I 778 ß. Civilrechtspflege. feftge~atten. ~a~ bcr ~enagte aum ~e3uge ber 6ei ber ~anf in 2u3ern eintie3n~ften stommanbiteinlage unb au beren ~er\l.1enbung ou @efeUfd)nft~3\l.1ecfen bered)tigt \l.1ar, aud) bie @efeUfd)aft~gelber bei einem nnbern ~ant~aufe anlegen burfte, tft \.lon ber ~orin~ ftan3 \.löUig 3utreffenb au~gefü~rt \l.1orben; eine \.lertrag~\l.1ibrige ~er\l.1enbung ber stommanbiteinlage ober anberer ~~eHe b~ @e~ feUfd)aft~\.lermögen~ 3u jßri\.lat3\l.1ecfen beß ~efiagten aoer tft \.lom sträger nid)t be~a~tet unb nod) \l.1eniger Md)ge\l.1tejen worben. ~ß fann fid) aifo, bit anbet\l.1ettige imomente tn ber stlitge nid)t geHenb gemad)t tuorben finb, nur fritgen, 00 nid)t ba~ ~a3arb~ fl'te! be~ ~eflagten ben stläger au foforttgem iRücftritte \.lom ~er~ trage Oered)tige . .3n bieier iRid)tung ift an3uerfennen, baa unter Umftänben bie imitgefeUfd)itfter au fofortiger ~ufIöfung ber @e~ feUfd)aft bered)tigt flnb, \l.1enn ein @efeUfd)aftet fid) bem ~a3arb~ fl'tere ergibt, unb 3tuitr o~ne 1Rücffid)t barQuf, 00 e~ fid) gerabe um ftaatIid) \.lerootene ober um gebuIbete ®l'ie(e, um teine @fücfßfl'iele ober um ®l'tele ~anbeft, oei tueld)en neben bem 3u~ faU aud) @efd)icflid)feit ober ~eted)nung eine getuiffe 1RoUe fl'iden. ,8tunr liegt ia in bem ~a3arbfpiele beß @efeUfd)aftet~ fein ~er~ ftoa gegen \.lertragHd)e ~etl'fIid)tungm unb, aUd) infotueit a!~ e~ fid) um ftaatlid) \.lerbotene ®piele ~anbeft, feine unerlaubte ~anb~ lung gegenüber ber @efeUfd)aft. ~Uetn a15 tutd)tiget @runb tm ®tnne be~ ~rt. 547 D.~1R. fann aUd) ein anbet\l.1eittge~ ~er~ ~aaen beß @efeUfd)after~ tn ~etrad)t tommen, fofern eß eben geeignet 1ft, bie tuefentHd)en ~orau~fei?ungen, unter tueld)en ber @efeUfd)aftßtlertrag abgefd)roffen tuurbe, ag ~infäUig erfd)einen au (affen. ~ieß trifft mm bann au, tuenn ber @efeUfd)after ber ®l'teUeibenfd)aft ht einer )fieife frö9nt, bafl er baburd) feine tuitt9fd)itftHd)e Bage ober $trebtt unb ffi:uf ber @efeUfd)aft unb ber @efeUfd)after gefä~rbet unb bamit . bai3 ~ertrauen, tueld)e~ bie imitgefeUfd)after oei ~fd){uu bei3 ~ertrage~ in i~n, a~ orbent~ ftd)er @efd)Qft~mann, fe~en fonntett, \.lerfd)eröt. I)(un tft aber im \.lorfiegenben ~aae tuo~( feftgefteUt, bafl ber ~enagte tuteber90rt unb um nid)t gan5 unbebeutenbe ~eträge tm sturfaaIe au Buaern ~accarat (tute aud) ~araque) gef:pielt ~at. ~agegen ift nid)t er~ miefen, bat er burd) fetn ®:pie!en feine Öfon~mifd)e Bage irgenb gefä~rbet ~abe; \.lielme9r erfd)etnt biei3 nad) ben t~atfiid)Ud)en IIL Obligationenrecht. N° 109. 779 ~eftfteUungen ber ~orinftan3 a{~ au§gefd)Ioffen, ba ja ber ~e~ nagte ftetß nur fe9r tlorfid)tig gefl'tert ~aben foU. ~afl ber str~ btt ober 1Ruf ber @efeUfd)aft burd) ba~ ®l'ie1en bei3 ~efragten gefd)iibigt tuorben fei, ~at ber $träger feIoft nid)t be~aul'tet unb e~ fann biefer um fo tueniger bie fofortige ~ufIöfung ber @cfeU::: fd)aft \)erlangen, al5 ja oie ~orinftan3 feftfteUt, er ~abe bereiti3 bei ~ofd)rufl be~ @e;eUfd)afti3\)ertragei3 gemuflt, bafl ber ~enagte fid) an ben ®pieren im sturfaa!e bet~emge. ~in mid)ttger @runb im ®inne bei3 ~rt. 547 D.~iR. fiegt bemnad) nid)t \.lor. 4. .3ft fomit bie \.lorinftan3Ud)e ~ntfd)etbung in ber ~aupt~ fad)e einfad) an brftätigen, fo muu e~, tute b~ ~unbei3gerid)t bereit~ ~äufig au~gefprod)en ~at, aud) im stoftenl'unfte bei bel'::: femen fein ~etuenben ~a'6en, ba eß fid) bei ~edegung ber stoften febigHd) um ~ntuenbun9 beß fantonalen @efei?eßred)te~ ~anbelt. ~emnad)· 9at baß ~unbe~gerid)t erhnnt: ~ie )fieiter3ie~ung beß stHigerß tutrb a(ß unbegrünbet abge~ tutefen unb ei3 ~at bemnad) in itUen :t~eilen bei bem angefod)tenen .. Urt~eUe beß Dbergerid)tei3 bei3 stanton~ 2uaern \.lom 9. &uguft 1890 fein ~wenben. 109. Arret du 24 Octobre 1890 dans la cause Joyet contre Schneider. Par jugement rendu les 27 Aout, 2 Septembre 1890 la Cour chile du canton de Vaud, statuant en la cause pendante entre parties, a admis les conclusions de la demanderesse veuve Schneider, en les reduisant toutefois a la somme de 800 fr. et prononce en consequence que Samuel Joyet est debite~r de la veuve Schneider et doit lui faire prompt paiement de la dite somme, avec interet a 5 % des la demande juridique. " C'est contre ce jugement que le!; deux pru.'tles ont recouru au Tribunal federal, concluant a l'adjudication des conclusions
I I 780 B. Civilrechtspllege. par elles prises en premiere instance: le recours de veuve Schneider n'etait intmjete qu'eventuellement, c'est-a-dire pour le cas seulement Oll le defendeur Joyet exen;erait de son cote un recours dans le delai legal. Dans leurs plaidoiries de ce jour, les conseils des parties out repris les conclusions formulees dans leurs recours respectifs. Statuant en la cmtse et considemnt : 1. En fait: Comme resultant des constatations de la Cour cantonale : 1 ° Le 21 Octobre 1889, veuve Anna Schneider, domiciliee a Prilly-Chasseur, rentrait chez elle entre 6 et 7 heures du soir. Elle se trouvait sur la route de Lausanne a Echallens dans la traversee du hameau appeIe l'Union, lorsqu'elle fut rejointe par J.-S. Joyet, qni rentrait avec son char a Cheseaux ; la nnit etait pluvieuse et obscure et le vehicule de Joyet, muni de grelots, n'etait pas pourvu d'une lanterne. Veuve Schneider, portant une lanterne et un parapluie, "cheminait dans le mediIlon qui longe a droite la voie ferree, quand entendant du brnit qu'elle crut provenir du train et s'etant tiree un peu a droite sur l'accotement gauche de la route, elle fut renversee brusquement par le char de Joyet survenant derriere elle; sa lanterne fut brisee et les eclats de vitres furent retrouves le lendemain epars dans le mediIlon. Lorsque ce choc se produisit, l'attelage de Joyet marchait avec une vitesse acceIeree ; a quelques pas en arriere, le char de Joyet cheminait sur l'accotement droit de Ia route, et depassa deux personnes qui se sont gare es sur le trottoir. Veuve Schneider, reIevee par diverses persollnes qui se trouvaient sur le theatre de l'accident, aidees par le sieur Joyet, fut transportee a son domicile assez grievement blessee. Les medecins appeles a soigner la dame Schneider ont, dans un rapport du 1 er Fevrier 1890, estime que la victime de l'accident a subi une incapacite totale de travail de 6 semaines au moins, et une incapacite partielle de travail durant encore lors de la redaction du rapport, et devant se III. Obtigationenrecht. 1'\0 109. 781 prolonger penclant un certain temps ensuite des lesions n~n encore gueries du genon et du pied, ainsi que cl'un certam degre de debilite generale et d'ebranlement nerveux resultes cle l'accident. A l'audience du 27 Aout 1890, les memes medecins ont constate que la contusion clu genou gauche et l'entorse du pied droit de veuve Schneider n' etaient pas encore comp!etement gueries et qu'elle est encore genee dans son travail ; ils ont estime. en outre, qu'un repos de trois mois lui etait encore neces~aire, sans qu'au bout cle ce Iaps de temps la guerison soit certaine. . ' . La dame Schneider, clemeuree veuve depms une dlzame d'annees avec neuf enfants, clont elle a du elever sept, et dont deux ne gagnent P3;s encore leur vie, gaguait quotidiennement de 1 fr. 50 c., a 2 francs comme menagere, plus la nourriture; avant l'accident qui l'a atteinte elle etait affectee de smdite, et posterieurement a l'acciclent elle a .declare qu'elle avait tire sur la clroite, croyant entenclre arnver un train montant. 20 C'est a la suite cle ces faits que veuve Schneider a ouvert a S. J oyet une action en dommages ~nterets ,.deva~t l~ Cour civile du canton de Vaucl, concluant a ce qu il plaIse a ce Tribunal prononcer par senten ce avec depens ~ll'e~ re~a ration du clommage qu'il lui a cause, S. Joyet dOlt Im faIre immecliat paiement cle la somme de 3000 fr., moderation de justice reservee, avec interet an 5 % l'an des la demande juriclique. , ., . Le defenseur a conclu avec depens a liberatIOn cles cOllclusions de la demancle. Statuant Ia Cour civile a prononce comme il a ete dit plus haut; elle ~ estime entre autres qu' en imprimant a son char une vitesse acceIeree en traversant un hameau populeux, et en ne munissant pas ce vehicule d'une lanterne, Joyet a commis une faute ayant cause a la demanderesse un donmlage dont illui doit reparation a teneur cle l'art. 50 C. O. ll. En droit : . . 30 Les diverses circonstances clans lesquelles s'est produit
78'2 B. Ci vilrechtspllege. l'accident, constatees par Ie jugement cantonaI, impliquent incontestablement a Ia charge du sieur Joyet une negligence ou une imprudence, dont il doit etre tenu de reparer Ies consequences aux termes de l'art. 50 C. O. Cette responsabilite resulte en particulier du mit que Ie recourant, au moment de l'accident, traversait par une nnit obscure, un hameau populeux avec une vitesse acceleree. c'est-a-dire superieure a Ia marche normale (Fun vehicule, et ce en contradiction directe avec Ia disposition de l'art. 39 de Ia Ioi vaudoise sur Ia police des routes du 20 Janvier 1851, portant interdiction a tous conducteurs de chars et de voitures, « de laisser prendre aleurs chevaux dans les villes, villages, ou autres lieux populeux, Ie galop ou une allure qui puisse compromettre Ia sftrete des citoyens. » L'imprudence dont Joyet s'est rendu coupable emprunte un degre particulier de gravite a Ia circonstance, egalement constatee par le jugement cantonal, qu'il avait aperl,(u en avant de son char Ia dame Schneider cheminant sur Ia route avec une lanterne, et que, Ioin de moderer a partir de ce moment, l'allure de son attelage, il Iui fit prendre on maintint tout au moins Ia vitesse dangereuse qu'il lni avait imprimee, au risque de ne pouvoir le retenir a temps en cas de collision imminente avec un pieton. 4° Le fait de n'avoir pas muni son char d'une Ianterne, qui en eilt decele l'approche et indique Ia direction, constitue egalement dans Ies circonstances de la cause, une negligence ayant certainement contribue a determiner I'accident. Bien que Ia loi cantonale n'impose pas cette precaution d'une maniere imperative, son omission dans une nuit pluvieuse et obscure, et sur une route rendue particulierement perilleuse par l'existence d'une voie ferree sur son aire, engage incontestablement Ia responsabilite civile du recourant. C'est donc a juste titre que Ia Cour cantonale a admis Ie principe de cette responsabilite a Ia charge de S. Joyet. 5° En ce qni concerne Ia quotite de l'indemnite, il n'apparait pas qu'en Ia fixant a 800 fr., Ia Cour, eu egard au gain journalier de Ia veuve Schneider, a Ia duree de l'incapacite IlI. Obligationenrecht. N° 110. 783 totale et partielle de travail dont elle a souffert, et a Ia circonstance qu'aucune faute n'a ete constatee a sa cha~ge,. ait faussement apprecie Ies faits de Ia cause ou mal apphque .Ia loi. En ne recourant qu' eventuellement contre cette a ppreclation et en acceptant le chiffre en premiere ligne, Ia veuve Sch~eider en a d'ailleurs implicitement admis Ia justesse. TI y a donc lieu de maintenir egalement, de ce chef, Ia sentence des premiers juges. Par ces motifs, Le Tribunal federal prononce: Les recours sont ecartes et le jugement l'endu par Ia Cour eivile du canton de Vaud Ies 27 Aoilt et 2 Septembre 1890 €st maintenu tant au fond que sur les depens. 110. Utt~eH \,)om 25. Dttolier 1890 in Elacl)en lcl)metö' Unfan~\,)erftcl)erung~gefenfd)aft in flliinter t 9ur gegen 3immennnnn unb @enoHen. A. ~urd) UtigeU bom 28. ;juni 1890 9at ba~ Doergericl)t be~ stanton~2uoern erl'annt: 1. ~ie lBenagte 9aoe bie merfid)etung~fumme bon 10,000 %r. nut ~once 14647/10728 bel' o~f(agt,en ~efeltfcl)a!t fa~t bel~ \)On utfoi~ flliibmer, gettlefenen utmt~fd)rellier tu €5~~f~etm mtt ber~ tdoen unterm 5./15. [JCö'~a 1879 gegen ~Ob etugegange~;n mer~ fid)erung~tlerttag neoft 3in~ feit 1. ~tpnt 1886 an st{ager an~ auerfennen unb au lieöa9{en. ," .. 2. Elomeit iWer bie ergangenen ~roae~foften oerett~ befimtitl entfcl)it'ben murbe, ~aoe e~ 9ieoei fein. lBem:nben. . ". ;jm fllieitern 9Cllie bie stlö,gerfd)aft tljre fammthd)en :perio~hd)en ~arteifoften fomie bie S)ätfte. i9te: ut~maIt~foften. an ftd) au tragen; alte mettern stoften tu oelben ,Jnftan3en falten bagegen ber lBef(agten 3ur BafL ~iefefoe 9aoe !omU an bie sträger:fd)aft eine stoften\,lergütung 3u teiften \)On 589 %r. 45 ~t~.