Skip to content

Tribunal fédéral (ATF via Uni Berne) Partie I 11.05.1905 BGE 31 I 231

11. Mai 1905·Français·CH·fédéral (ATF via Uni Berne) Partie I·PDF·3,402 Wörter·~17 min·1

Volltext

230 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. 5. ?menn bagegen auf bie §§ 37 unb 41 2emma d be~ ?SOt: munbfd)aft~gefe~eß betu>iefcn u>irb unb au~ bieien q5aragr(t:p~en ein med)t beß ~eiftanbes oe3U>. bel' mormltnbfd)aftßoe~örbe, nad) fretem @:rmefien unb fogar gegen ben ~UIen ber lJerbeifUmbeten q5erfon an beren €>telIe alt ~anbern, abgeleitet u>erben U>UI, fo er: fd)eint biefet ?Serfud) ag lJolIfommen gefd)eitert. ~enn in ben genannten @efelJesoeftimmungen u>erben ber mormunb unb Der @emeinberat gana alIgemein für aUen benjenigen 6d)aben bel': anwortlid) gemad)t, roefd)er bem )münbel tnforge Unterlaffung bel' i~nen obfiegenben q5f1id)ten eru>üd)ft; bagegen roirb ~ter nid)t gefagt, roeld)es im ein3e!nen bie q5f1id)ten unb Jrom:peten3en bes mormunbs nnb bel' mormunbfd)aft~oe~örbe finb, in~befonbere ob biefeIOen bie $tollq)etena aur feIOftanbigen mertretung bes )mün: befS oefiten. ,S'nu>iefern fobann au~ ben bom megierung~rat in· feinem @:ntjd)eibe aitierten §§ 8 unb 12 bes mormunbfd)aftsgefej;;e~ etroaß 3u @unften bel' emgefod)tenen €>d)fuf3na~me aogeleitet u>erben U>ilI, ift nid)t erfid)t!id). ~cnn biefe ~aragra:p~en ent~aUen !ebiglid) morfcljriften üoer bie @:infeitung be~ @:ntmünbigung~bcrfa~ren~ in u:aUen, roo eine mogtfd)aft ober eine meiftanbfd)aft fid) a@ nötig erineist, feine~roegs aber mejtimmungen üoer bie Jrom:petenaen bCß ?Sormunbß unb bel' mormunbfd)aft!3oe~örbe in ~alIen bereits oe: ftelIter mormunbfd)aft. €>d)Henlid) l&at fid) bie angefocl)tene ilna%regel aud) nid)t ba: mit oegrünben, ba% He vMurrentin teinen oeu>uflten ?milIen ~a6e ober be!3 mernunftgeliraud)eß berautit fei (bergt ~rt. 4 ~f@), benn aogefe~en babon, ba~ nad) bem ber ~Refur~anwort be~ @e: meinberatro !,lon 6clj~f~eim beigelegten aratHd)en ,8eugniß bie mefurrentin fid) bon bem am 27. il10bember 1904 erlittenen leid)ten 6d)laganfalI orbentHd) er~oIt l)at unb il)r blOß 3ur mer~ ~ütung bon mMfalIcn eine ru~ige, fd)onenbe 2ebensU>eife em:pfo~len U>irtl, ift unbebingt baran feftaul)alten, ba% ber augefod)tene me: fd)lu% ber mormunbfd)aftßoe~örj:le emd) oei lJol!tommener ~ilIen!3~ unfa~igfeit ber ~eturrentin nur nad) tlorangegangener QJebogtigung, nid)t Quer fd)on auf @runb her oeftel)enben meiftanbfd)aft aulaHtg Il)ar. Ülirigen~ gel)t e~ feIoftberftanhliclj aud) nicl)t an, ben bon bet ~Mut'tentin am 27. veobemoer 1904 erlittenen 6d)taganfall nad)~ I. Rechtsverweigerung und Gleichheit vor dem Gesetze. N° 41. 231 tragIid) für bie )motil,)ierung be~ @emeinberat!3oefct)[uffes bOm 3. il10tlemner 1904 in ~nf~rud) 3u nel)men, u>ie bie~ in ber 1Refur~antu>ort be~ @emeinbemte~ bon 6d)ü:pfl)etm berfud)t u>irb. 6. ~u!3 bem @efagten ergtot fld) in unau>etbeutiger ?meife, ba~ bie (uaernifct)en mormunbfd)aft~be~örben gegenüber ber ~efurrenttn eine Jromveten3 beanf~rud)t l)aoen, für u>eld)e u>eber im @efete nod) in ber q5ra;d~ irg enbu> efd)e ~~aU~:punfte au finben flnb, unb ba~ fomit au Ungunften ber 1Refurrentin bie in ~rt. 4 QJm geu>a~rfeiftete med)tsgfeict)l)eit berIe~t roorben iit. .'t)ie angefod)tenen 6d)ful3na~men ftnb bal)er aufaul)eben. ~emnad) ~at ba~ QJunbe!3gericl)t erfannt: ,sn @utl)eij3ung be!3 lRefurfes u>erben bte €>cljluj3nal)men be~ @emeinberate~ Mn €>d)ü~fl)eim bom 3. il10tlember 1904, unb be~ lRegierungsrate~ be~ jtanton~ 2uaern lJom 15. ~ebruar 1905, aufge~otien. 41. Arret du 11 mai 1905, dans la cause Despland cmÜl'e Marquis. Pretendu deni de justice commis par une Ordonnance d'expulsion. Art. 282 LP. Effet de l'opposition contre le commandement de payer. - Pretendue violation des dispositions conCernant la competence du Juge de paix en matiere .d'execution de la LP. Loi vaud. d'execution de la LP, Art. 31, lItt. b. A. - Suivant aete en date du 10 mars 1904, Edouard Marquis) proprietaire) a Territet) et Jules Desplan~, ,alors ä. Montoie pres Lausanne) ont conelu entre eux un ball a ferme aux termes duquel eelui-ci prenait a ball de celui-Iä. le domaine dit «la Grange du Bras», riere N oviIle, pour une duree de six ans ä. partir du 20 fevrier 1904, moyennant un fermage annuel de 1800 fr. payable par semestre) le 20 aout et Ie 20 fevrier de ehaque annee. Despland declarait en outre acheter de Marquis un certain nombre d'objets ou d'instruments aratoires dont le prix, lais se ä. l'appreciation d'experts, etait stipule payable le 20 juiIlet 1904.

232 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. B. - Despland n'ayant point paye le semestre de fermage echu Ie 20 aou.t 1904 par 900 fr., Marquis Iui fit notifier commandement de payer cette somme, Ie 28 octobre 1904, - poursuite ponr loyers ou fermages, N° 3389. Ce commandement (formulaire N° 21) portait en particulier ce qui suit: ~ Vous etes somme de payer Ia somme ci-dessus et les " frais de la poursuite s'elevant jusqu'a ce jour a 1 fr. 50, » plus frais d'inventaire, faute de quoi le creancier declare » le contrat resilie a l'expiration de 60 jours de Ia notifica- » tion du present commandement. » Si vous entendez contestel' tout ou partie de la dette ou » le droit du creancier d'exercer des poursuites, vous devez " former opposition aupres de I'office soussigne, verbalement " ou par ecrit, dans les 10 jours de la notification de ce com- " mandement. » Faute par vous d'obtemperer au commandement de payer » ou de former opposition, le creancier pourra, apres l'expi- » ration de 60 jours de Ia notification de ce commandement, » requerir du tribunal votre expulsion immediate; il pouITa » en outre, a l'expiration d'un mois apres Ia notmcation du » dit commandement, requerir Ia vente du gage. » Le debiteur fit opposition a ce commandement dans Ie delai legal. . C. - Ayant fait proceder par experts a I'evaluation de Ia valeur des objets et des instruments aratoires qu'il avait vendus a Despland en meme temps qu'il avait conclu avec celui-ci Ie bail du 10 mars 1904, Marquis fit notifier ä son fermier, le 14 janvier 1905, poursuite N° 4172, un commandement d'avoir a payer Ia somme de 880 fr. fixee par les experts. Despland fit egalement opposition a ce commandement. D. - Enfin, Despland n'ayant de nouveau point paye son second semestre de fermage echu le 20 fevrier 1905 par 900 fr., Marquis lui fit notifier, le 24 fevrier 1905, un commandement de payer pareille somme, poursuite pour loyers ou fermages N° 4520. Ce commandement renferme l'avis I. Rechtsverweigerung und Gleichheit vor dem Gesetze. N° 41. 233 eomminatoire de resiliation preVU a l'art. 312 CO et Ia menace d'expuIsion prevue a l'art. 282 LPF en des termes identiques a ceux du commandement poursuite N° 3389. A ce commandement encore, Despland fit opposition dans le delai legaL E. - A une date que le dossier ne permet pas de Mterminer, mais posterieure en tout cas au 20 fevrier 1905, Marquis requit du Juge de Paix du cercle de Villeneuve l'expulsion de son fermier ~ conformement aux art. 287 et 312 CO»; il produisait les trois commandements susrappeIes. Les parties comparurent a l'audience du dit juge le 8 mars 1905. Le defendeur declara s'opposer a l'expulsion requise, « alleguant que les commandements de payer etant frappes d'opposition, le dei ai de 60 jours des Ia demande du bailleur ne court que du jour ou Ia dette aura eM reconnue par le prononce de mainlevee d'opposition, et disant estimer en outre qu'un pro ces etant en cours entre parties il y a lieu d'attendre Ie prononce du Tribunal competent avant tous autres procedes. F. - Par jugement du meme jour, 8 mars 1905, Ie Juge de Paix du cercle de Villeneuve, faisant droit a Ia requete de Marquis, pronon/ia que Despland, faute par Iui de delaisser le domaine qu'il occupait a Ia Grange du Bras jusqu'au 25 du meme mois, en semit expulse a cette date, l'huissier G. Fischer etant d'ores et deja charge de l'execution de cette {lrdonnance. Ce jugement, apres avoir constate que « Despland, fermier » de Marquis depuis plus d'une annee, n'a encore rien paye » pour le loyer du domaine qu'il occupe a la Grange d~ Bras, » riere Noville - qu'il n'a pas paye non plus le prIX des » instruments ~ratoires qu'il s'etait engage d'acheter et qu'il » a utilises, - qu'en consequence Despland est reellement » debiteur de Marquis, - que le premier commandement » de payer Iui a 13M llotifie Ie 28 octobre 1904, avec demande » d'expulsion a 60 J'ours - que Despland n'a tenu aucun , 'il l' » compte de ce commandement de payer, qu a, au con-

234 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. » traire, frappe d'opposition », - rapp elle le texte des art. 287 et 312 CO et 282 LP et considere «que le demandeur » a rempIi toutes les formaIites exigees par la loi et le CO » et que, des lors, le defendeur n'a aucun motif de s'opposer » ä. la demande d'expulsion. » G. - C'est contre ce jugement que Despland a declare en temps utile, recourir au Tribunal federal par la voie d~ recours de droit pubIic, en concluant ä. l'annulation du dit jugement. Le recourant expose tout d'abord que le jugement ou ordonDa~ce d'expulsion du 8 mars 1905 a ete rendu par le Juge de p.aIX du Cercle de VilIeneuve~ suivant l'art. 31, litt. b, de l~ 101 cantonale d'execution de Ia LP et n'est susceptible d aucun recours quelconque devant les autorites cantonales (arret du Tribunal federal, du 16 mars 1898 en Ia cause Schryber c. ~istretti, Jmtrn. des Trib., 1898, p.'258 et suiv.). TI .declare mvoquer comme son principal moyen de recours l~ .falt q~~ son expulsion a ete prononcee nonobstant l'opposItIOn ~u 11 avait formee aux deux commandements de payer P?urs.mtes. N°s 3389 ~t ~520, et alors que cette oppositio~ n aVaIt f~lt encore lobjet d'aucun jugement de mainlevee. « n auralt pourtant, - dit-il, - suffi aujuge de lire le texte figurant sur Ie formulaire de poursuite pour loyers ou fermages, po ur se rendre compte qu'un tel prononce aHait a l'en~ontre ?U texte meme. de la loi» et que, a moins qu'iI ne fut procede «au mepns de cette disposition expresse » l' I . 1 expu slon ne pouvait etre ordonnee alors que Ia mainlevee d~ 1'.oPposition faite aux dits commandements de payer n avaIt pas ete prononcee. « Il y a plus, - ajoute encore Ie recourant, - le juge voit dans l'opposition du debiteur un motif a l'appui de son prononce, lorsqu'il dit: Despland n'a ten~ aUCUD com~te de ce commandement de payer (No 3389) et I a, au contraire, frappe d'opposition - comme si Ia loi ne donnait pas que deux moyens de te~ir compte d'un commandement de payer: opposer ou payer. » , E~ second lieu, le recourant soutient que le juge de paix n etait pas competent en la cause, et il cherche a l'etablir, 1. Rechtsverweigerung und Gleichheit vor dem Gesetze. N° 41. d'une part, en rappelant l'arre! du Tribunal federal, du 20 septembre 1895, en la cause Kragl c. Bohnenblust (Bec. off. XXI, N° 101, consid. 2, p. 756), aux termes duquel le jugement ou l'ordonnance d'expulsion d'un locataire ou d'un fermier ne constitue qu'une mesure provisionnelle, et en di- 'SaDt que tel est egalement le point de vue du droit vaudois, et, d'autre part, en invoquant les art. 45 CPC vaud. et 105 org. judo vaud., le premier de ces articles n'autorisant le juge de paix ä. rendre une ordonnance de mesures provisionnelles que dans les causes de sa competence, et le second limitant cette competence au jugement des pretentioDs personnelIes ou mobilieres dont la valeur en capital n'excede pas la somme de 100 fr. «Le Juge de Paix, - allegue le recourant, - ne parait pas s'etre doute de ce fait, car, daDs son jugement, il declare: «qu'en consequence Despland est -, reellement debiteur de Marquis -', tranchant ainsi un litige qui est de la competence du tribunal de district et qui est ~ffectivement pendant devant le dit Tribunal. » H. - (Le recourant precise le caractere de son pourvoi, eomme recours pour deni de justice.) I. - (Mesures provisionnelles.) K. - L'intime a conclu au rejet du recours comme mal fonde. L. - Appele egalement ä. s'expliquer sur le recours, et plus particulierement sur la question de competence soulevee par le recourant, le Juge de Paix du cercle de Villeneuve a indique tenir sa competence en la cause de l'art. 31, litt. b de la loi cantonale d'execution de la LP, lequel en faisant rentrer dans ses attributions les expulsions ordonnees en vertu de l'art. 282 LP, n'a stipuIe aucune reserve d'uucune sorte, pas plus par rapport au montant du capital en litige que par rapport ä. toute autre chose. Il explique, en outre, que si, dans son jugement, il a dit que Despland etait reellement debiteur de Marquis, ce n'est pas qu'il ait entendu trancher cette question au fond, ce considerant n'ayant d'autre but que de constater la realisation en l'espece des conditions que pnlsuppose l'expulsion d'un locataire ou d'un fermier.

236 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. Statuant sur ces {aits et consüLeranl en droit: I. (Competence; delai.) II. Le recours apparait comme evidemment mal fonde. Tout d'abord, du dossier, il ne resulte aucunement qu'en la cause le Juge de Paix du cercle de Villeneuve ait fait acte d'arbitraire ou ait fait acception de personnes' le recourant Iui-meme n'a rien pretendu de semblable. Le 'jugement attaque ne repose pas non plus sur une interpretation de la loi absolument inconciliable avec le seul sens dont celle-ci soit susceptible. Les couditions que presuppose une ordonnance d'expulsion rend~e s~r. Ia base de l'art. 282 LP sont tout d'abord que Ie fermIer n alt pas paye son fermage a l'echeance et soit de ce chef debiteur du bailleur, puis que le commandement de payer notifie au debiteur renferme l'avis comminatoire prevu a l'art. 312 CO et la menace d'expulsion prevue a l'art. 282 LP. Lorsque le commandement de payer notifie au debiteur n'a pas ete frappe d'opposition, l'autorite competente pour statuer sur Ia demande d'expulsion a simplement pour tache avant d'ordonner l'expuIsion, de verifier si le commandement renfermait bien l'avis comminatoire de resiliation et la menace d'expulsion prevus par la loi et s'il s'est bien ecoule depuis la ~otification de ce commandement un delai de 60 jours au moms; I~ questio~ de s~voir si le fermier dont l'expulsion est reqmse, est bIen debIte ur de son bailleur, se trouve toute r~solue, dans cette, proce.d~re d'expulsion, par le fait qu'il n a pas ete forme d oppositIOn au dit commandement. ~~ revanche, ~orsque le commandement a ete frappe d'op- POSltIO~, le f~rlll1e: contestant devoir, le bailleur ne peut plus requern et I autonte competente en la matiere ne peut plus ordonner l'expulsion du debiteur, sans autre. Toutefois _ contrairement a Ia these du recourallt, - il n'est p;:ts ad:nissible que l'opposition du debiteur puisse retarder l'ordonnance d'expulsion et son execution jusqu'au moment OU le creancier aura pu obtenir un jugement de mainlevee et OU ceI~i.ci s~ra devenu d~finitif en vertu de I'art. 83, al. 3 LP ou Jusqu au moment ou, sur la demande du creancier ou sur celle du debiteur, il aura ete rendu un jugement au fond stal. Rechtsverweigerung und Gleichheit vor dem Gesetze. N° 41. 237 tuant definitivement sur l'existence ou l'inexistence de Ia dette. Le seul effet possible de I'opposition, c'est d'obliger, d'une part, le bailleur a justifier de sa creance d'une maniere compatible avec la procedure sommaire en laquelle l'expulsion peut etre requise et ordonllee, et, d'autre part, l'autorite competente en la matiere a verifier sommairement si le bailleur a reussi dans cette justification. Or, en l'espece, la demande d'expulsion de l'intime a l'encontre du recourant a fait l'objet d'une procedure sommaire au cours de laquelle le Juge de Paix du cercle de Villeneuve a examina, non seulement si, pour la premiere poursuite, N0 3389, le commandement de payer renfermait l'avis comminatoire de resiliation et la menace d'expulsion exiges par l'art. 282 LP et si, des la notification de ce commandement, il s'etait bien ecoule un delai de 60 jours au moins, mais enco re si etant donnees les circonstances de Ia cause, le recou-, . rant apparaissait effectivement comme debiteur, au moins partiellement, du fermage reclame. Sur ce point special, de l'existence de Ia dette, le jugement du 8 mars 1905 temoigne sans doute d'ulle certaine confusion, puisqu'il s'occupe d'une autre creance encore que de celle pouvant justifier la demande d'expulsion, soit de la creance resultant du contrat de vente intervenu entre parties en meme temps que le contrat de bail du 10 mars 1904 ; mais cette circonstance est sans importance en Ia cause, car il est clair que Ie jugement du 8 mars 1905 admet que le recourant se trouve debiteur de l'intime non seulement en raison de ce contrat de vente, mais aussi en raison du contrat de bail et du non-paiement du fermage exigible des le 20 aout 1904. II convient d'ailleurs de remarquer que le dit jugement du 8 mars 1905, sur ce point special, de l'existence de Ia dette, comme sur tout autre point, n'est pas un jugement au fond; il ne tranche cette question que d'une maniere provisoire, et par rapport seulement a Ia demande d'expulsion sur laquelle il Iui incombait de statuer. nest donc impossible d'apercevoir, dans l'application qui a ete faite en I'espece de rart. 282 LP, une interpretation de Ia loi qui se revele comme incompatible avec le seul sens

:238 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. dont la loi soit susceptible et qui, pour cette raison, puisse etre qualifiee de deni dejustice. III. D'ailleurs toute I'argumentation du recourant a cet egard se base sur les termes en lesquels le commandement de payer pour la poursuite pour loyers on fermages notifie au debiteur I'avis comminatoire de resiliation et la menace d'ex_ pulsion prevus par l'art. 282 LP; mais l'avis comminatoire de resiliation, tel qu'il se trouve contenu dans le dit commandement, ne presente lui-meme absolument rien d'irregulier ou d'anormal ; en revanche, Ia forme en Iaquelle est faite la menace d'expulsion, peut preter peut-etre a equivoque; toutefois, Ia mention y relative, contenne dans le commandement de payer, ne dit pas autre chose que ce ci, c'est qu'a defaut de paiement ou d'opposition Ie creancier pourra, sans .autre, requerir l'expulsion de son debiteur, des l'expiration du delai de 60 jours; elle ne dit point, comme semble le ·soutenir Ie recourant, qu'il suffit au debiteur de faire opposition au commandement de payer pour renvoyer I'expulsion jusqu'au moment Oll Ie creancier sera parvenu a obtenir la mainIevee definitive de cette opposition. Mais, si meme cette mention devait etre interpretee d'une fa<i0n differente, soit dans un sens favorable a la these du recourant, elle se revelerait comme incompatible avec Ia loi et, partant, comme impuissante a modifier celle-ci et ä. restreindre les droits du creancier. Et, en tout cas, la premiere interpretation, qui, manifestement, a servi de base au jugement dont est recours, ne saurait etre qualifiee d'arbitraire ni etre attaquee comme constitutive d'un deni de justice. IV. Quant au second moyen du recourant, il est aussi ,denue de fondement que le premier. Apres l'adoption de la LP, le Iegislateur vaudois, ayant ä designer a tenenr de l'art. 23 chiff. 2 de la dite loi quelle serait dans le canton de Vaud l'autorite judiciaire ou administrative, chargee de prononcer l'expulsion d'un locataire ou d'nn fermi er en vertu de l'art. 282 ibid., a, par l'art. 31 litt. b de la loi cantonale d'execution de la LP, du 16 mai 1891, place cette competence daus les attributions du juge de paix, sans reserver a ce sujet aucune disposition du OPO vaud. ou de la loi cantonale d'or- 11. Doppelbesteuerung. N° 42. ganisation judiciaire et sans distinguer non plus les cas dans lesquels il serait fait opposition au commandement de payer de eeux dans lesquels il n'y serait point fait opposition. En se considerant done comme competent en l'espece, soit en admettant que la competence que lui attribue l'art. 31, litt. b, precite, pouvait s'exercer sans etre limitee par les prescriptions des art. 45 OPO vaud. et 105 org. judo vaud. pour d'autres affaires de sa juridiction, le Juge de Paix du cercle de Villeneuve n'a pas interprete la disposition prerappelee, de l'art. 31 litt. b de la loi du 16 mai 1891, d'une fa<i0n arbitraire Oll d'une maniere incompatible avec le seul sens dont elle soit susceptible. Par ces motifs, Le Tribunal federal prononce: Le recours est ecarte. merg!. auel; mt. 43. II. Doppelbesteuerung. - Double imposition. 42. ~{dri( 1)om 15. ~uui 1905 in ~ael;en ~(;edt gegen g;t. ~atrm unb ~ü:ttdj. Begriff der « kantonalen» Verfügung als Voraussetzung des staatsrechtlichen Rekurses an das Bundesge1'icht. (A'ft. 178 Ziff.1 OG). _ Die Erschöpfung des Instanzenzuges ist bei Reku1'sen UJegen Doppelbesteuerung nicht erforderlich. ~ Wo ist das Steuerdomicil ei~les Küchenchefs, der an einem Ort mit seinpf Familie niedergelasslJ1~ Ist, aber an andern Orten Saison stellen bekleidet '! :na~ lSunbe~gerid)t l)at, Oll fiel) ergeben: A. :ner :Refumnt ?lluguft ~&etn, l)on lSeruf .ltoel;, 1ft feit ~(1)ten mit feimet .jJamiUe in Büttel; nieberge(affen, roojel&ft aud) XXXI, L - :1905 :16

BGE 31 I 231 — Tribunal fédéral (ATF via Uni Berne) Partie I 11.05.1905 BGE 31 I 231 — Swissrulings