264 B. Chilrechtspflege. 3. 5IDa§ bie Weoenfo{gen bel' 6d)eibung cmbefangt, fo fann nad) bem fBemedten nid)t ameifeU)aft fein, baß bel' ~9emann al5 bel' illiermiegenb fd)ulbige 't~eiI au erlliiren unb al5 fold)et dU einet angemeffenen ~ntfd)äbigung an bie .reUigerin 3u bernrt~ei1en fft. ®eHift menn, ma~ mangeI5 einer fBemei5fü~rung nid)t 3u lieurt~eHen ift, bie ~gefrau bem lJJCanne au fBe)d)metben einige meran{affung foUte gegeben ~ilBen, fo märe bod) beffen lSend)men, bie &rt unb jffieife, mie er feine g:ilmiIte im ®tid)e geraffen l)at~ nid)t dU red)tfettigen. jffia~ ba~ lJJCal3 bel' ~tfd)iibigung (moe~ fangt, fo erfd)eint e~ in 5IDürbigung aUer mert}ärtniffe, in5befon:: bere menn in lSetrad)t ge30gen mirb, ba~ bie @~efrau gänalid) \,)ermögen~105 unb liebütitig tft, bagegen bel' ~r,emann ein, aUer" btng~ nod) mit einem Wie~oraud)e dU ®unften feilter ®tiefmutter lieIaftetcß neine~ mermögen \)On circa 1400 lJr. ocfi~t, al~ ange~ meffen, biefdoe \tuT ben fBetrag \,)on 500~r. feftaufe~en. 4. :nie QU~ bel' ~r,e ljcr\,)orgeg\tngenen .reinbet finb gemiiß bel' in &1'1. 129 beß ocrneriid)en ~ibilgefe~e,6 aufgefteUten lRegeI bel' ~l)efrau a!,6 bem unfd)ulbigen 't~eiIe 3u3uf:pred)en. ~iebon aOaU" geljen liegt um fo meniger ein ®runb bor, a{~ Oißljer bel' lSeflagte fid) um bie .reinber in feiner Jilleife oefiimmert ~at. :ner ~mmen" tationßueitrag, me(d)er bem fBetragten auferlegt merben mu~, tft!" mit lRüdfid)t \tuf bie medjärtniife bel' jßarteien auf jiir,rHd) 80 lJr. für iebe~ .reinb au oeftimmen; ba anauneljmen ift, bal3 Me .reinbel' mit 3urüdgeIegtem fed)3e~ntem IlUterßjaljre merben etttleroßfär,ig merben, fo ift biefer lSeitrag liiß 5u bieiem Bettj)unfte 3U cnt:: rid)ten. :nemnad) 9at bQß fBunbe~getid)t edannt: 1. :nie Jilleiteraier,ung ber .reriigerin mirb Q{~ 6egrünbet edliirt unh e~ mitb in &oänberung bel' angefod)tenen ~ntfd)eibung be~ &:Pl'eUation~~ unll .reaffQtionß~ofe,$ bCß ~anton~ lSern bOUl 16. lJc~ brnar 1889 bie 3mifd)en ben .2ttiganten Befteljenbe @lje giinön~ getrennt. 2. :nie QU~ oer ~l)e ljetbOtgegangenen stinber &lfreb, llluboir unb ~fife finb bel' IJJCutter am ~3teljung unh jßf!ege augef:prod)en unh eß ljat bel' lSd!Qgte für jebe,6 .reinb, je J.)i~ aum aurüclge1eg~ V. Haftpflicht der Eisenbahnen bei Tödtungen und Verletzungen. N° 42 265 ten fec9öeljnten <,er§jaljr: be~f:f6en, einen bieddlii9d~d);m ?Bo~ rau~ 3aljT6aren ~hmentationßbettrag i)on 80 lJr. (ad)totg l)'ranfen) 'a~rndj 3U {elften. .." . , J 3. :tJer fBd!Qgte t;at af~ id)uIbtget 'tljetf bel' .relag~m eme ~ntfd)äbigung i)on 500 lJr. (fünTljunbert lJtanfen) au tetften. V. Haftpflicht der Eisenbahnen bei TOdtungen und Verletzungen. Responsabilite des entreprises de chemins de fer en cas d'accident entrainant mort d'homme ou lesions corporelles. 42. Arret du 23 Fev1'ier 1889 dans la cause Apotheloz contre Suisse Occidentale-Simplon. Le recourant reprend les conclusions par lui formulees devant les instances cantonales, tendant ä. ce qu'll plaise au Tribunal: 10 Condanmer la Compagnie des eh emins de fer S. O.-S. ä. payer a F.-L. ApotMloz la somme de 8000 francs, ou ce que justice connaitra, pour le prejudice qui lui a e16 cause par l'accident dont II a ete victime le 30 Aout 1886 a la gare da Fleurier. 20 Condamner la dite Compagnie aux frais de l'action. La Compagnie S. O.-S. a conclu a ce qu'll plaise au Tribunal federal confirmer le jugement dont est recours. Ou"ile Juge delegue en son rapport. Statuant et considerant : En {ait .. , " . . 10 Le demandeur TMophile-Louis Apotheloz etalt mguilleur au service de la S. 0.-8. a la station de Fleurier, et percevait en derniar lieu en cette qualite un salaire annuel de 1020 fr.; II etait aussi employe au chargement et au dechar-
266 B. Civilrechtspflege. gement des wagons de marchandises. Le 30 Aout 1886, a 3 heures environ de l'apres-midi, il eut la jambe fracturee ensuite du tamponnement, par un train de ballast, d'un wagon qu'il etait occupe a decharger. C'est ensuite de cette lesion qu'il ouvrit a la Compagnie S. O.-S. une action en paiement de 8000 francs de dommages-interets. Aux termes du jugement dont est recours, l'accident s'est produit dans les circonstances ci-apres : Les sieurs Quadri freres, a Couvet, avaient entrepris les travaux de terrassement et de pose de la ligue ferree Fleurier-Buttes. Le 30 Aout 1886, a 3 heures environ de l'apresmidi, Fun de ces entrepreneurs, Dominique Quadri amenait a la gare de Fleurier en venant de FEst un train de ballast provenant des tranche es de cette ligne en construction. Dans le but de faire entrer ce train sur la voie en cul-de-sac de Ia halle aux marchandises, Quadri, apres avoir tourne une aiguiIle, dirigea le dit train par Ia voie d'evitement, sur laquelle stationnaient a ce moment cinq wagons; dans le dernier de ceux-ci (Ie plus eloigne de l'aiguiIle), arrete devant la porte de la halle aux marchandises, se trouvaient deux employes de Ia Co~p~ie, Apotheloz, aiguilleur, et Huguin, pointeur, qui travaillarent au dechargement et au pointage des marchandises. Pour obtenir sur la voie d'evitement la place necessaire a la manrnuvre qu'il executait, Quadri fit refouler au fond de Ja voie du cote ouest, par 1e train qu'il dirigeait, les cinq wagons qui se trouvaient pres de la halle; il effectua ce refoulement en tamponnant les dits wagons par son train, qui les mit en mouvement dans Ia direction de l'ouest. Apotheloz et Huguin n'avaient pas ete avertis de cette manrnuvre; Quadri pretend, en revanche, avoIT donne un signal au moyen du sifflet de la 1ocomotive. Un jeune homme qui vit le train manrnuvrer et s'approcher du wa,?on en dechargement, cria aux deux employes qui s'y trouvaIent: « Gare! sauvez-vous!» Huguin, qui etait place sur le pont-volant de dlkhargement pour faire le pointaO'e put facile~ent. sauter du wagon dans la halle, tandis qu'A;O~ tMloz, qm etaIt dans le wagon et qui voulut encore enlever le V. Haftpflicht der Eisenbahnen bei Tödtungen und Verletzungen. N° 42. 267 d dechargement fut pris par une jambe entre le mon- Pont e . d-< . 1 t d la porte de la halle et le pont, qm oVla par e moutan e t de recul du wagon' e'est alors que sajambe droite fut veIllen ' 'aveIllent fraeturee. . gr A tMloz fut transporte aussitot a l'hOpital de Fleuner. L P~deein constata une fracture de la jambe compliquee eIll . ta' t avec plaies et decbirures des ti~SUS, sous-cu neds l e ~dusc~laires, et sortie du tibia et du perone : plus tal' e ~o e~m eonstata de la gangrene, de la carie de quelques partIes es os et il dut sortir quelques esquilles. ApotMloz demeura en traitement j?squ'~u 30 ~ou: 1887 ; , tte date soit pendant une annee a partll' de 1 aceident, la a ee , . 1 . COIllpagnie a continue de lui payer son salall'e et Ul a proeure les soins du medecin et les medicaments. . D'un rapport medico-h~gal sigue par quatre mede~ms, .Ie 8 Aout 1888, il resulte en substance que, p.our po~vOlr f~lre quelques pas, ApotMloz doit mettre un soul.ler spe~lal; meme alors, il marehe sur le cöte exterieur du pied drOlt. e.t le ,talon est eompletement tordu. Le pied est dans la pOSItIOn ~ un pied de cheval, la plante en etant tournee en dedans : an tiers inferieur de la jambe droite, on remarque de nombreuses cieatrices adMrant a 1'0s; il y a encore, d'un cöte, de la rougeur et de la douleur a la pression. Les deux fragments de la jambe droite sont soudes dans un angle. o~vert en avant; le fragment inferieur s'eloigne de 3 1/2 centimetres de la perpendiculaire et il existe en outre une dislocation en deho.rs de ce fragment. pans eette situation, ApotMlo~ e~t obhge de porter un bandage preservatif et de se servll' d une eanne ponr la marche i dans l'etat actuel d~ .sa ja~?e, il n'e~t p~s capable de gagner sa vie avec les metiers q? il exer<talt pI eeedemment. Son etat Iui permet de vaquer ades travaux sedentaires et d' exercer une profession qui n' exigerait pas des . At 'li' u'au courses frequentes, mais il ne pourralt e re ame ore q moyen d'une operation qui peut presenter des dangers pour la vie. . . La Compagnie ayant conelu au rejet de~ conc1us~o~s de la demande et subsidiairement a leur reductIOn au lUlillmum, le ,
268 B. Civilrechtspfiege. Tribunal cantonal, par jugement du 6 Novembre 1888, a condamne la Compagnie 8. 0.-8. ä. payer au demandeur la SOllilne de 4000 francs pour le prejudice que lui a cause l'accident du 30 Aout 1886. Ce jugement se fonde en resume sur les motifs suivants: L'accident est survenu durant un travail execute pour la Compagnie, Apotheloz etant dans l'exercice regulier de ses fonctions d' employe. TI y a lieu des 10rs de faire application de la loi federale du 1 er Juillet 1875 sur la responsabilite des entreprises de chemins de fer, et en particulier de l'art. 2 da cette loi. En outre, des fautes ont ete commises par les employes de la Compagnie, qui en est responsable aux termes de 1'art. 3 de la meme loi. Le chef de gare, en particulier, occupe dans son bureau, a laisse executer les manamvres dans sa gare par Quadri, personne etrangere au service des chemins de fer et qui, dans son ignorance des prescriptions reglementaires, a neglige les precautions necessaires pour les manreuvres, faites en dehors de toute surveillance de la part du chef de gare. Le mecanicien aurait du se refuser d' executel' les ordres d'une personne incompetente et non autorisee. La direction S. 0.-8. n'aurait pas du accepter une teIle pers?~e en qualite de chef de transpOlt. Quadri, en agissant amSI san~ autorisation, a agi a la Mgere; les cinq wagons qui se trouvawnt sur la voie n' etaient pas caMs et les freins n' en etaient pas serres. Sur tous ces points les reglements n'ont pas ete observes et la responsabilite de la Compagnie se trouve engagee. D'autre part, aucune faute ne peut etre imputee a Apotheloz, qui, dans l'ignorance ou il etait de la manreuvre dirigee par Quadri, travaillait dans le wagon au moment ou il fut tampon~e, e~ sortit precipitamment se croyant en danger, et chercha a retrrer le pont de dechargement. Dans ces cir- ~on~tanc:s, ~n~ ind~~nit~ est due au demaudenr pour le pre- Judice pecumarre qu il a eprouve. Vu les conclusions des rapports medicaux et l'age de la victime (41 1/ ans au moment de l'accident) une indemnite de 4000 francs ;arait equitable. C'est contre ce jugement que F.-L. Apotheloz recourt au Tribunal federal concluant comme il a ete dit ci-dessus. V. Haftpflicht der Eisenbahnen bei Tödtungen und Verletzuugim. N° 42. 269 En dro il : 'b 1 o L defenderesse a reconnu, soit devant le TrI una can- 2 a , l' bili't,< , l' ' .t a l'audience de ce jour, 1 app lCa tJ a espece t.ona1'11sod 1 e la loi federale sur la responsabilite des compagnies actue e . 'll a heroins de fer en cas d'acCldents, en ce sens qu e .e !~n~lu uniquement a la confirmation du jugement de preilllere instance. II t Dans son plaidoyer devant le Tribunal de ce~ns,. e ,e ~ ouf . ,<"....'" des doutes sur la question de saVOIT SI 1 accldent te OIS vlJ.110 2dI1 . ~ 'd ' 1 , t produit dans l'exploitation et si l'a1't. e a Olle era e s~ t" t etait applicable en la cau8e, mais ces doute8 ~ont ~n leremen denues de fondement. TI est vrai que le predlt artICle ne sup- . t am' si que la Cour cantonale parait l' admettre, pose 130m , . d la victime ait ete blessee ou tuee dans l' exerClce e 8e.s i:ctions, mais p1'evoit que l'accident est arrive dans l'explOltation, soit pendant 1e transport de v.oyageurs o~. ~e ma1'chan~ dises, ou 10rs d' operations preparat01:-es ou A auxiliaIr~s en rap port immediat avec ce transport. rr Olr ar1'ets du Tnb. ~ed. en les causes Felbel', 19 Oct. 1883, Rec. IX, 526, consl~. 6; Schmid, Rec. X, page 125, consid. 2; Bertero, VIll'. 790 consid 3· Blanc c. Villa et S. 0.-8., 22 Dec. 1888 consld. 3.) 01' tel' a ~te ce1'tainement le cas dans 1'espece. 11 est, en e~et, inconteste que l'accident est arrive 101's du dechargemen~ d un wagon mis en mouvement par un train de ballast condmt pa~ 1e sieur Quadri, et que c' est precisement ce m0.uvement qm .a determine l'accident. 01' le transport d'un tra~ de ?a~ast a toujours ete considere comme rent1'ant dans 1 explOItatIOn, .au sens de l'article precite. . ' Dans cette situation, la Compagnie ne pourralt repu~er s~ responsabilite que si elle prouvait, conform~me~t ~ux dispo.S1tions du meme article, que l'accident es~ du SOI~ a une force . o.t a' la faute de celui-la meme qm a ete tue ou maJeure, SI· blesse soit enfin a la negligence ou a la faute des voyagem s {)u d'a~tres personnes non employees pour ~e transport, sans qu'il y ait eu faute imputable a la Compagme. La defenderesse a, en effet, pretendu que le d~mandeur avait cause Iui-meme l'accident, en tout Oll en partie, par sa
270 B. Civilrechtspllege. propre faute, et que par ce motif, il avait perdu tout au moins son droit a nne pleine et entiere indemnite. 3° A cet egard il y a lieu el'ecarter d'abord l'allegation formulee dans la plaidoirie de ce jour par le conseil de la Compagnie, qu'au moment de l'accident Apotheloz eut du se trouver a l'aiguille. Non seulement cet allegue est entierement nouveau et ne samait, aux termes de l'art. 30 de la loi sur l'organisation judiciaire fMerale, etre pris en consideration par le Tribunal de ceans, mais il se trouve en contradiction la plus directe avec l'expose des deux parties devant l'ins~ tance cantonale, ainsi qu'avec l'etat de fait etabli par le dit Tribunal et qui lie le Tribunal fMeral au.x termes de l'article susvise. TI a ete reconnu en procedure que le demandeur avait eM prepose au dechargement du wagon de marchandises, et il est etabli soit par l'audition du chef de gare et de Quadri, soit par le rapport du directeur de la Compagnie, qu'Apotheloz n'avait point, ainsi que cela aurait du avoir lieu ete averti de la manreuvre qu'allait executer le train de bal~ last et qu'ill'ignorait absolument jusqu'au moment ou 1e cri de « Sauvez-vous I » a retenti et ou l'accident s'est produit. TI est, d'une maniere generale, etabli que cette manreuvre impliquait une violation des reglements sur la matiere, attendu que Quadri n'yetait nullement aHtorise et ne pouvait l'etre aux termes des dits reglements. C' est en outre a tort que la Compagnie veut voir UD element de faute a la charge d'Apotheloz dans le fait qu'en cherchant a se sauver, il a voulu encore eloigner le pont de dß.chargement. A supposer meme que 1e jugement cantonal doive etre interprete dans ce sens que la tentative d'enlevement du dit pont se trouve dans un rapport de cause a effet avec l'accident survenu, ilne saurait etre fait grief au demandeur d'avoir chercheinstinctivement au moment de la collision a faire disparaitre cet obstacle et a diminuer un peril imminent: Au surplus, 1a preuve tentee par la Compagnie qu' Apothe- 10z se serait trouve pris de boisson 1e jour de l'accident n'a . . ' , aIllSI que la defenderesse Fa reconnu elle-meme a l'audience de ce jour, point ete rapportee. N 42 271 V. Haftpflichtder Eisenbahnen bei Tödtungen und Verletzungen. 0 • 4 0 Dans ces circonstances, et attendu que la demande n'est . t fondee sur Part. 7 de la loi susmentionnee, il est sans pOlll rt ce qu'une faute ait ete commise par les employes de ilIlPo an . bl ' la Compagnie defenderesse, dont cell~-cl est 1 reds?ton~a e a ur de l'art. 3 de la meme loi; d'aIlleurs ale ompatene . d'h' d 'fut les . 'a point serieusement tente aUJour Ul e re er gIUe ~tations de la Cour cantonale sur ce point, lesquelles se cons d . . tt e de b sent elles-memes sm le rapport, emeure ma aqu , l'~genieUl' fMeral du contröle Dinkel~ann. . , 50 La responsabilite de la Compagme etantetabhe a teneur de ce qui precMe, et reconnue au reste im~licitement ~ar la defenderesse, il s'agit seulement de determmer la q~otl~e de l'indemnite a laquelle Apotheloz a droit du chef de 1 aCCldent dont il a ere la victime. . A cet egard, c'est la disposition de ~'art. 5 al. 3 de la ,101 federale du 1 er Juillet 1875 qui est applicable, statllant qu en cas de lesions cOl'porelles, l'indeIDllite doit compr~ndre ~es frais de guerison et le prejudice pecuniaire que, l'mcapacIt~ de travail, totale ou partielle, durable ou passagere, a cause a 1a personne blessee. . Le jugement cantonal, en fixant a 4000 fr. le chiffre d~ cette indemnite, se borne a declarer que le demandeur ava:t 41 i/ ans a l'epoque de l'accident, et que cette somme paralt equi:able. En revanche, la Cour cantonal~ ne dit rien de la mesure dans laquelle la capacite de travail du demand~ur se trouve diminuee ensuite de l'accident. TI est par conseque?t non seulement possible, mais il doit etre admis, vu les Clrconstances de la cause que le Tribunal cantona1 n'a pas apprecie comme 1e veut la loi cet eIeme~t d'indemnite et a fait ainsi une fausse application de celle-Cl. . En presence de cette lacune du jugement cantonal, il apparlient au Tribunal federal de determin~r lui-meme ce facteur et d'evaluer l'indemnite aPl'eS en avorr tenu compte. Or il resulte de cet examen que l'indemnite de 4000 fr. aIiouee est trop peu elevee. . . D'apres les constatations elu rapport medico-Iegal , resumees dans les faits du present arret, il est incontestable que
272 B. Civilrechtspfiege. la capacite de travail du demandeur a ete diminuee dans une mesure tn3s considerable, allant certainement jusqu'a la moitie environ. Le gain annuel d'Apotheloz s'etant eleve a 1020 fr., il a droit a un capital representant une rente de 500 fr. environ, calcuIee une annee apres l'accident, puisque la Compagnie a paye au demandeur, outre les frais de guerison, son traitement entier pendant la duree de son incapacite de travail totale, soit une annee durant a partir du 30 aout 1886, jour de l'accident. En prenant en outre en consideration qu'Apotheloz n'a pas reclame d'interets des le 30 aout 1887 et que l'indemnite doit etre des 10rs determinee, ainsi que le demandeur l'a declare aujourd'hui au jour du jugement, il apparait qu'une somme de 7000 fr. constitue un juste equivalent pour le prejudice pecuniaire cause par l'incapacite de travail partielle, mais durable, dont Apotheloz se trouve afflige. Par ces motifs, Le Tribunal federal prononce: Le recours est admis partiellement, et le jugement du Tribunal cantonal de Neuchatel reforme, en ce sens que la Compagnje des chemins de fer 8. 0.-8. doit payer a Theophile- Louis Apotheloz une somme de sept mille francs (7000 fr.) avec interet a 5 % l'an a partir du jour du present arret. 43. Urtl)eH \.lom 25. WCai 1889 in 6ad)en .!tuq gegen groul)eqo gfid)~6abtfd)e mal)nen. A. :tlurd) Urt~eU \.lom 11. ~rif 1889 l)at ba~ I[(~:pellation~~ gerid)t be~ .!tanton~ maferftabt erfannt: (8 ruirb ba~ erftinftanaHd)e Urtl)eU 6eftäUgt. :tlie .!toften fallen in U:ofge @rtl)eifung be~ I[(rmenred)te~ an .!träger ba~in. :tla1.\ erftinftanalid)e Urtl)eH be~ G:i\.lifgerid)te~ be~ .!tanton~ $afefftabt ging bal)in: V. Haftpflicht der Eisenbahnen bei Tödtungen und Verletzungen. ,N° 43. 273 ~ef1agte tft aur Bal)(ung \.lon 278 U:r. 90 G:t~. tlerurt~ei!t. SDie stofien farren tn u:oIge be§ bem stUiger ertl)eirten I[(rmen~ red)te§ bal)in. B. @egen ba~ a:p:perration§gerid)tnd)e ~rtenntntu ergriff ber st{iiger bie m5eiteraiel)ung an ba§ munbe§gerid)t. mei ber l)eutigen merljanbfung 6eantragt fein I[(nttlait: 1. ;3n &ufl)e6ung ber Urtljeile be~ tantonalen lmd)ter§ fei bie er~o6ene ~nrebe ber merjiil)rung af§ un6cgrünbet aurüctauttleifen unb bmd) ben tantonalen lmd)ter eine &ftentlertlollftiinbigung im ®tnne ber \.lon ben \ßarteien geftellten .mettlei§antriige anauorbnen, unter stoftenfolge für bie bellagte \ßartei. 2. ~§ fei bem .!tliiger für bie bunbe§gerid)t!id)e ;3nftan3 ba§ ~rmenred)t au (lettlirrigen. SDer I[(nttla(t ber meflagten bagegen beantragt: ~§ fei bie mefd)ttlerbe 3u tlerttlerfen unb in mefiätigung be§ angefod)teneri Urtl)en~ bie strage (fottleit (leftritten) ttlegen meriäl)rung a6au~ weifen, etlentuell fei \.lon Sllnorbnung einer &ftenbertlollfiä:nbigung >\lböufe~en, bie 6ad)e fofort materiell öU beunl)eHen unb bie strage il6auttleifen, unter stoftenfolge. SDa~ ~unbe§gerid)t aiel)t i n ~ rttl ä: gun 9 : 1. 5Der .!triiger, ttleld)er feit 1879 bei ber bellagten ~fential)n~ \)etttla!tung al§ &rtieiter angeftellt ttlar, ttlurbe nm 29. :tleaember 1880 beim &blaben eine§ @üterttlagen§ burd) ein 3urüctroUenbe§ lJCl)3 am ted)ten metne tlerIe~t (gequetfd)t); er ttlurbe bamnl§ wiil)renb 18 :tagen auf .!toften ber metragten im 6:pUare ber~ :p~egt unb tmt l)ernnd) a{§ gel)eirt feinen :tlienft ttlieber an. &m 7. ~anuCtr 1888, nad)bem er ful'ö tl.orl)er tJ.)fber feinen m5illcn bom S)au~t6al)nl)ofe ber mellCtgten nCtd) bem m:angir6al)n~ofe an eine, ttlie er bel)au:ptet, anftrengenbere 6telle \.lerfe~t ttlorben tJ.)ar, muute er feine I[(r6eit einjtellen, ttleil il)n fein red)te§ mein fd)merate. :tlie ä:ratlid)e Unterfud)ung bard) ben JSCtl)narat ergati ba~ morl)anbenfein einer stnod)enl)autentaünbung, tJ.)efd)e ttlal)r~ fd)einIid)ertJ.)eife nod) a{§ eine 6o!ge be§ im ,s'al)re 1880 erlittenen Unfaue§ 3u tietrad)ten tft. I[(m 3. ~ril 1888 meIbete fid) her srlQger ttlieber geTunb; bCt iebod) eine 6d)ttlQd)ung be~ red)ten ~eine§ unh ~m:Pfinbnd)fcit bcr erlranft gCtJ.)efenen 6telle aurüct~ gwHeben ttlat', ttle(d)e il)m bie 6ortfe~ung feine§ bi~l)erigen 5Dienfte§ xv - 1889 18