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Tribunal fédéral (ATF via Uni Berne) Partie I 14.05.1887 BGE 13 I 109

14. Mai 1887·Français·CH·fédéral (ATF via Uni Berne) Partie I·PDF·1,868 Wörter·~9 min·2

Volltext

108 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. gefellfd)aft in .2iqui'ilation aber ",erbe id)on nad} cii)ifrec'f)tnc'f)en @rnnbfäijen bag biß~erige ~omiaH berfeIben nic'f)t aufge~.olien. mac'f) fteuemc'f)t1ic'f)en @run'ofäijen bann i).ollen'ilg fei eg giinAlic'f) gered)tfertigt, baß 'oie in ~ern in ßiqui'oati.on liegenbe @ein· ~anblung Der St.olldtibgefellfd}aft tG. mßt~ligberger & ~te. b.ort am tGiije beß @efd)äfteß aur tGteuet ~erange~.ogen ",erbe, ",ii~ren'o allerbingg ber ~Mumnt 'oie tGteuer I>on feinem @efd}iiftßbetriebe in m~on an biefem Drte AU beaa~len ~a"6e. ~er mduuent ~abe ~ubem 'oie tGteUet~ll~eit ber "6ernifd)en }Be~.örben burd) feine @ingabe an bag ~egierunggftatt~alteramt mern \lom 17. ~uguft 1886 feflift anerfannt, ba bieie @ingabe nnr gegen baß IDlaü, nid)t gegen bag ~rinAi~ ber tGteueranlage gerid)tet let. D6 bag @ein~anb(ungßgefd)iift tG. ~.öt~1ißberger & ~ie. in ßiqui'ilathm AU ~.od) I>eranlagt fei, ~abe baß 5Bunbeggetid)t nid)t ~u ~rüfen. ~emnad) werbe beantragt: @ß lei tG. ~iit~liß~ berger mit feiner }Befc'f)werbe ",egen ~.o~~elbefteuernng ab~u~ ",eifen. D. ~er tGtaatgrat~ beg Stantong @aabt, ",e1d)em ~ur $er~ ne~mlaffung ebenfallg @elegenbeit gegeben ",urbe, bemerft, ~afi er ~d) ~u ",eltern tGd)rHten nid)t I>cranlaut fittbe, ba feme tGteuerbered)tigung nid)t angefod)ten Werbe. ~aß mun'ileßgerid)t ~ie~t in @r",iigu ng: 1. ,Sum mad)",eife einer bun'ilegwibtigen ~.o:p:pe1befteuerung 1ft nad) ",ie'iler~.olten @ntfd)eibungen beg munbeßgerid)teß nid)t er forb erIid) , bau barget~an ",erbe, ban ».om gleid)en tGteuer- .objdt in me~reren Stant.onen gteid)öeitig eine tGteuer ",hflid) er~.oben ",irb. $ie1me~r tft eine bunbeßred)tlid) u11~uläfftge ~.ol'~elbefteuernng fd).on bann ~.orf}an'iJen,wenn ein tGteuetnbjeft in einem Stant.on öUt tGteuer f}etange~ogen ",irb, ",ii~renb iJa~fe1be, nad) bunbe~red)md}en @tunl)fii~en, bet tGteuet~o~eit ei11e~ anbern Stant.onß unterfte~t. 2. ~llein im i).orliegenben tralle ift nun nid)t 'iJarget~an,. '04113 ~efurrent im stant.on metn für ein tGteuerobjeft Aur tGteuer ~erange~ogen werbe, ",eld)eß ßun'ce~red)tHd) ber tGteuer~.o~eit beß Stant.onß ?maabt unter~tl.orfe11 wäre. ~er ~efurrent ",irb in }Bem aIß ßiquibatot Der bort 'iJemi~Hirt ge",ef eneu @ein~anb. lung tG. ~ötf}n~6erger &: ~ie. befteuert. ~iefe ~a11blung IU. Doppelbesteuerung. No 22. 109 a"6et unterfte~t ge",iu, aud) nod) im ßiquibatiengAuftanbe, ber tGteuer~e~eit beß Stanton~ metn, ",.0 baß @efd)iift feinen Si§ ~atte; benn biefet tGiij ift 'ourd) ben @intritt ber @efellfd)aft in .2iquibati.on feineß",egß .o~ne ",eitet~ altfge"~oben ",otben. maU aber 'oie .2iquibati.on bet aufgelßßten @efellfd)aft gän~nd) beenbigt fei, 'oie un~edauft gebliebenen @aarenbortät~e betfelben \lem ~efuttenten :petfönlid) ubernommen unb nad) bem Drte ieineß ~erfönnd)en ~omi~i1ß, m~.on, ber"6rad)t w.orben feien u. f. "'., ~at ber ~efurrent ielbft nid)t be~au"tet; eß ",trb \lieIme~r feftge~alten ",er'iJen müHen, ban ba~ ?mein~anblnngß· gefd)äft ber aufgeliißten St.ollem~gefellfd)aft in mer11, ",enn aud) nur ~um ,S",ede ber ßiquibatt'.on, nod) fortbdrieben wirb nnb alf.o bort ber tGteuer unterw.orfen ift. Db l.oba1111 'oie "6erniid)en tGtenet"6e~iirben ben @rwerb Diefeß @efd)iifte~ tid)tig ta~irt ~aben, ent6i('~t pd) ber mac'f)~rüfung be~ munbeßgetid)teg. ~emnad) ~at baß ~unbeggetid)t edannt: ~ie mefd}",erbe ",irb al~ unbegrünbet abgewiefen. 22. Arret du·14 Mai 1887 dans la cause hoirs Eynard. W. Feodor Eynard, ne en 1837, et decede a Geneve le 20 Mars 1886, etait ressortissant des cantons de Vaud et de Geneve. A partir de 1872 jusqu' en Octobre 1884, il etait domicilie a Rolle, dans Ja villa de Fleur d'Eau, faisant partie de la campagne de Beaulieu, appartenaQt a sa mere; pendant ce temps, il a paye a Rolle les impöts et y a exerce ses droits politiques. Dans le courant de Decembre 1884, F. Eynard fit transporter a Geneve, ou il avait loue un appartement des Octobre precedent, le mobilier qui garnissait son appartement de Fleur d'Eau. n tomba malade a Geneve et reeut, des Avril a Aoilt 1883, les soins du Dr Spiess.

110 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. Le 27 Aout 1883, F. Eynard relourna a Rolle, et y resta jusqu'au 12 Novembre suivant, en visite chez sa mere a ßeaulieu; rentre a Geneve a ceUe derniere date, il y demeura jnsqu'a son deces, survenu le 20 A-Iars 1886. F. Eynard a paye dans le canton de Vaud l'impot mobilier pour 1885, et son fonde de pouvoirs, M. Duchosal, a egalement fait sa dedaration d'impot dans le canton de Vaud pour 1886. Le fisc des deux cantons de Vaud et de Geneve ayant redame les droits sur la succession de F. Eynard, les hoirs Eynard ont soumis au Tribunal federalla question de savoir a qui ces dtoits doivent etre payes; en d' autras termes de decider la question ou le dMunt doit etre considere comme ayant eu son domicile au moment de son deces. Dans leurs memoires, les deux cantons de Vaud et de Geneve s'attachent a prouver que ce domicile se trouvait, a cette epoque, sur leur territoire respectif. Statuant sur ces {aUs et considerant en droit : 1° Le code civil genevois contient, en matiere de chaugement de domicile, les dispositions suivantes : « Art. 1 03. Le changement de domicile s'operera par le » fait d'une habitation reelle dans un autre lieu, joint a l'in- » tention d'y fixer son principaJ etablissement. » « Art. t04. La preuve de !'intention resultera d'une de- » daration expresse, faite, tant a la municipalite du lieu » qu'on quittera, qu'a celle du lieu ou on aura transfere » son domicile. » « Art. 1 03. A dMant de declaration expresse, la prenve » de l'intention dependra des circonstances. }) Les art. 27 et 28 du code civil vaudois sont identiques aux art. 103 et 104 ci-dessus, et l'art. 29 ajoute ({ qu'a dMaut }) de declaration expresse, le nouveau domicile sera cense » etabli par le fait du sejour et le transport du principal » etablissement, depuis une annee revolue. }) 2° 11 est evident que cette derniere disposition n'est pas applicable au canton de Geneve, ni decisive en matiere da rapports intercantonaux ; les questions a resoudra dans l'es- III. Doppelbesteuerung. N° 22. 111 pece sont, ainsi que de nombreux arrets du Tribunal fecteral I'ont decide dans des cas analogues, uniquement ceUes de savoir si F. Eynard a en l'intention de quitter son domieile de Rolle et de le transporter a Geneve, et s'il a en effet donne suite a ceUe intention en transportant en fait son etablissement principal a Geneve. 30 F. Eynard n'a fait, a cet egard, aucune declaration, ni a Rolle ni a Geneve; en sa qualite de citoyen des deux cantons, il n'avait pas a solliciter de permis de sejour. II n'a pas davantage retire de Rolle ou depose a Geneve ses papiers de Iegitimation. Cette circonstance n' est toutefois point decisive en la cause, l'intention de transferer son domicile pouvant resulter, et resultant en effet dans la plupart des cas, de ce qu'une per· sonne abandonne en fait sa demeure precedente et la transporte dans un autre lieu, - a la condition, bien entendn, qu'il ne s'agissepas seulement d'une absence temporaire ou momentanee. A cet egard, il est constant dans l'espece qu'anterieurement a 1884, F. Eynard passait chaque annee a GenMe quelques mois d'hiver ; i1 n'a toutefois pas ete aUegue qu'il yavait loue d:appartement jusqu'a cette date, ni qu'il y ait transporte son mobilier, tandis que vers Ja fin de la dite annee, il a pris dans cette ville un logement a loyer et l'a garni avec les meubJes qui se trouvaient jusqn'alors a Rolle, et qui n'y ont jamais ete reintegres. Il est egalement etabli qu'a partir de la meme date, F. Eynard n'a plus habite la villa Petit Fleur d'Eau, mais que c'est chez sa mere a Beaulieu {ju'il est reste pendant le dernier sejour qu'il a fait a Rolle, d' Aout a Novembre 1885, et, enfin, qu'il n'est plus revenu dans cette derniere commune jusqu'a sa mort. 4° Le transfert du domicile de F. Eynard a Geneve resulte deja de ce qui precede, a moins que des circonstances decisives ne militent en faveur du contraire. Tel n'est toutefois pas le cas: la circonstance que le dMunt n'avaitpas ete inscrit sur les registres electoraux de Geneve s'explique par le fait qu'il n'y avait pas fait de declaration de changement de

11Z A. Staatsreohtliche Entscheidungen. 1. Abschni tt. Bundesverfassung. domicile, et il n' est point allegue qu'i! ait exerce ses droits ~lectoraux a Rolle posterieurement a Octobre 1884. La circonstance que F. Eynard n'a pas ete soumis a l'impöt mobilier a Geneve jusqu'en 1886 s'explique par l'allegation, entierement digne de foi, que les autorites genevoises ignoraient alors le fait du transfert de son domicile sur le territoire de ce canton. 5° Le canton de Geneve ne reclamant d'ailleurs point l'impöt pour 1885, lequel a ete per/lu par ]e canton da Vaud, il n'y a point arechercher ou Ie dMunt avait son domicile pendant la dite annee, mais uniquement ou ce domicile se trouvait au moment de son deces, soit le 20 Mars 1886. Or il resulte des faits constates ci-dessus que ce domicile etait incontestablement Geneve. II est sans importance, a cet egard, que le regisseur des biens de F. Eynard ait rempli au nom de celui-ci un formu- ]aire vaudois d'impöt mobilier pour 1886; e'est en effet sans mandat que },l. Duchosal a procede a eet acte, et le dit impöt n'a point ete paye. Au surplus, l'intention positive du dMunt de transferer son domicile a Geneve ressort a l'evidence des declarations, produites au dossier, de MM. Duchosal, Baumann, syndic de Rolle, et Georges Martinoni, au dit lieu, rapprocMes des faits deja signales. A cela s'ajoute que l'Etat de Vaud declare ]ui-meme que F. Eynard se trouvait au nombre des personnes residant une partie de l'annee a Geneve, et une partie dans ]e eanton de Vaud, et dont l'impöt mobilier est partage entre les deux cantons au prorata du sejour du contribuable sur leur territoire respectif. Or il parait se justitier, encore a ce dernier point de vue, que l'impöt sur la succession du defunt soit perl.m par le canton ou celui-ci avait son domicile lors de son deces, alors qu'il ne possMait plus ni appartement, ni objets mobiliers quelconques sur le territoire de l'autre canton. Par ces motifs, IV. Gerichtsstand. N° 23. Le Tribunal federal prononce : 113 Le recours des hoirs Eynard est admis en ce sens que 1e canton de Geneve est seul autorise a percevoir l'impöt sur la suecession de feu W. Feodor Eynard, decMe a Geneve le 20 Mars f 886. IV. Gerichtsstand. - Du for. Unzulässigkeit der geistlichen Gerichtsbarkeit. Inadmissibilite de la juridietion ecclesiastique. 23. Urt~eil bom 2. ~~tH 1887 in 6ad)en 6 tOPiHtn i un b @enoffen. A. ~m 1. 6eptember 1884 fd)lofi ber $Sunbe~rat~, in feinem eigenen !.namen unb im !.namen beg stantong steilin, mit Dem ~ei1igen 6tu~re ein (unterm 24. !.nobember gletd)en 3a~reg ratili~hteß) Uebminfommen ab, ,,~ur ffiegelung ber stird)enl)er. ~iiltniffe bel' ~fatreien bdS stantonß stei~n/ fraft beffen (I!lrt. 1) "genannte ~farteien fanonifd) l)on ben $Sigt~ümern IDlailan'c "unb ~omo fog getrennt unb unter bie geiftlid)e ~bminiftration "eineß ~rii(aten, mit bem stitel eineg a\)oj'tolifd)en ~Dminiftta· I,torg beg Sfantong steifin, gefteHt ",urben," beifen @rnennung (~tt. 2) I/Durd) ben ~eHigen 6tu~1jj ~u gefd)e~en ~atte. 3n le§terer ~infid)t flemetft jeDod) ba~ bei I!lbfd)lun beg Uebmin. fommeng ertid)tete ~rotofof1f ban lImit $Se~ug auf bie ma~l fIber ~um I!lmte eineg a~oftolifd)en I!lbminifiratorg \)onstef~n ,,~u berufenDen ~etfon ber munbe~rat~ lid) auf bie IDlitt~eilung "beruft, ",eld)e 6. @. ber .Rarbinaf 3afobini ben 20. Dftober .,,1883 an ~etrn ffiagaAAt, ~riifibenten beg 6taat~rat~eg beg I,stantonß steifin, gerid)tet qat. jj ~er .I!ltt. 3 beg er",ii~nten Uebereinfommen~ beftimmt fd)lienlid}, ban " faf1~ ber stitUlar I,bor ber enbgiHtigen Drganiiation ber mrd}en\)er~äftltiffe ber lI~faneien beg .Rantong steffin mit Stob abge~en follte, ber ,,$Sunbeßrat~, ber stauton steifin unD ber ~emge ~tu~l fid)

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