  faveur  de  l'intéressé  et  de  lui  impartir  un  délai  pour  quitter  la  Suisse,  tout  en  donnant  l'opportunité  au  prénommé  de  faire  part  de  ses  objections,  possibilité dont il n'a cependant pas fait usage.  E.  Par décision du 19 décembre 2008, l'autorité cantonale précitée a refusé  la  délivrance  d'une  autorisation  de  séjour  par  regroupement  familial  à  l'égard de B._______. Par arrêt du 9 septembre 2009,  le Tribunal cantonal vaudois a admis  le  recours  interjeté contre cette décision compte  tenu des particularités du  cas d'espèce, annulé ledit prononcé et renvoyé le dossier au SPOP pour  nouvelle  décision,  tout  en  considérant  que  la  demande  de  A._______  n'avait  pas  pour  but  le  regroupement  familial  entre  le  père  et  l'enfant,  dans  la mesure  où  elle  ne  tendait  pas  à  ce  que  l'enfant  vive  avec  son  père, mais bien la régularisation des conditions de séjour de B._______. Par courrier du 7 octobre 2009, le SPOP a ainsi déclaré être favorable à  la délivrance d'une autorisation de séjour annuelle fondée sur l'art. 30 al.  1  let.  b de  la  loi  fédérale du 16 décembre 2005 sur  les étrangers  (LEtr,  RS  142.20)  en  faveur  de  l'intéressé,  tout  en  transmettant  le  dossier  à  l'ODM pour approbation. F.  Le  10  février  2010,  ledit  office  a  communiqué  à  A._______  qu'il  envisageait de refuser de donner son approbation, tout en lui donnant la  possibilité  de  faire  valoir  ses  observations  dans  le  cadre  du  droit  d'être  entendu. Dans sa prise de position du 30 avril 2010, le prénommé a fait valoir, par  l'entremise de son conseil, que  la protection de  la vie privée et  familiale  garantie par l'art. 8 de la Convention du 4 novembre 1950 de sauvegarde  des droits de  l’homme et des  libertés  fondamentales  (CEDH, RS 0.101) 

C­5517/2010 Page 5 ne s'appliquait pas uniquement  lorsque  le parent disposant d'un droit de  séjour avait la garde de l'enfant mineur et que l'exercice du droit de visite  conduisait  également  à  appliquer  cette  norme,  d'autant  plus  que  les  relations entre son  fils et  lui étaient particulièrement  fortes et  régulières,  que le temps de ce dernier se partageait de manière presque équivalente  entre  le  domicile  de  sa  mère  et  celui  de  son  père  et  que  sa  situation  s'apparentait  à  une  garde  alternée.  Il  a  ajouté  qu'il  prenait  ses  responsabilités  paternelles  au  sérieux,  qu'il  remplissait  toutes  ses  obligations  découlant  du  droit  de  la  famille,  notamment  les  obligations  d'entretien et d'éducation, que les liens affectifs de l'enfant avec ses deux  parents  étaient  étroits,  effectifs  et  nécessaires  à  son  équilibre,  qu'en  raison de  la  distance entre  la Suisse et  l'Equateur,  pays d'origine de  la  mère,  la  relation  existante  entre  le  père  et  son  fils  ne  pourrait  pas  être  maintenue, que ce dernier était  très bien  intégré sur  territoire helvétique  et  que  le  refus  d'une autorisation  de  séjour  à  l'intéressé  constituait  une  ingérence  dans  le  droit  à  la  vie  privée  et  familiale  garanti  par  l'art.  8  CEDH  disproportionnée  eu  égard  aux  intérêts  privés  en  jeu.  Pour  confirmer ses dires, il a produit plusieurs documents. G.  Par décision du 15  juin 2010,  l'ODM a  refusé son approbation à  l'octroi  d'une autorisation de séjour fondée sur l'art. 30 al. 1 let. b LEtr à l'égard  de  B._______  et  prononcé  son  renvoi  de  Suisse.  Cette  autorité  a  en  particulier  retenu  que, malgré  les  attaches  que  le  père  entretenait  avec  son enfant,  il ne disposait ni de  l'autorité parentale, ni du droit de garde  sur  son  fils,  que  leur  relation  n'était  ainsi  pas  aussi  étroite  que  s'ils  vivaient en ménage commun, que l'enfant était sous l'autorité parentale et  la garde de sa mère qui n'avait pas de droit de présence en Suisse, qu'il  était lié à la communauté familiale de celle­ci, qu'il en partageait le destin  et qu'il devait, partant, la suivre à l'étranger, de sorte que l'intérêt privé du  prénommé  à  la  poursuite  de  ses  relations  avec  son  père  n'était  pas  suffisant à fonder l'octroi d'une autorisation de séjour en sa faveur. Elle a  en  outre  relevé  que  l'intéressé  était  scolarisé  depuis  2005  dans  le  système  scolaire  vaudois,  que  son  intégration  en  Suisse  n'était  pas  si  poussée  qu'un  retour  en  Equateur  serait  inexigible,  que,  vu  son  jeune  âge, il était en mesure de s'adapter sans grandes difficultés à son nouvel  environnement  et  que  le  droit  de  visite  pouvait  être  exercé même  si  le  père  ne  vivait  pas  dans  le  pays  de  résidence  de  l'enfant.  L'ODM  a  considéré par ailleurs que l'exécution du renvoi de celui­ci était possible,  licite et raisonnablement exigible au sens de l'art. 83 al. 1 LEtr.

C­5517/2010 Page 6 H.  Par acte du 2 août 2010, A._______ a recouru contre cette décision, par  l'entremise  de  sa  mandataire,  concluant  à  son  annulation  et  à  l'octroi  d'une  autorisation  de  séjour  en  faveur  de  B._______.  Il  a  notamment  exposé qu'indépendamment  des  démarches entreprises  par  la mère  de  l'intéressé  pour  régulariser  leurs  conditions  de  séjour,  il  avait  lui­même  très tôt demandé aux autorités de reconnaître le lien familial avec son fils  et  d'octroyer  à  ce  dernier  une  autorisation  de  séjour  par  regroupement  familial. Le recourant a par ailleurs soutenu que la délivrance d'une telle  autorisation en faveur de l'intéressé devait être examinée sur la base de  l'art.  8 CEDH,  indépendamment de  l'existence d'une situation d'extrême  gravité  et  de  son  caractère  exceptionnel,  et  que  l'application  de  cette  disposition devait se faire en fonction de la jurisprudence relative à cette  norme,  sans  les  limitations  liées  à  l'art.  30  al.  1  let.  b  LEtr,  tout  en  se  prévalant  de  l'art.  13  de  la  Constitution  fédérale  de  la  Confédération  suisse  du  18 avril  1999  (Cst.,  RS  101)  et  de  l'art.  17  al.  1  du  Pacte  international  du  16 décembre  1966  relatif  aux  droits  civils  et  politiques  (Pacte  ONU II,  RS  0.103.2).  A  cet  égard,  il  a  réitéré  qu'il  pouvait  se  prévaloir d'une relation étroite et effective avec son fils, qu'il avait assumé  ses  responsabilités  paternelles  dès 2003,  que  la  situation de  l'intéressé  s'apparentait  à  celle  d'un  enfant  dont  les  parents  avaient  institué  une  garde alternée et que celui­ci vivait "auprès" de son père au sens de l'art.  17 al. 2 LSEE et "en ménage commun" avec lui au sens de l'art. 43 al. 1  LEtr. Il a également invoqué la fréquence et l'intensité de leurs relations,  l'importance de  la présence des deux parents pour B._______,  les  liens  affectifs  entre  ce  dernier  et  sa  demi­sœur  et  le  fait  qu'on  ne  pouvait  attendre  du  recourant  qu'il  réalise  sa  vie  familiale  à  l'étranger  et  que  le  droit  de  visite  d'un  père  colombien  vivant  en  Suisse  sur  un  enfant  en  Equateur était largement théorique en raison de la distance et des coûts,  tout  en  se  référant  plus  particulièrement  à  l'arrêt  Berrehab  de  la  Cour  européenne des droits de l'homme (arrêt n°10730/84 du 21 juin 1988). Le  recourant a enfin affirmé que la décision querellée contrevenait à  l'art. 8  CEDH, dans la mesure où les intérêts privés en présence (soit l'intérêt de  A._______, celui de B._______ et celui de  la demi­sœur de ce dernier)  primaient  largement sur  l'intérêt public, à savoir  le bien­être économique  du pays, et qu'il y avait lieu d'accorder une attention particulière à l'intérêt  supérieur  de  l'enfant  commandée  notamment  par  la  Convention  du  20  novembre 1989 relative aux droits de  l'enfant  (CDE, RS 0.107), arguant  qu'on  ne  pouvait  reprocher  à  l'intéressé  le  séjour  illégal  de  sa mère.  A  l'appui de son pourvoi, il a produit deux témoignages et une attestation de  celle­ci.

C­5517/2010 Page 7 I.   Appelé à se prononcer sur le recours, l'ODM en a proposé le rejet, dans  son préavis du 30 septembre 2010, estimant que le pourvoi ne comportait  aucun élément ou moyen de preuve nouveau susceptible de modifier son  point de vue.   La  prise  de  position  ainsi  formulée  par  l'ODM a  été  communiquée  le  5  octobre 2010 au recourant, pour information. Droit : 1.   1.1. Sous réserve des exceptions prévues à  l'art. 32 de  la  loi du 17  juin  2005 sur  le Tribunal administratif  fédéral  (LTAF, RS 173.32),  le TAF, en  vertu de l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les décisions au sens  de  l'art.  5  de  la  loi  fédérale  du  20  décembre  1968  sur  la  procédure  administrative  (PA, RS 172.021)  prises  par  les  autorités mentionnées  à  l'art. 33 LTAF. En  particulier,  les  décisions  en  matière  d'approbation  à  l'octroi  d'une  autorisation  de  séjour  en  application  de  l'art.  36  OLE  et  de  renvoi  de  Suisse  prononcées  par  l'ODM  ­  lequel  constitue  une  unité  de  l'administration  fédérale  telle  que  définie  à  l'art.  33  let.  d  LTAF  ­  sont  susceptibles de recours au TAF. 1.2.   1.2.1.  L'entrée  en  vigueur,  le  1er  janvier  2008,  de  la  LEtr  a  entraîné  l'abrogation de la LSEE, conformément à l'art. 125 LEtr, en relation avec  le  chiffre  I  de  son  annexe  2,  ainsi  que  celle  de  certaines  ordonnances  d'exécution,  telle  que  l'OLE  (cf.  art.  91  de  l'ordonnance  du  24 octobre  2007  relative  à  l'admission,  au  séjour  et  à  l'exercice  d'une  activité  lucrative [OASA, RS 142.201]).  Dès  lors  que  la  demande  qui  est  l'objet  de  la  présente  procédure  de  recours a été déposée le 14 août 2007, soit avant l'entrée en vigueur de  la  LEtr,  l'ancien  droit  (matériel)  est  applicable  à  la  présente  cause,  conformément à  la  réglementation  transitoire de  l'art. 126 al. 1 LEtr. En  revanche,  la  procédure  relative  aux  demandes  déposées  avant  l'entrée  en vigueur de la LEtr,  le 1er  janvier 2008, est régie par  le nouveau droit 

C­5517/2010 Page 8 (art. 126 al. 2 LEtr). S'agissant de l'exécution du renvoi et de l'existence  d'éventuels  obstacles  au  renvoi  de  l'intéressé,  la  LEtr  est  applicable,  puisque cette procédure a été ouverte après l'entrée en vigueur de cette  loi  (cf.  arrêt  du  Tribunal  administratif  fédéral  C­2646/2010  du  27  juillet  2011 consid. 1.2.1 et jurisprudence citée). 1.2.2. Aussi,  force est de constater que c'est à tort que l'autorité  intimée  s'est  fondée,  dans  sa  décision  du  15  juin  2010,  sur  l'art.  30  al.  1  let.  b  LEtr,  en  lieu  et  place  de  l'art.  36  OLE.  Il  sied  toutefois  d'observer  que  l'application  erronée  du  droit  en  vigueur  par  cette  autorité  n'a  aucune  incidence  sur  l'issue  de  la  présente  cause.  En  effet,  selon  la  maxime  officielle  régissant  la présente procédure  (cf. art. 62 al. 4 PA, en  relation  avec  l'art. 12  de  la même  loi),  le  Tribunal,  qui  applique  le  droit  d'office,  peut s'écarter aussi bien des arguments des parties que des considérants  juridiques  de  la  décision  querellée,  fussent­ils  incontestés  (cf.  ANDRÉ  MOSER, MICHAEL BEUSCH ET LORENZ KNEUBÜHLER, Prozessieren vor dem  Bundesverwaltungsgericht,  Handbücher  für  die  Anwaltspraxis,  tome  X,  Bâle  2008,  p.  181,  ad  ch.  3.197;  BLAISE  KNAPP,  Précis  de  droit  administratif,  Bâle  et  Francfort­sur­le­Main  1991,  p. 422,  nos 2034ss ;  PIERRE MOOR, Droit administratif, Berne 2002, vol. II, p. 264s., ch. 2.2.6.5,  et références citées). Il en résulte que le Tribunal, pour autant qu'il reste  dans  le  cadre  de  l'objet  du  litige,  peut  maintenir  une  décision  en  la  fondant  au  besoin  sur  d'autres  dispositions  légales  que  celles  retenues  par  l'autorité  inférieure  (cf.  ATF  130  III  707  consid. 3.1,  ATF 108  Ib  28  consid. 1, et la jurisprudence citée ; MOOR, op. cit., ibidem). Au demeurant,  l'intéressé n'a subi aucun préjudice.  Il sied de préciser à  cet égard que si, comme en  l'espèce, un séjour d'une  longue durée est  envisagé pour une personne n'exerçant pas une activité lucrative, on peut  examiner la nécessité d'octroyer une autorisation au sens de l'art. 36 OLE  pour  des  raisons  humanitaires,  auquel  cas,  on  doit  s'inspirer,  par  analogie,  des  critères  développés  par  la  pratique  et  la  jurisprudence  concernant les cas personnels d'extrême gravité au sens de l'art. 13 let. f  OLE (cf. consid. 6.1 ci­dessous). Or,  le nouveau droit n'a pas amené de  changements  significatifs  en  ce  qui  concerne  les  critères  de  reconnaissance d'une situation d'extrême gravité susceptible de conduire  à la délivrance d'un permis humanitaire (cf. art. 31 al. 1 OASA ; Message  concernant  la  loi  sur  les  étrangers  du  8 mars  2002,  FF 2002 3469ss,  spéc. p. 3543 ad art. 30 du projet ; ATAF 2009/40 consid. 5 et 6 p. 567ss,  rendu  en  relation  avec  l'art. 14  al. 2  LAsi ;  arrêt  du  Tribunal  fédéral  8C_724/2009  du  11 juin  2010  consid. 5.3.1 ;  ANDREA  GOOD/TITUS  BOSSHARD,  Abweichungen  von  den  Zulassungsvoraussetzungen,  in: 

C­5517/2010 Page 9 Martina  Caroni/Thomas  Gächter/Daniela  Turnherr  [éd.],  Bundesgesetz  über  die Ausländerinnen  und Ausländer  [AuG],  Berne  2010,  p. 227  n. 7  art. 30 LEtr).  1.3. A moins que la LTAF n'en dispose autrement, la procédure devant le  TAF est régie par la PA (art. 37 LTAF). 1.4. Le recourant a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA). Présenté dans  la forme et les délais prescrits par la loi, le recours est recevable (art. 50  et 52 PA). 2.  Le recourant peut  invoquer devant  le TAF  la violation du droit  fédéral, y  compris  l'excès  ou  l'abus  du  pouvoir  d'appréciation,  la  constatation  inexacte ou incomplète des faits pertinents ainsi que l'inopportunité de la  décision  entreprise,  sauf  lorsqu'une  autorité  cantonale  a  statué  comme  autorité de recours (art. 49 PA). A teneur de l'art. 62 al. 4 PA, l'autorité de  recours n'est pas liée par les motifs invoqués à l'appui du recours. Aussi  peut­elle  admettre  ou  rejeter  le  pourvoi  pour  d'autres  motifs  que  ceux  invoqués. Dans son arrêt, elle prend en considération l'état de fait régnant  au moment où elle statue (cf. arrêt du Tribunal fédéral 2A.451/2002 du 28  mars 2003 consid. 1.2 partiellement publié in ATF 129 II 215; ATF 135 II  369 consid. 3.3).  3.  En vertu de la réglementation au sujet de la répartition des compétences  en matière de police des étrangers entre la Confédération et les cantons,  si  ces derniers doivent  se prononcer au préalable  sur  la délivrance des  autorisations  de  séjour  basées  sur  l'art. 36  OLE,  la  compétence  décisionnelle  appartient  toutefois  à  la  Confédération,  plus  particulièrement  à  l'ODM,  qui  peut  refuser  son approbation  ou  limiter  la  portée de  la décision cantonale  (cf. art. 99 LEtr en  relation avec  les art.  85 et 86 OASA, voir également à cet égard le chiffre 1.3.2 des Directives  et  Commentaires  de  l'ODM,  en  ligne  sur  le  site  de  l'ODM  >  Documentation > Bases légales > Directives et commentaires > Domaine  des étrangers > Procédure et compétence, version 01.07.2009, consulté  en  août  2011).  Il  s'ensuit  que  ni  le  Tribunal,  ni  l'ODM  ne  sont  liés  par  l'appréciation émise par le Tribunal cantonal vaudois dans son arrêt du 9  septembre 2009 et peuvent parfaitement s'en écarter. 4.  Tout  étranger  a  le  droit  de  résider  sur  le  territoire  suisse  s'il  est  au 

C­5517/2010 Page 10 bénéfice  d'une  autorisation  de  séjour  ou  d'établissement  ou  si,  selon  la  présente  loi,  il  n'a  pas  besoin  d'une  telle  autorisation  (art. 1a LSEE).  L'étranger n'a en principe pas un droit à  la délivrance d'une autorisation  de séjour ou d'établissement, à moins qu'il ne puisse se prévaloir d'une  disposition particulière du droit  fédéral ou d'un  traité  lui  conférant un  tel  droit (ATF 135 II 1 consid. 1.1 p. 3s., ATF 131 II 339 consid. 1 p. 342s. et  la jurisprudence citée). A ce propos, il convient d'avoir à l'esprit que la Suisse mène une politique  restrictive  en  matière  de  séjour  des  étrangers  et  d'immigration,  notamment dans le but d'assurer un rapport équilibré entre l'effectif de la  population  suisse  et  celui  de  la  population  étrangère  résidante,  d'améliorer  la  situation  du marché  du  travail  et  de  garantir  un  équilibre  optimal  en  matière  d'emploi.  En  sus  des  intérêts  économiques  de  la  Suisse,  les  autorités  compétentes  doivent  également  tenir  compte  des  intérêts moraux du pays (art. 16 al. 1 LSEE, art. 8 al. 1 RSEE en relation  avec l'art. 1 OLE). 5.  L'OLE régit par ses art. 31 à 36  les conditions de séjour en Suisse des  étrangers  sans  activité  lucrative.  L'art.  36  OLE  dispose  que  des  autorisations  de  séjour  peuvent  être  accordées  à  d'autres  étrangers  n'exerçant  pas  une  activité  lucrative  lorsque  des  raisons  importantes  l'exigent. 6.   6.1. Les « raisons importantes » mentionnées à l'art. 36 OLE constituent  une notion  juridique  indéterminée. Conformément au sens, à  l'esprit, au  but et à la systématique de la loi (au sens large), elles ne sauraient être  admises,  lorsqu'un  séjour  de  longue  durée  à  titre  humanitaire  est  envisagé,  qu'à  des  conditions  restrictives,  en  s'inspirant  des  critères  développés  par  la  pratique  et  la  jurisprudence  en  relation  avec  les  cas  personnels d'extrême gravité au sens de  l'art. 13  let.  f OLE  (cf. arrêt du  Tribunal administratif  fédéral C­6248/2009 du 1er avril 2011 consid. 5.1). Dans  la  systématique  de  l'OLE,  les  art. 13  let.  f  et  36  ont  pour  but  de  régler  les  cas  de  rigueur  qui  surviendraient  suite  à  l'application  du  système  des  nombres  maximums.  Une  application  moins  restrictive  de  l'art. 36 OLE est à rejeter, compte tenu de  l'importance numérique de  la  catégorie  des  étrangers  sans  activité  lucrative  au  sein  de  la  population 

C­5517/2010 Page 11 étrangère  résidante et  du  fait  que  l'OLE a soumis à des conditions  très  strictes l'octroi d'autorisations à cette catégorie d'étrangers, et ce en vue  d'assurer une stabilisation efficace du nombre des étrangers (cf. arrêt du  Tribunal  administratif  fédéral  C­6248/2009  précité  consid.  5.1  et  jurisprudence citée). 6.2. Il découle de la formulation de l'art. 13 let. f OLE que cette disposition  dérogatoire présente un caractère exceptionnel et que les conditions pour  une  reconnaissance  d'un  cas  de  rigueur  doivent  être  appréciées  de  manière  restrictive.  Il  est  nécessaire  que  l'étranger  concerné  se  trouve  dans  une  situation  de  détresse  personnelle.  Cela  signifie  que  ses  conditions  de  vie  et  d'existence,  comparées  à  celles  applicables  à  la  moyenne des étrangers, doivent être mises en cause de manière accrue,  c'est­à­dire  que  le  refus  de  soustraire  l'intéressé  aux  restrictions  des  nombres maximums comporte pour lui de graves conséquences. Lors de  l'appréciation  du  cas  d'extrême  gravité,  il  y  a  lieu  de  tenir  compte  de  l'ensemble des circonstances du cas particulier. La reconnaissance d'un  tel cas n'implique pas forcément que la présence de l'étranger en Suisse  constitue l'unique moyen pour échapper à une situation de détresse.  6.3. Dans  ce  contexte,  le  simple  fait  pour  un  étranger  de  séjourner  en  Suisse pendant de longues années, y compris à titre légal, ne permet pas  d'admettre  un  cas  personnel  d'extrême  gravité  sans  que  n'existent  d'autres  circonstances  tout  à  fait  exceptionnelles  à même de  justifier  la  reconnaissance  d'un  cas  de  rigueur  (cf.  arrêt  du  Tribunal  fédéral  2A.540/2005 du 11 novembre 2005 consid. 3.2.1,  voir également ATAF  2007/16 consid. 7 p. 198). 6.4. Quand un enfant a passé les premières années de sa vie en Suisse  ou  lorsqu'il  y  a  juste  commencé  sa  scolarité,  il  reste  encore  dans  une  large mesure  rattaché à  son pays d'origine par  le  biais  de  ses parents.  Son intégration au milieu socioculturel suisse n'est alors pas si profonde  et  irréversible  qu'un  retour  au  pays  d'origine  constitue  un  déracinement  complet  (ATAF  précité  consid.  5.3  p.  196).  Avec  la  scolarisation,  l'intégration  au  milieu  suisse  s'accentue.  Il  convient  dans  cette  perspective  de  tenir  compte  de  l'âge  de  l'enfant  lors  de  son  arrivée  en  Suisse  et,  au  moment  où  se  pose  la  question  du  retour,  des  efforts  consentis, de la durée, du degré et de la réussite de la scolarité, ainsi que  de  la  possibilité  de  poursuivre  ou  d'exploiter,  dans  le  pays  d'origine,  la  scolarisation ou la formation professionnelle commencées en Suisse. Un  retour  au  pays  d'origine  peut  en  particulier  représenter  une  rigueur  excessive  pour  des  adolescents  ayant  suivi  l'école  durant  plusieurs 

C­5517/2010 Page 12 années et achevé leur scolarité avec de bons résultats. L'adolescence est  en effet une période essentielle du développement personnel, scolaire et  professionnel, entraînant une intégration accrue dans un milieu déterminé  (cf.  ATF  123  II  125  consid.  4,  ALAIN  WURZBURGER,  La  jurisprudence  récente du Tribunal  fédéral en matière de police des étrangers, RDAF  I  1997, p. 297/298). Cette pratique différenciée réalise  la prise en compte  de l'intérêt supérieur de l'enfant, telle qu'elle est prescrite par l'art. 3 al. 1  CDE (cf. arrêt du Tribunal fédéral 2A.679/2006 du 9 février 2007 consid.  3). 6.5. La reconnaissance d'un cas de détresse n'a en outre pas pour but de  soustraire  un  ressortissant  étranger  aux  conditions  de  vie  de  son  pays  d'origine, mais implique que celui­ci se trouve personnellement dans une  situation si rigoureuse que  l'on ne saurait exiger de  lui qu'il continue à y  vivre.  L'on  ne  saurait  ainsi  tenir  compte  de  circonstances  générales  (économiques,  sociales,  sanitaires  ou  scolaires)  affectant  l'ensemble de  la population sur place, sauf si l'intéressé allègue d'importantes difficultés  concrètes  propres  à  son  cas  particulier,  telles  une  maladie  grave  ne  pouvant  être  soignée  qu'en  Suisse,  par  exemple  (ATAF  2007/44  consid. 5.3 p. 583 et jurisprudence citée). 7.  B._______,  actuellement  âgé  de  dix  ans,  est  né  en  Suisse,  où  il  a  commencé sa scolarité.  Il n'est pas contesté qu'il parle bien  le  français,  qu'il  s'est bien adapté au milieu scolaire et social vaudois, si bien qu'un  retour en Amérique du Sud entraînerait assurément certaines difficultés.  Cependant, son intégration n'est pas à ce point poussée qu'il ne pourrait  s'adapter  à  un  nouvel  environnement  et  surmonter  un  changement  de  régime scolaire. Son jeune âge et sa capacité d'adaptation ne pourraient  que  l'aider à supporter ce changement  (ATAF 2007/16 consid. 9 p. 200  s.; ATF 123 II 125 et jurisprudence citée; cf. également arrêt du Tribunal  administratif  fédéral C­279/2006 du 16 octobre 2008 consid. 10.4.1). Au  demeurant, il a jusqu'ici toujours vécu avec sa mère (cf. lettre du 1er mars  2005),  qui  l'a  donc  vraisemblablement  imprégné  de  la  culture  de  son  pays. 8.   8.1. Dans son pourvoi du 2 août 2010, le recourant s'est prévalu du droit  au respect de la vie privée et familiale garanti par l’art. 8 CEDH, alléguant  qu'il avait une relation étroite et effective avec son fils, qu'il avait assumé  ses  responsabilités  paternelles  dès 2003,  que  la  situation de  l'intéressé  http://links.weblaw.ch/2A.679/2006

C­5517/2010 Page 13 s'apparentait  à  celle  d'un  enfant  dont  les  parents  avaient  institué  une  garde alternée et qu'il était  important pour celui­ci que ses deux parents  soient présents.  Il a en outre  invoqué  la  fréquence et  l'intensité de  leurs  relations,  les  liens  affectifs  entre  B._______  et  sa  demi­sœur  et  le  fait  qu'on  ne  pouvait  attendre  du  recourant  qu'il  réalise  sa  vie  familiale  à  l'étranger, soulignant que le droit de visite d'un père colombien vivant en  Suisse sur un enfant en Equateur était largement théorique en raison de  la distance et des coûts. 8.2. Un étranger  peut,  selon  les  circonstances,  se  prévaloir  du  droit  au  respect de sa vie privée et familiale au sens de l'art. 8 par. 1 CEDH (dont  la  portée  est  identique  à  celle  de  l'art.  13  al.  1  Cst.)  pour  s'opposer  à  l'éventuelle  séparation  de  sa  famille  à  la  condition  qu'il  entretienne  des  relations étroites, effectives et  intactes avec un membre de cette  famille  disposant d'un droit de présence assuré en Suisse (à savoir la nationalité  suisse, une autorisation d'établissement ou une autorisation de séjour à  la délivrance de laquelle  la  législation suisse confère un droit certain [cf.  notamment ATF 135  I 153 consid. 2.1 p. 154ss, ATF 135  I 143 consid.  1.3.1  p.  145s.,  ATF  130  II  281  consid.  3.1  p.  285ss  et  la  jurisprudence  citée]).  Les  relations  visées  à  l'art.  8  CEDH  sont  avant  tout  celles  qui  existent  entre  époux,  ainsi  que  les  relations  entre  parents  et  enfants  mineurs  vivant  en  ménage  commun  (famille  nucléaire,  cf.  notamment  ATF 135  I 143 consid. 1.3.2 p. 146 et ATF 129  II 11 consid. 2 p. 13s.).  Il  n'y  a  toutefois  pas  atteinte  à  la  vie  familiale  si  l'on  peut  attendre  des  membres de la famille qu'ils réalisent leur vie de famille à l'étranger; l'art.  8 CEDH n'est a priori pas violé si  le membre de la famille  jouissant d'un  droit  de  présence  en  Suisse  peut  quitter  ce  pays  sans  difficultés  avec  l'étranger auquel une autorisation de séjour a été refusée (ATF 135 I 143  consid. 2.2 p. 147, 153 consid. 2.1 p. 155). En revanche, si  le départ du  membre  de  la  famille  pouvant  rester  en  Suisse  ne  peut  d'emblée  être  exigé sans autres difficultés, il y a lieu de procéder à la pesée des intérêts  prévue  par  l'art.  8  par.  2  CEDH.  Cette  disposition  suppose  de  tenir  compte de l'ensemble des circonstances et de mettre en balance l'intérêt  privé  à  l'obtention  d'un  titre  de  séjour  et  l'intérêt  public  à  son  refus  (cf.  arrêt  du  Tribunal  fédéral  2C_327/2010  du  19  mai  2011  consid.  4.1.2,  destiné à la publication, et jurisprudence citée; ATF 136 I 285 consid. 5.2  p. 287).  En ce qui concerne  l'intérêt public,  il  faut  retenir,  comme déjà  relevé ci­ dessus  (cf.  consid.  4  supra  2ème  paragraphe),  que  la  Suisse mène  une  http://links.weblaw.ch/ATF-130-II-281 http://links.weblaw.ch/ATF-130-II-281 http://links.weblaw.ch/ATF-130-II-281 http://links.weblaw.ch/ATF-130-II-281 http://links.weblaw.ch/ATF-130-II-281 http://links.weblaw.ch/ATF-129-II-11 http://links.weblaw.ch/ATF-129-II-11 http://links.weblaw.ch/ATF-129-II-11 http://links.weblaw.ch/ATF-129-II-11 http://links.weblaw.ch/ATF-129-II-11 http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=2C_942%2F2010&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F135-I-143%3Afr&number_of_ranks=0#page143 http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=2C_942%2F2010&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F135-I-143%3Afr&number_of_ranks=0#page143 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C­5517/2010 Page 14 politique  restrictive en matière de séjour des étrangers, pour assurer un  rapport  équilibré  entre  l'effectif  de  la  population  suisse  et  celui  de  la  population  étrangère  résidante,  ainsi  que  pour  améliorer  la  situation  du  marché du travail et assurer un équilibre optimal en matière d'emploi. Ces  buts sont légitimes au regard de l'art. 8 par. 2 CEDH (cf. arrêt du Tribunal  fédéral 2C_327/2010 précité consid. 4.1.2 et jurisprudence citée). Pour ce  qui  est  de  l'intérêt  privé  à  obtenir  une  autorisation  de  séjour,  l'étranger  disposant d'un droit de visite sur son enfant habilité à résider en Suisse  peut en principe exercer ce droit même s'il vit à  l'étranger, au besoin en  aménageant les modalités de celui­ci quant à la fréquence et à la durée.  Un  droit  à  une  autorisation  de  séjour  fondé  sur  l'art.  8  CEDH  sera  toutefois  reconnu  en  présence  de  liens  familiaux  particulièrement  forts  dans  les  domaines  affectif  et  économique  et  lorsque,  en  raison  de  la  distance qui sépare le pays de résidence de l'enfant du pays d'origine de  son  parent,  cette  relation  ne  pourrait  pratiquement  pas  être maintenue. Autre  est  cependant  la  situation  où,  comme  en  l'espèce,  ce  n'est  pas  l'enfant  qui  bénéficie  d'un  droit  de  présence  en  Suisse,  mais  bien  le  parent disposant du droit de visite. Dans une telle situation, où l'enfant est  sous  l'autorité  parentale  du  parent  qui  n'a  pas  de  droit  de  présence  en  Suisse, force est de considérer qu'il est en principe lié à la communauté  familiale de ce dernier,  qu'il  en partage  le destin et que, partant,  il  doit,  cas  échéant,  le  suivre  à  l'étranger.  Dans  ces  circonstances,  l'octroi  en  faveur de l'enfant d'une autorisation de séjour consacrerait une atteinte à  la  relation  familiale  étroite  qu'il  entretient  avec  le  parent  détenteur  de  l'autorité parentale, sauf à accorder une telle autorisation également à ce  dernier, ce qui aurait des conséquences disproportionnées en matière de  droit  des  étrangers  (cf.  arrêt  du  Tribunal  fédéral  2C_327/2010  précité  consid. 4.2.3). 8.3. En l'occurrence, il ressort des pièces du dossier que B._______, âgé  de dix ans, vit en Suisse depuis sa naissance avec sa mère qui en a  la  garde et l'autorité parentale. A cet égard, il sied de relever qu'interrogé le  8  février  2005  par  la  police  municipale  de  Renens,  A._______  a  notamment  déclaré  que  C._______  avait  refusé  de  lui  signer  une  décharge  pour  la  garde  de  leur  fils,  dès  lors  qu'elle  vivait  à  Lausanne  sans  aucune  autorisation  et  que  si  elle  devait  quitter  la  Suisse,  elle  le  ferait avec lui (cf. arrêt du Tribunal cantonal vaudois du 9 septembre 2009  p. 2). Entendu par le SPOP le 22 juin 2009, le prénommé a indiqué qu'il  rencontrait  régulièrement  son  fils,  lequel  vivait  avec  sa  mère,  mais  dormait  tous  les  week­ends  chez  lui  (cf.  arrêt  du  Tribunal  cantonal 

C­5517/2010 Page 15 vaudois  précité  p.  7).  Dans  son  recours  du  2  août  2010,  il  a  allégué  prendre désormais son fils tous les week­ends chez lui, du vendredi soir  au dimanche soir, ainsi que régulièrement la semaine lorsque son travail  le lui permettait. Selon l'épouse du recourant qui vit séparée de ce dernier  depuis  le  18  juin  2008,  A._______  prendrait  son  fils  presque  tous  les  week­ends  chez  lui,  ainsi  qu'assez  régulièrement  la  semaine,  il  s'occuperait  alors  des  devoirs  et  du  souper  avant  de  le  ramener  à  sa  mère (cf. écrit du 24 mars 2010 produit à l'appui de la prise de position du  30 avril 2010). Quant à l'actuelle compagne du prénommé, elle a affirmé  que celui­ci allait chercher son fils en fin de  journée chaque fois qu'il en  avait  la  possibilité  et  que B._______  restait  avec  son  père  du  vendredi  soir  au  dimanche  soir  (cf.  écrit  du  19  juillet  2010  produit  à  l'appui  du  recours précité). Il ressort en outre du dossier que le recourant verse une  pension  alimentaire  mensuelle  en  faveur  de  son  fils.  Au  vu  de  ce  qui  précède,  il n'est guère contestable que  l'intéressé entretient,  sur  le plan  affectif  et  économique,  une  relation  étroite  et  régulière  avec  son  père.  Cependant, malgré ses attaches indéniables avec ce dernier et sa demi­ sœur  qu'il  voit  toutes  les  deux  semaines  chez  son  père  (cf.  arrêt  du  Tribunal cantonal vaudois précité p. 11),  il n'en demeure pas moins que  son père n'a pas la garde sur lui. Leur relation n'est ainsi pas aussi étroite  que  s'ils  vivaient  en ménage  commun  et  il  convient  d'admettre  que  les  liens  qui  unissent  B._______  à  sa mère  sont  largement  prépondérants  compte tenu de son jeune âge et du fait qu'il ne fréquente son père que  depuis 2003.  Or, ce serait aller  trop  loin au regard de  l'art. 8 CEDH que d'étendre un  droit de présence en Suisse à la mère du prénommé, dans le seul but de  faciliter  l'exercice  du  droit  de  visite  de  A._______,  d'autant  plus  que  C._______  a  poursuivi  illégalement  son  séjour  sur  territoire  helvétique,  nonobstant l'arrêt du TAF du 24 novembre 2007 confirmant la décision de  refus d'exception aux mesures de  limitation de  l'ODM du 10 avril  2007.  Ainsi, le Tribunal considère que l'intérêt privé de B._______ à la poursuite  des  relations  avec  son  père  n'est,  à  l'évidence,  pas  suffisant  à  fonder  l'octroi  d'une  autorisation  de  séjour  à  lui­même  et  à  sa  mère.  On  ne  saurait en effet admettre qu'un départ pour l'Equateur représenterait pour  lui un déracinement, car, comme tous les enfants en bas âge,  il sera en  mesure  de  s'adapter  sans  difficultés  à  son  nouvel  environnement,  d'autant  plus  qu'il  en  connaît  la  langue  (cf.  courriers  de  la  mère  du  prénommé des 24 et 27 septembre 2004). Le dossier ne fait par ailleurs  pas apparaître l'existence de circonstances personnelles extraordinaires,  spécifiques  à  l'intéressé,  qui  s'opposeraient  à  son  départ  de  Suisse. 

C­5517/2010 Page 16 Certes, s'agissant du droit de séjour en Suisse du parent étranger ayant  la  garde  de  son  enfant  suisse,  fondé  sur  la  protection  de  la  relation  parent/enfant garantie par l'art. 8 CEDH ("regroupement familial inversé",  "umgekehrter Familiennachzug"), le Tribunal fédéral a récemment précisé  les critères à prendre en considération, en soulignant la nécessité de tenir  davantage compte des droits découlant de la nationalité suisse de l'enfant  ainsi que de  la convention relative aux droits de  l'enfant (ATF 135 I 143  consid.  2.3  p.  148,  153  consid.  2.2.2  p.  156  s.;  arrêt  2C_2/2009  du  23  avril 2009 consid. 3.2). Toutefois, en l'espèce la situation de l'intéressé ne  saurait  être  comparée  à  celle  d'un  enfant  suisse,  dans  la  mesure  où  B._______  est  un  ressortissant  étranger  qui  séjourne  illégalement  sur  territoire  helvétique  (cf.  arrêt  du  Tribunal  fédéral  2C_327/2010  précité  consid. 4.2.2 et 4.2.3). Les contacts que  le prénommé entretient avec son père seraient certes  rendus plus difficiles  par  son départ  de Suisse.  Ils  ne  seraient  toutefois  pas exclus, un droit de visite pouvant en principe être exercé même si le  parent  concerné  (non  détenteur  de  l'autorité  parentale,  respectivement  non  titulaire du droit de garde) ne vit pas dans  le pays de  résidence de  l'enfant, en aménageant les modalités du droit de visite en conséquence,  notamment en ce qui concerne sa fréquence et sa durée (cf. ATF 120 Ib  22  consid.  4a  p.  25;  cf.  également  les  arrêts  du  Tribunal  fédéral  2A.83/2007 du 16 mai 2007 consid. 3.2, 2A.614/2005 du 20 janvier 2006  consid. 4.2.1, et la jurisprudence citée). Compte tenu de la distance, il est  indéniable  que  le  départ  de  Suisse  de  l'enfant  modifiera  de  manière  importante  les  relations  avec  son  père.  Même  s'il  s'agit  d'un  élément  important  à  prendre  en  compte  dans  la  pesée  des  intérêts,  il  ne  suffit  toutefois  pas,  à  lui  seul,  à  justifier  l'octroi  en  faveur  de  l'enfant  d'une  autorisation de séjour. De surcroît,  les contacts entre  le père et  son  fils  pourront  également  être  maintenus  par  les  moyens  de  communication  modernes. 8.4. Compte tenu de l'ensemble de ces circonstances, on ne saurait ainsi  reprocher  à  l'ODM  d'avoir  contrevenu  aux  art.  8  CEDH,  13  Cst.  et  17  Pacte ONU II. 9.  Au demeurant, c'est en vain que le recourant se réfère à l'arrêt Berrehab  (arrêt  de  la  Cour  européenne  des  droits  de  l'homme  du  21  juin  1988,  Série A, vol. 138, p. 14 ss, par. 22 ss), où la violation de l'art. 8 CEDH a  http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=2C_843%2F2009+consid.+3.2&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F135-I-143%3Afr&number_of_ranks=0#page143 http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=2C_843%2F2009+consid.+3.2&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F135-I-143%3Afr&number_of_ranks=0#page143 http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=2C_843%2F2009+consid.+3.2&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F135-I-143%3Afr&number_of_ranks=0#page143 http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=2C_843%2F2009+consid.+3.2&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F135-I-143%3Afr&number_of_ranks=0#page143 http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=2C_843%2F2009+consid.+3.2&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F135-I-143%3Afr&number_of_ranks=0#page143 http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=2C_843%2F2009+consid.+3.2&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F135-I-143%3Afr&number_of_ranks=0#page143 http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=2C_843%2F2009+consid.+3.2&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F135-I-143%3Afr&number_of_ranks=0#page143 http://links.weblaw.ch/ATF-120-IB-22 http://links.weblaw.ch/ATF-120-IB-22 http://links.weblaw.ch/ATF-120-IB-22 http://links.weblaw.ch/ATF-120-IB-22 http://links.weblaw.ch/ATF-120-IB-22 http://links.weblaw.ch/2A.83/2007 http://links.weblaw.ch/2A.614/2005

C­5517/2010 Page 17 été  admise  concernant  le  refus  des  autorités  d'accorder  une  nouvelle  autorisation  de  séjour  après  le  divorce  à  un  père marocain  qui  habitait  légalement aux Pays­Bas depuis plusieurs années, qui y avait  logement  et  travail,  qui  avait  eu  un  comportement  irréprochable  et  qui  y  avait  épousé une  ressortissante  néerlandaise,  union de  laquelle  était  issu un  enfant, avec lequel il avait des liens très étroits depuis quelques années.  Dans cet arrêt,  la Cour européenne des droits de l'homme a notamment  indiqué  qu'elle  ne  voyait  pas  dans  la  vie  commune  une  condition  sans  laquelle  on  ne  saurait  parler  de  vie  familiale  entre  parents  et  enfants  mineurs, laquelle devait être effective. Elle a par ailleurs considéré que la  relation qu'un mariage à  la  fois  légal  et  non  fictif  créait  entre  les  époux  devait être qualifiée de "vie familiale", même si celle­ci n'était pas encore  pleinement établie, et que la notion de famille sur laquelle reposait l'art. 8  CEDH  avait  pour  conséquence  qu'un  enfant  issu  de  pareille  union  s'insérait de plein droit dans cette relation; partant, dès l'instant et du seul  fait  de  sa  naissance,  il  existait  entre  lui  et  ses  parents,  même  si  ces  derniers ne cohabitaient pas alors, un lien constitutif d'une "vie familiale". Or, le cas précité se distingue manifestement de celui de l'intéressé, dès  lors que  les parents avaient officialisé  leurs  liens par  le mariage, que  le  conjoint étranger avait été mis au bénéfice d'une autorisation de séjour et  que l'enfant avait la nationalité néerlandaise.   10.  Dans  ces  conditions,  le  Tribunal  considère  que  c'est  à  juste  titre  que  l'autorité  inférieure  a  refusé  de  donner  son  aval  à  la  délivrance  d'une  autorisation de séjour en faveur de B._______. 11.  L'intéressé  n'obtenant  pas  d'autorisation  de  séjour  en  Suisse,  c'est  également à bon droit que l'autorité inférieure a prononcé son renvoi (art.  64 al. 1 let. c LEtr entré en vigueur le 1er janvier 2011, RO 2010 5925; cf.  Message  sur  l’approbation  et  la mise  en œuvre  de  l’échange  de  notes  entre  la Suisse et  la CE concernant  la  reprise de  la directive CE sur  le  retour [directive 2008/115/CE] [développement de l’acquis de Schengen]  et  sur  une  modification  de  la  loi  fédérale  sur  les  étrangers  [contrôle  automatisé aux frontières, conseillers en matière de documents, système  d’information  MIDES]  du  18  novembre  2009,  FF  2009  8043)  qui  correspond aux motifs de renvoi définis à  l’ancien art. 66 al. 1 LEtr  (RO  2007  5437;  FF  2009  8052).  Le  recourant  ne  démontre  pas  l'existence  d'obstacles au départ de son fils, accompagné de sa mère, en Equateur 

C­5517/2010 Page 18 et le dossier ne fait pas non plus apparaître que l'exécution de son renvoi  serait illicite, inexigible ou impossible au sens de l'art. 83 al. 2 à 4 LEtr, de  sorte  que  c'est  à  juste  titre  que  l'ODM  a  ordonné  l'exécution  de  cette  mesure. 12.  Il ressort de ce qui précède que, par sa décision du 15 juin 2010, l'ODM  n'a  ni  violé  le  droit  fédéral,  ni  constaté  des  faits  pertinents  de manière  inexacte  ou  incomplète ;  en  outre,  la  décision  attaquée  n'est  pas  inopportune (cf. art. 49 PA). Partant, le recours doit être rejeté. Compte  tenu  de  l'issue  de  la  cause,  il  y  a  lieu  de  mettre  les  frais  de  procédure à  la  charge du  recourant  (cf.  art. 63 al. 1 PA et art. 1 à 3 du  règlement concernant les frais, dépens et indemnités fixés par le Tribunal  administratif fédéral [FITAF, RS 173.320.2]). (dispositif page suivante)

C­5517/2010 Page 19 Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 1.  Le recours est rejeté. 2.  Les frais de procédure, d'un montant de Fr. 1'000.­, sont mis à la charge  du recourant. Ils sont compensés par l'avance versée le 30 août 2010. 3.  Le présent arrêt est adressé : – au recourant (Acte judiciaire) – à  l'autorité  inférieure,  avec  dossier  n° de réf.  SYMIC  6726498.4  en  retour – en copie au Service de la population du canton de Vaud, avec dossier  VD 783'713 en retour L'indication des voies de droit se trouve à la page suivante. Le président du collège : La greffière : Bernard Vaudan Sophie Vigliante Romeo

C­5517/2010 Page 20 Indication des voies de droit : Le  présent  arrêt  peut  être  attaqué  devant  le  Tribunal  fédéral,  1000  Lausanne 14, par la voie du recours en matière de droit public, dans les  trente  jours  qui  suivent  la  notification  (art. 82  ss,  90  ss  et  100  de  la  loi  fédérale  du  17 juin  2005  sur  le  Tribunal  fédéral  [LTF, RS 173.110]).  Le  mémoire  doit  être  rédigé  dans  une  langue  officielle,  indiquer  les  conclusions,  les  motifs  et  les  moyens  de  preuve,  et  être  signé.  L'arrêt  attaqué  et  les  moyens  de  preuve  doivent  être  joints  au mémoire,  pour  autant qu'ils soient en mains du recourant (art. 42 LTF). Expédition :

C-5517/2010 — Bundesverwaltungsgericht 25.08.2011 C-5517/2010 — Swissrulings