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Tribunal fédéral (ATF via Uni Berne) Partie I 01.01.1897 BGE 23 I 967

1. Januar 1897·Français·CH·fédéral (ATF via Uni Berne) Partie I·PDF·2,040 Wörter·~10 min·3

Volltext

966 D. Entscheidungen der ~chuldbetr€lbungs_ w:.a~inge~ _ mt~a41tet! (t{ß e~ im Stanion ,8üti41 ~iegenf41aften ~.f(lnben heu, bIe no41 auf ben i)camen ber ~r,efrcm be~ l541ulbner~ emgetra?en geroefen feien; unb ba5 unaMnberIi41e '.J3rin3t~ ber mar,rr,ett. be~ ~runb~totofoU~, roie es bem aur41erif41en lRe41te öu @runb: hege, ~onne au41 ni41t bur41 bie S)inmeifung aur § 70 be~ ~rttlatre41th41en @efe~oud)es be~ Stanton~ ~r,urgau bur41~ orod)en roerben. vie l5d)u(boetreioungs~ unb .lfonfur>3fammer 3ier,t in ~rroagung: 1. menn e~ aud) rid)Ug ift, baB grunbfä~nd) bte @(äuotger für bie ~efriebigung il)rer ß=orberungen' auf bem mege ber ~ro(tng~e):efution .auf b(t~ mermögen U)re~ l541u(bner~ angemtefen ftnb, fo. tft bod) bamit nOd) :ni41t gefagt, ba~ nur fold)e mermö~ gen~ftüde ge~fänbet roerben bürfen, tlon benen e~ tlon tlornl)eteht feftftel)t, baB fie bem ®d)uHmer gel)ören. Unb 3meifeUo~ (äBt baiS ~unbe~gefe~ über 1541u(boetreioung unb Stonfuri3 aud) bie '.J3fän~ bung folu)er merte au, beren ,8ugel)i.\rigfeit 3um mermögen be~ ®d)ulbneri3 tlorberl)anb no41 ftreitig ift (tlergL m:rt. 106-109,95, ~(bfa~ 3 be~ ~etreioung5gefe~e~). @i3 fönnte fid) be~r,aIO fragen, 00._ md)t f41 0:1 tlon biefem @eiid)ti3~unfte aus bie angefod)tene qstan~~ng . aurre~t erl)~~ten ltlerb:n muife, Nt Ctn3unel)men tft, baB t:.:r @(auotger bIe ge~ranbeten ~tegenf41aften als @igentum feinei3 ~~u(bneri3 oecmfprud)e unb man es bel11nad) mit mermögens~ ltuden au tl)un l)at, beren ,8ugef,li.\rigfeit öum mermögen be~ l5d)u[bner~ aroar nid)t feftftel)t, bie aoer bod) tlorliiufig bi~ öum m:u~trag bes bal)erigen ®treite~ als ~fänb6ar öU oetrad)ten finb. 2. illogefcgen aBer f,liertlon mus bie iSfiinburtg aud) au§ ben bon ben fan!ona(en m:ufiid)tsbcl)örben angefül)rten @riinben ge~ f41ü~t roerben. :Die lRefumntin gieot feloft OU, baB ba5 el)eH41e @ütertlcrl)iiftnii3 ömifd)en tl)r unb il)rem @I)emanne bur41 tl)ur~ gcmif41ei3 ined)t oel)etri41t ift unb baf; besf,lctf6 l)ierauf (md) § 70 bes tf,lurgauifd)en ~rh.latred)tHd)en @efe~6ud)ei3 m:muenbung finbet, ber lautet: ,,:Die ß=rau roirb nicf)t S))eitf41ulbnerin ber tlom @l)e~ "gatten eingegangenen meroinblid)feiten; nur tf,lr eingeora41tes ,,~ut l)aftet mit für bie l541ufben ber @l)e unb für bie borel)e~ "hd)en l5d)lllben be~ mannes. 11 m:ngefi41ts biefer ~eftimmung f~nn es aber ba:auf .i'tbe:f,lall~1 nid)t anfolnnten, baB uad) aürd)e~ ttf41em 1fted)t fur Ne U6ereiguung einer megenl41aft au41 in und Konkurskammer. No 135. 967 10ld)en ß=äUen bie fanöletif d)e ß=ertigung erforberfid) tft. venn menn aud) anouneI)men roüre, baB megen bes 'lRange(§ ber m:n~ metfung im @ruubBud) bas @igeutum ber ~iegenfd)Clften oei ber ~l)efrau tlerolieoen f ei, fo mürbe ba~feloe hOd) nad) ber ma13~ .gebenben tl)urgauifcf)en @efe~gebung für ®41ulben be~ @l)emannei3 mit ~ef d)lag oelegt roerben bürfen; unb mte bem bCt~ 3ürd)erifd)e ~rin3i~ ber mal)rr,eit be~ @runbl'rotofoUs entgeg~nfteI)en f QUte, tft nt41t a03ufel)en. :Demnad) I)at bie ®d)ulboetreibungsc unb Stonfur~fitmmer erfetnnt: :Der lRefurs mirb aogeroiefen. 135. A.rret du 8 jltin 1897 dans la cause Pittet. I. - Sur requisition d' Alphonse Vallotton,a Lausanne, l'office des poursuites de Montreux a notifie, sous pli charge, un commandement de payer a « Judith Pittet, precedemment ä Montreux, actuellement a Annemasse, France. » II. - Iuvoquant l'art. 17 LP., dame Pittet a demande a l'autorite inferieure de surveillance d'annuler ce commandement de payer. Elle exposait qu'aux termes de l'art. 46 LP. ]e for de la poursuite est au domicile du debiteur, que la debitrice, domiciliee a Annemasse, ne pouvait des lors etre poursuivie a Montreux, qu'elle n'etait d'ailleurs dans aucun des cas Oll la loi permet la poursuite en Suisse d'un debiteur domicilie a l'etranger. L'autorite inferieure ecarta cette plainte eu se fondant sur ce que « la notification ayant ete faite par la poste, sous pli » charge, l'art. 66, al. 3 LP. paraissait avoir ete observe. » IH. - Dame Pittet reprit ses conclusions devant l'autorite superieure de surveillance du canton de Vaud, en faisant observer qu'elle ne s'etait pas plainte du mode de notification du commandement de payer et qu'elle n'avait pas invoque l' art. 66, mais bien l' art. 46 LP. L'autorite cantonale ecarta, elle aussi, la plainte. Son prononce se fonde essentiellement sur les considerauts suivants:

D. Entscheidungen der Schuldbetreibungs_ Malgre son dire, dame Pittet s'est plainte du mode de notifi-. cation du commandement de payer. En effet dans son recours p~mitif, elle declare expressement que, , se pla<;ant sur Ie terram de l'art. 17 LP., elle critique Ia notification de Ia dite piece. Or le procede de l'office apparait comme absolu- ~ent regu~er a~ regard de l'art. 66, al. 3 LP. D'autre part,. I art. 46 n a pomt Ia portee que lui attribue Ia plaignante. Il se borne a sanctionner l'unite du for de Ia poursuite en Suisse. IV. - Dame Pittet a renouveIe son recours aupres du Tribunal federal: Si Ia pIaignante a invoque l'art. 17 LP., c'est parce que cet articIe regle Ia procedure a suivre pour les recours contre une mesure contraire a la loi. D'ailleurs l'autorite cantonale interprete a tort l'art. 46 comme ne r~glant qu'une question de droit intercantonal et comme ne touchant en rien Ies rapports internationaux. Si l'art. 46 avait cette portee, l'art.50 perdrait sa raison d'etre. Dans sa reponse, l'autorite vaudoise de surveillance se refere aux motifs de son prononce. Statuant sur ces faits et considerant en droit : 1. - Les instances cantonales ont admis a tort que Ia recourante se pIaignait uniquement du mode de notification du commandement de payer (art. 66 LP.). Des divers recours de dame Pittet, il ressort I3D effet tres ciairement, que celle-ci ne s'est jamais plainte du mode de notification du commandement de payer, mais a incrimine cette notification seulement parce que le for de Ia poursuite n'etait pas a Montreux. C'est ce grief que le Tribunal federal doit examiner. 2. - Or il est etabli en fait que, au moment OU Ia poursuite a ete entreprise, la re courante etait domicilüle aAnnemasse (France), non plus a Montreux. TI n'a pas ete soutenu d'ailleurs qu'elle possedä,t a Montreux un etablissement ou qu'elle y eut eIu domicile pour l'execution de l'obligation objet de Ia poursuite. Les prescriptions des art. 46 et 50 ne s'appliquent des 10rs pas a elle. TI n'a pas non plus ete opere de sequestre a Montreux au prejudice de Ia re courante, selon I'art. 271, et 3tIontreux ne saurait donc pas davantage etre considere comme for du sequestre. und Konkurskammer. N0 135. 969 3. - Il suit de la que la re courante ne peut pas etre poursuivie au for de Montreux. Le for de Ia poursuite est eneffet determine d'une fa<;on complete par Ia loi sur Ia poursuite, notamment par les art. 46 a 55 de cette Ioi. (Voir toutefois, en ce qui concerne les recIamations de droit public, l'arret du Tribunal federaI du 16 mars 1897, dans Ia cause Bloch.) Cela resulte d'une maniere evidente soit des termes memes de ces dispositions; soit de leur rapprochement. L'art. 46 pose Ie 'principe que le debiteur doit etre poursuivi a son domicile. Les articles suivants, qui etablissent les exceptions a ce principe, determinent les cas ou un debiteur domicilie a l'etranger peut etre poursuivi en Suisse et fixent en meme temps le for ou cette poursuite doit avoir lieu. En dehors de ces cas, Ia loi ne decIare competente pour la poursuite d'un debitenr domicilie a l'etranger aucune auto rite suisse, et le dit debiteur doit des 10rs etre poursuivi a son for etranger. On ne saurait deduire une solution differente de l'art. 66, al. 3, de Ia loi sur Ia poursuite. Cette disposition n'a trait qu'au mode de notification des actes de poursuite et ne vise que les cas OU, d'apres les regles etablies en matiere de for par la loi sur la poursuite, un debiteur domicilie a l'etranger peut etre poursuivi en Suisse. L'autorite cantonale parait avoir ete portee a une opinion contraire par I'art. 59, al. 1 er, de la Constitution federale. Mais la loi sur la poursuite ne renferme pas une simple application de la garantie etablie par l'art. 59, al. 1 er, de la Constitution federale en faveur du debiteur solvable ayant domicile en Suisse. Elle regle au contraire - en vertu de la competence legislative conferee a la Oonfederation par l'art. 64 de la Oonstitution federale - le for de la poursuite d'une maniere generale pour toute la Suisse, tant pour les debiteurs domicilies a l'etranger que pour ceux domicilies en Suisse. Les travaux preparatoires de la loi confirment cette maniere de voir. Le projet du Oonseil federal du 23 Mvrier 1886 avait etabli une distinction entre, d'une part, les debiteurs solvables domicilies en Suisse et, d'autre part, les debiteurs non domicilies en Suisse ou insolvables. Pour ceux-la, le for de Ia pour-

970 D. Entscheidungen der Schuldbetreibungssuite etait, en matü3re de reclamations personnelles, le for du domicile (art. 55). Quant a ceux-ci, ils pouvaient etre poursuivis, soit au lieu ou ils sejournaient, soit a celui ou se trouvaient les biens qui leur appartenaient, soit enfin au lieu ou l'obligation fondant Ia poursuite devait etre executee (art. 59). Au cours des debats, ces dispositions furent modifiees. Le for du domicile fut etabli d'une maniere generale, et non pas seulement pour les debiteurs domicilies en Suisse ; un for different ne fut cree pour les debiteurs domicilies a l'etranger (pour les reclamations personnelles depourvues de garanties reelles) que dans le cas de sequestre (art. 52 LP.), de retablissement commercial (art. 50, al. 1 er) et du domicile elu (art. 50, al. 2). L'art. 70 du projet issu du deuxieme debat disposait encore que les debiteurs sans domicile en Suisse pouvaient etre poursuivis ou ils se trouvaient. Mais lors de la revision definitive du texte, les mots « en Suisse » furent supprimes, vu que, comme le fit remarquer l'auteurde Ia proposition, cet article ne pouvait pas signifier que des personnes domiciliees a l' etranger seraient poursuivies en Suisse au lieu de leur sejour. Cet historique de la loi prouve nett,ement que le Iegislateur a entendu regler d'une maniere complete le for de la poursuite. 11 en resulte qu'un debiteur pour lequel il n'existe aucun for legal de poursuite en Suisse ne peut pas y etre poursuivi et que le Iegislateur n'a intentionnellemen t voulu autoriser une poursuite en Suisse contre les debiteurs domicilies a l'etranger que dans les cas limitativement prevus par Ia loi. Tel qu'il a ete determine par Ia loi du 11 avril 1889, le for de Ia poursuite parait du reste repondre suffisamment aux exigences pratiques. Par ces motifs, La Chambre des poursuites et des faillites prononce: Le recours est declare fonde et les decisions des autorites cantonales de surveillance des 29 mars et 3 mai 1897, ainsi que Ie commandement de payer du 5 mars 1897 (N° 8509), sont annulees. und Konkurskammer . N° 136. 971 136. ~ntfef)et~ \.lom 22. ,3uni 1897 tn l.5ad)en ~rrgemeine ~argaui1ef)e ~rf~arnißtaHe. I. ~m 11. ,sanuar 1897 ~fi'tnbfte ~aß metreiOungßamt ,8e3\l.l~1 bem Sof)ann S)einrief) SJJCi'trfi, lll(ilUer ~afe16ft, für eine ,8inß" for~et'ltng ~er ~Ugemetnen ~argauifef)en ~1:Parniß.faffe \.lon 340 ~r. \.lerfef)ie~ene 3mmooHien. Uün 8. ~e6ruar tumbe an biefe l,ßfiinbung ?notar 3of)ann m3iild)li in 1Reinaef) für eine ~or~erung Mn 200 ~r. angeiÜ)loffen. S)ierauf 6efd)\l.lerte flef) Sof)ann IDSälef)li gegen ~aß metrei6ung~amt ,8ejtul)1 6ei ber untern m:uf" fief)t~6e~ör~e un~ uer{angte unter 18erufung auf ~rt. 95 ~eß Q3etrci6ungßgefe~eß, ~a~ für feine ~or~erung oeluegUef)eß )l3er~ mögen ~eß l.5d)uf~nerß ge~fiin~et \l.lerbe. :iDurd) ~ntfef)ci~ \)Om 22. ~rU 1897 entf~rad) ~er @erief)tß~ri'tft~ent \.lon $turm blefem mege~ren, in~em er ar~ erfteUt annaf)m, ~af3 ~er ~ef)ul~ner SJJCärfi ~fiin~6are metuegHd)fettcn 6efi1?e, ~ie nad) m:rt. 9D ~I)I· 1 beß metreibung~gefe1?eß in erfter 2inie f)iitten ge~fiin~et u>er~en foUen. 0emgemii~ \l.ließ er ben metrei6ung~6eamten UOlt ße3u>~1 an, \.lorerft ~ic \.lOr~anbenen ~fi'tnb6aren SJJCo6Uien 3u ~ri'tnben; gletd)3eitig ~06 er ~ie megenfef)aft~pfiin~ung l)om 11. 3anuar un~ 8. ~ebruar 1897 auf un~ or~nete ~ie~6e3üglief) an, bau baß un" beu>egHef)e )l3ermögen erft ge~fi'tnbet luer~en foUe, \l.lenn ~aß 6c" tl.legHd)e aur :tleetung ~er ~or~erungen nief)t f)inr:~~en fo~te. motar m3i'tlef)H 30g ~ielen ~ntfef)ei~ ,lll ~te 06ere m:uf1tef)t~6ef)or~e )l.\etter, ~ie ~enfe{oen unterm 19. SJJCai aurf)06 un~ edannte: I! 1. .l8ei ber 2iegenfd)aftßl'fänbung 3u ~ltl1ften ber ~Ugemetnen fI ')(argQuifd)en ~rf:p(trnißfane in Illarau :per 340 ~r. unb öu ,,@unften be~ ?notar m3i'tfd)H in 1RdIHtd) ~er 20.0 ~r" \.lo:g~~ IInommen gegenüber bem l.5d)ul~ner ,3of)\mn S)~tnnc'() SJJCar~, I! SJJCiiUer in ,8e3\l.l~I, am 11. Sanuar, OC311). 8. 1Je6ruar 189 (, lJf)at e~ fein )l3erblet~en. _....,..,. 2. :tlie 6eim gfetd)en Jof)(tnn .\dentttef) SJJCadt am 2,. ~~tt( ,,1897 uorgenommene l,ßf&nbung \.lon ~Qf)~f)abe~egel~fti'tnben ol~6t "mit meaug auf ~ie ~orberung ~eß ~o:ar ~. ~ald)~t :per :?O n-r. #!oefte~en, \l.lirb ~agegen aufgef)06en, l0\l.lCtt ltef) blefe l,ßtan~ung ,,\)On ~al)rniifen auf ~ie 340 ~r.6etragen~e ~or~er~ng ber ~U~ "gemeinen ~argauifd)en ~rr:parntßfane in m:arau erltreetL"

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